Avis : Le premier jour du reste de ta vie - Page 2
Le premier jour du reste de ta vie
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Yasujirô Rilke
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0,5
Publiée le 25 septembre 2008
Le ton est évoqué dès le générique -aux consonances télévisuelles- de «Le premier jour du reste de ta vie» (France, 2008) de Rémi Bezançon : des photos-souvenirs resplendissantes de bonheur se croisent et se chevauchent sur fond d'une musique euphorisantes. Des années 70 aux années 2000, le cinéaste retrace les modes et les coutumes de chaque décennie, en passant pour ce faire, par les «premières fois». Premier baiser, premier pétard, premier appartement... l'inventaire se fait au fil des vies et des morts. Mais les évènements de la vie n'équivaut pas à ceux de la mort. Quand les premiers explosent dans un feu de couleur scopitonesque, les derniers prennent leurs temps pour réduire du mieux possible les troubles de la mort. La déception face au film provient de la transpiration continuelle de l'écriture au travers des images. Les dialogues, à la verve semblable au théâtre de boulevard, ne sont pas dit avec l'aisance, la fluidité que nécessite le cinéma. Le one-man-show, et toute la démagogie de certains, rencontre la publicité et sa force attractive. De cette union résulte une oeuvre rose-bonbon, où les premières fois sont les occasions pour s'esclaffer ou pour s'attrister, en tous cas pour se satisfaire de pathétique. Lorsqu'un fils quarantenaire se plaint à son père de ne jamais l'avoir aimé, Bezançon exprime une idée puérile de la famille. Desplechin fait de même dans «Un conte de Noël», or il met à profit le lexique cinématographique, si bien qu'en ressort une honnêteté de ton que Bezançon cache derrière les afféteries de la comédie, parfois vulgaires. Le principe liminaire de retracer sur les trente dernières années la vie d'une famille middle-class française est ambitieux. Or tout cela est rasé d'un seul geste, celui d'un style cinématographique qui veut donner une importance démesurée aux sentiments -aussi passagers qu'ils sont futiles- de chacun des membres de la famille.
Il y a des semaines, des mois, des années qui filent sans que rien de vraiment particulier se passe, sans qu'on sente vraiment le temps passer... et puis arrive un jour, une seule journée où tout s’accumule comme si ce fichu temps perdu ne pouvait être rattrapé que dans une durée aussi courte... Le nombre de ces journées dans toute une vie "moyenne" peut se compter grandement sur les doigts des deux mains... C'est cette sensation qu'arrive à nous faire ressentir le réalisateur-scénariste Rémi Bezançon grâce une narration qui met en scène quinze ans de vie en cinq jours particuliers. Et c'est cette dernière qui fait l'originalité du film qui pêche parfois par quelques poncifs et autres stéréotypes mais heureusement l'ensemble est rattrapé, outre par la narration, par une très belle interprétation dont se distinguent particulièrement le couple Jacques Gamblin-Zabou Breitman ainsi que Déborah François, César du Meilleur Espoir féminin pour l'occasion (peut-être une des deux-trois seules fois dans les quinze dernières années où cette récompense n'a pas été décernée bêtement !!!). Avec tout ça, défauts et surtout qualités, "Le Premier Jour du reste de ta vie" file très vite à la vision ; comme le temps en fait...
c'est une tannée ce film , mon dieu que cette famille pue le bonheur ,entre boboland et politiquement correcte tout est téléphoné , les parents pseudos cool gaucho semi bourge c'est clihé à donf y a pas une once de sincérité dans ce film vraiment à chier heureusement que je l'ai vu sur la tnt en train de me faire sucer y avait rien d'autre à foutre ce soir là. Aller le troll essaies de supprimer ma critique hahahahaha
Succés surprise de ces dernières semaines, ce film est pourtant une nouvelle preuve patente de l'inanité du cinéma français commercial.
Enième film choral sur les atermoiements familiaux en sentimentaux de bobos quarantenaires le film traine une paresse visuelle absolue, un scénario prévisible et des dialogues atones. Beaucoup trop long, il noie ses personnages dans une succession de clichés qui ennuient voire agacent ...
Bon j'ai arrêté au bout de 40 minutes...et c'était long. Bourré de clichés, sur la famille, la crise d'adolescence "mais maman le jean troué c'est grunge tu comprends paaaas"...trop dur quoi. Nan mais sérieux...quand je vois autant d'éloges sur ce film ça me fait peur... Qu'est ce qu'il fout là Gamblin ?
Il n'est pas sûr que décrire le temps qui passe soit un bon sujet de cinéma, sauf quand on domine totalement son sujet et sa mise en scène. Ici tout est prédictible, tout a déjà été vu quelque part. Et le vieux procédé d'exploiter de vielles photos et des films Super 8 pour illustrer la nostalgie de l'enfance et du temps qui passe est désormais bien simpliste. On peut dire que ce film est bien joué, que les personnages y sont sympathiques, que chacun d'entre nous a vécu des situations semblables, mais au fond la mécanique est un peu poussive, ses ressorts usés. Jouer sur la sensibilité primaire du spectateur qui peut se reconnaître dans ces chroniques de la vie ordinaire est un procédé facile. On sait bien que la vie est une série de micro-évenements sans intérêt mais qui constituent une trame originale et non transmissible, "notre" vie. Les amours, les peines, les engueulades, les petites et grands trahisons, les rancoeurs, les deuils en forment les ingrédients basiques que chacun assaisonne plus ou moins à son gré. Mais ce film de la vie a vraiment besoin d'un metteur en scène et d'un scénario toniques pour nous surprendre et transcender notre propre script. Hélas, ce n'est pas le cas ici.
