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Eldacar
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3,5
Publiée le 24 août 2012
Récit de l'amitié improbable et indéfectible entre Mario, facteur d'une petite île d'Italie, et le grand poète chilien en exil Pablo Neruda,"Le Facteur" est une véritable déclaration d'amour à la poésie. Alors que Mario, quasiment illettré et un peu nigaud, ne voit au départ dans la condition de poète qu'un moyen d'être célèbre et de séduire des filles, ses conversations avec Neruda vont petit à petit faire naître chez lui un profond amour des mots. Le petit facteur de campagne se mit alors à faire lui même des poèmes, comme quoi l'art peut venir de n'importe où. Et la fin est d'autant plus tragique qu'il n'aura pas le temps de faire connaître ses poèmes au monde mais qu'il mourra pourtant pour eux. Le contexte politique et social ne compte pas, seul importe la découverte des mots de Mario. Massimo Troisi est absolument formidable et d'un naturel confondant dans se rôle. Il éclipse littéralement Philippe Noiret, ce que peut très peu d'acteurs ont réussi à faire. Dommage que l'ensemble soit plombé par une réalisation médiocre, un mauvais sens du rythme et un montage assez peu inspiré et qui fait s'enchaîner certaines séquences de manière bien trop rapide. Conséquence directe, le film patine un peu mais reste touchant à défaut d'être bouleversant.
le facteur ( il postino ) est un très grand film , l'un de ceux qui m'ont fait aimer le cinéma , une superbe histoire d'amitié avec des acteurs époustouflant .
Le Facteur (1994) est un drame intimiste nous évoquant l'amitié entre un préposé des postes italiennes et un poète en exil : Pablo Neruda. Une amitié inattendu voit le jour sur la petite île de Salina, située en Méditerranée. Michael Radford donne vie à une œuvre contemplative et trop amorphe, les acteurs ont beau être parfaits, il en faut plus pour convaincre et nous sortir de notre ennui profond, dommage car il y avait du potentiel !
Un film poétique sur la poésie, un film tendre sur la tendresse. Une justesse dans l'écriture, dans le jeu d'acteurs. Un film tour à tour drôle, sensible, bouleversant qui permet au spectateur de s'évader dans un paysage onirique et dans le monde des mots... Bref, que du bonheur que je ne saurais que vous conseiller !
Cette histoire m'a bouleversé, les acteurs sont formidables, le film est humain et poétique, il y a aussi de superbes paysages, la musique de Luis Bacalov est sublime.
Tout le charme du cinéma italien, ou inspiré par lui. Quand le cinéma donne du sens, ça fait juste du bien, face au lavage de cerveau des "blockbusters" er films vides.
Un beau film poétique sur la poésie....naïf....une belle fresque sur l'Italie d'après guerre , de belles images , du soleil , de la beauté d'âme....un peu désuet malgré tout...
Quel film merveilleux. Le réalisateur prend le temps d'observer les visages, saisir les expressions de chaque acteur. Il dépeint une Italie comme elle n'existe plus, d'après guerre. Peut être le dernier film néo réaliste, en tout cas le beau film testament de Massimo Troisi.
Un film sur l'amitié un peu "aidé" par une musique enchanteresse. La simplicité découvre l'amitié et la poésie devient un lien entre les hommes. Complétement utopique et vaguement désuet ce film est doux; doux comme la poésie de P. Neruda. Depuis les deux acteurs principaux ne sont plus... Si la vie est une histoire d'engagement, la poésie fait partie de la vie assurément et de ce film, aussi.
De retour des îles éoliennes, j’ai revu « Le Facteur » de Michael Radford (1994) sensé se dérouler dans la petite île de Salina (27 km²) dans laquelle Pablo Neruda fut assigné dans les années 50 à résidence du fait de ses engagement communistes, je dis sensé car on ne voit que quelques scènes en bord de mer, le bar où travaille la belle Béatrice ayant été construit en studio. L’histoire est simple : Mario (Massimo Troisi) quasi-illettré, rêveur et « allergique à l’humidité » ne veut pas être pécheur et devient le facteur attitré de Pablo Neruda, « une âme noble et généreuse » pour le chef de la poste de l’île, fervent communiste. De jour en jour Mario va apporter en vélo des lettres « essentiellement de femmes » et il va être fasciné par la prestance du poète (cf. la scène de tango) et la poésie, notamment les métaphores qui même si - comme le dit Neruda, « il ne faut pas expliquer la poésie car cela la rend banale » - mais ce sont pour Mario « des vers d’amour qui plaisent aux femmes ». Mario, fasciné par Béatrice, la serveuse du bar du village, va demander l’aide de Neruda pour conquérir celle « dont le sourire se déploie comme les ailes d’un papillon » ce qu’il accepte par jeu et pour passer le temps. Le mandat d’arrêt de Neruda étant levé suite au changement de régime au Chili, le poète va quitter l’île mais Mario reste bercé par une grande nostalgie qui le conduira à s’engager activement dans le parti communiste … et il en mourra lors d’une manifestation contre les démocrates-chrétiens. Plusieurs années plus tard, Neruda reviendra à Salina et comprendra alors l’importance qu’il a eu dans la vie de Mario en revoyant Béatrice et son fils, Pablito. Un film d’émotion et de nostalgie bercé par la musique oscarisée de Luis Bacalov et dominé par l’interprétation de Philippe Noiret. Un film qui vient en quelque sorte en miroir d’un autre film de ce grand acteur également tourné en Italie, « Cinéma Paradisio » de Giuseppe Tornatore (1989) dans lequel le « Mario » fasciné par le projectionniste du petit village est au contraire devenu un grand cinéaste interprété par Jacques Perrin . A noté que « Le Facteur » est dédié à Massimo Troisi mort quelques temps après la fin du tournage d’un problème cardiaque, il avait refusé d’être opéré pour pouvoir tourner ce film !
cette oeuvre ne se commente pas, il faut la voir; une fois visionné vous serez different, essayez je vous garantit un spectacle de haut vol, tout apres vous semblera fade, debout pour applaudir
Magnifique! :-) La 1er fois que j'ai vue ce film j'avais environ 14 ans , en été, cinéma en plein air avec les 3 meilleurs amies et à la fin on pleurait toutes :-/ halala, sensibilité quand tu nous tiens ;-)