La Horde sauvage
Note moyenne
4,0
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234 critiques spectateurs

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ClashDoherty
ClashDoherty

271 abonnés 838 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 décembre 2006
Que dire devant un tel film ? "La Horde Sauvage", en plus d'être un des trois plus grands westerns du cinéma (les deux autres sont "Il était une fois dans l'Ouest" et "Little Big Man" - trois westerns de trois styles différents, au fait), est un monument du 7ème art. Tout simplement. Une scène ultra violente en ouverture, un autres encore plus violente en clôture, mais le reste est plutôt nonchalant. Bref, les amateurs de films ultra-violents à la "Kill Bill" (dont le volume 2 puise légèrement dans le style, il me semble) seront un peu déçus au départ. Le film n'est pas aussi violent que ça. Enfin, si, mais c'est plus une brutalité de tous les instants, une amoralité profonde, un machisme brutal, propre à Peckinpah ("Apportez-moi la tête d'Alfredo Garcia" ira plus loin dans le registre).
Impossible de ne pas avoir envie de revoir le film une fois le générique de fin achevé.
Davidhem
Davidhem

130 abonnés 336 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 janvier 2008
Quatre ans après avoir tourné un film dans des conditions désastreuses nommé Major Dundee, Sam Peckinpah se relève finalement de cet échec cuisant et délivre un western absolument époustouflant qui révolutionne le genre et le cinéma tout entier. Ce film maîtrisé, la horde sauvage sorti dans les salles obscures en 1969 donne au cinéma de nouvelles lettres de noblesse dans la manière de filmer des fusillades et qui vaudront au réalisateur d'être appelé le peintre de la violence. Le réalisateur s'entoure de vieux routiers qui connaissent leur métier à l'image de William Holden et de Warren Oates, ce dernier retrouvera Peckinpah en 1974 où il interprêtera le premier rôle dans Apportez-moi la tête d'Alfredo Garcia. Ce film somptueux et jouissif relate l'histoire d'un groupe de criminels qui vont être pris dans un guet-apens sanglant alors qu'ils attaquent une banque et où ils se rendront compte par la suite qu'ils furent piégés à tous les niveaux. Les hommes décident alors de poursuivre leur chemin sinueux pour décrocher un contrat avec des Mexicains qui les engagent pour récupérer un gros stock d'armes. Sam Peckinpah oriente son scénario en insérant des dialogues très crus et ne permet jamais au spectateur de s'ennuyer un instant, Peckinpah délivrant de très nombreuses fusillades au cours du film où il utilise abondamment le ralenti, l'une de ses innovations pour insister sur les impacts de balles. Le réalisateur ne chôme pas et se débrouille pour rendre son intrigue très dense comme à son habitude, ne laissant aucun détail passer dans ce scénario tortueux et torturé qui génère de vives émotions incluant le rire, la peur, les larmes, la pitié, le dégoût et bien sûr une certaine jouissance face à des scènes explosives. Le film reste célèbre évidemment pour le final apocalyptique qu'il propose, la fusillade se révélant très intense, très violente qu'on se doute que le grand Sam a véritablement impressionné et marqué son temps. Peckinpah élabore un western unique! Bravo!
vivien-b
vivien-b

