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didbail
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4,0
Publiée le 6 octobre 2008
Qui connaît la peintre Séraphine Louis ? Pas grand monde, j'imagine. Le premier mérite de ce film est donc de nous la faire découvrir. Et il faut dire que l'on a affaire ici à un destin et à une personnalité tout à fait extraordinaires. A travers ce portrait, magnifié par l'interprétation magistrale de Yolande Moreau, le réalisateur s'interroge sur l'essence de l'art.
Bonne réalisation, décors soignés mais le film est trop long et se révèle intéressant qu'à partir de la seconde partie. Le jeu d'acteur est moyennement convaincant, tout est exagéré au niveau du comportememt de Séraphine et des habitants du village.
Séraphine fait parti de ces films délicieux que l'on prend un plaisir égoïste à regarder tranquillement. Il est magnifiquement interprété, dans un décors frais est créatif. L'histoire - vraie - est surprenante et donne envie de voir l'oeuvre de Séraphine. UN petit manque : en quoi Séraphine a vu des oeuvres de peintres et qu'est ce qui a inspiré son art étonnant. A voir, à tout moment, lorsque l'on cherche un moment de calme et de crréativité rafraichissante.
Arf ! quelle déception ! rien à voir avec le van gogh de pialat si ma mémoire est bonne. Yolande moreau tire son épingle du jeu c'est sur, mais pour le reste... césar du meilleur film ! on croit rêver...
Magnifique film qui mérite amplement tous les prix reçus aux césars ! J'ai été très touché par les personnages et leur sensibilité à fleur de peau! Yolande Moreau excelle dans ce rôle magnifique!
La peintre Séraphine de Senlis ; l’actrice Yolande Moreau ; le réalisateur Martin Provost… Trois talents magnifiques qu’illustre le FILM RÉUSSI ET QUESTIONNANT « Séraphine » qui plonge dans l’abîme de la création artistique…
De Séraphine Louis, ou « Séraphine de Senlis » (son nom d’artiste) je ne savais rien… Cette splendide biographie filmée (je préfère ce terme à « biopic » anglicisme abusif qui nous soumet à la grosse artillerie américaine) serre le destin de ce peintre tout aussi tragique que le fut celui de Camille Claudel... Bergère d’abord (ce n’est pas dit dans le film) Séraphine jaillit (peut on dire autrement tant son talent est spontané !) de la plèbe provinciale… Pauvresse amoureuse des arbres, des lumières de la nature et de la vierge Marie ! On découvre son parcours difficil...e, la solitude née de l’incompréhension et les humiliations de l’employée de maison… D’où naît ce désir intarissable de peindre ? D’où jaillissent ces foisonnements végétaux ? D’abord joyeusement exubérants et qui deviennent de sourdes reptations, des regards inquiétants au fil de sa vie… Le film nous montre la fièvre créatrice de l’artiste et nombre de ses œuvres trop tard reconnues… Naïve, primitive moderne… Qu’importe ces qualificatifs ! Elle créa à la barbe et au nez de tous les embonpoints bourgeois satisfaits d’eux même ! Avalée par la solitude, la trop grande attente, le manque puis le trop d’argent, le système… Une suicidée de la société ! Comme Van Gogh dans le beau texte d’Artaud…
Yolande Moreau est Séraphine. Son œil perce, transperce matois et tendre ! Elle campe avec une simplicité déconcertante cette âme simple… Les mots sont peu nombreux qui sortent de ses lèvres… Mais combien riches de sens… Sa silhouette pataude allant au lavoir fait un peu penser à Bécassine… En pensant à Bécassine on pense à toutes ces femmes de notre lourd passé, de notre pesant présent harassées et silencieuses… Serviables à merci et dont l’histoire ne parle pas ! Yolande est Séraphine, c’est tout. Et le jeu sobre, humain, vrai, donne la dimension de cette artiste exceptionnelle.
