Rémi Bezançon retrace la vie d'une famille moyenne de 3 enfants, sur une grosse décennie. L'originalité du procédé est que l'on s'intéressera à 5 journées, chacune ayant changé la vie d'au moins l'un des membres de la famille. La grande force du film est son écriture, qui propose des personnages attachants et réalistes, dans lesquels chacun peut se retrouver, tout au moins en partie. Ceux-ci sont campés par des acteurs convaincants et à l'aise avec le registre comico-dramatique de l'ensemble. On appréciera également la sobriété de l'humour et du film en général, dont le propos est qu'un simple événement ou une simple journée peuvent bouleverser une vie. Et ainsi altérer dramatiquement des relations familiales en apparences stables, la cellule familiale étant évidemment au cœur du film. Le tout présenté avec un montage assez adroit, qui jongle régulièrement avec des flashbacks pour contourner sa propre règles des "cinq jours". "Le Premier Jour du reste de la ta vie" est donc un drame de bonne tenue, très plaisant à regarder.
Si vous cherchez un film traitant de la famille dans tous ces aspects des plus tendres aux plus sombres, c'est bel et bien "Le premier jour du reste de ta vie" que vous devez absolument voir (si ce n'est pas encore fait sacrilège!). C'est juste... vrai et sincère, authentique et rafraichissant, drôle et cynique, musical et rythmé. Bref, déjà l'idée de partager le récit en cinq jours importants pour chacun des membres de cette famille est excellent. Après ce que le jeune réalisateur Rémi Bezançon a su en faire est d'autant plus à la hauteur. Une famille, on en a tous une, elle est loin d'être parfaite, pleine d'histoires et de non-dits mais on y est malgré tout attaché car ben, c'est quand même notre premier lien sur terre. C'est à peu près comme ça que je qualifierais le message universel de cette œuvre qui reste à ce jour un des meilleurs films français du XXième siècle. Le dernière scène est je trouve très émouvante, en finesse sans larmoyant pathos dont on s'est pourtant si bien habitué spoiler: pas la scène ou la mère ouvre l'urne au bord de l'océan, mais plutôt celle où elle dégonfle le coussin de son mari pour sentir son souffle, le réalisateur met volontairement l'accent sur son rôle de mère et nous rappelle qu'à la fin, tout ça n'aurait pas pu être possible sans l'amour. . Un joli message, "Le premier jour du reste de ta vie" sort du lot.
Objectivement ce film a tout pour lui : un casting sympathique, une structure bien définie (un jour par personnage), et une réalisation vraiment remarquable. Mais au final, si j'ai suivi sans déplaisir cette famille qui évolue dans le temps, à aucun moment je n'ai été bouleversé par cette succession scolaire de situations et je n'ai pas vraiment pu m'identifier ("cette famille c'est la vôtre" n'a pas fonctionné).
D’une grande fluidité, les années qui passent, dans cette famille ordinaire qui pourrait être la notre, s’observent et nous interpellent car elles nous parlent. Car “Le Premier Jour ...“ choisit la sobriété et la normalité, et non l’extraordinaire d’une famille qui n’existe que pour le Cinéma. Les drames et les joies, les relations sentimentales fluctuantes, les hauts et les bas: tout se morfond avec les gestes et rituels du quotidien, dans des explications franches ou des silences qui en disent long. R.Bezançon maîtrise ce film choral avec une grande fluidité en maniant adroitement des séquences avec une constante justesse dans son propos, ses choix artistiques et l’enchaînement de ses séquences drôles et dramatiques. On peut regretter que le procédé qui fait passer 5 ans de vie d’une scène à l’autre a parfois recours à des raccourcis scénaristiques et quelques clichés un peu simplistes, mais étaler le temps permet aussi d’apprécier et d’atténuer certaines scènes parfois démonstratives. Très beau et juste casting, qui permet aux 5 protagonistes aux natures bien différentes d’exploiter au mieux leurs potentiels dramatiques. Et sympathique B.O. . Même si “Le Premier Jour du Reste de ta Vie“ manque parfois de profondeur, il joue habilement d’une authentique sympathie et empathie qui convainc à coup sûr.
Une excellente surprise, c’est frais, bien filmé, bien mis en scène, bien joué, Que demander de plus ? un film simple, touchant, générationnelle Ça m’a énormément toucher et ce film pourrait bien être le film de l’année français
A une période où cinéma d'auteur français rime souvent avec fade, ennuyeux et ampoulé, on ne peut qu'accueillir chaleureusement ce "Premier jour" qui jouit d'un véritable souffle et d'une grande sincérité dans sa démarche. Après un début un peu faiblard, Bezançon parvient malgré tout a insuffler un véritable lyrisme formel, bien inspiré, qui porte littéralement le film pendant une bonne heure avant de retomber un peu. Il nous rappelle parfois un peu « C.R.A.Z.Y » dans sa démarche, ce qui est vraiment plaisant, mais avec néanmoins beaucoup moins de relief. Car oui, même si les personnages sont attachants, dommage qu'ils soient dans l'ensemble un peu trop simplistes et pas assez « charnus ». C'est ce qui fera qu'on ne se laissera pas totalement subjugué par un film qui, malgré tout, se laisse déguster de bon cœur. En somme, voilà un "premier jour" qui saura récompenser les curieux qui s'y risqueront.