65 abonnés 206 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 août 2011
La Horde Sauvage fait tout d'abord partie de ces films qu'on ne peut par aucune façon qualifier de déplacé par rapport à son contexte historique. En effet, le chef d'oeuvre de Sam Peckinpah, dont beaucoup de ses films sont devenus introuvable (dommage vu la qualité de ceux-ci), La Horde Sauvage étant alors désigné comme étant son film le plus connu (d'ailleurs une décennie et demi plus tard il réalisera le percutant les Chiens De Paille, qui malgré tout le bruit qu'il aura fait à sa sortie (lui valant d'ailleurs une interdiction de visionnage pendant de nombreuses années (La Horde Sauvage y avait alors aussi eu droit, car si le film est sorti en 1969 (année décidement bien bénéfique pour le Western), on ne sortit qu'en 1984 (année de la sortie en salles des Chiens Des Pailles (et ce n'est peut-être pas une coincidence)) la version complète de 148 minutes du film (ça c'est pour la petite histoire))), sa violence sèche et poignante en étant bien sur la cause principale (il était alors question d'un niveau de scandale digne de Orange Mécanique dans les années 70 (qui reste tout de même le film le plus controversé de tous les temps)), le film n'eût presque jamais la renommée à laquelle il avait droit), fut réalisé dans la période ou les grands médias ont décidé de ne plus censurer les images de guerre civile ou de grandes catastrophes et ont commencé à montrer explicitement ces images souvent choquantes pour montrer au publicles ravages de ces évenements sur la population, et dans ce cas autant le dire tout de suite : La Horde Sauvage ne lésine pas non plus sur la sensibilité du spectateur et ne la ménage pas : les fusillades, de grands moments de bravoure dans les "autres Westerns", sont des tueries sans honneur : les gens meurent en dizaines, on se sert de boucliers humains, les coups de feu retentissent dans tous les coins, l'hémoglobine coule à flot... Mais cela n'empêche pas Peckinpah de bien les filmer : ainsi, pour prendre un bel exemple, la dernière fusillade restera dans les annales comme une des plus longues, des plus surprenantes et des plus intenses de l'histoire du cinéma : souvent copiée, mais à coup sûr jamais égalée ! Le film relate ainsi l'histoire d'une bande de pilleurs qui, étant tombé sur une arnaque lors de ce qui devrait être leur dernier coup, vont devoir faire affaires avec un milice impitoyable, Ma Pache, qui leur demandera pour quelques sacs d'or de voler un chargement d'armes pour contrer ceux qui les attaquent, et ce tout en se faisant poursuivre par l'ancien ami de Pike Bishop, le chef de la bande, qui recevra alors une réduction de peine pour sa capture dans ce drame humain qui ne se termine pas là où on peut le penser au départ, alors qu'un western classique se serait fini proprement par un duel magnifique, encore une preuve du choc qu'ont dû éprouver les amateurs de vieux westerns. En l'éloignant de tous les autres classiques du genre, on peut considérer le film comme une réconciliation avec tous ceux qui critiquaient les figures de styles intouchables comme John Wayne ou Clint Eastwood dans le temps où il travaillait avec Sergio Leone (... Ou Chuck Norris (qui reste le seul homme sur Terre qui arrive à en même temps se transformer en ours, gagner la guerre du vietnam à lui tout seul, tirer deux milles balles de mitraillette sans recharger et dont les attaquants attendent qu'il les frappe en premier)). On pourra aussi noter un petit nombre de flashbacks nous remettant dans le fil de l'intrigue qui nous lâche comme nombre de westerns sans savoir où, quand et avec qui nous sommes. Au final le seul défaut du film parmi quelques détails sans véritable importance (comme par exemple le fait que le sang ressemble aujourd'hui plus a du ketchup qu'autre chose) serait que le personnage de Deke, celui qui poursuit son ancien ami, ne soit pas assez exploré, mais bon la mise en scène, le scénario ou encore les acteurs font qu'on pardonne rapidement ce petit détails. Conclusion : si La Horde Sauvage est devenu un classique incontestable, c'est sûrement parce qu'en terme de Western il offre une experience unique et à ce jour inégalée : brutal, violent, sanglant, mais toujours doté d'une réalisation et d'un jeu d'acteurs sans faille, le film aura aussi permi à distinguer Sam Peckinpah hors de tous les autres réalisateurs de westerns. Si Sergio Lone avait enterré l'ancien Western avec le très très grand Il était Une Fois Dans L'West, Sam Peckinpah a instauré le nouveau avec La Horde Sauvage, à ranger dans quelques-uns des meilleurs westerns et des plus violents, alors âmes sensibles s'abstenir (décidement les âme sensibles ratent beaucoup de choses...)...
overlook2
overlook2