On reproche à Martin Provost une façon classique de filmer… Quel reproche vraiment ! Voici un réalisateur qui ose de longs plans fixes lointains, qui filme avec talent les jeux d’ombre et de lumière de la belle nature ! Qui montre l’or des blés alignés au front de la sombre forêt… Il a le goût des transitions en plan fondus… De fonds sonores très discrets. Cela sert le sujet, l’épure. Il est à l’opposé de l’inutile fouraille des biopics modernes. Les plans rapprochés sont rares, très beaux, bien venus et surtout ne fatiguent pas les yeux du spectateur ! Il suggère, fait vibrer l’image d’émotion, la moire de tendresse. Les cadrages sont parfaits, la photographie magnifique. Et le scénario, procédant par petites touches successives, est linéaire ! Oui linéaire ! Incroyable ! Un réalisateur qui ose une œuvre sans aller et retour temporel !!!
Ça y est je dépasse encore les limites que je m’étais fixées !
Un dernier mot cependant pour souligner le jeu magnifique d’Ulrich Tukur qui campe magistralement le grand découvreur, collectionneur de peinture qu’était Wilhelm Uhde ! Voici le nœud du film, la relation de ce grand connaisseur de la peinture et de cette pauvresse artiste géniale sans en avoir conscience… La facette la plus passionnante de la trame scénaristique !
Quelle actrice! Yolande Moreau est tout à fait stupéfiante dans son interprétation de Séraphine de Senlis, une peintre naïve du début du siècle, et mondialement reconnue par la suite. Sans un mot, avec un regard, une attitude, un geste, elle nous touche et donne vie au personnage de cette autodidacte de la peinture moderne. Tour à tour extasiée, déprimée, hyper active, puis isolée de tous, Séraphine vit sa peinture comme un exutoire à sa vie simple. Sans jamais avoir entendu parlé de cette artiste qui a fini à la fosse commune, on est porté tout le film, lent par moment, par les images qui pourraient être presque toutes des tableaux, et par cette histoire hors du commun. Le film est à voir, et les acteurs à applaudir. Une vraie oeuvre d'art en image.
Surprise ! sur un sujet à priori ingrat, l'histoire d'une femme peintre catégorie "naïf" (Il y avait de ses tableaux dans l'ancien musée d'Art Moderne, avant Beaubourg) un film absolument réussi et crédible. Peu de films, très peu.., ont réussi à filmer les peintres sans sombrer dans les clichés et le ridicule. Là, grâce à un très bon scénario, à une excellente et sensible mise en scène, et évidemment grâce à Yolande Moreau, voilà un film superbe et inattendu.
"Séraphine" a le mérite de mettre en lumière une artiste peu connue du grand public, Séraphine de Senlis, en faisant découvrir quelques segments de sa vie et certaines de ses plus célèbres toiles. Mais contrairement à sa peinture, sa vie fut trop terne et trop peu remplie pour offrir une matière suffisante au scénario d’un long métrage. Son biopic se révèle donc assez ennuyeux et monotone, malgré toute la sympathie que l’on peut éprouver pour cette femme et son mécène (joliment interprétés par Yolande Moreau et le trop rare Ulrich Tukur). Le récit est linéaire, sans relief et sans grand génie. La myriade de césars que "Séraphine" a récoltés me paraît donc bien excessive... C’est un film à voir, certainement pas à revoir.
Séraphine où l'histoire d'un peintre bourrée de talent mais au destin tragique. Véritablement incarnée par Yolande Moreau, on découvre l'histoire de cette artiste découverte sur trop tard mais devenue folle par un début de succès. Au delà de l'interprétation, le film manque clairement de fluidité. Les images sont belles mais Martin Provost aurait du dynamiser plus son scénario afin de rendre cette Séraphine encore plus magique.
