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calamarboiteux
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4,0
Publiée le 25 janvier 2010
L’histoire de Séraphine Louis (1864-1942), femme de ménage et peintre, découverte par le collectionneur allemand Wilhelm Uhde. L’aisance financière la déséquilibrera, et elle sombrera dans la folie. Le film suit la biographie de Séraphine, magnifiquement interprétée par une Yolande Moreau frustre à souhait, depuis sa rencontre avec Uhde jusqu’à son internement. L’auteur s’attarde à montrer Séraphine dans sa vie quotidienne, femme solitaire peignant en secret, utilisant comme composants les ressources de la campagne, puis femme perturbée par l’arrivée du collectionneur. L’ambiguïté de leurs rapports, leur complicité, puis leur incompréhension sont dépeints avec légèreté, de manière assez extérieure, quasi clinique. Belles images de la campagne autour de Senlis, belles reconstitutions de l’atmosphère précédant la guerre de quatorze, étude assez fouillée du caractère de l’héroïne. Une œuvre agréable à regarder, qui se languit un peu de part la simplicité de son sujet, et pour laquelle la durée standard (100 minutes) aurait mieux convenu.
Yolande Moreau a trouvé dans ce film un rôle qui lui convient parfaitement. Ce bioptic est agréable à regarder : pas de mélo drame, la caméra prend son temps et le scénario est centré sur la vie telle Séraphine devait la percevoir. Est-elle une femme aussi simple que laisse prétendre le film ? En tout cas sa fin de vie fut beaucoup moins heureuse que laisse croire la fin du film.
Certaines critiques deux étoiles s'apparentent à 3 étoiles -. Or, dans le cas présent c'est bien le cas contraire, "Séraphine" étant pour moi beaucoup plus proche du "une étoile". Mais ce serait il est vrai un tout petit trop sévère vis-à-vis d'une oeuvre dotée de réelles qualités il faut l'admettre. D'abord un certain mérite à Martin provost de nous offrir un "biopic" loin des paillettes et des célébrités habituelles. Ici, nous sommes pas mal dans l'inconnu, avec un portrait de femmes qui ne ressemble à pas beaucoup d'autre. De plus, le film se refuse à tout manichéisme, ce qui est tout à son honneur : ni jamais blanc ni jamais tout noir... Mais c'est aussi la manière dont Provost a dessiné Séraphine qui nous séduit : à la limite de l'autisme et toujours grognon, voire désagréable, ce personnage sait ainsi se démarquer de certains clichés et n'en sonne que plus juste. De plus, certaines scènes peuvent évoquer des tableaux grâce à une jolie lumière. On appréciera également la relation avec cet amateur d'arts allemand, et l'aspect assez tragique bien rendu, avec un destin qui aurait pu en être autrement sans la guerre... Mais alors me direz-vous, que demander de plus et quoi reprocher à ce film? Presque tout vous répondrais-je! Car d'emblée, "Séraphine" semble vouloir s'appuyer sur un rythme pantouflard et des plus téléfilmesques, empêchant ainsi systématiquement l'émotion de surgir ou encore un quelconque émerveillement ne serait-ce que devant une scène précise. C'est d'autant plus désespérant que les meilleures scènes du film sont elle aussi imprégnés de ce rythme lent, poussif, Provost n'arrivant jamais à nous intéresser vraiment à ce personnage qu'on aurait pourtant tellement adorer aimer... Yolande Moreau livre quant à elle une prestation correcte, mais c'est finalement Ulrich Tukur qui retient notre attention grâce à une belle capacité de nuancer son personnage. Finalement, l'oeuvre s'avère plus estimable qu'autre chose tant elle est ennuyeuse : une déception.
Il faut quelques minutes pour rentrer dans ce film au tempo particulièrement lent et à l’histoire pas forcement palpitante à première vue. Mais bien vite la réalisation discrète et constitué de plans contemplatifs et poétiques d’une indéniable beauté plait. Le scénario, d’une grande richesse, profite de l’interprétation phénoménale des deux principaux acteurs Yolande Moreau (ce n’est pas nouveau), et Ulrich Tukur. Ce genre de cinéma sans artifice en rebutera certainement pas mal, mais au milieu de deux blockbusters speed, ça fait un bien fou.
