La Ballade de Narayama
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45 critiques spectateurs

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tomPSGcinema

886 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2020
Film qui obtiendra la Palme d'Or au Festival de Cannes en 1983, ce drame de Shohei Imamura se distingue par une très belle histoire, une mise en scène d'une grande beauté et d'une interprétation touchante de son casting. Une oeuvre qui diffuse une certaine poésie et qui s'avère assez marquante dans son genre.
DaftCold
DaftCold

27 abonnés 213 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 avril 2019
Mis à part les 30 dernières minutes, j'ai eu l'impression de regarder un documentaire très exhaustif de la vie de ce village. J'ai bien senti le temps passer malheureusement... Malgré tout on s'attache à ce village, et la fin arrivera à rattraper suffisamment le film.
Cinéphiles 44

1 698 abonnés 4 685 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 décembre 2018
Pour ses 35 ans, la Palme d’Or de 1983 se voit offrir une réédition en version restaurée. A soixante-dix ans, Orin doit accomplir le rite funéraire traditionnel, gravir le mont Narayama sur les épaules de son fils aîné, pour y finir ses jours livrée aux éléments et à la divinité des lieux. « La ballade de Narayama » est une réflexion assez froide de la vieillesse. Shohei Imamura expose les faits sans les valoriser. Les personnages sont tous plus cruels que les autres et le jeu poussé des comédiens n’aide pas à l’appréciation. Peut-être sommes-nous passé à côté de quelque chose, mais même les paysages ne nous ont pas suffi à prendre goût à cette pseudo leçon de vie.
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Fêtons le cinéma

861 abonnés 3 738 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 décembre 2018
Les hommes s’accouplent et les animaux copulent, les hommes se battent et les animaux s’entredévorent, les hommes errent et les animaux aussi. Ce jeu constant entre l’être humain et la bête par le biais de la mise en scène inscrit le savoir-vivre et le savoir-faire d’un village dans un ordre naturel des choses, place une tradition ancestrale à l’apparence barbare – du moins l’est-elle pour nous occidentaux – dans une logique sacrée capable de renverser notre point de vue, de bouleverser notre sensibilité. Imamura chante la cohésion et le respect loin de la foule urbaine déchaînée, fait de l’homme un ensemble organique proche de l’animalité toutefois guidé par une spiritualité, ce dieu de la montagne qui exige le don de soi. L’air que nous respirons est ainsi gorgé d’honneur et d’estime ; il est question du renom de la famille, d’un père parti à jamais maudit suite à l’affront qu’il fit subir aux siens, d’un fils à marier pour la bonne tenue de la maison. Nous venons du ciel, arpentons les paysages enneigés pour se plonger dans un quotidien qui nous est étranger mais présenté sans mépris aucun, puis quittons le village depuis les mêmes hauteurs. La Ballade de Narayama se fait en chansons, souvent grivoises, parfois mélancoliques, elle est ballade et balade, dépeint le chemin pénitentiel d’une femme, et plus largement d’une culture, que le monde moderne ne tardera pas d’effacer. Les jeunes sont turbulents, les adultes peinent à nourrir tout le monde, les plus vieux apparaissent tels des sages bientôt rattachés à leur nature originelle. Tout est dans l’ordre des choses. À l’image de cet oiseau blessé que le fils recueille et lance en direction du ciel, lui offrant ainsi l’occasion de son envol, Imamura redonne vie, le temps de son film, à une simplicité première et perdue, à un art de vivre et d’approcher la mort sans artifices, en seule communion avec soi-même.
Carlos Stins
Carlos Stins

89 abonnés 657 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 juillet 2018
Si « La ballade de Narayama » a emballé le jury cannois qui lui a remis la palme d’or, j’ai pour ma part détesté ce film. Je reconnais bien entendu certaines qualités au film notamment le remarquable travail du cadre effectué par Shohei Imamura, la superbe bande originale et l’excellente séquence dans la montagne mais, malgré cela, je ne suis pas parvenu à entrer dans ce film. Je l’ai trouvé tout simplement sans intérêt car dénué de propos, mise à part un vague questionnement sur l’animalité contenu de l’homme apporté par des métaphores peu subtiles, pour ne pas dire grossières. J’ai eu tout simplement du mal à me passionner pour cette histoire se déroulant dans un Japon médiéval rural ni pour les personnages tous plus ignobles les uns que les autres. Il faut dire que le jeu des acteurs n’a pas arrangé les choses, ces derniers ne cessant de crier et de surjouer les émotions au point que ça en devienne insupportable. Je veux bien croire que ce long-métrage est une grande œuvre de cinéma mais je pense ce n’est pas tout simplement pas ma came.
weihnachtsmann

