Encore la quintescence du film français, verbeux et faussement psychologique. Les personnages sont incohérents, l'histoire est plate. Pourquoi nous a-t-on fait tout un plat de cette production ? Parce que c'est bien de chez nous ? Le cinéma français se meurt... de ses auteurs, et de ses acteurs. A éviter d'urgence.
Je suis sortie très perplexe de la séance : des acteurs très justes(Catherine Deneuve règne superbement dans ce film), une réalisation très maîtrisée mais des dialogues parfois abscons, des détours scénaristiques lourds et une mauvais musique. Toutefois et paradoxalement, de ce chaos arrive à émerger, de manière assez brillante, des réflexions profondes sur la complexité de la cellule familiale : l’hérédité (physique et psychique), la cruauté (consciente ou inconsciente) familiale, les moyens et les défenses que l’on développe pour y survivre. Un film exigeant.
Despléchin livre un film tendre, gai, dur, cynique, froid, chaud, magnifique, horrible, la vie quoi! Comédiens merveilleux, aucun n'est en reste! Mention spéciale à Amalric dans sa défonce autodestructrice et catherine Deneuve en mère froide mais attachante dans sa douleur cachée. Allez-y si vous n'avez pas peur de vous regarder dans un miroir car ce film parle de nous tous.
Pas besoin d'écrire un roman pour décrire cette oeuvre, une liste suffit: acteurs de talents, réalisation très réussie, histoire poignante. En conclusion: un Chef-d'oeuvre avec un grand C.
Le film tient avant tout grâce à sa distribution, qui rend crédible les différentes situations. On pourra peut-être repprocher un légère retenue, ce qui fait que ce film ne marque pas vraiment les esprits longtemps après l'avoir vu. Il y avait tout pour faire un très grand film. Il en reste néamoins un très bon.
Film de facture classique caractéristique du cinéma Français. Il pourrait être poseur, il ne tombe pas dans le piège, il pourrait être snob et réservé à la gente Bobo, il est un exercice brillant avec des acteurs parfaits dont la bonne moitié touche parfois le sublime. Alors oui, il est réservé à un public cultivé et au-delà d’une soupe consensuelle qu’il aimerait recevoir (tension-résolution). C’est une œuvre ouverte, libre, un conte, un véritable conte moderne d’une famille somme toute moderne et tolérante. Plaisir intellectuel et sensoriel garanti.
(...) Alors même si c’est très bien filmé, si la mise en scène est impeccable, digne des grands réalisateurs américains, même si ses acteurs sont bons (Amalric énorme !!, Consigny confirme), même si certaines scènes sont assez réussies, le film ne m’a pas vraiment séduit, n’a pas réussi à m’embarquer dans cette historie de don de moelle osseuse dans une famille un peu fofolle où les gens se détestent ou s’adorent. Cette famille qui est un véritable tourbillon, qui emporte tout qui laisse peu de places aux autres, avec ses membres insaisissables, imprévisibles, pas drôles (sauf Amalric, mais une drôlerie malsaine) et au fond peu attachants. (...)
