La Ballade de Narayama
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Hotinhere

794 abonnés 5 494 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 février 2020
«Affreux, sales et méchants» dans le Japon profond du XIXe siècle.
Un conte inégal à la fois âpre, cruel et pathétique. Si la première partie est assez ennuyeuse, la dernière est bouleversante.
Palme d'or en 1983.
Charlotte28
Charlotte28

204 abonnés 2 897 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 mai 2026
La vie paisible d'une petite communauté villageoise reculée, autarcique, régie par des traditions archaïques d'une absurdité terrifiante (et je ne parle même pas de l'ubasute!)... Défilent devant nos yeux ébahis spoiler: des scènes de viol, de prostitution, de zoophilie, de châtiments barbares
, chez des habitants en appelant aux superstitions selon leurs besoins, ne manifestant de la gentillesse ou de l'humanité que par utilitarisme, considérations pratiques ou égocentriques, dans une attitude profondément hypocrite, traitant de lâche celui qui fait simplement preuve de bon sens, sacrifiant une bru innocente puis en appelant à la valeur famille... Or, cette humanité abjecte est sans cesse mise en parallèle avec la violence des animaux qui pourtant ne s'inventent pas des règles aussi cruelles. Impossible donc de s'attacher aux personnages, le jeu outrancier (notamment dans les moments dramatiques ou prétendument drôles) n'aidant pas! Quant à la dernière partie, tout en soulignant la majesté des paysages, elle insiste sur l'âpreté du chemin, la fatigue de la marche, la répétition des efforts - nous faisant bien ressentir la morosité funeste du tête-à-tête, et un ennui certain! Interminable et moralement indigeste.
Bernard M
Bernard M

28 abonnés 514 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juin 2024
" La ballade de Narayama" nous fait voyager dans l'espace et le temps: japon 1860 et c'est un voyage assez réussi.Nous sommes en présence d'un peuple qui , pour respecter le rituel, doit gravir le Narayama à l'âge de 70ans, y rester et y mourir.Ce film peut se diviser en deux parties: la première retrace la vie villageoise avec plus ses problèmes ( surpopulation) que ses joies et la deuxième est un road movies pour se rapprocher des dieux, une ascension, un voyage initiatique....le personnage central est une femme qui va entreprendre ce parcours sans retour.C'est avec beaucoup de minutie et d'authenticité que le réalisateur aborde le sujet avec un côté documentaire parfois.Cependant cette première partie traîne un peu en longueur, peut-être pour que le spectateur ait le temps de se familiariser avec de nombreux personnages( même si le film gravite autour de quelques uns seulement) peut-être aussi pour que le spectateur saturé par les événements qui jalonnent la vie de ce village n'ait plus qu'une hâte: partir pour la montagne, façon de faire osmose avec celle qui n'a plus le goût de la vie ici bas.
Le voyage paraît ainsi comme l'apothéose tant attendue si on n'a pas décroché avant!.Le film ,proche de la nature, est aussi dur,bestiaire et bestial, à la limite parfois du soutenable en mettant des animaux en parallèle avec les humains dans des scènes assez scabreuses parfois;
C'est pourquoi j'ai trouvé le film intéressant mais avec quelques réserves plus sur la forme que sur le fond
Yetcha

1 085 abonnés 4 769 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2013
Imamura fait un remake du film d'Inoshita sorti en 1958. Je n'ai malheureusement pas vu l'original et ne peux donc pas comparer les deux. Cependant, ce film majeur du cinéma japonais montre avec force et sans voile une satyre de la culture et des traditions japonaises qui, encore aujourd'hui, poussent les personnes âgées à devoir se rendre utiles dans la société sous peine de devoir se supprimer dans "l'honneur et la discrétion". Combien de fois j'ai vu des personnes de plus de 80ans effectuer des tâches toutes plus ingrates et inutiles les unes que les autres au Japon... Un aspect de cette société qu'on connait peu et qui est souvent présenté comme une volonté farouche des personnes âgées voulant travailler jusqu'au bout. En définitive, ce n'est que le produit d'une société oppressante et sans échappatoire ne laissant pas le choix à nos aïeux que celui de vivre en travaillant ou mourir.
QuelquesFilms.fr

