J'ai adoré ce film! Le réalisateur signe là un long métrage évoquant un thème tabou: les attouchements dans les églises. Seulement cette thématique est subtilement traitée et le fil rouge du doute, de l'incertitude est finement réalisé. Dans une société dans laquelle les gens veulent être sûrs de tout, veulent des preuves sur tout, nous voici, ici, et tout au long de ce film en plein doute. Le prêtre est-il oui ou non coupable d'attouchements envers ce petit enfant noir? Telle est la question de tout ce film...Le doute permettra-t-il de soulever la vérité?..Un très bon film que je vous invite à voir si ce n'est pas déjà fait.
Il faut avouer que c'est assez intrigué que nous rentrons dans ce "Doute" qui se présente plutôt bien. La question du théâtre filmé ne pose alors il est vrai pas trop de problèmes, et la qualité de la photo semble nous promettre un spectacle soigné. Et au fond on a vraiment tort car il serait tout de même bien sévère de dire que le moment est désagréable à suivre. Au contraire, certaines scènes s'avèrent même plutôt efficaces, et le sujet est évidemment d'un certain intérêt. Pourtant, peu à peu le film semble rentrer dans une routine quelque peu lassante, l'intensité se faisant elle quasiment inexistante, ce qui est pour le moins étonnant puisque c'est bien entendu dans le sens contraire que le film devrait aller. Même les pourtant assez bons numéros de Meryl Streep et Philip Seymour Hoffman semblent quelque peu vain, et le duel au sommet que l'on nous promettait tourne en conséquent un peu à vide. Le film n'en demeure pas moins honnête et se laisse voir sans déplaisir jusqu'à la fin, mais reste que le résultat décoit tout de même quelque peu. Passable.
Meryl Streep est parfaite et étonnante dans ce rôle de Soeur autoritaire, bien loin de son drnier rôle dans la comédie musicale 'Mamma Mia!'. Une histoire choquante par son réalisme. Certes, il y a pas beaucoup d'action, mais tout se concentre dans les rapports que les personnages entretiennent entre eux, et l'intrique qui se développe petit à petit. Personnelement, sa m'a tenu en haleine jusqu'à la fin. C'est pas courant les films dont les personnages principaux sont des religieux. J'ai trouvé sa assez interessant d'exploiter ce domaine.
Quand on regarde "Doute", on a du mal à croire que ce n’est ni plus ni moins l'adaptation cinématographique de la pièce de théâtre "Doubt : a parable" que le réalisateur a lui-même écrite. Et pourtant… Poussé par un irrésistible besoin de mettre en avant le doute noyé au beau milieu d’un océan de certitudes, John Patrick Shanley met fin à 18 années d’inactivité au poste de réalisateur. Cela en dit long sur sa volonté d’engager le dialogue sur ce fameux doute ! D’ailleurs son film commence vraiment sur un office, par l’intermédiaire d’un sermon sur le doute. Oui, à l’église. Quoi de mieux que de choisir un tel milieu pour réaliser un tel exposé sur un sentiment qui est somme toute permis quel que soit le sujet ? Non pas que le scandale lié à l’Eglise intéressait le cinéaste (mouais, là j'ai quand même un doute), mais parce que l’opacité régnant autour des rouages de la religion offrait un contexte idéal pour faire ce développement. Le choix de ce milieu n’est pourtant pas innocent, car il permet d’apporter de la force au propos, et de toucher davantage les cœurs. Après tout, la religion est pour ainsi dire sensée être irréprochable, inattaquable, et doit forcer le respect malgré d’anciennes pratiques qui font tâche (je pense entre autres à l’Inquisition). C'est un peu ironique, je dois dire... Mais pour ce qui est de toucher les cœurs, c’est ma foi plutôt réussi. Les nominations aux Oscars en témoignent. Le seul reproche que j’aurai à faire à ce film est qu’il met du temps à se mettre en place, à tel point qu’on se demande où ce long métrage nous amène… Aussi ce film ne plaira pas à tout le monde, car il est lent. Très lent. Et je ne pense pas me tromper en affirmant que la quasi-intégralité du public a pensé à un moment donné ou un autre à appuyer sur la touche « stop ». Mais au moins, le spectateur