1 635 abonnés 5 773 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 avril 2017
Le réalisateur met au même niveau les animaux et les hommes. Les animaux font l'amour, ils se mangent entre eux. La nature est omniprésente. Et le film traite des hommes comme d'un clan animal qui punit les méchants, protège les faibles et ainsi protège la lignée. Il n'y a pas de compromis dans la manière de filmer âpre et sans chercher à flatter. En cela la fin du film où l'émotion domine enfin rehausse avec grandeur le sort humain.
Catherine V.
Catherine V.

67 abonnés 610 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 mai 2016
Je ne l'ai vu qu'une fois, à sa sortie, et c'est l'un des films (ils sont rares) qui m'a laissé un goût de malaise indéfinissable.

Les miens (famille) ont été tous emballés et ont même acquis dès sa sortie la K7 VHS à l'époque et le DVD ensuite !...

Je reconnais que l'ensemble est réussi, visuellement, et l'histoire est surtout propre au Japon avec ses coutumes ancestrales qui ne sont pas les nôtres.

Pour moi, l'image de cette vieille femme abandonnée dans la neige qui, peu à peu, est entourée de corbeaux qui attendent sa fin m'a marquée au fer rouge. Je sais pourtant qu'il ne s'agit "que" de cinéma mais je ne suis pas parvenue à avoir le recul nécessaire pour l'apprécier.

Je ne l'ai jamais revu depuis 33 ans... ne voulant même jamais le revoir.

Il faudrait que je m'y emploie un jour ou l'autre, j'en suis sûre... peut être qu'avec l'âge aidant je ressortirais d'un second visionnage plus emballée, par l'ensemble, que traumatisée...

Donc affaire à suivre.... Je reprendrai peut être ma critique dans quelques temps pour lui attribuer une note bien supérieure à celle de mon souvenir.
Acidus

881 abonnés 3 976 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 janvier 2014
"La Ballade de Narayama" est de ces films qui vous marque au fer rouge tant par la haute qualité de sa mise en scène que par les thèmes abordés et la manière dont ils sont traités. De ce coté, Shohei Imamura frappe fort et développe, avec une rare maitrise, une histoire poignante dans laquelle la mort et ce qui l'entoure occupent une large place. Un traitement de sujet qui passe par la violence (certaines scènes pourraient choquer certaines pers) mais aussi par la tradition, les supersititions, de la poésie et de la philosophie. En plus d'être un chef d'oeuvre du cinéma, "La Ballade de Narayama" est une expèrience à vivre.
Yetcha

1 095 abonnés 4 772 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2013
Imamura fait un remake du film d'Inoshita sorti en 1958. Je n'ai malheureusement pas vu l'original et ne peux donc pas comparer les deux. Cependant, ce film majeur du cinéma japonais montre avec force et sans voile une satyre de la culture et des traditions japonaises qui, encore aujourd'hui, poussent les personnes âgées à devoir se rendre utiles dans la société sous peine de devoir se supprimer dans "l'honneur et la discrétion". Combien de fois j'ai vu des personnes de plus de 80ans effectuer des tâches toutes plus ingrates et inutiles les unes que les autres au Japon... Un aspect de cette société qu'on connait peu et qui est souvent présenté comme une volonté farouche des personnes âgées voulant travailler jusqu'au bout. En définitive, ce n'est que le produit d'une société oppressante et sans échappatoire ne laissant pas le choix à nos aïeux que celui de vivre en travaillant ou mourir.
cylon86