359 abonnés 1 765 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 avril 2021
C’est l’adaptation d’un texte de Shichirô Fukazawa, déjà mis en images par Kinoshita Keisuke en 1958. Tableau cru et cruel d’un mode de vie rural où l’homme, par ses instincts et ses actions, paraît être un animal comme les autres. Le réalisateur se plaît à établir de nombreuses comparaisons visuelles entre la vie des personnages humains et celle des serpents, souris, insectes… Regard malicieusement critique qui invite à l’humilité. On suit ce déroulé des jours avec curiosité, malgré quelques longueurs, une certaine sécheresse et une image très sombre où l’on ne distingue pas toujours grand-chose. Une scène sidérante : la vindicte populaire, fulgurante et radicale, contre une famille de voleurs… Et puis on en vient à ce qui fait la force tragique du film : le périple de la vieille femme, portée par son fils, vers son lieu de mort, le sommet de la montagne de Narayama. Découverte d’un incroyable cimetière d’ossements, peuplés de corbeaux, dont la poésie horrifique sera décuplée par l’arrivée de la neige. C’est là que naîtra l’émotion, enfin, au cours d’un adieu enlacé aussi simple que bouleversant. Émotion qui trouvera encore quelques échos, par la suite, via les menus détails d’un quotidien orphelin.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

94 abonnés 4 357 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2025
Au coeur de la montagne, on pénètre dans une communauté japonaise isolée et exposée aux rigueurs du climat et aux hivers de famine. On peine d'abord à bien cerner l'identité ou l'organisation sociale et familiale de ces villageois du passé, hirsutes et frustes, dont les croyances et les rites déterminent la hiérarchie et les relations, parfois cruelles comme on le verra.
Mais, progressivement, on s'attache, en dépit de ses moeurs brutales et arriérées, à cette société laborieuse dont l'existence, telle que le l'évoque Inamura, semble un compromis entre le récit ethnologique et la légende, balance entre authenticité et irréalité aux confins du cinéma fantastique.
Sombre, mais avec des moments de fantaisie, le film décrit un mode tribal faisant corps avec la faune, et dont la préoccupation essentielle, instinctive, est la quête de nourriture. De cette nécessité, qui inclut la régulation de bouches à nourrir, proviennent la sauvagerie et la tradition ancestrales. La sauvagerie consiste en des pratiques odieuses; la tradition, c'est cette fameuse ballade de Narayama évoquée tout au long du film. Avec des séquences poignantes et surréalistes.
Le réalisateur, simple témoin, initie la réflexion sur les croyances, s'y soumettre par la foi ou les contester par la raison et par une posture progressiste. C'est le petit débat contingent d'un film pas toujours passionnant mais surprenant et dépaysant.
Cadreum
Cadreum

62 abonnés 803 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juin 2025
Qui est le film ?
La Ballade de Narayama (1983) est un film du Japonais Shōhei Imamura, figure singulière du cinéma nippon d’après-guerre, souvent opposée au raffinement cérébral d’Ozu dont il fut pourtant l’assistant. Imamura filme le bas, les corps, les fluides, les instincts. Là où certains glorifient l’épure, lui creuse la glaise. La Ballade de Narayama arrive après La Vengeance est à moi (1979), œuvre crue et amorale, et s’inscrit dans la veine anthropologique de son cinéma : celle qui regarde l’homme comme un organisme plongé dans ses déterminismes biologiques et sociaux.

Le film adapte un roman de Shichirō Fukazawa déjà porté à l’écran par Keisuke Kinoshita en 1958, mais avec un style radicalement opposé. Imamura jette au feu toute stylisation, pour livrer une œuvre archaïque, viscérale, violente sans hystérie, qui nous transporte dans un village japonais d’avant l’ère industrielle, où la misère dicte les mœurs et où la tradition ordonne que les vieillards soient conduits au sommet d’une montagne pour y mourir, une fois leurs 70 ans atteints.

Que cherche-t-il à dire ?
Imamura ne fait pas un film de dénonciation. Il ne cherche pas à nous choquer, mais à nous forcer à reconnaître la logique cruelle et pragmatique d’une communauté confrontée à la rareté des ressources. Ce qu’il interroge, c’est la manière dont la société régule ses excès : de bouches à nourrir, de corps qui vieillissent, de désirs qui débordent.

La tension centrale du film, c’est celle entre la vitalité persistante du corps qui mange, qui désire, qui aime et la loi sociale qui l’invite à s’éteindre dès lors qu’il cesse d’être utile.

Par quels moyens ?
Orin, personnage central, est montrée dès les premières scènes comme trop vigoureuse pour son âge. Le fait qu’elle ait encore toutes ses dents est perçu comme une honte. Alors, seule, elle les brise sur une pierre. Cette scène est filmée sans emphase, avec un réalisme cru. Pas de musique, pas de ralenti : juste le son sourd des dents qui éclatent et le visage figé d’Orin. Ce geste violent et silencieux condense toute la tragédie du film : il ne s’agit pas de mourir dignement, mais de se rendre conforme à ce que la société attend d’un vieux corps. La mise en scène fait de ce geste une mutilation volontaire, une soumission calme et terrifiante à la norme.

