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Maqroll
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2,5
Publiée le 24 juillet 2010
Bon polar noir superbement réalisé par Henry Hathaway, dans la plus pure tradition de l’expressionnisme, Le Carrefour de la mort souffre hélas de quelques défauts rédhibitoires, notamment au niveau d’un scénario un peu approximatif avec des invraisemblances et surtout des ellipses dans la continuité du récit qui manque de fluidité. Par ailleurs, l’interprétation est hétéroclite car si Richard Widmark, Brian Donlevy, Karl Malden et Coleen Gray sont excellents, on ne peut en dire autant de l’acteur principal, Victor Mature, dont on se demande par quel miracle il a pu arriver à un statut de star hollywoodienne. Son jeu consiste en effet en un seul et unique rictus permanent, censé exprimer tour à tour la joie, la douleur, la tendresse, la colère, etc. Dommage car l’idée de départ et la réalisation méritaient mieux.
De ce beau film noir ne sont retenus que 2 choses,la poussette dans l'escalier et la composition paranoïaque de Richard Widmark qui aura heureusement des dizaines d'occasion de nous montrer autre chose et toute l'étendue de son talent. Pourtant ce film mérite mieux car son personnage principal est très attachant et Victor Mature que j'aime particulièrement y trouve son plus beau rôle avec celui 2 ans plus tard de Samson. Cette digression me semble bonne car la jeune Nettie ,extrêmement attendrissante(son personnage étant ici l'image inverse de Udo),est le contraire aussi de la femme fatale, pourtant souvent omniprésente dans les films noirs,que sera Dalila. Le récit est limpide et les trois quarts du film sont une totale réussite. Le dernier quart n'étant pas à la hauteur, à cause du rythme qui s'écroule et de la scène finale filmée de façon bien excessive. Le choix de la voie off comme d'habitude étant une bien mauvaise idée. Hathaway est un cinéaste bien inconstant. A cause de cela ,il est loin des grands metteurs en scène étatuniens, mais ici il a montré par moment une grande classe et a su tirer le maximum des ses acteurs. La scène d'adieu entre Nick et ses filles sur le quai d'une petite gare déserte en dit long sur ce qu'il aurait pu faire.
Bien plus que le terne Victor Mature, c’est Richard Widmark qui enflamme ce « Carrefour de la Mort » en incarnant un tueur psychopathe particulièrement sadique. Un premier rôle coup de poing. Signée par Henry Hathaway, la mise en scène est brillante (la descente en ascenseur au début du film en est l’un des exemples les plus parlants), le scénario est bien posé faisant passé la froideur du rôle principal à une tendresse paternelle poussant celui-ci à rompre avec ses principes de gangsters. Un excellent film noir dont la fin (happy end ou esbroufe ?) m’a laissé songeur.
Du classique à la réalisation carré, seul la fin laisse à désirer. Victor Mature est un peu trop mono expressif heureusement Richard Widmark amène un peu de folie avec un méchant rictus et le ton de sa voix.
Avec Kiss of Death, Henry Hathaway signe une œuvre entre le film noir et le film de gangster sans pour autant appartenir réellement à ces 2 genres. Le film démarre fort avec une scène de braquage à suspens qui manque un peu de tension, peut-être par son absence de musique. S’en suit toute la partie pénitentiaire du film, trop longue et trop molle, qui nous fait décrocher un peu. La 2ème moitié du film est nettement plus intéressante et rythmé sauvant largement le film de la platitude anticipée. 2 mots doivent être utilisés pour parler de Carrefour de la Mort : Richard Widmark. L’acteur effectue ici sa première apparition sur grand écran et on peut dire qu’il a mis la barre très haute tout de suite. Il livre une performance incroyable de charisme et efface les autres protagonistes du film au point où le spectateur n’attend plus que son apparition à l’écran. En face, dans le rôle principal, il y a Victor Mature qui n’a évidemment pas la carrure d’un Bogart ou d’un Mitchum mais qui donne tout de même une performance correcte. Les seconds rôles sont assez anecdotiques et le rôle féminin du film est porté par Coleen Gray, jolie mais pas marquante. La bande originale fonctionne même si elle ne se distingue pas pour son originalité et du coté de la mise en scène ça manque parfois de dynamisme même si on trouve quelques beaux plans très « film noir » jouant sur les ombres (la scène du rideau où Widmark apparaît dans l’interstice est très sympa). Au niveau des thèmes abordés le film reste très moral, le personnage principal cherchant à se racheter de son passé de criminel. Le film déroge aussi aux codes du film noir, notamment par sa fin. Kiss Of Death n’est pas un indispensable mais vaut le détour surtout pour la performance de Richard Widmark.
Un film noir d'une facture classique qui vaut surtout pour la composition étonnante de Richard Widmark, en tueur psychopathe ! Une interprétation qui fera date ...