2 844 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 janvier 2013
Voilà un film bien particulier, aussi intriguant qu'envoûtant. "La ballade de Narayama" est une sorte de conte cruel qui dépeint la vie dans un village japonais au fin fond de la montagne, parlant aussi bien de la difficulté du travail, des histoires de sexe et des règles qui existent en ce lieu comme celle que les vieillards doivent laisser leur place aux jeunes à la fin de leur vie et sont obligés d'aller habiter sur la montagne de Narayama pour y mourir. Imamura filme ces habitants sans oublier la nature qui les entoure et qui fait partie de leur vie avec un réalisme assez saisissant et même si le film est lent il n'est jamais ennuyeux, perdant tout de même parfois le spectateur en cours de route à cause de sa mise en scène qui laisse la part belle aux scènes nocturnes et donc difficiles à bien distinguer. Il y a aussi toute la culture japonaise qui parfois nous échappe mais ne nous empêche pas de profiter du film, en particulier des superbes paysages comme ceux enneigés de la fin, le tout avec une très belle musique et une certaine poésie.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 novembre 2012
magique!
malgré les nombreuses critiques lues: images floues, musique ss intérêt, lenteur, personnages "grossiers", ...et j'en passe
non, je ne me suis pas ennuyé une sec, la musique est belle, le "tempo" rebondit ss cesse, avec les parallèles d'une nature sans concession, on en fait partie et on l'oublie...même les croyances d'un autre âge sont sublimées, et les images! les couleurs!...
prix mérité d'un jury clairvoyant
que du bonheur!
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 18 juillet 2012
Déçu par ce film que je pensais digne des grands classiques du cinéma japonais. L'histoire est intéressante, Imamura montre sans détour l'hygiène de vie, les croyances et la bêtise des gens de l'époque. Le problème est qu'au niveau réalisation sa manque de souffle et il y a énormément de scènes ou on y distingue par grand choses.
Gonnard
Gonnard

293 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 mars 2012
Un film difficile d'approche dira-t-on pour rester diplomatique. En, effet, il faut déjà parvenir à franchir l'obstacle formel. Je passe sur les japonaiseries habituelles, telle la musique fort désagréable pour nos oreilles occidentales. Je ne m'appesantirai pas plus sur le jeu théâtral voire grotesque des acteurs, après tout cette particularité fait aussi le charme du cinéma asiatique. Mais j'ai déjà plus de mal avec le décor en carton-pâte. On a l'impression d'un film pour pauvres, fruit d'un réalisateur qui aurait tout dépensé dans le saké et les geishas. Regrettable, d'autant que les transitions offrent une esthétique aussi rare qu'admirable. En outre, le rythme de l'intrigue s'avère mortellement lent. On passe des heures à bavasser ou à bouffer du riz, le tout émaillé de chants aussi désagréables que monotones. Franchement, même Derrick à côté fait figure de série dynamique. Une fois passé la barrière de la forme, il reste le fonds, et là-encore on est pas déçu. De quoi parle "La ballade de Narayama" ? D'une vieille qui se lamente sur sa bonne dentition, cherchant même à s'exploser la tronche contre des rochers, et dont le but ultime est de finir abandonnée au sommet d'une montagne. Avouez qu'il y a de quoi se demander si les mecs ayant imaginé ce scénario ne prenaient pas des stupéfiants. Pour moi, ce fut la goutte qui fit déborder le verre de saké.
Plume231

4 423 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 décembre 2011
Après avoir lu divers avis qui disent que le film était très lent pour ne pas dire franchement trop, j'avoue que la vision de cette oeuvre est largement au-dessus du supportable à ce niveau-là. Même si l'ensemble ne manque pas de longueurs, j'ai vu beaucoup plus pire ailleurs. Par contre, ce qui passe moins c'est que le cinéaste Imamura aurait mieux fait de virer son directeur de la photo car l'image n'est franchement pas terrible surtout les scènes de nuit où l'on n'arrive à pratiquement distinguer que dalle. Autrement bien étonnamment on parvient à s'intéresser sans mal à la vie de ses habitants nichés au milieu de nulle part et à leur moeurs très proches de celles de la Nature, dans le sens le plus cru et cruel du terme, aspect bien souligné par un entrecoupement fréquent d'images documentaires. Le paroxysme de tout cela se trouvant bien évidemment sur la fin avec "son rituel des 70 ans". Rituel qui apparaît inhumain mais qui paradoxalement donne une raison d'être aux personnages et ainsi les séquences les plus fortes du film. Bon bref sans être une grande Palme d'or, cette oeuvre n'a pas volé sa récompense.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 septembre 2010
Un des plus beaux films que j'aie vu de ma vie, rude, émouvant, deux heures et demi qui passent à une vitesse incroyable jusqu'au final dans la montagne immaculée d'une beauté incroyable, et cette relation mère / fils poignante, touchée par des moments de grâce quasi-fantastiques quand vient s'y mêler l'ombre d'un père disparu. Le tout saupoudré d'un humour typiquement Japonais qui humanise encore un peu plus les personnages affreux, sales et méchants de ce village traditionnel du Japon du moyen-âge, et ses coutumes atroces.
Une réussite totale.
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