À plusieurs reprises, Imamura filme les repas avec une attention documentaire. Les personnages dévorent, mâchent bruyamment, s’en foutent partout. Le manger n’est pas un moment convivial : c’est un acte de survie, de jouissance brute. Dans un plan resserré sur un visage en train de ronger une carcasse, le film rappelle que l’homme, ici, n’est qu’un animal légèrement civilisé.

Un vieillard, jugé indigne pour avoir refusé de se laisser conduire au sommet de la montagne, est maltraité par la communauté. On l’entend chanter, nu, affamé, relégué au statut de bête. Ce chant, pathétique et magnifique, déchire un instant la logique implacable du monde.

C’est sans doute le moment le plus emblématique du film. Le fils porte sa mère sur le dos, dans un silence presque sacré, à travers la montagne enneigée. Imamura filme cela comme une cérémonie païenne. Le chemin devient un rite d’effacement, une dernière étreinte entre deux corps que le monde sépare. Aucun plan ne vient signifier la douleur : c’est le paysage lui-même qui l’absorbe, comme un linceul.

Après avoir laissé sa mère sous un arbre, le fils redescend. La caméra reste un instant sur le corps abandonné, puis coupe sèchement, sans transition. Pas de tombe, pas de rituel : juste le silence. C’est là que le film est le plus cruel : quand il ne commente pas la mort, mais la constate.

Où me situer ?
Je suis resté hermétique au film, non par refus de sa cruauté, mais parce que sa radicalité m’a semblé refermée sur elle-même. J’admire l’ambition anthropologique, la sécheresse du geste, le refus de sentimentaliser. Mais à force de vouloir épouser la logique du monde qu’il dépeint, Imamura en vient à abolir tout ce qui permettrait au spectateur de respirer, de penser autrement.

Ce qui me dérange, ce n’est pas la brutalité, mais l’absence de respiration formelle. Le film est tout entier tendu vers la démonstration d’une loi biologique devenue loi sociale. Or, on aurait aimé que le film cherche des lignes de fuite, des résistances minuscules. Ici, tout est scellé d’avance, comme si la vie n’avait d’autre horizon que sa propre gestion.

Quelle lecture en tirer ?
La Ballade de Narayama est un film cohérent, implacable, d’une rigueur formelle indiscutable. Il parvient à rendre pensable ce qui ne l’est pas : la nécessité sociale de faire mourir les inutiles. Il a cette force de faire du corps un enjeu politique, de montrer que les sociétés archaïques n’ont pas le monopole de la cruauté fonctionnelle.
cylon86

2 838 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 janvier 2013
Voilà un film bien particulier, aussi intriguant qu'envoûtant. "La ballade de Narayama" est une sorte de conte cruel qui dépeint la vie dans un village japonais au fin fond de la montagne, parlant aussi bien de la difficulté du travail, des histoires de sexe et des règles qui existent en ce lieu comme celle que les vieillards doivent laisser leur place aux jeunes à la fin de leur vie et sont obligés d'aller habiter sur la montagne de Narayama pour y mourir. Imamura filme ces habitants sans oublier la nature qui les entoure et qui fait partie de leur vie avec un réalisme assez saisissant et même si le film est lent il n'est jamais ennuyeux, perdant tout de même parfois le spectateur en cours de route à cause de sa mise en scène qui laisse la part belle aux scènes nocturnes et donc difficiles à bien distinguer. Il y a aussi toute la culture japonaise qui parfois nous échappe mais ne nous empêche pas de profiter du film, en particulier des superbes paysages comme ceux enneigés de la fin, le tout avec une très belle musique et une certaine poésie.
Nicolas L.
Nicolas L.

118 abonnés 2 085 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 janvier 2020
Une palme d'or qui m'échappe... C'est certes jolie niveau paysage mais le scénario n'est pas très intéressant et d'un point de vue mise en scène rien de bien transcendant... Il y a un rapport à la nature et son rapport avec l'humain OK et puis quoi ?? Bah pas grand chose en fait... Les personnages tous hystériques sont caricaturaux et ne subissent à vrai dire aucune évolution... Seul la dernière partie du film trouve intérêt à mes yeux car le film prend sens dans une certaine poésie propre au cinéma japonais mais bon... C'est 20 minutes sur 2h30...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 18 juillet 2012
Déçu par ce film que je pensais digne des grands classiques du cinéma japonais. L'histoire est intéressante, Imamura montre sans détour l'hygiène de vie, les croyances et la bêtise des gens de l'époque. Le problème est qu'au niveau réalisation sa manque de souffle et il y a énormément de scènes ou on y distingue par grand choses.
Plume231

