Tristana
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tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 septembre 2013
Un aristocrate vieillissant désire la jeune fille orpheline qu'il a recueillie et élevée, mais cette dernière va vite tomber amoureuse du jeune peintre Horacio... Adapter d'un roman de Benito Pérez Galdos, ce drame s'impose comme une réussite de plus dans la filmographie de Luis Buñuel. Catherine Deneuve, Franco Nero et Fernando Rey interprète avec force et conviction leurs personnages, l'histoire qui vire rapidement à la tragédie romantique se suit avec grand intérêt et la mise en scène est, comme à l'habitude chez ce cinéaste, d'une assez grande élégance.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 19 août 2013
Tristana est un très bon Buñuel avec deux de ses acteurs fétiches. Catherine Deneuve joue subtilement un personnage plus complexe qu'il n'y parait entre apparente naïveté et perniciosité cachée.

Réalisé pendant la période franquiste, Bunuel dépeint une aristocratie déclinante tiraillée entre son conformisme sclérosé et ses pulsions malsaines tout en étant menacé par une jeunesse avide de liberté.
Tristana contrairement à Viridiana arrive à ses fins, la mort du père/mari étant signe de libération.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 29 novembre 2012
Un film très prenant et très fort emotionnellement qui nous plonge dans les abimes de relations amoureuses tragiques. Du grand Bunuel
Flotibo
Flotibo

72 abonnés 1 441 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 juillet 2013
Après avoir vu Belle de jour, j’ai enchaîné avec Tristana. Malheureusement, j’ai trouvé le film bien en deçà du précédent malgré la présence de Catherine Deneuve. Le film manque de rythme et on reste un peu sur sa faim.
Romaric44
Romaric44

28 abonnés 325 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juillet 2018
J'ai trouvé ce film particulièrement malsain mais on ne peut que s'y attendre avec Bunuel. Il en demeure que c'est un bon film et que Catherine Deneuve tient bien son rôle spoiler: surtout lorsqu'on la voit en femme plus âgée
. Je le trouve néanmoins bien en dessous de Belle de jour dont le scenario était plus surréaliste.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mai 2021
En revenant à Tolède, sa ville, Luis Buñuel réalise en 1970 avec « Tristana » sans doute son film le plus personnel. Reprenant tous les petits faits et gestes de ses films précédents, Don Lope (Fernando Rey) est une synthèse des personnages masculins de l’œuvre du cinéaste et de Buñuel lui-même. Aristocrate anarchiste de gauche, anticlérical et anticonformiste, prônant le libre arbitre de chacun face au carcan des convictions, mais s’appliquant parfois des idées réactionnaires, même s’il est capable d’autodérision affirmée comme la dégustation du chocolat chaud avec les prêtres. Toutefois, lorsque passe un jupon… Ainsi, en contradiction avec les idées qu’il assène à longueur de film, il abuse sans remords du consentement formel de sa nièce et filleule, orpheline qu ‘il a recueillie, la belle et jeune Tristana (Catherine Deneuve), encore mineure, qui devient sa maîtresse. Des relations incestueuses à l’amputation (on est bien chez Buñuel), la douce jeune fille deviendra un mélange d’érotisme (comme lorsqu’elle montre ses seins au jeune sourd muet ou encore lorsqu’elle déambule dans le couloir sur ses béquilles (1)) et de rancune acariâtre. Don Lope lui a enseigné le sens des libertés, ainsi elle part avec son amant, avant de revenir et l’épouser. Infirme, elle transformera son ménage en enfer, avant de trouver enfin la liberté dans un final cruel d’une sécheresse stylistique percutante. Parallèlement à ce récit sans pitié, le réalisateur et son scénariste Julio Alejandro, mènent une réflexion sur le temps et la vieillesse d’une part et la modification de la personnalité d’autre part. Si Don Lope se bat avec une hypothétique rédemption vis à vis de son seul amour au crépuscule de la vie, Tristana est façonnée par des évènements qu’elle a choisis en partie seulement. Cette évolution dans les costumes de Deneuve, contraste dans un décor aux teintes automnales, en accord avec sa couleur de cheveux et ses vêtements d’amante, avant de basculer dans le noir, y compris lorsqu’elle se marie (rien à voir avec le film de Truffaut). En plus de ce travail sur la couleur et les décors, les mouvements de caméra de Jose F. Aguayo sont d’une justesse qui colle parfaitement aux intentions. Catherine Deneuve dans un des rôles les plus intéressant de sa filmographie, est belle comme jamais, opposée à la fois sur le look et la personnalité à « Séverine/Belle de Jour ». Face à elle, Fernando Rey exprime parfaitement l’amour et la luxure, la passion et la retenue, les certitudes et le désarroi, le non conformisme et les traditions, la sincérité et l'hypocrisie. Ce casting est complété par une Lola Gaos pleine de finesse et de compréhension et Jésus Fernandez dans le rôle de son fils sourd muet onaniste, qui partage avec le patron de sa mère, l’obsession liée aux jupons cités plus haut. Malheureusement il y a Franco Nero, imposé par la co-production italienne. Juste bon lorsqu’il retourne une baffe à Fernando Rey, car sinon son jeu oscille entre transparence et encombrement bruyant. Il plombe en partie ce qui, avec un autre que lui, aurait été un chef d’œuvre. Malgré ces réserves, « Tristana » est un grand film somme que tout amateur de Buñuel se doit d’avoir vu.
(1) Luis Buñuel taquin : "Catherine Deneuve n'est pas précisément mon type de femme, mais boiteuse et maquillée, je la trouve très attirante".
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 août 2017
Après "Belle de jour", Luis Bunuel retrouve Catherine Deneuve pour lui offrir un rôle sur mesure dans un film au ton qui semble assagi. Avec "Tristana", histoire d'une jeune femme devenant pupille puis maîtresse de son tuteur, Bunuel se fait plus discret sur la provocation pour faire de son récit une œuvre sèche et impitoyable aussi bien sur la vieillesse que sur les relations humaines. Difficile de ne pas voir en Fernando Rey (excellent en bourgeois oisif critiquant sa propre classe pour finir comme elle) l'alter-ego du cinéaste, un homme vieillissant qui a peur de se voir vieillir et d'attirer les vautours (autrement dit les bigots et les curés) dans le processus. Face à Rey, Catherine Deneuve (en rousse) compose une Tristana toute mignonne d'innocence qui se transforme peu à peu en figure autoritaire, se montrant intransigeante, terrifiante et en même temps fascinante. Filmé sobrement par un Bunuel très inspiré révélant ici une mélancolie et une sécheresse qu'on le lui soupçonnait pas, "Tristana" brosse un triste portrait des relations humaines, plus avilissantes qu'autre chose et se montre impitoyable quand il dépeint le basculement de ses personnages. C'en est presque cruel et c'est certainement troublant même si on le préfère un tantinet plus provocateur.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 mai 2023
Dans l’Espagne des Années Vingt, Tristana (Catherine Deneuve) est une jeune pianiste recueillie par son oncle à la mort de sa mère. Vieux sexagénaire libidineux, Don Lope (Fernado Rey) professe des idées avant-gardistes sur le mariage et l’Église et exerce sur sa nièce une emprise étouffante au point de faire d’elle sa maîtresse. La jeune Tristana parvient à lui échapper avec Horacio (Franco Nero), un peintre sans talent, qui l’emmène vivre à Madrid. Mais, deux ans plus tard, atteinte d’une tumeur au genou qui conduira à son amputation, elle revient vivre auprès de Don Lope et finira par l’épouser.

