On peut vraiment faire de bonnes petites trouvailles dans les direct-to-dvd : après avoir tourné "Hyper Tension", Brian Taylor et Mark Neveldine ("Hyper Tension 1 & 2", "Ultimate Game", "Ghost Rider 2") ont écrit un petit scénario original bien loin de leurs folies visuelles habituelles ; et ce scénario donna donc vie à "Pathology". On s’intéresse à une jeune surdoué qui arrive à la section médecine de la prestigieuse université de Harvard pour y intégrer un cursus de pathologie. Malheureusement, ses compétences vont vite énerver les meilleurs élèves de ce cursus et vont alors lui proposer un petit jeu macabre : inventer le crime parfait en faisant en sorte que les autres n’arrivent pas à élucider les conditions qui ont provoqué la mort d’une personne…Effectivement, voilà ce que j’appelle de l’originalité : jouer directement sur le contraste entre le serment d’Hippocrate (cité en début de film) et le jeu meurtrier auquel s’adonne ces étudiants juste pour savoir qui est le meilleur est une idée plus qu’intéressante puisqu’elle fait directement référence à cette interrogation qui existe depuis les origines de la médecine selon laquelle certains docteurs se prendraient pour l’égal de Dieu. Mais ce qui rend cette idée encore plus originale et le film plus malsain, c’est que le héros se prête à ce jeu sans trop d’hésitation finalement : la vanité est bien mauvais défaut…à un tel point qu’on ne peut que facilement rapprocher le personnage de Ted à celui de Faust de Goethe. Ted va donc succomber à ce petit concours morbide mais aussi aux habitudes délurées des autres membres du groupe : drogue et sexe vont alors devenir ses hobbies favoris, lui faisant perdre petit à petit toute convention. Contrôlant bien son suspense, on est même surpris de la tournure que prend l’histoire lors du troisième acte (jouer sur les codes du genre en les contournant, c’est toujours sympa !) et on est aussi agréablement surpris par le côté glauque et assez gore de certaines scènes (âmes sensibles, gare à vous !). Ted est joliment interprété par Milo Ventimiglia et cela fait plaisir de revoir notre cher Peter Petrelli de la série "Heroes" dans ce rôle assez « darky ». Petit bravo aussi à Michael Weston (le détective privé qui sort avec Cuddy dans "Dr. House") qui nous campe un joli allumé du bocal qui fait froid dans le dos ! Par contre, petite déception concernant Alyssa Mylano ("Madame est Servie", "Charmed"…bon dieu, c’était une réunion d’anciens de séries TV ce film ou quoi ?!!) dont le rôle est très très limité à l’écran…à croire qu’elle n’est là que parce qu’il fallait un nom connu pour attirer le public ! Pour terminer je ne peux que vous conseiller de voir "Pathology" car il s’agit d’un bon petit film à suspense qui sort des sentiers battus : enjoy it !!
Il est clair qu’en regardant un film dont le titre est « Pathology » je ne pouvais pas m’attendre à un chef-d’œuvre du septième art, mais à ce point s’en est presque parodique. On assiste pendant une heure trente au petit jeu pervers auquel se livrent des étudiants en médecine légale et qui consiste à tuer une personne et à mettre au défit ses petits camarades de trouver comment le meurtre a été commis. Le tout se déroule sur fond de manipulation, de consommation de drogue et de relations sexuelles ou le sordide le dispute au scabreux. Les personnages sont à la limite du caricatural et les péripéties du film sont à ce point convenues que ce thriller perd toute tension et que l’hémoglobine dispensée ne parvient même pas à nous faire un instant frissonner. Les acteurs débitent des dialogues insipides où fleure le rance d’une morale douteuse qui pointe allègrement le bout du nez dans un final totalement convenu et ridiculement odieux. On se demande bien ce que Milo Ventimiglia et aller faire dans ce film de série Z sinon cachetonner en nous offrant une interprétation aussi apathique que les corps qu’il dissèque dans le film, je passe sur la présence de quasi figuration d’Alyssa Milano qui sait à l’évidence mieux choisir ses séries que ses films. Causes du décès un scénario indigent, des dialogues stupides, un sujet vu et revu et des acteurs à l’interprétation outrée ou anémique c’est selon amenant à une attaque massive et fatale de médiocrité.