Un conte de noël est d’ores et déjà un film majeur des années 2000 dans l’univers du cinéma français. Porté par une distribution épatante, il s’agit là, selon moi, du meilleur film d'Arnaud Desplechin et le plus « grand public ». Plus accessible peut être, mais il ne cède en rien sur les propres obsessions de son réalisateur (une vision personnelle de la famille, les secrets enfouis, les déchirures …), ce qui le rapproche de Bergman (Saraband …), d'Hitchcock (telle la scène dans le musée qui renvoie à Vertigo) voire de Woody Allen. A l’instar de ses films précédents, le film de Desplechin se permet d’étonnantes digressions (approche probabiliste de la médecine avec démonstration à l’appui, suivie avec attention d’une improbable façon par le vieux père). Un conte de noël bénéficie des géniales interprétations de Catherine Deneuve en mère perverse, Mathieu Amalric (un des plus grands acteurs de sa génération), Jean Paul Roussillon (au jeu détaché tel un quasi mort), Anne Consigny, très à l'aise dans un rôle délicat et Emmanuelle Devos dans un personnage ambivalent et surprenant. La demeure du film est un personnage à elle toute seule, quasi hantée et vivante d’une certaine façon. L’adolescent à la schizophrénie latente est stupéfiant ; ses troubles (hallucination, prostration) sont le résultat d’une recherche approfondie du réalisateur (l’apparition du chien loup donne une sensation de malaise). Il m’a d’ailleurs fait penser aux jeunes héros adolescents des films de Gus Van Sant. Si le scénario mérite bien des palmes à lui tout seul, la mise en image est forte et la composition musicale prenante. Le film, aussi empreint d’humour et de dérision n’en est que plus passionnant. Il est aussi très écrit (citations) et renvoie à William Shakespeare. Cruel, dérangeant et si l’on aime le film choral, on appréciera celui-ci. Le meilleur film français de l’année 2008, malheureusement absent au palmarès de Cannes 2008.
A l'heure de la haute définition, merci pour ces images floutées, et cette prise de son minimaliste. Merci aux scénaristes d'avoir ainsi soutenu leurs confrères grévistes américains. Merci d'avoir augmenté mon pouvoir d'achat en m'offrant une heure gratuite inclue dans le prix de ma place. Je remercie également les acteurs de soutenir nos industries pharmaceutiques en relançant les ventes d'antidépresseurs.
J'aurais aimé plus aimer ce film car l'intrigue est intéressante, je ne me suis pas ennuyée du tout, les acteurs aussi jouent très bien. Même Emmanuelle Devos, qu'habituellement je n'apprécie pas énormément m'a convaincue. Les dialogues sont fins. Simplement les personnages sont trop peu attachants à mon goût, j'ai eu une impression de décalage et de distance trop nette avec l'univers du réalisateur, c'est pourquoi je dirais que ce film est intéressant comme point de vue mais je n'adhère pas, il ne m'a pas soulevée d'enthousiasme. En plus certains choix de mise en scène aparaissent plus comme des effets de style creux que des apports artistiques au déroulement du film. Mais j'ai quand même trouvé qu'il avait un caractère beaucoup moins snob que Rois et Reines.
2h30 de chiqué ! ... De la bouillie pour branchouille parisienne : des névrosés sans intérêt, une image lourdement appuyée, des dialogues qui se veulent intelligents, chacun joue (bien) sa partition et au final, il n'en reste rien. Un vide abyssal alors qu'il y avait matière (la haine dans une famille) à faire un film éblouissant. N'est pas Bergman qui veut !
Le film français 2008,et de loin."Un conte de Noel"est un film totalement envoutant,imprévisible,avec une liberté de ton jubilatoire.Loin d'ètre un drame choral calibré,c'est au contraire les failles de cette famille nombreuse qui sont mises en évidence.Arnaud Desplechin filme ses acteurs avec amour,tantot en colère rentrée,tantot en hystérie.Un joyeux bordel ou la mort rode à chaque instant,mais jamais lugubre.Un univers unique avec des dialogues au rasoir,des situations scabreuses et des personnages complexes.On savoure ce ballet familial ou chacun cherche sa place,sans vraiment la trouver.Un casting incroyable donne vie à un ensemble harmonieux.Anne Consigny et Mathieu Amalric en particulier sont stupéfiants de vérité.La fine fleur du cinéma d'auteur.
Moi qui ai un cancer depuis 3 ans , j'ai trouvé long mais très long ce film ( j'ai regardé ma montre au moins 20 fois )
Effectivement quand on a un cancer , on a plus de famille, plus d'amis, mais là ...................
Trop long pour montrer les sentiments familiaux , etc , UNE HEURE TRENTE AURAIT SUFFIT (largement , je préfère de loin très loin : 2 jours à tuer : çà , c'est le resenti de tous ceux qui sont presque de l'autre côté
Par contre acteurs et actrices très bons, monologues excellent , mais à la fin :::::::::::::::::::::bof bof bof