32 abonnés 163 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 septembre 2016
Signe des chefs d’œuvre, « La Horde sauvage », ce poème mortifère et élégiaque, gagne à chaque vision en modernité et en puissance. Sur le fond, d’abord : démystifier le western, c’est d’abord s’attaquer à une certaine forme de propagande hollywoodienne (révisionnisme historique et idéalisation des valeurs héroïques), et donc s’attaquer à l’impérialisme américain : en pleine guerre du Vietnam, impossible de ne pas rapprocher le carnage final des massacres perpétrés par l’armée US. Quoi de plus actuel ? Le film interroge aussi les soubassements de la violence et surtout ses mécanismes de reproduction : refusant l’angélisme et l’innocence associés à l’enfance, Peckinpah la raccroche au contraire à la violence du monde que les enfants sont condamnés à reproduire (durant le film, c’est une ligne rouge qui commence avec la torture du scorpion par les petits villageois jusqu’à l’enfant soldat de la fusillade finale). Cette violence s’inscrit dans tout le tissu social et façonne les esprits, sous sa forme la plus visible (guerres, émeutes, attentats…) mais surtout sous sa forme le plus profonde qui est économique (dénuement des mexicains qui évoque évidemment des images tristement actuelles). Et on touche ici l’une des thématiques les plus fortes de l’œuvre de Peckinpah : la notion de progrès sur lequel se sont construites nos sociétés depuis le 18ème siècle et que l’on pare de toutes les vertus, n’est en fait qu’un leurre, car si ses effets sont visibles sur le plan technique, il ne sert qu’à nous aveugler sur les soubassements de notre civilisation : l’humanité fabrique des voitures, des avions, mais est incapable d’échapper à sa propre violence autodestructrice. Entre perversion des valeurs et regard nostalgique sur un monde en décomposition, « La Horde sauvage » dessine les contours d’un des discours les plus désabusés et contestataire du cinéma moderne. Sur le plan formel, le film de Peckinpah révolutionne aussi la place du spectateur qui est ici non plus réconforté dans sa position, mais malmené, soumis à la profonde ambivalence humaine (les héros sont pétris de cynisme) et à l’ambiguïté de sa position de voyeur - le spectacle de la violence, d’un réalisme jamais vu à l’écran, retrouve dans le film sa nature scandaleuse, tout en cristallisant son pouvoir fascination, profondément ancrée dans la nature humaine. Cette mise en scène de la beauté paradoxale de la mort dénonce la fascination qu’exerce la violence, et Peckinpah fait en sorte que le spectateur ressente de la manière la plus forte, la plus terrible possible, la folie meurtrière qui peut s’emparer de l’homme. Le génie du cinéaste est qu’il parvient à transcender de sa signification primaire ce déchaînement baroque et fiévreux des images, et nous fait du coup accéder à une poésie brutale. Dans le traitement définitif qu’il fait de la violence, Peckinpah est à la fois un peintre, un analyste, un poète et un pamphlétaire. L’utilisation révolutionnaire et virtuose que Peckinpah fait du ralenti et du montage irriguera tout le cinéma du 20ème siècle jusqu’à nos jours, faisant du cinéaste l’un des plus grands créateurs de forme du cinéma moderne. La succession accélérée des ralentis transforme le temps en chaos et restitue avec une acuité unique l’irruption de la violence, tandis la multiplication quasi cubiste des points de vue ne fait que confirmer à contrario l’impossibilité de fixer l’instant de mort. Ce double mouvement dénote d’une vraie morale de cinéaste et lave Peckinpah de toutes accusations de complaisance. La virtuosité de la mise en scène est ainsi au service des intentions du cinéaste, qui oblige le spectateur à passer sans cesse de la fascination à la répulsion. Mais « La Horde sauvage » n’est pas seulement un chant funèbre et un opéra contestataire, il dissimule aussi en son sein une humanité vibrante, un regard jamais misanthrope, mais désabusé et compatissant. Au cours du film, ses protagonistes nous livrent leur double visage, l’un froid et cruel, l’autre – comme touché par la grâce – profondément tragique. Ce sont ceux de personnages qui se savent condamnés, qui ont fréquentés les abimes et qui savent l’absurdité de l’existence. Ces anti-héros absolus vont pourtant revenir à la vie dans un baroud d’honneur qui marque à la fois leur retour en dignité et prolonge encore un peu cette insoutenable légèreté de l’existence. Cette poignante élégie, à la fois baroque et profondément délicate, qui peut résumé l’existence humaine à un éclat de rire au moment de mourir, est peut-être la marque définitive du génie de Peckinpah. Qui fait que, dans son cinéma, tout est d’une hallucinante, tragique et dérisoire vérité.
Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

