Voila de longs mois que j'attendais ça ! A serious man est enfin à l'affiche dans nos salles françaises. Le film que j'attendais le plus de 2010 ne m'aura finalement pas déçut, même si forcément je m'attendais à mieux. Les frères Coen ne signent pas leur meilleur long-métrage, mais A serious Man est un "putain" de bon film quand même. Rien que visuellement c'est parfait ! Soyons clair, une chose est certaine, ce film de conviendrait absolument pas un à spectateur dit "landa" qui trouverait ce film long et emmerdant à souhait ! Non pour vraiment apprécier le cinéma des frères Coen et ce film en particulier il faut d'abord "aimer" le 7ème art et le comprendre un minimum. Pour résumer, le spectateur qui se contente d'aller au cinéma une fois par mois pour aller voir Twilight, 2012, Avatar, ou encore Harry Potter, n'appréciera probablement pas ce film. C'est un cinéma plus "sophisitiqué"... Film qui fait réfléchir donc, A serious Man est un film très sérieux mais très drôle en même temps. L'humour noir ravageur des deux frangins, fait mouche à plus d'une reprise. On pourrait dire que c'est un mélange de The Big Lebowski et No country for old men, avec une pincé de Burn after reading. Du moins dans le style. Et au final cela donne un très très bon film, que la presse ( surtout américaine ) plébiscité non sans raisons. Un enchaînement de situations drôles et cocasses. Les frères Coen parviennent à nous faire rire du banal. Visuellement c'est parfait. Les couleurs et la photographie sont en parfaite harmonie avec le sujet et les années 60 ( période à laquelle se déroule le film ). Les frères Coen savent parfaitement où placer leur caméra. Résultat des plans superbes et des trouvailles magnifiques. Le montage est lui aussi très bien réussit. Tout ceci a pour rendu, des images superbement soignés comme les frères Coen savent en faire depuis toujours. Pour lire la suite www.photo-cineaste.over-blog.com
j'ai vraiment beaucoup apprécié ce film plein d'humour, qui un peu à la woody allen, se moque des traditions et de la religion. On passe un agréable moment
Ouuuuuuu les égoïstes! Nous avons devant nous un film extrêmement personnel, qui ne...recule devant rien. Nos deux frères se sont lancés dans un projet des plus spécial, des plus étrange, enfin déjà plus qu'à l'accoutumée. Soit on accroche, soit on décroche, ou les deux si possible, tellement il est ardu de trouver quelque chose de sensé là dedans! On hésite entre incompréhension et compassion et entre rire et larmes. Fable lunatique, à magnifique photographie et à l'humour aussi noir que noir, il faut se mettre dans un certain état d'esprit pour pourvoir l'apprécier. On découvre un sens caché derrière chaque acte, chaque geste, chaque plan, chaque idée...Il faut décrypter, puis retourner le tout en soit, pour finalement tout visionner, pour ne rien manquer de cette 1 heure 45 de décarcassement moral. On souffre pour le personnage, on partage tous ces malheurs, ses envies, ses pertes... C'est magnifiquement bien rendu, on ne saurais mieux faire! On aime, ou on aime pas, c'est à prendre ou à laisser, mais c'est toujours un enrichissement intérieur à gagner. Pas si simple!
Voilà un film qu'on peut difficilement qualifier de drame tant ce terme suggère la correspondance du scénario à une réalité bien connue. Il utilise en effet des aspects inexploités du cinéma pour faire surgir l'irréalisme dans une histoire qui serait sinon cohérente. Portraits, discours : telles sont ces facettes caricaturales et quasi-photographiques pour les premiers, ampoulés et riches pour les seconds. Les conversations aussi y vont de leur grain de ce qu'on peine à prendre pour de la folie : elles sont contradictoires, parfois même frustrantes de non-sens. Pourtant, voilà ce qui crée l'ambiance étrange dans un film commun. Voilà ce qui fait de ce film un presque chef-d'oeuvre, une réussite dans le transport de l'esprit.
Terrible déception ! Il ne se passe rien, du début à la fin ! C'est l'histoire d'un homme qui subit sa vie et se détruit petit à petit ! Je trouve qu'il n'y a rien, pas de message à la fin, rien qui en ressort ! Grosse déception, en plus de la rareté des films des Coen que j'ai vu. Je ne le conseille nullement !