"Tristana" est, avec "Viridiana", un des rares films tournés par Buñuel en Espagne. Le moindre des paradoxes du plus grand réalisateur espagnol ne fut pas en effet d’avoir quasi-exclusivement tourné hors de son pays : au Mexique, puis en France. "Tristana" est l’adaptation du roman éponyme de Benito Pérez Galdós écrit à la fin du dix-neuvième siècle. Buñuel avait déjà porté à l’écran deux romans de cet auteur espagnol naturaliste, "Nazarin" en 1959 et "Viridiana" en 1961. Buñuel y a en effet trouvé un thème qu’on retrouve dans plusieurs de ses films à commencer par "El" ou "Belle de jour" : la toxicité du désir masculin qui enferme son objet dans un amour possessif et jaloux, opposée à la perversité du désir féminin qui parvient à renverser cette domination à son avantage.

Car, si Don Lope est un personnage abject, qui non seulement abuse de la fragilité de la jeune Tristana mais en plus se paie de mots en se faisant passer pour un libre penseur affranchi de la morale étriquée de son temps, Tristana n’est pas une oie blanche et encore moins une victime. La seconde partie du film, à partir de son retour à Tolède et de son amputation, voit les caractères se renverser. Don Lope devient de plus en plus doux alors qu’au contraire Tristana, de plus en plus amère et dure, achève logiquement son parcours par un crime qui ne figurait pas dans le roman de Pérez Galdós.

Autre différence avec le roman, le fétichisme avec lequel Bunuel entoure la terrible amputation de son héroïne. Ce coup du sort asservit moins Tristana à son tuteur qu’il ne la pare d’un érotisme aussi morbide que fascinant, comme le montre la célèbre scène du balcon où elle se dénude sous les yeux médusés du jeune Saturno ou celle, non moins célèbre, où elle interprète une étude de Chopin. La légende voudrait que Hitchcock – qui ne s’en laisser remontrer à personne en matière de fétichisme – ait nourri une fascination particulière pour cette scène dont il connaissait par cœur le découpage.