19 abonnés 675 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 décembre 2022
spoiler: La séquence introductive du film donne le ton: tension, massacre, morts, bref la fin du monde. Le tout monté par un ensemble des coupures et de gros plans et de zooms qui donnent au film une dynamique alors que l'ensemble des plans et de la séquence sont très lents, et sans dialogue. De même que l'utilisation du ralenti et du zoom comme éléments de mise en scène. Autre élément constitutif de cette séquence d'ouverture est la musique de Jerry Fielding pendant le générique puis la musique de la Fanfare à l'approche du massacre. Les principaux personnages sont installés par cette séquence: notre horde sauvage heureux héros fort peu recommandables, mais peints avec une certaine tendresse par Sam Peckinpah. Les méchants qui poursuivre notre Horde sauvage. Qui sont et encore moins recommandable, car ce sont des chasseurs de prime qui dépouille les cadavres et se repaissent des morts (ils sont en extase devant un ensemble de cadavres pour leur voler leurs affaires personnelles: chaussures pantalon, etc.). Le climat du film ainsi que l'époque est peinte comme une fin du monde, comme une fin de période, comme la fin des cowboys et des hors-la-loi qui pouvait écumer le pays. Ils sont ici poursuivis par une compagnie ferroviaire et par l'armée américaine. L'automobile arrive. Les armes de masse (mitrailleuse) aussi. Nos héros fort peu recommandables sont aussi en fin de vie et avec une certaine lassitude et finalement tentent un dernier baroud d'honneur pour plonger dans une sauvagerie finale d'anthologie où ils décident de se suicider. Un exemple du talent de Sam Peckinpah à travers sa direction d'acteur, l'économie des dialogues et le sens du montage est la séquence ou Pike et les frères Gorch, chez des prostituées, décident de retourner récupérer leur copain Angel; séquence sans aucun dialogue ou presque où par le regard échangé ils décident d'y aller (se suicider). Séquence d'anthologie qui est précède l'autre, la séquence de marche vers l'arène où ils vont affronter Mapache, ses soldats, accompagnés par la vieille Europe représentée par le militaire Allemand (qui sera tuée en second). Autre exemple de ce climat de fin du monde est la séquence épilogue, avec le vent, le ciel qui se couvre, la tempête qui marche. Robert Ryan attendant à l'entrée du village avec les charognards qui partent avec les cadavres et avec l'arrivée du vieux et des copains mexicains: très belle séquence encore une fois appuyée de manière imparable par la musique de Jerry Fielding. En fait ce film recèle quasiment que des séquences d'anthologie en plus de celles déjà citées on peut citer l'attaque du train, bréviaire pour apprenti monteur, on peut citer la séquence de la bouteille de whisky partagée entre eux sauf Warren Oates qui se termine par des éclats de rire. Séquence qui montre bien dramatiquement comment l'équipe est soudée mais aussi l'amour de Sam Peckinpah pour ses personnages peu recommandables.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 février 2012
Certainement LE film qui marque la fin du western. Un requiem de sauvagerie, d'anti-héros, de faux bandis, de vrais salops, de bons salops... Une vision ultra-réaliste du western. Une réalisation du tonnerre, aussi sauvage que son équipée...
Magnifique, le chef d'oeuvre de Peckinpah !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 13 septembre 2010
Je ne suis pas très fan des western .
Si j'en retiens un entre tous , c'est celui-ci .
L'hécatombe finale constitue une anthologie .
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 22 mai 2012
Comme prévu c'est un film assez violent, suite à un braquage qui ne tourne aps très bien, les pillards s'enfuient au Méxique qui est en pleine guerre civile, l'assault final n'en sera que plus brutal !
Jean Ingalls
Jean Ingalls