Drôle, ça s'est sûr, Serious Man l'est. On reconnaît bien là l'humour fin et efficace comme une lame de rasoir des Coen, leur incisivité et l'intelligence de leur mise en scène. On suit avec une compassion mêlée d'un amusement certain les mésaventures de notre pauvre anti-héros, interprété avec brio par l'inconnu Michael Stuhlbarg. Néanmoins, il semble que quelques détails puissent échapper au spectateur, peu rompu à tant de finesse et de subtilités.
Surement le premier film sérieux des frères Cohen. L'absurde est toujours présent, mais cette fois-ci ça ne dérape pas. Sauf bien entendu pour le personnage principal. Un grand petit Cohen.
Le quatorzième film des frères Coen, sans être autobiographique, est certainement le plus personnel de leur filmographie. Ils ont choisi de situer l’intrigue dans le Minnesota, l’état où ils ont passé leur enfance, en 1967, quand ils avaient 10 et 13 ans, et parmi la communauté juive implantée au cœur de lotissements évoquant celui d’ « Edward aux mains d’argent ». Comme Larry, leurs parents étaient universitaires, et s’ils n’ont pas pu tourner dans la synagogue où ils avaient passé leur bar mitzvah, c’est parce qu’elle est devenue une église…
Le film s’ouvre sur un conte en yddish qui se passe dans un shtetl polonais, l’histoire d’un paysan qui a invité un homme qui l’a aidé, et qui découvre qu’il s’agit peut-être d’un dibbouk, l’âme errante d’un mort. Ethan en explique la genèse : « Nous avons pensé qu’une petite histoire complète serait une bonne introduction pour notre film. Et puisque nous ne connaissions aucun conte folklorique yiddish qui convienne, nous avons inventé le nôtre.» Joel ajoute : « Ce conte n’a aucun lien avec ce qui suit, mais il nous a aidés à réfléchir au film et à l’installer.»
Cet absence de lien avec l’intrigue principale, et même l’absence de fin de ce conte, représente une caractéristique de la plupart des histoires insérées dans le film, à l’image de l’histoire des dents du goy racontée par le deuxième rabbin à un Larry médusé qui, comme tout bon spectateur, s’étrangle d’indignation devant l’obscurité du message. Le film lui-même se termine dans une double incertitude, dont chacune aurait pu donner lieu à un autre film (« Twister » et « La famille Wolberg », par exemple).
Le spectateur se voit ainsi placé dans la situation de Larry : chaque question amène non pas une réponse, mais une autre question : « Pourquoi soulever ces questions si on n’en connait pas les réponses ? », constate un rabbin. C’est cet appel à l’intelligence qui explique peut-être le décalage entre le très bon accueil de la critique et celui plus partagé des internautes. Moins délirant que « The Big Lebowski » ou « Fargo », « A Serious Man » est construit comme une mécanique de précision, et il permet de mieux comprendre le travail des frères Coen depuis « Sang pour Sang », cette impression de grand n’importe quoi qui finit toujours par prendre son sens.
Un projet assez étonnant de la part des frères Cohen, film très drôle, bien qu'il faille connaitre la communauté juive yiddish pour tout comprendre... La mise en scène est très soignée et la retranscription de l'époque est parfaite.
Un drame brillant sur la religion juive des Frères Coen autour de l'histoire d'un homme dont sa femme vient le quitter pour un autre homme , son fils Danny va adopter par le nouveau mari de sa femme , sa fille lui vole son argent pour refaire son nez . Il demande conseil à trois rabbins pour retrouver un équilibre stable dans sa vie .
Sûrement le film le plus personnel des frères Coen qui nous montrent à quel point la vie est imprévisible avec leur humour noir bien singulier et leur mise en scène irréprochable. Le sort s'acharne sur Larry Gopnick jusqu'à la fin (très ouverte) et on prend plaisir à voir cet amoncellement de catastrophes même si on compatit pour le pauvre Larry car on aurait craqué depuis longtemps à sa place. Certes, on est loin de la jubilation de "The Big Lebowski" mais "A serious man" est un très grand film qui confirme que les Coen sont d'immenses cinéastes.