Très convenu, très ringard, trop long, prévisible et sans grande originalité. La nostalgie est une maladie négative. Gamblin joue Gamblin, Zabou joue Zabou, mais bon, pas trop mal. Deborah François joue très mal. Grosse déception donc, surtout après Ma vie en l'air. Disensable.
Un très beau film sur un quotidien familial... auquel on peut très facilement s'identifier... Les acteurs sont justes et sincères. L'histoire est commune mais marque par son réalisme touchant, grave et humoristique. On aurait pu se passer de François-Xavier Demaison et de Gilles Lellouche! Mais l'histoire reste cependant un portrait de famille d'une grande beauté.
Drôle, nostalgique et parfois triste, cette chronique familiale nous fait suivre les aventures d'une famille française sur une quinzaine d'années. Les acteurs sont tous excellents et s'en donnent à cœur joie. Plusieurs séquences succulentes. Un bon moment.
Je comprends qu’on puisse aimer ce film, … ou pas. En revanche, je ne comprends pas vraiment l’utilité de ce film, mis à part pour dire que la vie n’est pas facile, qu’être parent est le métier le plus difficile au monde et que les parents ne semblent pas être en mesure de comprendre leurs adolescents, simplement parce que ces derniers les trouvent trop ringards, dépassés par les événements concomitants avec les nouvelles mouvances. En fait, c’est toujours le même problème au fil des générations, et va même parfois jusqu’à s’amplifier. Vous l’avez compris, je fais partie de ceux qui n’ont pas franchement aimé ce film. Pourtant je ne vois rien à redire sur les aspects techniques, bien au contraire : je n'en pense que du bien. Alors que le spectateur est invité à suivre douze années d’une famille composée de cinq personnes, le récit a été concentré sur cinq jours : un par membre de la famille, ce qui constitue des fragments d’une grande précision quant à la psychologie de chacun de ces personnages. Des fragments séparés par de longues ellipses pendant lesquelles rien de notable ne se passe, mais ça : c’est selon l’imagination du spectateur qui le déterminera. La mise en scène est à la mesure de l’écriture du scénario : intelligente, soignée, précise. Avec l’interprétation sans faille des comédiens, notamment Jacques Gamblin excellent, on se rapproche de cette famille, comme si nous étions des privilégiés en train d’assister à son évolution dans le temps. On notera également la très bonne prestation du Québécois Marc-André Grondin en plus jeune fils de cette famille. En fait, tous les acteurs sont bons, jusque dans des rôles très secondaires. Ainsi on a la surprise de trouver Gilles Lellouche en rasta, Roger Dumas en vieux acariâtre, et François-Xavier Demaison en professeur passionné de cinéma, ce qui a le mérite d’apporter des personnages hauts en couleur autour de cette famille somme toute des plus banales. Seulement voilà : outre une moralité inéluctable qui ne ment pas sur la réalité, où est l’autre intérêt ? Où est l’aspect divertissant ? Ne cherchez pas, il n’y en pas, et on peut avoir tendance à trouver ce film un peu longuet (1h54 tout de même!). A aucun moment, il y a de petits grains de folie qui auraient redonné du peps à l’histoire. Mon constat est amer : dans le cinéma français, on s’évertue à tourner de tels sujets sous forme de drame, alors que je pense qu’il y a avait la place ici de faire quelque chose de plus enlevé. Et donc fatalement de plus divertissant. Regardez "Intouchables" par exemple, arrivé 3 ans plus tard sur nos écrans : le message est fort, et pourtant on se marre bien. Et si "Intouchables" a été tourné de la sorte, c’est parce que les personnes sur qui s’inspirent cette histoire avaient mis la seule et unique condition que le film soit tourné sous forme de comédie. Tout le monde sait ce que ça a donné. Le réalisateur de "Le premier jour du reste de ta vie" Rémi Bezançon est talentueux, mais il devrait peut-être en prendre de la graine. En attendant, son long métrage est surestimé selon moi.
Ce film est une réussite totale. D'un scénario bien ficelé aux dialogues justes les comédiens magnifiques laissent passer des émotions fortes, joyeuses, moroses tristes, aussi. La mise en scène est impeccable dans sa simplicité. La bande son est formidable aussi. N'attendez plus ... ALLEZ-Y !
On m'avait vendu ce film comme un chef d'oeuvre du cinéma français, une pépite d'or à voir et à revoir sans s'en lasser un seul instant. Si il est clair que "Le premier jour du reste de ta vie" ne représente pas le film parfait, il n'en demeure pas moins un film intelligent et réussi. Construit narrativement en suivant les cinq membres d'une famille, Rémi Bezançon livre un portrait non pas dénué de clichés mais ô combien sincère. C'est cela qui fait tout le charme du long-métrage. Un film simple et drôle, triste aussi parfois, qui renvoie à des moments de vie propres ou fantasmés. Dommage que la mise en scène soit bien en déça de l'histoire mais qu'importe, "Le premier jour du reste de ta vie" apporte un véritable coup de fraicheur dans le cinéma français et que dire si ce n'est que ça fait un bien fou.
Une comédie d'excellente qualité, ce qui est rare pour ce genre : très bien jouée, dialogues croustillants, humour subtil, émotion… Cinq journées pour chaque personne d'une famille de cinq, étalées sur douze ans. Un régal.
Artistique et sensible ce film aura du mal à laisser indifférent. Les quelques incohérences et légères grossièretés de réalisation sont rapidement enfouies sous l'appropriation personnelle que se fera le spectateur du thème de la famille. Les ficelles de l'émotion sont diaboliquement tressées. Un moment à partager.