Admettez que cela fait bizarre après les "biopics" de Ray Charles, Johnny Cash, Edith Piaf, etc., de se retrouver à regarder celui consacré à quelqu'un, ou plutôt quelqu'une, dont on n'a jamais entendu parler : Seraphine Louis, surnommée plus tard Séraphine de Senlis, peintre naïve née en 1864 et morte en 1942.Bizarre et rafraîchissant ! Cette peinte autodidacte a été découverte et lancée par deux allemands frère et soeur, Wilhelm et Anne-Marie Uhde. Bien que long (2 h 05), ce film ne génère aucun ennui. Il faut dire qu'il est magnifiquement porté par Yolande Moreau, aussi remarquable ici que dans "quand la mer monte". Dans les autres rôles importants, on trouve Ulrich Tukur, un acteur allemand qui parle très bien le français et qui est également musicien, 2 qualités nécessaires pour le rôle, et Anne Bennent, une suisse bilingue français-allemand qui a fréquenté le cinéma de Haneke ainsi que la série de l'inspecteur Derrick. Quant au réalisateur, Martin Provost, il a eu l'intelligence de délivrer une mise en scène assez dépouillée, sans chi-chi, qui convient très bien à la vie et à l'oeuvre de Séraphine. Cerise sur le gâteau : la musique de l'américain Michaël Galasso, à la fois très ancrée dans le classique tout en revêtant une facture tout à fait moderne, exactement comme les peintures de Séraphine. Au fait, Galasso, vous connaissez ! Souvenez vous de "In The Mood for love" !
Séraphine est un film plutôt intéressant sur une artiste que je ne connaissais pas (ou juste de nom), mais ne restera pas forcément mémorable. Le film est portée par une actrice au sommet de son art. Yolande Moreau subjugue et s'efface complètement derrière son rôle. Le César qu'elle recevra cette année ne sera pas volé. À ses côtés, Ulrich Tukur est impeccable. L'intrigue nous permet néanmoins une bonne compréhension du personnage réel dont le film retrace une partie de la vie et donne envie de se plonger dans ses œuvres. Le film réussit tout de même le pari de conserver une part de mystère dans le personnage de Séraphine (que ce soit l'origine de son talent inné et également la folie dont elle souffre). Par contre, le film souffre de pas mal de longueurs. Le film dure bien deux heures, là où devrait durer un bon quart d'heure. Le film marche avant tout grâce à l'interprétation de son actrice principale, mais une fois que l'on enlève ce point, il ne reste finalement assez peu de chose.
Vu dans le cadre du Festival Télérama, voilà donc l’incroyable et belle histoire de Séraphine Louis, dite Séraphine De Senlis, qui fût découverte au début du XXème siècle par un collectionneur d’art allemand, premier acheteur de Braque et de Picasso et découvreur du douanier Rousseau. Séraphine, femme forte et travailleuse, simple et modeste, aimant la nature et la solitude se révèle le soir quand, avec les quelques produits qu’elle a pu glaner ça et là, elle peint. Yolande Moreau prouve une nouvelle fois qu’elle est une grande actrice, à la fois touchante, vraie et magnifique, les scènes où elle communique avec la nature sont pleine de grâce. La mise en scène de Martin Provost est très classique, voire simple, mais cette humilité colle également au caractère de l’héroïne éponyme. Séraphine se révèle alors comme un film débordant d’émotions, un portrait de femme magnifiée par l’une des plus grandes actrices française contemporaine.
Ce film est tout simplement magnifique! Avant d'aller le voir, j'ignorais tout de cette Seraphine Louis mais le portrait qu'en a fait Martin Provost m'a vraiment donné envie d'en savoir plus à son sujet. Yolande Moreau nous livre une composition bluffante, tout en finesse. Quant aux autres comédiens, ils ne sont pas en reste et interprètent avec une grande crédibilité leur rôle. En bref, un grand film, un TRES grand film, un véritable portrait de femme, servi en outre par une excellente bande originale qui est prête à nous tirer des larmes à chaque instant. A voir de toute urgence!
Retenu la phrase dite par Yolande Moreau, typique des autodidactes comme Séraphine de Senlis : "quand on fait de la peinture, on aime autrement". Malgré une lenteur un peu appliquée et un manque de fracas, quel beau film (comparable en intensité à l'Amant de Lady Chatterley !). Puissant hommage à la peinture champêtre, aux arbres, à la bonne vie de village. Touchante force de la nature que cette sauvageonne à chapeau, sociable mais à moitié gestionnaire, s'être crue d'un coup tout en haut laisse perplexe... Prises de vue comme autant de tableaux. Tableaux comme si Yolande Moreau les avait faits. Musique d'extase. Un moment d'éternité. Bel encouragement féminin à sauvegarder l'aspect primitif !