Ce film m'a permis de découvrir cet artiste pour le moins assez hors du commun. Son travail dégage une telle force dans le film, en réalité ça doit être toute autre chose. Yolande Moreau est grandiose dans le rôle de cette Séraphine de Senlis qui sombre de plus en plus dans la folie. Son regard a la fin est vide comme celui des fous, comme celui de ceux happés par une folie "venant d'en haut". Yolande Moreau nous offre une magnifique prestation. le film a peu de dialogues ce qui ici n'est pas forcément négatif. Le film nous apprend de nombreuses choses sur cette artiste brute plutôt oubliés de nos jours (Remise au gout du jour avec le film et la grande expo a Paris) notamment des techniques et des trouvailles au niveau des couleurs pour le moins étonnantes. Un film dans lequel la sensibilité de tous sera appréciée. Une très agréable surprise et une découverte dans le domaine de la peinture.
Là où « Van Gogh » le long-métrage de Maurice Pialat était complètement passé au travers, avec « Séraphine » de Martin Provost on a le droit à une véritable description de la passion artistique. En s’inspirant de la vie déroutante de cette femme d’origine sociale modeste, animée par le désir de peindre, le réalisateur livre une œuvre riche visuellement et émotionnellement. Il convient de reconnaitre que la prestation de Yolande Moreau (César de la meilleure actrice) est totalement époustouflante. Avec une succession de scènes parfois mystiques, souvent futiles mais toujours poignantes, on pénètre progressivement dans la folie créatrice de cette artiste autodidacte qui sombrera dans la démence. Bref, malgré quelques longueurs, un César du meilleur film en 2009 entièrement mérité.
Un film très poétique, une belle démarche artistique. Yolande Moreau est la seule actrice capable d'incarner une femme forte et fragile à la fois avec autant de charisme, de beauté et de justesse. Le réalisateur a réussi à faire revivre Séraphine...
Voici un très joli film qui traite de l'art à son état le plus brut. La prestation magistrale de Yolande Moreau, les splendides décors et la narration en deux temps en font un film contemplatif merveilleusement bien filmé mais dont la mise en scène est très classique. Il s’appuie sur la recherche du talent là où on ne l'attend pas, en l’occurrence chez une femme de ménage sous-exploitée, ainsi que sur une morale fataliste ayant pour argument l’oubli qui fut fait des peintures de cette artiste.
Une jolie fresque sur une artiste hors norme et marginale, cette Seraphine est très touchante et est surtout remarquablement interprétée par une exceptionnelle Yolande Moreau, qui au passage confirme une nouvelle fois son immense talent. Prenez le même film et mettez y une autre actrice, nul doute qu'il serait passé tout à fait inaperçu. La mise en scène m'a paru parfois un peu lourde, trop théâtralisée mais pour le reste, c'est parfait, une oeuvre vraiment maitrisée, à voir au moins une fois.
j'étais persuadé que j'allais détesté, mais non j'en sort totalement bouleversé et chamboulé et pourtant ce n'est pas mon genre de film. j'y connais pas grand chose en peinture mais tout cela donne envie de s'y mettre et je ne sais pourquoi à chaque toile que je découvrais j'étais dévasté et mon souffle se coupais net. yolande moreau est incroyable, juste et déchirante on ne voit cela que rarement une des plus grandes interprétations du siècle! ulrich tukur est très bien lui aussi en sobriété et très classe. il y a des petits détails que je n'aime pas mais rien de grave.
Un film beau, simple mais un peu long. La prestation de Y.Moreau est superbe, la musique est céleste ce qui donne un film tout en apesanteur. Du beau cinéma.
un film superbe porté par une Yolande MOREAU magistrale. Autant l'histoire de cette femme est passionnante, autant le contexte social est bien rendu, les rapports humain, les rapports ancillaires. vraiment un film à voir, excellent.