est mis au même niveau que la directrice pour le long processus qu’est la mise en place du doute. Tout ce que je peux vous dire sans spoiler le film, c’est que de poursuivre la lecture en vaut la chandelle. Pourquoi ? Je parlais plus haut de force dans le propos. Eh bien Philip Seymour Hoffman et Meryl Streep y contribuent largement, ayant effectué chacun de leur côté un stage d’immersion afin de s’approprier leur rôle respectif. Du moins c’est ce que je crois. En attendant, ils sont aussi convaincants l'un que l'autre. Le premier apparait en curé touché par la grâce, lequel veut rendre l’Eglise plus accessible, la rendre plus proche de ses ouailles, la rendre plus moderne. La seconde est une directrice/mère supérieure acariâtre, sévère et austère, veillant au plus près à la discipline, à la rigueur et à la sauvegarde de la calligraphie. Rarement on a vu Meryl Streep avec des traits aussi durs, à des années-lumière de la sensibilité des rôles qu’elle a endossé dans "Out of Africa" et "Sur la route de Madison". Ainsi ils évoluent dans des décors austères, froids, ce qui a le don de souligner l’humanité des personnages. Mais cela permet également de renforcer le drame, ou la gravité de la situation si vous préférez. Peu à peu la tension va monter crescendo, pour trouver ses points d’orgue lors des confrontations directes entre Sœur Aloysius et Père Flynn. Parmi eux se glisse Amy Adams en bonne sœur emplie d’une si grande bonté que ça fait d’elle un personnage agaçant de naïveté. Aussi, le ton résolument gnangnan (pour ne pas dire « gamin ») lui va à merveille, bien que ce soit… comment dire pour ne pas être désobligeant ?... ah oui : … bien que ce soit incommodant. Outre l’interprétation sans faille des comédiens, chaque plan du cinéaste est un trésor d’ingéniosité. Surprenant quand la réalisation est plutôt académique ! Rien n’est futile, ou en tout cas presque rien. Il y va ainsi de ce fichu téléphone qui tend un peu plus la tension de son incessante sonnerie stridente, ou de l’arrangement des stores vénitiens qui vaut à lui seul une réplique que je vous laisse le soin d’interpréter. Les prises de vues sont variées. Avec un plan sur le curé en plongée confronté aux plans pris en contre-plongée sur un vitrail, on se rend compte à quel point l’homme est petit face à la grandeur de la foi… La fadeur de l’éclairage est conforme à l’austérité des décors, des décors pourtant bien vivants comme en témoigne la séquence du défilé improvisé des enfants filmée entre deux rampes d’escaliers. Sans jamais utiliser à proprement parler des mots qui fâchent, la réalisation réussit finalement à rester sans parti pris, et laisse finalement le spectateur en proie au doute en dépit de son idée toute faite au départ. Un véritable tour de force. "Doute" est donc bel et bien un film qui sort de l’ordinaire, en étant une œuvre philosophique plus qu’autre chose, agrémentée par des allocutions très métaphoriques sur la rumeur (splendide, soit-dit en passant), traitant au passage en sous-entendu l’intolérance, et ponctuée par un final enneigé, comme pour geler à jamais les certitudes. De quoi laisser dans l’esprit du spectateur quelques sujets de réflexion, parmi lesquels la politique de l’autruche apportée par la touchante Viola Davis.
Cette petite splendeur au ton froid et austère, dont le réel sujet est la remise en question de la foi, est éblouissante tant son réalisme est étourdissant. Il n’y a là aucun autre effet de mise en scène que le travail fait sur le huis-clos, mais ce sont avant tout l’excellent jeu de ses acteurs (et ça fait plaisir de retrouvé Meryl Streep revenir dans ce rôle qui lui colle tant à la peau après s’être ridiculiser dans Mamma mia !) et l'intensité dramatique de son scénario qui en font une pure réussite en matière de déstabilisation à la hauteur de la pièce dont il est tiré.
Le réalisateur ne s'est pas trompé au niveau du casting, Philip Seymour Hoffmann et Meryl Streep sont d'un réalisme saisissant. On est littéralement figé par l'intrigue du début à la fin. Un trés bon film sur la calomnie et la rumeur.
