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CH1218
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4,0
Publiée le 16 mai 2021
Le film de Sam Peckinpah marque la cassure du western à l’américaine. Poussiéreux, crépusculaire et violent, « La Horde Sauvage » sent la poudre et le sang et n’hésite pas à faire le parallèle avec l’actualité vietnamienne de la fin des années 60. Son montage serré et révolutionnaire pour l’époque sublime les trois scènes clés d’une histoire qui perd quelque peu de son âpreté lors des moments les plus calmes. En chef de meute, William Holden trouve-là son meilleur rôle. Alors en retrait durant 2h20, Robert Ryan atteint le même niveau le temps des ultimes plans du film, quelques secondes avant le clap de fin.
On a là un western qui va vraiment au bout de son idée c'est à dire démythifier la conquête de l'Ouest et ses valeureux cow-boys. Ici, il n'y a point de défenseur de la veuve et de l'orphelin, ni même de légendes de l'Ouest. Les cow-boys sont ici dépeints pour ce qu'ils étaient sans doute en réalité pour une partie d'entre eux: des tueurs qui se vendent au plus offrant et surtout qui sont capables d'assassiner femmes et enfant. Je ne dis pas que cette dimension là n'est pas présente dans les autres western mais ici il y a quelque chose d'assez systématique, et qui n'est pas vraiment dénoncé dans ce film (c'est presque "normal"). Par ailleurs, on voit des cow-boys pouilleux, boueux ce qui ne peut qu'altérer leur charisme. Enfin, il est clair ici qu'on est proche du Mexique, et à l'image de ce qui était sans doute la réalité à l'époque, on voit de très nombreuses interactions avec les Latinos, certains cow-boys sont clairement des métis, et une bonne partie du film nous montre les relations qu'ils ont avec les Mexicains qui au passage sont présentés sous un jour très peu avenant, miséreux, corrompus etc...Donc ce film gagne en réalisme ce qu'il perd en monumentalité, en côté mythologique, ce qui est dommage (quand je regarde un western, c'est justement ça que je recherche).
Western crépusculaire par excellence, "La Horde sauvage" est et restera le plus célèbre des films de son cinéaste. Avec ce film, Sam Peckinpah réalise le chant du cygne d'un genre et s'entoure pour l'occasion de célèbres trognes du cinéma dont celles, fatiguées et vieillissantes, de William Holden et Robert Ryan. Violent et sans concession, "La Horde sauvage" regroupe tous les thèmes favoris de son auteur et on y retrouve le même goût prononcé pour la violence (la scène de la fusillade finale est d'anthologie) et les marginaux qui n'appartiennent plus vraiment à l'époque dans laquelle ils vivent. On pourrait d'ailleurs passer des heures à disserter sur l'ensemble des thèmes brassés ici, qui vont de la camaraderie virile (les scènes de rire entre les personnages sont nombreuses) à la fin d'une époque. Un western magnifique, bien crade et qui suinte la mort, bénéficiant d'une distribution de qualité.
Quand on visionne des films de cette époque, soit ça passe soit ça casse... Malheureusement "La horde sauvage" ne passe plus du tout, ni au niveau du rythme, ni au niveau des dialogues, ni à celui du scénario, ça ressemble davantage à une parodie sans humour, plutôt qu'à un western de qualité.
Je suis très déçu par ce film, je met trois étoiles, mais ça serait plus 2,6 ou 2,7, ce n'est pas que le film n'est pas bien, mais il m'a intéressé que moyennement, je ne dis pas que le traitement n'est pas bien, mais je m'attendais à quelque chose de beaucoup plus intéressant. La mise en scène abuse un peu trop des zoom ce que je trouve un peu agaçant, bref c'est une déception pour mon premier Peckinpah, pour un film présenté comme un chef d'oeuvre c'est un avis très mitigé que j'ai sur le film.
Avant toute chose, je tiens à préciser que je connais très mal l'univers de Sam Peckinpah ( d'où la probable sévérité de ma critique ). Si le visionnage de Straw Dogs avait dépassé mes espérances, celui de The Wild Bunch m'a légèrement déçu. Commençons donc par les qualités du film ( car il y en a, c'est indéniable )... Tout d'abord, Sam Peckinpah est un véritable maître dans l'Art d'orchestrer la violence : le montage au cordeau et l'utilisation sidérante du ralenti sont les deux atouts majeurs des scènes de fusillade. Ensuite, l'originalité de The Wild Bunch réside dans son ambiguité : nul manichéisme ne vient alourdir le propos du cinéaste. Pas de bons, pas de méchants : seulement deux camps qui s'affrontent... Enfin, le désir de rédemption habitant le personnage de Thornton me semble intéressant car constructif. Malgré cela, le film de Peckinpah souffre de grosses erreurs de rythme, ce qui s'avère assez regrettable pour un film de cette envergure. The Wild Bunch n'en demeure pas moins un classique, souvent agréable à regarder car très stylisé. Un incontournable...
Apparemment, Sam Peckinpah cherche encore sa voie, celle qui déterminera son style à moins que la Horde sauvage ne soit qu'une sorte d'accident de parcours ou un autre terrain d'expérimentation... car il faut le reconnaître, le montage surdécoupé en parallèle avec d'autres plans est assez pénible à suivre, même s'il est agrémenté de quelques ralentis hélas mal utilisés, trop courts et noyés dans le montage énervé qui nous énerve plus qu'à son tour bien trop souvent.
