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Un visiteur
3,5
Publiée le 10 août 2010
Un très bon film traitant d'un thème assez intemporel qui est l'immigration. On suis le destin de divers personnages et cela permet au film non pas de perdre le spectateur mais d'avoir une certaines dynamique. A voir également car les acteurs sont très bon et aucun n'est plus mis en avant par rapport à un autre, chacun à sa place dans ce film.
Film choral traitant de l'immigration au USA , le sujet n'est qu'effleuré selon moi et le trop plein d'histoires distinctes ne permet pas au réalisateur d'approfondir plus longuement sur les personnages . Le film n'en est pas mauvais mais aurait pu être bien meilleur surtout au vu du casting et du potentiel du thème . Peut mieux faire .
Pas une grande réussite, mais le 'Droit de passage' mérite d'être visionné car le thème du film est très intéressent ! Tout d'abord, visuellement, c'est plus que correct. Le casting est crédible, ect. Mais comme souvent, j'adhère peu au côté "propageant" du long-métrage. A conseiller, mais c'est pas indispensable.
Quand Hollywood s'attaque au délicat sujet de l'immigration clandestine, on ne pouvait s'attendre à autre chose qu'à ce déballage de bons sentiments. Ce film choral nous présente différents personnages particulièrement stéréotypés (le gentil flic, la musulmane victime du racisme ou bien encore la jeune actrice en quête de reconnaissance...) faisant chacun face à leur manière au problème à travers des scènarios sans originalité et un jeu d'acteurs souvent faible.
J’ai très souvent dit qu’un casting de grande classe ne faisait pas forcément un grand film. La preuve nous en est donnée encore ici. Le réalisateur Wayne Kramer nous propose une lecture de son propre scénario pour nous parler de l’immigration aux Etats-Unis. Pour ce faire, il s’est arrêté sur plusieurs destins. Peut-être trop. Durant environ une heure, on se demande où tout cela va nous mener. On s’attend à ce que tous ces hommes, toutes ces femmes, ces enfants, ces familles venus chercher un meilleur avenir finissent par se relier. Mais non, ce ne sont que des fenêtres ouvertes sur des gens précis, en offrant systématiquement deux points de vue : celui de l’immigrant, et celui du système. "Droit de passage" serait alors sans manichéisme, comme l’a annoncé le cinéaste ? Je n’en suis pas si sûr. Ayant été lui-même un immigrant, il parait difficile de rester neutre sur un sujet qui l’a concerné au plus près. Et en effet, il condamne (sciemment ou pas) un certain nombre de choses à travers son œuvre qu’on pourrait qualifier de personnelle : l’abus de pouvoir mêlé à de l’abus de faiblesse exercé par un homme qui fait la pluie et le beau temps auprès des gens venus chercher le rêve américain. Tout un panel de destins sont représentés, donnant ainsi la possibilité au spectateur de vivre de grandes émotions. Car ce dernier le sait, certaines situations deviennent magnifiques, alors que dans le même temps d’autres virent au drame. Au lieu de ça, les moments forts sont rares. Il y a bien le petit focus sur Mireya (Alice Braga) et de son jeune fils (Aramis knight, résolument touchant bien qu’il ne prononce pas un seul mot) qui est sujet à une certaine compassion et attendrissement. Mais le traitement reste superficiel et les émotions ne sont pas ce qu’elles devraient être. Et c’est ainsi pour toutes les situations évoquées. C’est la résultante d’un désir trop grand d’offrir un propos neutre. Prenez le temps de réfléchir au cas de Claire Sheperd (Alice Eve) et de Cole Frankel (Ray Liotta) : il y aurait de quoi choquer le public mais la superficialité est telle que la situation parait normale. Du coup, ça n’interpelle même pas. Finalement, la seule chose qui choque est le point de vue de Talisma, interprétée par Summer Bishil, la seule selon moi à tirer son épingle du jeu. Pourtant elle a hérité du rôle le plus difficile, tout du moins le plus osé. Ce que je vais dire risque d’en choquer plus d’un, et de là je risque de perdre quelques lecteurs en route, mais tant pis j’assume : son jeu est si convaincant que le spectateur est presque (et j’insiste sur le mot "presque") enclin à comprendre le raisonnement de son personnage, et même à lui accorder le bénéfice du doute si… si son regard ne se transformait pas du tout au tout pour se perdre dans une dureté aux portes de la haine qui vous refroidit tout net. Au final, "Droit de passage" ressemble plus à un catalogue de cas possibles et imaginables, comme n’importe quel documentaire aurait pu le faire. D’ailleurs ça a été déjà fait (et le sera encore en regard de l’actualité), excepté le cas où on voit Alice Eve dans son plus simple appareil. Certes elle est bien faite, mais ça n’enrichit en rien le propos. Nous accordons le fait que Wayne Kramer ait voulu montrer la vérité toute nue mais un peu de pudeur aurait fait du bien, à l’image de celle qui a été exprimée en ne montrant pas vraiment le corps de la victime en toute fin de film. Un film dispensable, donc…
Droit de passage, en plus d'être un drame peu conventionnel dénonçant les difficultés de parvenir au rêve américain, se révèle être d'une portée surprenante. On aurait pu s'attendre à un synopsis classique, mais l'inverse se produit et l'on suit avec clarté des destins qui se croisent, s’entremêlent et parfois se rejoignent. Wayne Kramer, qui n'a réalisé jusqu'ici que quatre films, possède déjà un savoir-faire adéquat à ce que l'on attend aujourd'hui. Par ailleurs, Harrison Ford s'introduit avec intelligence dans son rôle et réussit à convaincre sans pour autant monopoliser les attentions.
