je n'ai pas aimé ce film, il y a des longueurs, pas de suspens. Certaines images du fim sont comme des tableaux de peinture. c'est un peu trop intello. Pour moi le cinéma doit me transporter, me faire rêver; ce n'a pas été le cas avec ce film
"Séraphine" vaut avant tout pour la découverte d'une artiste méconnue du public, un personnage à la fois touchant et simple, dont le travail est à la hauteur de l'humanité qu'elle porte à ce qui l'entoure. Séraphine Louis, femme de ménage sous-traitée, sans passion apparente pour la vie, et que la vieillesse est venue cueillir plus vite que prévu, est une de ces femmes-peintres restées dans l'ombre soit parce qu'elles étaient femmes, soit parce que la guerre a éliminée l'art au rang d'occupation inconsciente. En plus de la difficulté des expositions en ces temps difficiles, et d'une folie qui s'invita dans son corps alors même qu'elle commencait à voir son rêve se réaliser, Séraphine Louis fût une artiste pleine, noble en ce qu'elle échappe à sa condition misérable par la beauté de l'art. Ses tourments naïfs se retrouvent dans des toiles colorées, végétales et d'une fraîcheur inespérée, comme une évasion d'un moment infime dans l'éternité, comme l'abandon d'un travail fatiguant et peu épanouissant à un geste passionné et intimement lié à l'adulation qu'elle porte à Dieu. Si le personnage touche tant, c'est parce qu'il est pathétique et un peu sans espoir. Parce que l'on sait que les tableaux, aussi miraculeux soient-ils en ce qu'ils offrent la liberté, tout comme l'art en général, n'est que le moment passager d'une vie à jamais prisonnière par le chemin emprunté. Le film cède souvent à cette fatalité avec une émotion très belle et fragile, représentant la peinture par un travail pictural penchant dans le sombre et les lumières huileuses, une façon de dire que la peinture n'est que l'illusion d'une vie meilleure. Mais à trop reposer sur son personnage, sur les particularités qu'il dégage et la curiosité qu'il suscite à qui ne le connaît pas, "Séraphine" en devient lourdement scolaire, et en même temps sans jamais que le développement ne libère une quelconque virtuosité ou une tension dramatique. L'envie de rester sobre dans ce portrait en discrétion n'est pas de l'or
Martin Provost réussit là où Bruno Nuytten avait complétement échoué avec son laborieux "Camille Claudel" : mettre en scène la création artistique en marche et surtout, faire ressentir l'impérieuse et vitale nécessité d'exprimer sa passion. Film contemplatif qui, du coup, possède une charge émotionnelle indéniable, "Séraphine" dénote une maitrise parfaite du découpage des scènes, de l'émotion qui peut naitre par le simple biais d'un mouvement de caméra ou par un dialogue sobre mais efficace et ce, malgré la scène un peu trop démonstrative à l'asile. Yolande Moreau est sublime de retenue et son visage, tout comme les nuages dans le ciel, s'assombrit et s'illumine pour nous emporter dans sa foi. Magistral.
Senlis sera toujours Senlis (photogénique à mort), Yolande sera toujours Yolande et la nostalgie est toujours ce qu elle était. Travail soigné, rien de manque, beau boulot, précis et méticuleux, rien à dire. L'histoire avance doucement et sans surprise : les bourgeaois sont médiocres, les draps bien repséés et les église sentent bon l'eau bénite... Gros creux vers le milieu (dès que Seraphine quitte l'écran ça ronronne ferme)puis à nouveau le film se réanime avec la transformation progressive de Seraphine qui passe par tous les états avant de se retrouver internée. Bon, ce film un peu simpliste et trop sage ne parvient jamais à vibrer à l'unission de son héroîne, mais il est porté haut et loin par Yolande Moreau au dessus de tout éloge. Ce qui n'est pas rien.
Il faut quelques minutes pour rentrer dans ce film au tempo particulièrement lent et à l’histoire pas forcement palpitante à première vue. Mais bien vite la réalisation discrète et constitué de plans contemplatifs et poétiques d’une indéniable beauté plait. Le scénario, d’une grande richesse, profite de l’interprétation phénoménale des deux principaux acteurs Yolande Moreau (ce n’est pas nouveau), et Ulrich Tukur. Ce genre de cinéma sans artifice en rebutera certainement pas mal, mais au milieu de deux blockbusters speed, ça fait un bien fou.
Un film monacale magnifiquement interprèté par Yolande Moreau. Tous les acteurs sont excellents, dans ce film d'une beauté absolue. Yolande la grande irradie et nous fait partager sa passion pour le bonheur, mais aussi pour le malheur. Une découverte pour moi qui ne connaissait pas du tout Séraphine de Senlis. Ce film m'a rappelé le "Van Gogh", même pureté, même interpétration.......... Dommage qu'il y ait peut être 10 mn de trop, mais ce n'est pas important; à voir absolument et d'urgence pour que des films comme celui là puissent continuer d'exister.
Un beau film qui prend le temps de raconter son histoire ; c'est simple , intense et sincère. Au delà de toute notion de performance d'actrice, yolande Moreau est carrément sublime
Yolande Moreau est excellente et le personnage de Séraphine très intéressant. Cependant, les longueurs et la lenteur du film nous empêchent de nous emballer...
Bon film avec des très belles peintures de Séraphine. J'ai trouvé certains passages beaucoup trop longs. J'ai d'ailleurs craqué car j'ai pas pu me retenir de rire au moment ou séraphine s'habille en robe de mariée et va dans la rue... Je pense que c'était pas la réaction que souhaitait produire le réalisateur. De ce film un peu ennuyeux, il reste dans la mémoire du spectateur des scènes esthètiquement plutot jolies, et la découverte d'une artiste.
Ce film est un chef d'œuvre sublimé par Yolande Moreau qui "est" Séraphine. Les autres acteurs sont au diapason. La bande son est magistrale et la photo magnifique. Ce film n'a malheureusement pas la promotion qu'il mériterait dans les médias.