Oliver Stone garde en lui cette envie de raconter, de ruer dans les brancards d'un paysage politique et économique parfois désespérant. Wall Street, l'argent ne dort jamais, n'a rien d'original, mais Stone sait manier la caméra et le verbe. La scène du discours de Michael Douglas devant un parterre d'étudiants, suffit à le rappeler. Les plans de la cité agité sont également de toute beauté. D'autres bonnes idées comme le passage de Charlie Sheen. Apres la romance est un peu maladroite mais aide a s'attacher aux personnages. Un bon film qui tente de denoncer (Stone ne se refait pas, et apres tout, tant mieux) la cupidité et le cynisme si bien installé maintenant
Oliver Stone récidive sa charge contre le milieu de la finance dans cette suite moins réussie, bercée d’un sentimentalisme niais. Le film tombe au final à côté du sujet sans jamais vraiment l’approché, par moment trop prévisible. Cependant, grâce à une bonne distribution et à un bon rythme du film, l’ensemble reste efficace.
Pas intéressant et ennuyeux. A éviter! Grosse grosse déception de la part de Stone! Les acteurs sont plutôt bons mais malgré leur combat, la sauce ne monte pas!
Une suite du célébre film culte , qui manque un peu de tonus.On a l'impression que Oliver Stone tourne un peu en rond, il n'apporte rien de bien nouveau. Michael Douglas est bien sûr impeccable et on a plaisir à le retrouver, Shia Leboeuf est bien aussi, mais le scénario manque d'imagination.
Au contraire de Gordon Gekko, Oliver Stone a laissé son mordant au vestiaire dans cette suite bien trop superficiel qui se perd dans des relations familiales plutôt que d’épingler une nouvelle fois le monde financier. C’est d’autant plus inexcusable que le scandale Madoff et la crise des subprimes de 2008 ont devancé le tournage du film. A noter la dernière apparition à l’écran d’Eli Wallach.
Mais qu’est-il arrivé à Oliver Stone, réalisateur de films majeurs comme "JFK", "Né un 4 juillet " ou encore "Platoon" ? Depuis l’ampoulé "Alexandre", le réalisateur accumule les films ambitieux qui retombent comme des soufflets, laissant penser que le talent du bonhomme n’est finalement pas à la hauteur de ses ambitions. Après les attentats du 11 septembre ("World Trade Center"), et le Président Bush ("W."), c’est à la suite de "Wall Street", soit un des ses meilleurs films, que Stone s’attaque, suscitant une fois de plus les espoirs les plus fous. Et le retour de Michael Douglas, en perte de vitesse depuis "Traffic", dans le rôle culte (et oscarisé) de Gordon Gekko, gourou des traders du monde entier, ne faisait qu’accentuer la pression. Et au final, la déception est une fois encore au rendez-vous... Comme pour ses derniers films, Oliver Stone a eu la main particulièrement lourde avec un refus incompréhensible d’apporter un semblant de structure à son récit (les scènes se succèdent sans réel fil conducteur, les sous-intrigues se télescopent...), des effets de style au mieux inutiles au pire ridicules et des longueurs épouvantables. Et dire que Stone était reconnu pour son talent de metteur en scène (voir les montages hallucinants de "JFK" ou "Tueurs Nés"). Niveau intrigue, le spectateur néophyte devra s’accrocher, Stone se livrant à de savantes explications sur les marchés boursiers aussi lourdes qu’obscures (un défaut que n’avait pas le 1er film) et qui prennent le pas sur une intrigue qui oscille entre le basique (la vengeance de Jacob, les relations entre Gekko et sa fille...) et le prévisible (qui peut imaginer que James ne sera pas puni ou que Gekko est finalement devenu honnête ?). Et ce ne sont pas les gimmicks gonflants sur les bulles ou le fameux aléa moral qui viennent alléger le film. Enfin, les personnages sont d’une pauvreté surprenante (pour ne pas dire indigne) quand il ne sombre pas carrément dans la contradiction totale. On a ainsi droit au jeune trader idéaliste Jacob (Shia LaBeouf qui peine à passer du statut d’espoir à celui d’acteur confirmé) qui fait preuve d’une belle hypocrisie en essayant de se la jouer vertueux malgré son loft luxueux et ses bonus à 7 chiffres (il est difficile de s’attacher au personnage), à sa petite amie Winnie (la mimi Carrey Mulligan) qui, alors qu’elle est en guerre avec son père ex-légende de la finance, s’amourache d’un trader tout en écrivant pour une revue à tendance gauchiste, au grand méchant banquier de l’histoire (Josh Brolin charismatique malgré le peu de substance de son personnage) qui n’a aucune excuse et qui fait, au final, pâle figure à côté du Gordon Gekko et du Sir Wildman du 1er opus, au vieux mentor (Frank Langella qui assure le minimum syndical) symbole de la vertu d’un autre temps, sans oublier l’agent immobilier (Susan Sarandon qui collectionne les 2nds rôles sans consistance) qui s’affole suite à la crise des subprimes. Plus grave, même Gordon Gekko, malgré le retour du vieux briscard Michael Douglas, ne retrouve pas son charisme d’antan (même lorsqu’il redevient le trader redouté qu’il était avec ses cigares, ses costumes de marques et ses cheveux gominés), amputés, il est vrai, des répliques assassines qui ont fait le succès de son personnage. Il faut dire que, côté dialogues, Stone a préféré opté pour des longues pages de drame familial éculé et de morale à deux balles plutôt que de s’adonner au cynisme jouissif du précédent opus. Reste le plaisir de retrouver un personnage qu’ont a adoré ainsi que quelques moments amusants (le cameo de Charlie Sheen qui reprend le rôle de Bud Fox... flinguant au passage tout le capital sympathie du personnage). Espérons néanmoins qu’Oliver Stone nous prouve très vite qu’il n’a pas tout perdu de son talent, dont on n’a plus eu trace depuis "L’enfer du dimanche".
