Du gâchis pour Meryl Streep qui joue formidablement bien dans un film mal ficelé. On se demande si le metteur en scène connaît bien l'histoire. Il passe à côté des événements et bâcle les moments forts de l'histoire de cette femme et se concentre trop sur la dégénérescence et le vieillissement qui ont trop peu d'intérêt pour le spectateur. Dommage. Ça en fait un film sans grand intérêt.
Au dela du jeu exceptionnel de Meryl Streep, ce film est d'une actualité troublante. Indépendamment de ce qu'on pense de la politique de Thatcher, ce film illustre la volonté et l’exigence d'une femme qui ose aller au bout de ses convictions dont nos politiques actuels font défaut. Et pourtant, le film ne porte pas de jugement sur sa politique... laissant le spectateur très libre.
Ce film aborde la volonté d'un outsider (une femme à une époque où aucune d'elle n'avait dirigé un état) qui croit en sa capacité de changer l'histoire.
Ce film aborde la question du pouvoir, comment on le gagne et comment on le perd, comment les plus simples peuvent devenir les plus puissants... et redevenir faibles.
Parmi les perles de ses messages : "Before, people wanted to DO something, Now, people want to BE someone".
Film ennuyeux , mais la grande prestation de la sublime Meryl Streep nous fait tenir jusq'au bout. Vu en Av premiere en compagnie de la meilleure actrice du monde.
Alors alors ? Meryl Streep elle joue bien ? Le film n’est pas à la hauteur de la prestation de l’actrice ? En effet, le film confirme en partie ces rumeurs. Dans la forme, La Dame de fer est curieusement et maladroitement construit. J’ai été assez étonné de la place importante du présent dans ce biopic. Le film commence à notre époque et le restera jusqu’à la fin en incorporant les souvenirs de Mrs Thatcher tout le long. La part du présent est ainsi assez importante, souvent inutile et casse le rythme de la partie historique. Dans le fond, l’image adoucie de Margaret Thatcher laisse perplexe. Entre le présent où le spectateur a carrément pitié de cette vieille femme, et le passé où elle écrit aux mères des soldats morts aux Malouines à cause d’une guerre qu’elle a envenimé, la réalisatrice peint un portrait déformé et manipulateur. De plus, le film confond le féminisme avec l’égoïsme et l’autopromotion. Chouette, une femme premier-ministre, une avancée pour la société ! Malheureusement, la dame de fer préférait être confrontée aux hommes et d’ailleurs aucune autre femme n’apparaît dans le film. Attention aux illusions et au voile sur la réalité. La Dame de fer est davantage une fiction qui laisse Meryl Streep incarner une fois de plus un rôle mémorable.
Une biopic maladroite mais une prestation soutenue par la grandiose Meryl Streep ! "La Dame de fer" retrace des bribes de vie de celle qui fût la première femme Premier Ministre de Grande-Bretagne en partant d'aujourd'hui ; vieille dame sénile aux hallucinations diverses qui repense au passé en rangeant les affaires de son mari décédé depuis longtemps. Les flash-back s'accumulent, retraçant les moments clés de sa vie ayant forgé son caractère déterminé et solide, prête à braver tous les obstacles. L'interprétation délicate de Meryl Streep est raffinée et soignée ; outre son apparence très ressemblante à la véritable Margaret Thatcher, elle dirige avec brio le moindre détail de son personnage, que ce soit par des mimiques multiples ou bien par le contrôle de maître de sa voix, outil s'adaptant sur mesure à chacun de ses rôles. Et son regard en dit long sur l'incarnation et le travail en amont que l'actrice a su réaliser : une vraie leçon d'acteur. En tête de course pour les prochains Oscars, elle mériterait amplement la statuette, ça serait sa troisième et ceux après une très longue série de nominations (14) la laissant sur le banc de touche. Son rôle prépondérant et très éclatant fait de l'ombre à ses partenaires de jeu, Jim Broadbent, dans le rôle du mari-fantôme pour la majeur partie du film, a du mal à attirer l'attention, et ce malgré la taquinerie excessive de son personnage. Deuxième réalisation de Phyllida Lloyd, ayant réalisé auparavant "Mamma Mia !" comédie musicale aux airs d'Abba, le film tente tant bien que mal à montrer l'essentiel de ce personnage hors-normes à travers un feu d'artifice d'informations et d’évènements sociaux. Tout aussi bien représentée dans sa vie privée qu'au devant de la scène politique, Margaret Thatcher est avant tout simple et volontaire, claire et autoritaire : son portrait bleuté revenant sur quelques décisions majeurs de sa carrière ainsi que sur les instants les plus forts (la naissance d'une ambition, sa réussite, sa démission, sa chute,...), le montage confond de nombreuses images d'archives des violences de ce pays en crise, représentant le contexte de la femme lors de son mandat. Contrairement à d'autres films du même genre, on ne se perd pas dans ce contenu lourd, Meryl Streep nous captivant et sauvant toute notre attention. La réalisation manque de profondeurs, veut trop dire et manque du coup d'évidences et de fluidité. Mais à voir, ne serait-ce que pour Meryl Streep qui se fait de plus en plus rare à l'écran !