Dès le début, Henry Hathaway démontre son art du montage. La scène la descente de l'ascenseur dure deux minutes, ce qui est assez long pour ce genre de séquence, mais elle souligne l'angoisse de nos trois cambrioleurs. Victor Mature incarne Nick Bianco un voleur confronté à un dilemme : garder le silence sur ses complices ou les trahir pour recouvrer la liberté et s'occuper de ses deux filles, le risque, payer le prix de la forfaiture. Il est amusant de retrouver Richard Widmark en beau blond dans un rôle de bandit sadique. Quant à Brian Donlevy, il campe un procureur adjoint conciliant et humain mais ferme. Le suicide de la femme de Bianco va changer son destin. Tout le scénario repose sur la dualité entre le criminel endurci et le fond d'humanité qui ranime la flamme de l'homme sensé et responsable. Hathaway s'attache avec brio à illustrer cette dissemblance en jouant sur la fibre paternelle. Il demeure l'un des grands maîtres du cinéma américain du 20ème siècle et a dirigé les plus grands acteurs de son époque. Ce film est aussi l'occasion pour Richard Widmark d'affirmer son statut de futur star dans le style de l'affreux personnage qui ne le lâchera pas une partie de sa carrière, y compris dans certains westerns comme "Le trésor du pendu". Son rire sardonique sera une partie de marque de fabrique.
Un excellent film noir avec une belle mise en scène et un très bon scénario sobre qui va à l'essentiel. Les interprètes sont admirables, en particulier Richard Widmark, sidérant en tueur hystérique et principal protagoniste d'une scène culte politiquement incorrecte . Un classique.
Un grand film où une fois de plus le cinéaste Henry Hathaway impose sa mise en scène impeccable et sa grande maîtrise du tournage en extérieurs. Le scénario est captivant et maintient en haleine jusqu'au bout. Souvent sévèrement critiqué pour ce rôle, Victor Mature s'en sort pourtant de façon admirable même si l'intérêt du film réside surtout dans la performance mémorable de Richard Widmark. L'acteur y fait des débuts cinématographiques plus-que-mémorable dans ce rôle de psychopathe au rire frénétique. Il arrive incroyablement à foutre les jetons à chacune de ses apparitions et même quand il apparaît pas. Le tension extrême qui règne dans la seconde partie lui doit autant qu'à la qualité de la réalisation et du scénario. La scène où il pousse une infirme dans un escalier est un très grand moment d'anthologie. Un superbe film noir et les débuts d'une très grande star et d'un immense talent.
Kiss of Death est un polar noir ou les pourchassés apprehendent avec un spectaculaire sang froid et des points de vue originaux une fin qui tarde presque à venir, en dépit d'une exageration de nature un peu desuete.
Après une solide séquence d'introduction dont pourrait se revendiquer le cinéma de Michael Mann, l'intérêt du film chute dans une succession de scènes ennuyeuses où on tente de se raccrocher à la moindre image, avec l'espoir de revivre un moment de plaisir comme celui du début. Mais c'est le dernier tiers du film qu'il faut attendre pour regoûter au suspens. D'ailleurs, il ne se passe tellement rien avant que la tension fonctionne plutôt très bien lorsqu'elle reprend enfin en mettant le héros en difficulté. Enfin un peu du clair-obscur, des ombres, des formes et des silhouettes dans la nuit, l'attente angoissante de ce que l'on croit inéluctable. Mais le dénouement, complètement incohérent (dû à un remaniement des studios?) laisse perplexe et déçoit.
Entre l'ennui global que propose le film, une voix-off injustifiée et inconstante, des ellipses bancales et un montage qui empêche la moindre émotion de surgir, je ne peux pas dire que j'ai été très impressionné par ce fameux grand classique du film noir. Ça fait plusieurs films d'Henry Hathaway que je vois, et je dois dire que je trouve ses films plutôt ternes malgré quelques sursauts d'éclats qui ne sauvent jamais l'ensemble. Ici, c'est la scène sur les quais de la gare, chargé d'émotion et de paranoïa, ou bien celle du rideau avec Richard Widmark qui est un grand moment de cinéma (et je pèse mes mots). C'est à se demande pourquoi le film n'a pas déployé avec plus de générosité cette grande imagerie que le réalisateur est capable d'offrir par moments. Mais il arrive parfois que des artistes médiocres n'aient droit qu'à de très rares fulgurances, et je crains que ce ne soit ici le cas avec Henry Hathaway.
Déception que ce Carrefour de la mort resté célèbre, au point qu'il donna lieu à deux remakes, le dernier, of Death, avec Nicolas Cage et David Caruso. Pourtant, Henry Hathaway n'atteint pas la qualité de deux autres œuvres dans le style faussement réaliste, l'impasse tragique (Dark Passage) et Call Northside 777. Ici, la première partie est incroyablement molle, alourdie par la voix off et le personnage de la baby-sitter sortie de nulle part, au centre de scènes incroyablement cul-cul. Heureusement, la deuxième partie est bien meilleure, dans un style dur et sec, avec de bons moments de violence. Évidemment, la présence de Richard Widmark électrise le film, et son interprétation de méchant névrotique reste la principale raison de voir le film, même si la prestation de Mature est honorable. Au final, cela ne reste pas à mes yeux un classique du film noir.
Film de facture moyenne ou l'intrigue se suit facilement, mais sans grande surprise, a noter une belle performance de richard widmark qui joue le rôle d'un tueur en série avec un rire particulièrement glaçant et étrange.a découvrir tout de même .