4 413 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 décembre 2011
Après avoir lu divers avis qui disent que le film était très lent pour ne pas dire franchement trop, j'avoue que la vision de cette oeuvre est largement au-dessus du supportable à ce niveau-là. Même si l'ensemble ne manque pas de longueurs, j'ai vu beaucoup plus pire ailleurs. Par contre, ce qui passe moins c'est que le cinéaste Imamura aurait mieux fait de virer son directeur de la photo car l'image n'est franchement pas terrible surtout les scènes de nuit où l'on n'arrive à pratiquement distinguer que dalle. Autrement bien étonnamment on parvient à s'intéresser sans mal à la vie de ses habitants nichés au milieu de nulle part et à leur moeurs très proches de celles de la Nature, dans le sens le plus cru et cruel du terme, aspect bien souligné par un entrecoupement fréquent d'images documentaires. Le paroxysme de tout cela se trouvant bien évidemment sur la fin avec "son rituel des 70 ans". Rituel qui apparaît inhumain mais qui paradoxalement donne une raison d'être aux personnages et ainsi les séquences les plus fortes du film. Bon bref sans être une grande Palme d'or, cette oeuvre n'a pas volé sa récompense.
NicoMyers
NicoMyers

71 abonnés 302 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mars 2009
Beau film signé Shohei Imamura, La ballade de Narayama se fait à la fois chronique du Japon du XIX° siècle et fable sur la vie et la mort. On y voit en effet que la mort est souvent plus dure à accepter pour le proche que pour le mourant – magnifique image de cette vieille femme se laissant mourir sous la neige. Cette partie plus métaphysique et poétique du film se trouve dans la dernière demi-heure, dans laquelle notre héros transporte sa mère dans les montagnes fascinantes de son pays. Imamura retranscrit parfaitement le doute de la foi, avec d’une part des éléments concordants la superstition (neige, vent dans la cime des arbres) et d’autres donnant une vision contradictoire (là où aurait dû se trouver le dieu de la montagne règnent des corbeaux et des squelettes). Pour la chronique d’un village japonais du siècle passé, qui occupe bien les deux premiers tiers de l’œuvre, il faut s’accrocher car le rythme se fait très lent. Néanmoins, encore de beaux passages dans la mise en valeur de la nature ; en effet, le film nous montre un peuple qui faisait encore partie intégrante de la nature au même titre que les animaux qui la peuplait, il y a à peine un siècle de cela ; dans une séquence au début, le héros lors de la chasse à pour concurrent un rapace plus habile que lui. En bref, La ballade de Narayama est à la fois long mais fascinant, mélodramatique mais pourtant objectif et froid, une œuvre unique à découvrir.
GéDéon
GéDéon

139 abonnés 727 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 août 2021
Ce film permet au cinéaste japonais Shohei Imamura de remporter sa première Palme d’or au festival de Cannes en 1983 (il en obtiendra une seconde quatorze ans plus tard avec « L’anguille »). Pour un spectateur occidental, il peut manquer quelques clés de connaissance culturelle pour décoder les coutumes ancestrales de cette société rurale nippone du XIXème siècle. Néanmoins, le réalisateur délivre un message universel, parfaitement éclairé par les métaphores du monde animal, à savoir la survie, la faim et le respect des traditions. En outre, la dernière partie du long-métrage qui retrace la lente ascension vers le sommet de la montagne Narayama, lieu de repos éternel pour les personnes âgées, possède une intensité remarquable. Bref, une œuvre difficile d’accès mais qui mérite d’être vue.
hyrule
hyrule

90 abonnés 1 480 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 juillet 2011
Un film un peu difficile à suivre en raison de sa lenteur et de sa photographie minable. La première heure est vraiment très longue mais on nous présente correctement les personnages, ainsi que la vie difficile dans le milieu rural du Japon au XIXème siècle avec les règles et les lois dans lesquelles vivaient les paysans. La dernière demi-heure relève quand même le film.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 31 août 2010
Si la représentation théatrale et la musiques de fond ridicule peuvent être énervants, ce film étrange doit être vu au moins une fois dans sa vie pour l'expérience unique qu'il représente. Les graphismes et les éclairages sont magnifiques. Mais surtout l'histoire est saisissante, nous offrant des moments où on a rarement été aussi ému, ceux des rapports entre le fils fragile (formidable acteur) et sa grand mère qu'il refuse de mettre à mort, réalistes et déchirants.
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