C'est en se disant qu'il est le plus grand succès espagnol de tous les temps qu'on pénètre dans cet orphelinat... A mi-chemin entre Les Autres, Trouble Jeu et Silent Hill, L'Orphelinat nous prouve déjà qu'il ne fait pas forcément preuve d'une grande originalité. Pourtant, on n'aura de cesse tout au long du film de constater la qualité de la réalisation : interprétation, bande-son, réalisation (manière de tourner pour rendre le tout efficace), tout y est, et sans faux pas. Une remarque tout de même : amateurs de sursauts, de sang et de bestioles, passez votre chemin, et tout de suite (c'est espagnol comme REC mais ce n'est pas du tout comme REC). Efficace et très bien réalisé donc, voilà qui caractérise bien ce long métrage, qui possède également une petite touche de poésie, qui ne plaira peut-être pas à tout le monde, mais qui a le mérite de le différencier de d'autres films du genre. A signaler, une scène vers la fin (je n'en dirai pas plus), prévisible pour certains, mais qui est d'une puissance inouie (ce cri suivi d'un silence de plomb, incroyable); j'en ai eu un VRAI frisson. Au final la même réaction que pour La Nuit Nous Appartient, je veux dire par là que je comprends aisément les grandes critiques positives, mais n'ayant pas aimé "à ce point-là", je maintiens la moyenne attribuée au film, un 3 étoiles très mérité. J'attends maintenant avec impatience le prochain film de ce Juan Antonio Bayona, Hater, qui me semble très prometteur. On souhaite beaucoup de bonheur au devenir du cinéma espagnol.