Droit de passage traite d'un sujet passionnant et peu traité. Mais il le fait avec tellement de parti pris et de subjectivité que cela lui fait perdre toute crédibilité. Le film se perd dans sa "choralité" pour devenir un bulletin de propagande plutôt qu'un film de cinéma..... est-il permis de dire que cette vidéo électorale a fait un énorme bide dû sans aucun doute à son caractère partial ?...... c'est mauvais et les acteurs le sont aussi car peu convaincus de leur rôle..... dommage
Mon premier conseil que je vous donne c'est de ne surtout pas écouter les critiques presses qui ne savent pas de quoi ils parlent. Pour moi, Droit de Passage est un film exemple qui traite honnorablement le sujet de l'immigration aux Etats-Unis. Le rêve de chaque immigrant est d'obtenir la fameuse Carte Verte mais on ne l'a donne pas comme ça à n'importe qui, elle se paye à un certain prix... Si vous aimez les vrais films avec un bon scénario, Droit de Passage en fait parti.
Ce film choral aborde le problème du statut des immigrés aux Etats Unis et la quête à tout prix de la fameuse Green Card. Mélangeant bonne conscience politique et éloge finale appuyée des valeurs de la citoyenneté américaine, le scénario n'est pas maladroit et sait raconter avec efficacité ces chapitres en mosaïque à la manière de Collision de Paul Haggis. On pourra néanmoins déplorer le côté consensuel de l'ensemble, trop soucieux de ne choquer personne.
Sujet particulièrement délicat , Wayne Kramer signe une oeuvre profonde et boulversante . Nous savons tous qu'aujourd'hui , il est très difficile de réaliser un long-métrage sur un sujet sensible ; à savoir ici le passage des immigrés au dela de la frontière Mexique/Etats Unis . Par ailleur ce passage de la frontière est très peu exposé au reste du monde , il est par conséquent très interessant d'etre ancré dans une intrigue tel que celle ci . Harrison Ford campe à merveille , comme à son habitude , un policier à grand coeur ; l'ensemble des seconds rôles est tout à fait correcte . Cependant trop de clichés sont omniprésent ( l'homme d'affaire corrompu , la discrimination envers les afro-Américains et les Asiatiques etc etc ) et ca nous exède rapidement . Par ailleurs " Droit de Passage " reste instructif et l'on appércie cela !
Droit de passage est un film fourre-tout sur un sujet d’actualité brûlant en 2010 : Les épreuves subies par les migrants pour accéder au rêve américain après le fameux 11 septembre. Du passage de la frontière américaine, de l’intégration au style de vie occidental et jusqu’à la naturalisation, le réalisateur ratisse large et veut tout passer en revue. Et c’est bien là que réside le problème : A vouloir aller dans les extrêmes, les clichés s’enchainent. Du coup, on tombe dans les amalgames : Les musulmans sont extrémistes sinon suspects et ne peuvent pas s’intégrer… Les chinois vont tomber dans les griffes des gangs. Les femmes sont prêtes à coucher avec les types peu scrupuleux de l’immigration… Bref ! Le réalisateur s’applique également à montrer la grandeur du peuple américain au travers du good guy Harrison Ford et de la good girl Ashley Judd. Genre : Dans notre pays, puisqu’on punit les méchants, il ne reste que les gentils. Un peu trop simpliste, tout ça ! Le film est toutefois sauvé du naufrage par des séquences éclairés notamment par les performances de Jim Sturgess et de Ray Liotta.
Quitte à parler de l'immigration aux Etats-Unis, autant réaliser un documentaire. Si les situations montrées ici sont relativement réalistes, on se demande bien où le réalisateur veut en venir, d'autant plus qu'il mêle grossièrement nationalité et religion... Certains acteurs réputés ne font que passer, totalement inutiles. Une oeuvre qui aurait pu être intéressante mais qui se révèle ennuyeuse et pompeuse.
Crossing over est un bon film de Wayne Kramer. Un bon scénario qui a été correctement maitrisé par le réalisateur. Une mise en scène correcte, une belle distribution avec notamment l’excellent Harrison Ford, mais aussi Ray Liotta ou encore Ashley Judd. Le film est intéressant et les idées sont biens traités. Bref c’est un film que je conseil, 13 / 20.