Un film assez long mais néanmoins interessant . Ici il n'est pas question de religion (contrairement à ce que le début pourrait nous faire croire) mais plutot de se demander si on est présummé innocent ou pas ?
Les deux étoiles c'est pour le casting, Meryl Streep en tête est MAGNIFIQUE. Les scènes entre Meryl Streep et Philip Seymour sont prodigieuses. Pour le reste, ce huit clos, à l'atmosphère lourde, est intense. Par contre, une fin qui arrive très vite sans vraiment aller jusqu'au bout. Et des longueurs...
Ce qui m'ennuie le plus dans ma note , C est qu elle pénalise les acteurs .... Des acteurs vraiment très bons ... l idée du scénario a la base est bien .... mais on en reste la . Je suis pourtant une passionnée de théâtre , des films qui font réflechir et même les plus alambiqué. . Ce film veut amener aux questionnements sauf que ces questions sont posé dès le départs et rien n évolue. Je pensais qu'avec un titre pareil le réalisateurs allait m emmener de partout :dans la certitude ,puis le doute ,puis la certitude, ,puis dans les questions .Et finalement on ne sais rien .l enquête inexistante.On veut nous mener au bout d une discussion philosophique sur le doute mais ne nous amène à rien.Plat.comme si on avait voulu traiter ce sujet grave en finissant par se dire "c est quand même un sujet délicats, laissons le spectateurs lui donner la fin qui l arrange !"Beaucoups de films adopte les fins sur des ouvertures ou sur des incertitudes et meme ,des fois, des énormes "?" .Et bien fait, j adore ! Mais pour qu ils soient efficaces ils sont avant tout très structuré et le scénario est travaillé,il evolu ,...il se jou de nous ! Dommage .
DOUTE est un film plutôt bon…Ce n’est pas un chef d’œuvre, mais il n’en demeure pas moins intéressant. J’ai apprécié l’interprétation de Meryl Streep ainsi que celle de Philip Seymour Hoffman. J’ai trouvé le scénario bien ficelé et l’intrigue suffisante pour maintenir mon attention jusqu’au dénouement du film. Un film à voir une fois, mais qui ne restera pas dans les annales du cinéma.
Doute est un combat de boxe. Catégorie poids lourds. A gauche du ring, le père Seymour Hoffman, ouvert, progressiste, plein d'empathie ; à droite, la soeur Streep, traditionaliste, revêche, assoiffée de vérité. Titanesque, cet affrontement avec ses coups bas et ses manipulations pas très catholiques. John Patrick Shanley, en adaptant sa propre pièce de théâtre, a eu la bonne idée d'aérer, à intervalles réguliers, une action qui menaçait de ne reposer que sur des dialogues saturés d'une tension insoutenable. Sa mise en scène alterne ainsi plans larges et plans serrés, ceux-ci cernant au plus près les visages des protagonistes. Prodigieux Philip Seymour Hoffman ! Epoustouflante Meryl Streep ! Leur performance, et on n'oubliera pas l'excellente Amy Adams, dépasse l'entendement. Reste le fond de l'affaire : oui ou non, le prêtre est-il coupable du crime dont on l'accuse ? Le film ne donne pas de réponse avérée. A chacun de se faire sa propre religion, il subsistera toujours plus que l'ombre d'un doute, dans un cas comme dans l'autre.
Qui aurait cru qu'un film se passant uniquement dans une école dirigée par des prêtres et des sœurs seraient aussi bon? L'intrigue est très bien menée et le suspense perdure jusqu'à la dernière seconde. Les dialogues sont succulents et l'on prend un réel plaisir à suivre l'affrontement entre ces 2 monstres sacrés du cinéma, j'ai nommé Philip Seymour Hoffman très humble et émouvant dans ce film où il interprète de manière subtile ce prêtre, et Meryl Streep, diaboliquement délicieuse en sœur autoritaire et impassible. La jeune Amy Adams apporte une touche de finesse au casting. Doubt est un très bon film, mais c'est également une réflexion profonde sur les préjugés, les classes sociales et les doutes. Déroutant.
Une bonne idée de départ, un casting époustouflant, mais bien trop de longueurs. A voir quand même, d'autant plus que le sujet du film est bien exploité et l'ambiance y est très réaliste.