Certes, on pourra toujours regretter quelques scènes scènes un peu longuettes ou lourdaudes, mais au fond qu'importe, tant le plaisir est dans l'ensemble grand. Après son déja excellent "Ma vie en l'air", Rémi Bezançon récidive avec cette chaleureuse chronique familiale, jouant de manière très subtile et bien dosée sur les différents moments d'une vie, que ce soit la tristesse, la joie, l'émotion... On passe d'ailleurs vraiment par tous les états, et il est vrai que les personnages s'avèrent incroyablement attachants, justement par ses défauts et ses qualités face auquelles on se reconnait avec une très grande aisance. Le scénario s'avère bien écrit, tout comme les dialogues, et le montage est quant à lui très réussi, nous permettant grâce à cinq journées très bien choisies l'évolution des comportements et des gens lors d'une vie. Bref, un film drôle, émouvant, sensible, voila du cinéma français comme on l'aime et on en redemande. Un petit bijou!
Quel film ! Il s'agit pour moi d'un chef d'oeuvre tant rien n'est à changer dans ce bijou du 7ème art. On suit une famille avec 3 enfants principalement durant leur jeunesse et leur début dans l'âge adulte. Tout cela sur une douzaine d'années sur 5 journées décisives d'une vie de famille, cinq journées importantes où plus rien ne sera comme avant. Drôle, triste, touchante, des personnages puissants et des interprétations magnifiques. Bref : du grand art !
L'histoire d'une famille de 88 à 2000... Pourquoi cette période ?! Aucune idée ! Le film est très bien écrit ave un scénario qui reprend un peu la base du chapitrage genre "5x2" de François Ozon pour ne garder que les moments forts de la famille et des personnages. Le tout donne un film cohérent et réaliste où chacun reconnaitre un morceau de famille. Beaucoup d'émotions et des acteurs très justes. Bémol pour le maquillage (12 ans ça se voit, non ?!) et on peut regretter le peu de place faite au rire. Cependant ça reste un très bon film français.
Ce film me rappelle beaucoup un autre film sorti récemment mais à la sauce italienne: Ciao Stefano. Presque tout pareil: une famille à la loupe devant la caméra, les rapports enfants-parents, 3 enfants dont 2 garçons (même que nous avons un Albert et un Alberto pour la version italienne, si, si), un guitariste (ça doit faire cool)... pas grand chose de consistant et de la musique pour remplir le film. Et là tout pareil, je n'ai tenu qu'une heure devant autant de clichés / facilités, tout est téléphoné, etc... de la psychologie à 2 sous, et là encore la critique se pâme, j'y perds mon latin. Je précise: je suis restée une heure pour les acteurs en espérant m'intéresser aux personnages. Peine perdue, un pur ennui... d'ailleurs rien que le titre: con au possible, je me venge de mon heure perdue, na!
Le meilleur film français de l'année. La vie d'une famille qui ressemble à toutes les familles françaises avec ses hauts et ses bas. Le scénario est très bon et le film très bien réalisé. C'est très émouvant du début à la fin, celle ci est à la fois très dure et très belle. Je suis un grand fan de Jacques Gamblin, il est encore une fois parfait. Zabou Breitman est aussi très bonne dans ce film et les trois grands espoirs assurent, Pio Marmaï en tête pour moi. Ce film me fout les poils à chaque fois que je le revois, très fort !
"Le premier jour du reste de ta vie" est un film français entre la comédie et le drame, réalisé par Rémi Bezançon. Il raconte les mésaventures d'une famille presque comme les autres, une famille de trois enfants. Ainsi, le récit se décompose en cinq chapitres où chaque chapitre approfondit un personnage en particulier. On obtient donc un scénario particulièrement bien construit et cohérent, allant à l'essentiel en mettant en évidence les éléments fondamentaux dans la vie de cette famille. Globalement, le film est très réaliste, sauf certains traits de caractères des personnages parfois un peu appuyés. De plus, les acteurs, bien que peu connus, sont très bons voire excellents, que ce soit Jacques Gamblin, Zabou Breitman, Déborah François, Marc-André Grondin, ou encore Pio Marmai. La musique accompagne parfaitement bien le récit, parfois joyeux, parfois triste. Car, comme dans n'importe quelle famille, celle-ci traverse également des épreuves difficiles, ponctuées d'instant de joie. L'humour est également présent. Rarement, un drame français nous avait autant plu, car presque tout est réussi dans ce film. "Le premier jour du reste de ta vie" est sans doute l'un des meilleurs films français de 2008.
Un film français sans aucun rythme (hormis celui des bâillements et des soupirs du téléspectateur), qui use et abuse de tous les clichés imaginables sur le thème concerné pour arriver à nous émouvoir, unique but recherché. Résultat : les personnes qui ont comme moi remarqué le ton larmoyant poussé à l'extrême de cette...chose ne peuvent pas être convaincues. Le temps qui passe, je veux bien. La découverte du plaisir pour une adolescente, je veux bien. La difficulté de parler à sa famille de son homosexualité, là je suis d'accord. Mais pas de cette manière là, pas avec ces personnages antipathiques et caricaturaux et pas dans cette bouillie, mélange de prétention et d'envies inassouvies. Voyez plutôt, comment Jean-Marc Vallée est parvenue à une réussite, sur un sujet similaire dans son excellent C.R.A.Z.Y.