J’ai eu la chance de voir "Tristana" au Louxor dans le dixième arrondissement, avec en bonus la conférence très informée de Fabienne Duszynski. Chaque dimanche depuis le 12 mars, elle y analyse un film de Buñuel. Hélas, le cycle s’achève demain avec "Le Charme discret de la bourgeoisie". Aurais-je vu "Tristana" sans ces commentaires éclairés, j’en aurais compris la moitié et l’aurais d’autant moins apprécié. Mais, Buñuel fait partie de ces artistes dont j’apprécie d’autant plus les œuvres que je me les suis fait expliquer.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juillet 2013
Luis Bunuel n'en s'en est jamais caché. Don Lope,ce vieil aristocrate oisif,libéral,anti-clérical et subtilement autoritaire,c'est lui. Alors qu'à Tolède,à la fin du XIXème siècle,la société espagnole est en train d'évoluer radicalement,Don Lope est parfaitement à l'abri dans sa demeure,entouré d'une domestique qui accède à toutes ses demandes et d'une jeune orpheline qu'il finit par conquérir à force de patience et de ténacité. Cette dernière est incarné par une Catherine Deneuve très étonnant,teint en châtaing,chignon serré. On ne sait trop si son personnage est d'une naïveté désarmante ou d'un diabolisme bien caché. Ses rapports avec Don Lope(l'acteur fétiche de Bunuel,très impressionnant ici) évoluent sans cesse entre père/fille et mari/femme. Cette ambiguïté se ressent à tous les étages,et donne tout son sel à ce film semi-autobiographique,polémique car accordant toute sa tendresse aux anti-conformistes. Les signes contre la religion sont également légion. "Tristan"(1970) pâtit peut-être de son rythme lent et de sa mise en scène théâtrâle,mais il est très vindicatif envers les petits-bourgeois,aux sombres desseins derrière leurs oripeaux de luxe.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 décembre 2024
Un peu dans l'esprit de "El", Bunuel étudie ici le cas d'un homme vieillissant livré aux affres de la jalousie et au mépris que lui voue sa trop jeune maitresse. Homme d'honneur et libre penseur, le respectable Don Lope n'en a pas moins cru pouvoir faire de sa pupille sa maitresse. Mais pour un homme de son âge, c'est s'exposer bien vite à l'ennui et au dégoût qu'il inspire à la belle Tristana.
Les intentions de Bunuel sont parfois obscures mais ce film qui nous semble une fable n'est-il pas le drame, ou un drame, de la vieillesse: l'instinct sexuel qui tarde à décliner et dont Bunuel lui-même avouait que le dépérissement lui apporterait la sérénité?
Toujours est-il que la verdeur de Don Lope s'accompagne jusqu'à la mort d'une possessivité pathétique et comme renforcée toujours par le mépris et les sarcasmes de son ancienne pupille. Face à Fernando Rey, excellent dans la dualité, à la fois digne et pitoyable, Catherine Deneuve incarne Tristana, dont la modification des attitudes (de l'innocence au ressentiment, à la cruauté) et la transformation physique semblent symboliser l'amour flétri, la jeunesse et la beauté sacrifiées au désir illégitime d'un mari trop vieux.
Les teintes automnales du film et la mise en scène imagée participent de l'élégance et de l'impression irréaliste que produit ce film qui invoque simultanément la psychologie et la morale.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 août 2009
Culte ! le film ! brillantissime !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 10 mars 2014
Après avoir fait tourné le regretté Laurent Terzieff sur "La voie lactée", celui qui avait reçu Lion d'Or à Venise en 1969 pour "Belle de jour" sortait son tristement célèbre "Tristana" (1970), l'un de ses derniers films.
Synopsis : Tristana, jeune orpheline, est recueillie par un aristocrate qui en fera son amante. Tombant amoureuse d'un peintre de jeune augure, elle quitte le foyer. Mais une tumeur au genou la pousse à revenir vers son premier amour... .
Avec une nécrose et une monstruosité incroyable, Luis Bunuel s'évertue à tomber dans une misogynie intraitable et dans un anticonformisme total. La partition des acteurs, tout aussi magistrale soit elle, marque le fil conducteur de "Tristana". D'une pudeur désenchanté, Luis, de par un scénario fort simple, alambique les situations pour les traiter de son aura toute particulière, malsaine, noire, misogyne et autoritaire à souhait.
C'est avec amertume et sans opinion que l'on ressort de "Tristana". D'une noirceur encore plus malsaine, "Tristana" est l'autre penchant de "Viridiana". Et encore de montrer les paradoxes d'un Bunuel tout en puissance... . Malheur, oh malheur ! ...