Gordon Gekko réssucité pendant la crise économique par son créateur Oliver Stone, je dois reconnaitre que le cinéaste a fait un bon cru quand on compare à deux films précédent qu'il a réalisé, "Alexandre" et "World trade center" qui m'ont laissé un gout amer, le réalisateur a retrouvé son niveau et cela fait grandement plaisir. 2008, crise économique mondiale, les banquiers et les traders sont en panique, ça on connait malheureusement. Gordon Gekko, financier crapuleux et sans scrupule, est sortit de prison 8 ans auparavant et voit le monde tel qu'il est. Son gendre est trader et voit son mentor se suicidait aprés une faillite et décide de le venger. Il rencontre Gekko en cachette dont la fille ne veut plus en entendre parler pour filer des tuyaux financières mais quand on a vu le premier volet, on se pose la question si Gekko a trouvé du bon avec le temps ou s'il est en proie avec ses vieux démons, c'est l'attraction principal et le personnage est construit avec fascination. L'histoire est interressante malgré qu'on s'y perd un peu dans les techniques de la bourse pour les nuls comme moi (rire). Michael Douglas, dans un role phare de sa carrière qui lui valut l'Oscar du meilleur acteur livre la une grande prestation aux cotés du trés bon Shia Labeouf, Carey Mulligan, Josh Brolin, Susan Sarrandon, Eli Wallach et la participation de Charlie Sheen. Une bonne surprise.
On le sait depuis quelque temps Oliver Stone n’est, hélas, plus un cinéaste politique. Les traits grossiers de sa réalisation l’ont plus desservis ces dernières années que soulignés le discours qu’il tente à chaque fois de nous communiquer. En ça, ses documentaires sont bien plus forts que ses fictions. Cependant Wall Street : l’argent ne dort jamais, lui permettait de revenir en force (en forme ? ). On doit confirmer que nous avons à faire au meilleur Stone depuis une petite dizaine d’années, cela n’en fait pas un film d’une grande mesure mais les axes sont là, le building tient mais n’empêche aucunement l’effondrement du cours de la bourse. Stone vieillit, il n’a plus la main mise sur son montage final comme avant, les studios poussent derrière, on sent alors la force de ces derniers pour donner au film un cachet « vendable », et oui les bons sentiments ont leur place et doivent même être là. Alors on se délecte de ce qui reste, les dialogues, le plaisir de revoir Michael Douglas (très très en forme), une pseudo explication de la crise pour les nuls (ou moins nuls d’ailleurs de soyons pas trop « Gekkoesque » sur ce coup ) et une réalisation dynamique au moins dans sa forme. Alors oui on adore retrouver ces personnages d’un film devenu culte et une histoire, hélas aussi, adaptée à l’air du temps.
Cette suite n'est pas au niveau du premier film. Qu'est-ce que je me suis ennuyé devant ! Non pas qu'il soit mauvais en soi mais il est fortement dénué d'enjeux. Je ne me suis pas senti proche d'un seul personnage du long-métrage alors de là à ressentir une quelconque émotion pour ce qui leur arrivait ...
Il faut dire qu'ils sont passés à côté de ce qui faisait le sel du premier : les jeux de pouvoir au sein du monde de la finance. Il y a bien quelques scènes avec des financiers et quelques dialogues échangés en mode bras de fer mais elles apparaissent plus comme une justification du titre "Wall Street" que comme une histoire centrale dans le scénario.
Ici, c'est plus une banale histoire de conflit familial qu'un roman d'initiation ou qu'un pamphlet sur l'avidité. Tout est trop sage, trop fade.
Evidemment, on a des bons acteurs pour porter le tout et nous inciter à rester jusqu'au bout. Mention spéciale d'ailleurs à Michael Douglas qui incarne un Gordon Gekko aux failles apparentes. Mais c'est bien maigre.
En revanche, ce que j'ai aimé, c'est que le film ne cherche pas spoiler: un happy end . Et ça correspond totalement au personnage de Gekko. L'inverse m'aurait déçu.
Bref, cette suite était largement dispensable, presque assimilable à un téléfilm.
On pensait Oliver Stone vacciné contre la remakite aigue qui touche nombre de ses confrères réalisateurs. Mais l’actualité de ces dernières années l’a incité à réactualiser son « Wall Street » pour rappeler combien le monde de la finance est dur et cruel. Le problème, c’est que le scénario n’est pas assez solide pour nous permettre d’apprécier ce film comme le premier. L’intrigue ne permet pas d’utiliser le retour de Gordon Gekko à sa juste valeur, d’autant que Michael Douglas parait davantage fatigué. Mais surtout, Stone ses histoires de trahisons financières avec du blabla romantico-familial bien inutile. En fait, j’aime bien Carey Mulligan mais son rôle (qui n’avait pas d’équivalent dans le premier) est inutile. Oliver Stone voulait certainement fait de ce Wall Street 2 un nouveau film saignant sur le monde de la finance mais il dilue trop pour que ça ait le moindre impact : un coup d’épée dans l’eau.
Vengeance de trader contre trader : on s'attend à une intrigue super sophistiquée, genre "L' Arnaque" puissance 10. Mais non, c'est une bloggeuse qui dénonce le méchant sur son site,sans preuve, sans rien, et ça suffit pour envoyer le type au tribunal.... on rêve ?