En deux mots ou un peu plus, le réalisateur déçoit sensiblement et je dirai même ostensiblement sur ce point. L'autre souci du film concerne son extrême lenteur, un point ici commun avec l'héritage des westerns "classiques" (ceux avec John Wayne entre autres mais pas que...) qui sont autant de somnifères audio-visuels indésirables.
Cela est particulièrement dommageable au film qui affiche des gueules d'acteurs (Holden et Borgnine, impayables) qui semblent se régaler dans leurs rôles de durs à cuire et de trompe-la-mort... bref, des tueurs (là, on le dit avec une voix grave mais sans trop forcer, car Rambo est en embuscade : des tuuueuurs beuhaaa...rr... ). On ne peut en dire autant de Robert Ryan un habitué, pour ne pas dire un fossile du genre, qui traîne sa médiocrité partout où il passe, hélas.
Western violent donc, et fort sanglant voire carrément brutal, qui aligne une quantité de macchabées plutôt impressionnante et rarement vue dans un western. Voilà qui n'est pas pour déplaire. Précisons qu'il n'emprunte aucun code (alors à la mode) des westerns spaghetti, ce qui est tout à son honneur.
Avec bien 3/4 d'heure en moins et un scénario plus rigoureux, La Horde aurait pu avoir un tout autre visage, plus amène et plus réveillé mais avec des 'si', on mettrait Paris en bouteille. On se contentera de lui creuser un trou, vite fait mal fait, dans le désert.
La catégorie des westerns se scinde généralement en deux sous genres, d'un côté les westerns américains et de l'autre les westerns spaghettis. Sam Peckinpah lui décide en 1969 de s'écarter des deux en nous livrant un western crépusculaire signant la fin de l'Ouest sauvage et habité de cow-boys arriérés et en fin de cycle, loin de l'image des défenseurs de la veuve et de l'orphelin. C'est vraiment l'idée marquante de ce métrage trop long pour ce qu'il a à raconter. Si la scène d'introduction est d'une rare violence pour le genre et l'époque, celle de fin l'est au moins tout autant, on ne plaisante pas avec Peckinpah et en ce sens il supplante probablement en terme de véracité bon nombre de westerns aussi magnifiques qu'imaginaires. Deux soucis apparaissent pourtant assez rapidement, une bande originale pas à la hauteur de l'événement à mon sens et une partie centrale extrêmement longue et loin d'être toujours palpitante. Bien sur la plupart des dialogues et échanges entre les différents protagonistes sont intéressants et permettent de véritablement s'immerger dans une Amérique de l'Ouest d'époque que l'on n'a pas l'habitude de voir mais pour le coup c'est également le meilleur moyen de décrocher de l'histoire. Un peu dommage car l'atmosphère particulière de La Horde Sauvage est marquante à souhait et l'ensemble très original mais souffre beaucoup de l'énorme creux central. Pour autant c'est très bien joué, bien réalisé et sans concession, sa réputation de meilleur film de Peckinpah n'est pas nécessairement usurpée mais il va falloir que j'en vois un peu plus pour pouvoir en juger.
Classé très haut au panthéon des westerns ; cependant déçu par un film coincé entre les westerns spaghettis et Quentin Tarantino. Je m’explique. Ce western américain est une vraie rupture avec les classiques du genre tournés jusqu’alors. Les personnages plus complexes et ambivalents sont au service d’un scénario plus sombre, moins romancé, simpliste et manichéen que les classiques. Sam Peckinpah reste américain, il arrive après Leone ; il fait un sacré pas de côté avec un genre qui ronronnait outre atlantique depuis des années ; mais son western n’est transgressif que par son hyper violence. Et même là Arthur Penn avec « Bonnie and Clyde » et sa scène finale déchirante avait ouvert la voie. A cheval donc entre le spaghetti, le western US classique mais aussi Tarantino avec son usage de l’hémoglobine à tout va. Sa mise en scène hyper cut est aussi un sacré coup de poing à l’époque et tranche avec le parti pris de Leone pour des scènes s’étirant en longueur. La vraie réussite selon moi tient dans un scénario très bien écrit permettant une intrigue beaucoup plus complexe que bien souvent dans le western. Mon fils de 14 ans ½ n’a tenu qu’une demi-heure ; un vrai paradoxe pour une génération biberonné au zap’, son cœur bat pour les scènes qui s’étirent en longueur comme chez Leone ou Tarantino. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Un western qui démarre fort et possède une dose d'humour très appréciable. Bon scénario, bons personnages, bonne action... Et violent, pour l'époque ! Du sang, des règlements de compte et des attaques à main armée, bien sûr. A voir, c'est excellent, pour l'époque et encore une très bonne distraction aujourd'hui. Un final à couper le souffle !
Situé en 1913, à la fin de la grande époque du Far West, un western crépusculaire d'une grande violence, sublimé par la mise en scène virtuose de Peckinpah, avec des scènes de gunfight folles, et porté par un excellent casting. 4,25