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Un visiteur
4,0
Publiée le 20 juillet 2009
La naïveté, l'innocence, le désir filmés avec beaucoup de lucidité. Unique en son genre, ce film marquera pour moi la découverte d'un cinéaste à part entière, sans complexes ni tabous, direct et sensible à la fois.
Autant j'avais aimé aimé le dernier film de guiraudie que je trouvais décalé et très particulier, autant je trouve celui-ci très raté. Je n'ai pas du tout accroché à l'atmosphère de ce film, je me suis ennuyé, j'ai trouvé cela assez risible dans l'ensemble ( les dialogues pseudo philosophiques). C'est effectivement un ciné particulier mais de cinéma, justement, j'ai l'impression qu'il n'y en a pas. La mise en scène me paraît inexistante, la photo est plate et surtout beaucoup trop sombre dans l'ensemble, la musique n'est pas terrible et le jeu des acteurs...particulier. On dira sans doute que c'est un cinéma libre, débarrassé des conventions, qui montre des choses qu'on ne voit guère au ciné d'habitude, mais le résultat reste le même, c'est pauvre et de plaisir il n'y a pas. cela frôle l'amateurisme, selon moi.
Enfin un film qui change ! Cela faisait longtemps qu'on avait pas vu un tel OVNI au cinéma, heureusement Alain Guiraudie est là pour remuer un peu le cinéma français. Une mention spéciale à Ludovic Berthillot, la révélation de ce film.
Totalement en décalage avec le filet d'eau tiède des films français courants que l'on oubli aussi vite qu'on les est a vu. Un petit film joyeux et libre qui, qui ne s'embête pas avec la moral ou le sexe. On sourit, ou ouvre de grands yeux, on rit, on rit beaucoup. Malheureusement, encore trop de maladresses, de scènes inutiles ou de longueurs font que l'on décroche un peu parfois… Finalement, l'histoire aurait mérité un format plus court…
Une comédie hors du commun à l'heure d'un cinéma français pas très en forme. Ce film bouleverse par sa tendresse, son humour, et un portrait hilarant de la campagne du Sud, et ce en abordant avec pertinence et humour bon nombre de thèmes passionnants (l'homosexualité, les jeunes, la crise de la quarantaine...). Le casting plutôt original (et sans faute) donne un peu de fraîcheur alors qu'on se lasse de voir un peu toujours les mêmes têtes dans les comédies françaises. Le Roi de l'évasion mérite une meilleure visibilité, car il peut toucher tout le monde, qu'on soit plutôt exigeant ou simplement bon public.
Je n'ai absolument rien contre les scenes de sexes,quand c'est bien filmé,hors la c'est tout le contraire du cul du cul comme s'il en pleuvait et au milieu de tout ca : rien ,scenario tres plat,acteurs debiles, une vraie orgie.Je suit deçus par l'actrice principale que l'on a pu voir dans D'autres registre et qui prometait.Pour resumer, a voir pour les obsedes du cul ,les autres rester chez vous devant un bon dvd.
Ovni cinématographique, "Le Roi de l'évasion" est une comédie hors-norme dans le cinéma actuel: scénario loufoque, acteurs atypiques, inventions délirantes (les racines aphrodisiaques)... et le thème de l'homosexualité vu sous un angle champêtre et libertin! Même s'il faut un temps d'adaptation pour rentrer dans ce monde loufoque (le spectateur peut tout de même se perdre en chemin), le film d'Alain Guiraudie a le mérite d'exister dans un cinéma qui fait peu de places aux œuvres qui sortent des sentiers battus. Les acteurs sont tous excellents: Hafsia Herzi, de films en films, confirme son immense talent; François Clavier (le commissaire) est irrésistible. Il faut voir aussi dans ce film un bel hommage aux films anarchistes et libertaires de Jean-Pierre Mocky.
A chaque fois qu'un film de Guiraudie sort la critique intello nous explique que cette fois ça y est, il le tient son succès public. Mais comment des films aussi subtilement drôles, aussi libres, aussi humains pourraient être des succès publics ?! C'est tout simplement impensable. Et c'est d'ailleurs l'un des plaisirs qu'il y a à voir les films de Guiraudie : ce sentiment d'appartenir à une confrérie de gens libres. Si le titre de ce dernier opus (oui je sais faire l'intello moi aussi :-) )est moins enlevé que les précédents, le film en lui-même est une franche réussite. Entre les homos ruraux à l'aise dans leurs tête et leurs baskets, les commissaires de police anges-gardiens et amateurs de durugne, les heroïnes au nom aussi délirant que Curly Durandot, les sanctions professionnelles aussi terribles qu'une mutation dans le Tarn et Garonne, tout est jubilatoire et charmant. C'est un film qui donne la pêche et un peu de foi en l'humanité (surtout celle du sud-ouest). Alain Guiraudie merci.
Nous sommes transportés dans un autre monde où pourtant les protagonistes sont plus qu’humains, plus vrais que nature. Des gens … bien de chez nous qui par leur simplicité, leur humanité, leur singularité nous font basculer dans une ambiance pratiquement extra-terrestre ! J’aime aussi comment est abordé la complexité de l’homosexualité… les questions qu’un homosexuel peut être amené à se poser à un moment donné. Les dialogues à la fin du film entre le héros et ce vieil homme sont simples mais choisis avec intelligence. Il en résulte un rapport émouvant et profond entre ces deux personnages. Et une réelle fraternité quand ils finissent tous les quatre dans ce lit. Nus… habillés de leurs simples vérités. On voyage à travers les sensations de ces personnages, on sourit, on rit… la sexualité ne choque pas. On pourrait croire que le personnage de l’inspecteur n’était qu’une simple projection mentale de ce gay vendeur de tracteur, sa conscience ! Un autre niveau de lecture du film peut-être… comme cette plante aphrodisiaque qui ne fait que stimuler le « désir », décupler les capacités car transporté par son inconscient générateur de folie mais aussi et surtout de créativité et d’énergie. Le sexe a plus d’une lecture ! C’est aussi pour ça que j’aime l’omniprésence de la sexualité dans ce film…