Si au début du film, on peut s’embler perdu, que l’on se rassure, après dix minutes de brouillard complet, tout s’éclaircit et c’est LA patte du réalisateur anglais qui donne forme au film, on la reconnaît entre mille, elle est corrosive, virulente et sans temps mort !
Une façon de filmer, de donner vie au scénario, en y ajoutant l’habituel embrouille entre gangs, de mystifier le contenu pour au final, nous surprendre encore en plus, c’est bel et bien le Guy Ritchie de Arnaques, crimes et botanique (1998) ou encore Snatch (2000) qui est de retour, et c’est tant mieux, car après les décevants A la dérive (2003) & Revolver (2005), on n’y croyait plus trop !
Ritchie et ses habituels bras cassés, ses combines foireuses et les innombrables emmerdements qui s’y ajoutent. Une histoire de pot de vin sur fond de magouille immobilière, un tableau volé, une balance et un junkie plus space que jamais, voilà ce que nous réserve Rock’N’Rolla durant près de deux heures. Du rire et des surprises, à commencer par les Ruskofs survitaminés et la pléiades d’acteurs présent au générique (Gerard Butler, Tom Wilkinson Mark Strong, Toby Kebbell, Thandie Newton & Gemma Arterton), Ritchie séduit une fois de plus mais ne se renouvelle pas.