4 abonnés 246 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 septembre 2023
S'il fallait un film référence pour répondre avec qualité aux codes qui régieraient le genre, La Horde Sauvage serait la leçon à apprendre.
Sam Peckinpah a non seulement personnalisé le western à sa sauce mais avec une maestria inégalable. On ne peut pas comparer ce film avec d'autres grands films du genre tels que Le Bon, La Brute et Le Truand, Il Etait une fois dans l'Ouest ou encore les films de Ford ou Hawk.
La Horde Sauvage dépeind une réalité déconcertante de cruauté, d'inhumanité, enfin tout ce qui fait le cinéma de Sam Peckinpah (dans la plupart de ses films l'homme et la femme ne sont pas fait pour vivre ensemble, il était d'ailleurs étiquetté de misogyne), une expérience qui mériterait un visionnage en salles avec l'image de l'époque, tout celà afin de garder cette poussière dans l'image qui pousse à plisser les yeux devant ses hommes qui crèvent à l'écran en mordant la poussière.
La violence n'est pas l'élément principal du film, pourtant très présente, même si elle engendrait à l'époque de mauvaises critiques envers cette oeuvre, mais plutôt le traitement du parcours atypique de ces gros durs que rien ne peut arrêter même pas la mort.
Les acteurs sont fabuleux, imprègnent l'écran de leur sueur et possèdent au travers de leur tenacité une humanité qui peut les pousser aux pires décisions, tout comme nous le prouve son tétanisant final. Même 40 ans après sa sortie en salles, le spectateur ne peut qu'en sortir sonné. Ce film atteint un lyrisme rare qui tantôt émerveille, tantôt attriste péniblement car ce qui se passe à l'écran déchire la cornée pour imprégner l'âme.
L'humain peut se montrer cruel mais peut également se racheter. La voyoucratie du western ne répond jamais à ce genre de raisonnement mais heureusement que Peckinpah ouvre les yeux au monde entier à travers son oeuvre la plus controversée. Quasiment tous ses films ont été descendus et aujourd'hui on crie au génie.
Un pur bijou irréprochable à la mise en scène soyeuse, maîtrisée, aux acteurs hantés par leurs personnages. Se cache derrière ce concentré de nervosité, un message d'espoir, un message d'amour même. Et dire que Sam Peckinpah réinventa le genre en ajoutant des ralentis qui seront, bien plus tard repris par des réalisateurs de renom tels que John Woo.
La Horde Sauvage est un chef d'oeuvre à ne surtout pas rater.
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 avril 2023
Considéré comme un des meilleurs westerns jamais réalisés, j'ai trouvé la réputation de ce film quelque peu exagérée. Les morts s'enchaînent, ça flingue à tout-va, chose osée pour l'époque. De plus, il n'y aucune morale, quand "on entre dans la horde, on s'y tient et on reste jusqu'à la mort!". Vraiment pas le meilleur de Sam Peckinpah, le scénario est vide, les dialogues creux et l'excès de fusillade énervant. "La horde sauvage" ne fait pas parti des meilleurs westerns selon moi. Désolé
annatar003
annatar003

74 abonnés 852 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 septembre 2012
Classique du western américain qui rompt les codes établies durant des années par ce genre souvent répétitif, "La Horde sauvage" de Sam Peckinpah ne séduit pourtant pas.
Démarrant pourtant de la meilleure des manières, ce long-métrage novateur par ses apports et ses directions retombe néanmoins vite dans une monotonie lourde avec un scénario vide qui doit faire passer deux heures vingt-cinq de sons et d'images. On assiste ainsi au voyage d'une horde de brigands poursuivis par des chasseurs de primes le long de la frontière mexicaine à la rencontre de généraux en tout genre et dont la morale est en vue d'un changement.
Bien que l'expression de la violence soit nettement plus aboutie que dans les westerns spaghettis et classiques habituels, "La Horde sauvage" n'offre malheureusement pas assez de surprises dans son contenu et le travail de ses personnages, bien qu'admirablement joués, laisse perplexe.
On y retrouve pourtant un impressionnant William Holden, un sympathique Ernest Borgnine et un convaincant Robert Ryan ainsi que toute une bande de comédiens qui incarnent au mieux leurs rôles de hors-la-loi. Mais en dépit de leurs efforts, ces-derniers se heurteront à un script peu inspiré que la mise en scène ne sauvera ni des balles ni de l'oubli.
Antony
Antony