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3,0
Publiée le 16 février 2013
Un bon film assez original, le scénario est accrocheur, les acteurs sont bons même si ils sont un peu mono expressif et les autopsies sont super bien fait et assez trash.
Excellent! J'aurais été déçu si ca avait été moins cru, mais là tout est impeccable. Les scènes gore soulignent totalement le propos du film. Nous on a envie de s'indigner mais eux ne pensent qu'à aller plus loin. Quelle est la limite? Comment être aussi froid? Pathology malgré son manque de moyen touche sa cible en plein dans le mille.
Excellent film, ambiance glauque et malsaine, bonne interprétations, quelques passages un peu gore mais franchement pour ceux qui aime ce genre de film comme moi, foncez ! Et d'ailleurs une très bonne fin ..
Pathologie est un film d'horreur original qui sait bien profiter du boulot de médecin légiste pour proposer une superbe idée de film derrière. Dommage que le film a peut-être cherché à trop en faire pour parfois ne pas se concentrer sur son idée de base.
En effet, dès les premiers instants, on devinera qu'il s'agira presque d'un teen movie. Le casting est bon et Milo Ventimiglia (de Heroes) est très convaincant dans ce rôle principal. Le film nous proposera des meurtres mais aussi de l'humour (des bizutages par exemple) et du sexe. Pourquoi pas oui ? Sauf qu'on parle d'autopsie : le mélange d'horreur, d'humour et d'érotisme ne donnent pas un mélange très digérable. Le manque de sérieux se fait sentir et le film aurait pu se la jouer plus glauque. Dans sa première partie, il y a trop de scènes de cul vraiment inutiles : ça excite plus qu'autres choses au final. Surtout que déjà le casting féminin est alléchant faut le dire. Après les relations entre les personnages sont biens (jeu, manipulation, amour, sexe et trahison) et ont de l'importance pour la continuité de l'histoire (on le voit clairement à la fin où tout empire). Le film manque juste de la finesse dans l'enchaînement entre l'horreur, l'humour et l'érotisme qui n'évite pas de dénaturer le tout. Il sera difficile de juger ce film pour le coup sur son principal objectif. Est-ce drôle ? Ça fait-il peur ? Ça excite ? Ça dégoûte ? On n'en sait rien finalement. Malheureusement sur son idée de départ, ça tourne vite en rond et le film a peu d'idées : les meurtres se ressemblent vite et ne sont pas si exceptionnels que ça. Heureusement que la fin remotive notre attention dans un ton plus sérieux.
Pathologie est donc un bon film novateur mais qui aurait pu être plus appliqué dans son écriture et dans ce qu'il voulait clairement procurer au spectateur. Cela reste bien sûr un film sympathique à suivre avec une idée qui sort du lot, un rythme assez bon et des personnages convaincants.
Un thriller sombre, sanguin et psychologique qui nous plonge dans une atmosphère d'angoisse dès les premières minutes. Le suspens y est intense et monte petit à petit pour tomber et mieux revenir nous chercher. L'histoire tient la route, malgré quelque scènes lourdes, le petit bémol pour moi sera de voir Alyssa Milano qui, bien que je l'apprécie, fessait quelque peu tâche.
En bref, un bon thriller noir dans la lignée de "The Divide", une ambiance forte et prenante. A regarder l'esprit ouvert.
Un vrai thriller dont les images glacent le corps... Le thème de la mort dans les morgues est souvent mal exploité mais ici tout est crédible, intriguant et cela attise la réflexion.
Hm la grande déception, en lisant le synopsis, je me suis dit qu'c'était un de ces films qui font frémirent à cause de l'ambiance froide et glauque des hostos...eh ben non, rien à voir, ce film n'a aucun espèce d'interêt, on jongle entre l'attitude dépravée, le non sens et quelques fois avec les jeux de meurtres. Qu'on se le dise ce n'est plus ce sujet qui dirige le film ! On tourne en rond et ça ne mène à rien de vraiment concret.