Un film émouvant et poignant. L'interprétation de Meryl Streep est phénoménale et sa transformation tout autant. Un grand bravo. Quant au contenu du film, je ne m’attarderai pas sur le massacre en règle des médias majoritairement a gauche de toute façon, qui n'ont rien compris au film. Le principal reproche est d'éluder les conséquences de sa politique et alors que le sens même du film est bien plus orienté sur le poids du pouvoir, surtout sur une femme, de conviction, qui plus est à cette époque ou la machisme politique était de rigueur. Le film n'a pas été en effet, bati pour analyser sa politique dans les détails. En attendant, la Grande Bretagne récolte aujourd'hui le fruit de sa politique, qui malgré sa dureté, a été un traitement douloureux mais manifestement efficace,preuve en est aujourd'hui. Mais évidemment, certains ne peuvent pas s’empêcher de dogmatiser le tout en s'affranchissant des émotions et de l'art cinématographique.
Étant née au début des années 80 je ne me souvient évidemment pas de la politique de Thatcher je me souvenais juste qu on disait d elle qu elle avait une main de fer dans un gant de velours ;-) alors ce film m a permis d en apprendre sur elle notamment la fin de la guerre froide son refus de la monnaie unique la guerre contre l Argentine et contre les terroristes, d avoir laisser mourir de faim des grévistes... Bref quel personnage qui mérite son surnom la dame de fer ! En tout cas bravo à meryl streep que je n ai pas vu dans le film quelle actrice elle porte le film à elle toute seule comme le personnage qu elle interprète et qui a porté son pays toute seule
La dame de fer vaut surtout pour l’interprétation de Meryl Streep et son esthétique quasi-parfaite… Mais rien ou presque sur son influence dans la société Anglaise, sur le degré de dégout qu’elle a inspiré à une partie de la population… Les reformes et la politique qu’elle a mené sont aussi survolées… Sur quoi le film porte-t-il donc alors ? Sur le fait qu’elle ai était un « femme », sur son mari et sur sa maladie… C’est long, très long par moment, inégal, mais pas inintéressant…
J'ai été très déçue par ce film, non par le jeu de Meryl Streep, très bonne actrice, mais par la "construction" du film. On voit une M. Thatcher malade, ayant des hallucinations, obsédée par son mari, mort d'un cancer depuis longtemps, avec des flashs de sa vie auprès de ses parents, puis sortant diplômée d'Oxford, mais survolant tout le renouveau bancaire qu'elle a mis en place en Grande-Bretagne, favorisant le capitalisme, s'imposant sur les grèves à répétition, sans aucune pitité pour les chômeurs, investissant énormément d'argent contre les Argentins pour récupérer les Malouines, tout cet aspect a été ignoré (pratiquement) par le réalisateur. Dans le film elle n'a rien d'une Dame de fer, on ne l'a pas vue avec Mitterrand, mais dansant avec Reagan, d'où la rapprochement Anglo-américain qui s'en est suivi. Bref cela aurait pu être mais n'a pas été !
Une vieille dame qui a fait tant de mal à la démocratie populaire, à l'économie, à des petites gens. Mais une vieille femme forte, qui s'est battue contre les hommes, contre l'establishement. Un double visage pas tout à fait assez marqué dans un film trop gentil avec la dame de fer. Mais le jeu de Meril Strip à lui tout seul mérite de voir ce film !
La grandiose Meryl Streep semble capable de me faire tomber en admiration devant tous ses personnages… A part bien sûr Madame Thatcher ! Mais je ne crois pas, comme beaucoup de critiques négatives l’affirment, que la réalisatrice ait cherché à un film politique au ton complaisant envers celle qui, dans les années 80, fut la femme la plus haïe au monde. Au vue de ce scénario, partant du principe ancestral du biopic (remontant à CITIZEN KANE, le premier du genre) basé sur les flashbacks, dans lequel une vieille femme seule et souffrant du syndrome d’Alzheimer se remémore ses années de pouvoir, je me dis que le but fut de réaliser un film sur la politique à hauteur d’homme. Si, en effet, les grandes réformes ultralibérales et leurs conséquences désastreuses ne sont pas développées, la personnalité méprisante et la quête d’autorité du personnage me semblent parfaitement mises en avant. Cette double personnalité, la vieille femme sénile et la politicienne arrogante au pouvoir, m’ont fait conclure à sorte de fusion plutôt réussie entre TATIE DANIELLE et NIXON.