36 abonnés 401 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 24 juillet 2009
Bon, le moins que l'on puisse dire c'est que je n'accroche décidément pas avec Sam Peckinpah. Après "Pat Garrett et Billy le Kid" me voilà une fois de plus entrain de mettre une mauvaise note à un de ses films."La Horde Sauvage" ! nom mythique ! Et pourtant, j'ai trouvé les 3 premiers quarts d'heure véritablement ennuyeux, n'accrochant sur aucun des personnages, ni sur aucun des moments clés du scénario. Je pense que Sam Peckinpah le fait d'ailleurs exprès de ne pas travailler la psychologie de ses personnages, et il faut croire que cela plait à pas mal de monde, mais pour moi, cela nuit à mon immersion pour en devenir répulsif. On n'évite d'ailleurs pas non plus la violence gratuite qui en soi n'est pas vraiment problématique jusqu'à une certaine limite. La scène d'entrée est par exemple d'une violence et d'une immoralité sans nom. En fait cela est tellement exagéré, que le film n'en devient absolument plus crédible, et conduit à un hermétisme dès plus logique. Bref, même punition que pour "Pat Garrett et Billy le Kid"... Un film qui ne réussit pas à captiver et oblige à interrompre le visionnage dû à l'ennui qu'il suscite est éliminatoire et conduit à un zéro en guise de note. C'est donc le cas de "horde sauvage" pourtant adulé par les critiques... La mise en scène reste toutefois efficace, mais on en est plus là.
fade_away
fade_away

21 abonnés 119 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 octobre 2008
assez décevant... de belles images, une musique pas mal, mais une absence totale d'imagination dans le scénario. d'autre part, pour quelqu'un qui a réalisé les chiens de paille, je m'étonne du manque de violence de ce film, qui est quand même censé être un western, donc dans l'ouest sans foi ni loi... Mais y'a des bonnes têtes de bandits, un poil de sexualité, ça sauve la note
willy holden
willy holden

3 abonnés 50 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 mai 2016
Ceux qui n'ont pas vu ou pas aimé ce film devraient être traduits en justice. C'est vrai que c'est un film d'hommes, les seuls personnages féminins étant soit des prostituées, soit des salopes, soit les deux. C'est un films d'hommes car il est question d'amitié, du sens de la vie, de ce qu'on est. Bref, ceux qui aiment les films de Desplechin, qui trouvent que Fanny Ardant est formidable, et que Benjamin Biolay fait de la musique, ceux là seront déçus. Mais les autres...
Tous les films de Peckinpah racontent la même histoire donc celle de La horde sauvage n'a aucune importance. Il suffit de voir ces hors la loi vieillissants, dans un début du 20ème siècle qui n'est plus leur époque, se précipiter dans la mort en faisant un gros doigt d'honneur à tout ça, car justement à la fin il ne restera que l'honneur.
Eldacar
Eldacar

64 abonnés 357 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 mai 2008
Franchement, ça ne passe pas. J'ai pourtant essayé de revoir se film culte ensensé par tous les critiques et spectateurs mais je n'y arrive pas. C'est vrai que je ne suis pas trés fan des westerns mais j'ai aimé "Les sept mercenaires" ou "Butch Cassidy et le Kid". Alors pourquoi pas celui là ? Et bien j'en sais rien. Je me suis ennuyé pendant tout le film et je n'ai pas trouvé se western tellement différent des autres. Enfin, en bref, je n'ai pas aimé et je le déconseille à ceux qui ne sont pas fan de se genre de film comme moi.
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