Ici, Luis Bunuel ne peut plus s'offrir son fétichisme habituel. Avec le personnage de Tristana, il s'évertue à changer la donne et à montrer Catherine Deneuve sous un autre feu que celui de "Belle de jour".
On assiste ainsi à l'un des films les plus personnels de Luis Bunuel (je trouve). L'atmosphère qu'il nous tend ne nous rend pas sourd, bien au contraire. D'Espagne au Mexique et du Mexique à la France, cet artiste touche-à-tout ne rentre pas dans ses vices les plus incestueux soient ils, il nous les transmet avec sa patte inimitable. Ici, Luis brosse le portrait d'une aristocratie et d'une forme d'autoritarisme en fin de vie. Fernando Rey (dans l'un de ses meilleurs rôles sans aucun doute !!) apporte ici toute la nécrose de son talent et, de par la force d'interprétation qu'il dégage, fait avancer le film à lui tout seul. Excellentissime ! Avec ce rôle, il se donne à Bunuel, se lâche, et ose. Brillantissime ! Plus qu'une interprétation, ce Fernando montre que son absence de l'écran ne se fait pas ressentir. Du grand art à tous les étages. Alléluia !
Quant à elle, Catherine Deneuve, aussi méconnaissable soit elle, avance dans l'antagonisme des classes et illumine de son talent naturel la classe française dans cette production espagnole. A ses côtés, la non moins sublimissible Lola Gaos (elle avait joué dans "Viridiana" et ira tourner dans "Folie meurtrière" de l'italien Tonino Valerii) fait tout pour sauver les charmes inhérents d'une bourgeoisie qui fait un peu trop décrépie aujourd'hui. Toujours côté casting, le charme de "Tristana", c'est aussi le fougueux Franco Nero qui, dans le rôle du peintre, assure un rôle dramatiquement correct et positivement hautain : ce que j'appelle la classe à l'italienne dixit les Gassamn et autres Tognazzi. Tous mes chapeaux Franco ! L'inoubliable Django de "Django", c'est lui, assurément !!!
Toujours dans le charme inhérent de "Tristana", c'est bien sûr la mise en scène classieuse de Luis Bunuel. D'une peinture certes iconoclaste à la désuétude de la sujette en passant par le thème de la religion sur un ensemble peinture surréaliste, cette ode à la différence ne se fait pas attendre. Parfois décrépie, avec le choix d'un rythme lent (qui fait grandement penser à "Viridiana"), "Tristana" peut marquer les esprits comme elle peut ne pas le faire. En revanche, Bunuel enlève son humilité coutumière, se purge de toute sa réserve pour nous saupoudrer et distiller tout le poignard dont il a le secret.
Pour terminer, "Tristana" est une œuvre forte qui en découragera certains.
Spectateurs, cette enjambée lyrique (pour la mise en scène englobant le trio Deneuve/Gaos/Bunuel) n'est pas accessible à tous et ne saura captiver les bunueliens seulement, n'en déplaise à Fernando !
Accord parental souhaitable.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 mai 2021
Un Bunuel et un Deneuve que je n’avais jamais vu. Je me suis un peu ennuyé. Et beaucoup de mal avec l’actrice française doublée en espagnole par une autre voix. C’est assez ambigu, assez misogyne, sans doute très incorrecte pour l’époque. Mais j’ai trouvé cela trop mou, sans émotion, et les acteurs pas vraiment convaincants. Il paraît que Bunuel ne voulait pas de Deneuve mais qu’elle a été imposée par la coproduction française. Ceci explique peut être cela. Au final, pas vraiment aimé, et vite oublié.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 juin 2021
La vengeance est une femme !
Un drame sentimental cruel qui porte un regard acide sur les relations humaines avilissantes, desservi par le doublage agaçant de Deneuve en espagnol.
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2024
"Tristana" est une belle oeuvre de Luis Bunuel, qui enduit le malaise. Tristana (Catherine Deneuve), oprheline, est adoptée par son oncle Don Lope. Cet être dérangeant anti-clérical a une idée assez peu commune de l'adoption. Il dit "Je serai ton père et ton amant, tantôt l'un tantôt l'autre". Le réalisateur se complet à décrire une relation presque incestueuse et malsaine.
Par la suite un triangle amoureux va naître ce qui engendrera de nombreuses complications. Bunuel a un talent pour conter des histoires peu communes et sortant de l'ordinaire. Un bon film qui laisse tout de même quelques interrogations sans réponse, certaines ne sont pas clairement expliquées, c'est au spectateur de s'en faire une idée.
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