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Sina H
1 abonné
30 critiques
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1,0
Publiée le 20 mai 2010
"Trops de profondeur, tue la profondeur !": Le réalisateur nous amène au plus profond de son art, à une altitude dans laquelle il doit être tout seul...
Remarquable. Ce film nous emmène dans la passion amoureuse, la difficulté de se comprendre, l'usure du temps... Le tout dans un mélange savoureux et fascinant et surtout interprété à la perfection. Bravo !
Un petit parfum de Jean Dréville ( bien que les deux films n'ait aucun rapport) vient embaumer ce bon film de Kiarostami. Pour ma part, je considère ce film comme une réussite et la salle du MK2 beaubourg me donnera raison tant le film semblait avoir conquis les spectateurs présents avec moi dans la salle. J'ai retrouvé là ce que j'adore chez Kiarostami, une force de suggestion indéfectible, des acteurs talentueux, quelques pointes d'humour venant rendre plus fluide ce film à la trame un peu conventionnelle mais traitée avec brio. J'étais également ravi de revoir une scène, typiquement Kiarostamienne, dans la voiture. Que de bons souvenirs et quel film ! Une seule grande déception, le décor toscan auquel je n'ai pu m'acclimater. Les belles images d'Iran sont un vrai manque. Mais bon, il faut savoir innover et éviter l'auto-caricature, ce que Kiarostami a réussi à l'inverse de beaucoup d'autres réalisateurs. Ce film m'a offert un grand moment de plaisir, enfin !
Nul et soporifique, bavard et inintéressant. Que fait ce film à Cannes? Ni le sujet banal, ni le scénario alambiqué, ni le jeu des acteurs, ni les dialogues n'ont un quelconque intérêt. Encore moins les plans cinématographiques filmés à la paresseuse avec un éclairage approximatif et la mise en scène totalement absente. Une escroquerie de première grandeur. Si vous y allez quand même, prenez une place au bord de l'allée pour pouvoir vous enfuir rapidement. Vous me direz merci!
Vertigineuse variation sur le vrai et le faux, porté par des acteurs en état de grâce (Juliette Binoche radieuse comme toujours et William Shimell bouleversant). Les dialogues utilisent avec brio trois langues différentes (italien, anglais, français dans l’ordre d’apparition à l’écran) qui contribuent à enrichir le propos en entretenant l’équivoque et le doute. Il est seulement - mais vraiment - dommage que ce film soit souvent trop bavard, surtout dans son début. Quel besoin de toutes ces explications théorisantes sur l’art et la valeur des œuvres qui alourdissent l’histoire ? Pour devenir un vrai grand, Kiarostami doit encore apprendre que seules les images parlent. La fin est par contre très belle, justement moins verbeuse et donnant plus à voir, qui introduit le mystère et se garde soigneusement de l’élucider, Finissons par un mot sur les « superbes paysages de Toscane », vantés dans nombre de critiques : ils ne sont pas superbes du tout puisqu’ils sont à peine montrés, plutôt suggérés, esquissés… vrais ou faux ?
Abbas Kiarostami quitte l'Iran pour la Toscane où il nous raconte une histoire aussi étrange qu'incompréhensible entre un homme et une femme incarnés par William Shimell et Juliette Binoche, lauréate du Prix d'interprétation féminine à Cannes 2010 pour l'occasion. Mais si l'on retrouve la patte du réalisateur du sublime Le vent nous emportera, notamment avec la caméra-miroir, l'action en arrière-plan ou en hors champ, l'absence de fond rend l'ensemble vite long et ennuyeux, d'autant que le film est très bavard et insupporte vite étant donné qu'il ne raconte rien et qu'on ne comprend absolument jamais où Abbas Kiarostami veut nous emmener. Les acteurs ne sont pas toujours très bons, de fait, même si Juliette Binoche a parfois quelques moments de grâce. Le décor est superbe, mais c'est bien là le seul intérêt de cet étrange voyage vers nulle part qu'on a plus d'une fois envie de quitter en cours de route.
Quelle idée d'avoir regarder ce film : le scénario m'avait l'air très loin de l'histoire totalement ennuyeuse de ce film. Copie Conforme s'affirme être un film pour grands spécialistes , littéraires et d'amour , beaucoup trop rustique . Juliette Binoche se trouve dans une situation vraiment compliquée , mais elle ne s'en sort pas , elle paraît totalement fausse. Le film est vraiment sans intérêt , au niveau des dialogues , où les personnages parlent de tout et de rien , sans faire avancer le film. Une histoire dont on ne sait même pas au départ ni tout le film qu'ils sont plus ou moins ensemble . Incompréhensible !
Juliette Binoche est attendrissante dans son rôle de femme éplorée. Elle porte ce maigre film sur ses épaules d'actrices expérimentée et convaincue de son choix. On ne peut pas en dire autant de William Shimell jouant le rôle du "mari" ténébreux et constipé. Hors Binoche, rien ne facilite la lecture de cette œuvre absconse, au scénario peu crédible et formatée pour les sections parallèles des festivals. Reste une mise en scène intéressante en « temps réel » et des plans très soignés.
A la fin on attend toujours que le film commence c'est dire qu'on ne va pas très loin, heureusement Juliette Binoche est charmante. J'ai aussi bien aimé le jeune qui joue le fils, il aurait été intéressant de le voir plus souvent à suivre dans un prochain film.
Première expérience européenne du réalisateur iranien Kiarostami, bénéficiant – pourquoi pas ? - d’une indulgence bienveillante de la critique française au point de l’envisager comme Palme d’Or à Cannes... En réalité un opus qui démarre bien avec les échanges mère-fils, puis qui change de sujet et sombre dans un bavardage pseudo-intello sur le couple particulièrement ennuyeux.
Avec une réalisation très (trop) conformiste, Copie Conforme s’enfonce dans la monotonie. Le film traite plusieurs sujets, mais que ce soit le souvenir, l’art de simplicité, le réel, le concret, on passe toujours à coté. L’impression d’assister à une scène de la vie courante s’accentue au fil du film mais l’intérêt (ou le désintérêt) s’arrête ici.
Je veux bien admettre que ce film incite à quelques intéressantes réflexions. Mais que c'est ennuyeux ! Le réalisme est poussé si loin qu'il n'y a je crois pas la moindre musique accompagnant certains moments du film, pas même lors du générique du début ou de la fin. Abbas Kiarostami se prive là d'un outil indispensable pour envoûter le spectateur, pour faire durer le momentum des scènes clés...
Pour une première sortie d’une compétition officielle du Festival de Cannes 2010, Copie conforme n’a pas placé la barre très haute. Pas de surprise ni d’émotion, des bonnes idées et une réalisation esthétique, c’est l’ennui qui prime ici. Dommage.
L'idée du film est bonne : on voit un couple se former. Lui, essayiste qui vient de publier un livre sur la copie dans l'art, elle, qui tient une galerie et a un enfant ado. Le couple nouveau-né, à la faveur d'un quiproquo, se mue en couple qui se déchire après 15 ans de mariage. Belle idée, ratage complet. Copie conforme n'est pas un film, mais l'idée d'un film. On voit par là que la place de Kiarostami est plus aujourd'hui dans les galeries d'"art contemporain que dans les salles de cinéma. Car de cinéma, il n'est guère question dans Copie conforme : la direction d'acteur y est exécrable (même Binoche semble buter sur les mots), la mise en scène outrageusement explicite, les symboles ridicules dans leur lourdeur démonstrative. Un seul exemple ? Pour illustrer l'incommunicabilité dans le couple, quoi de mieux que de montrer Binoche tenter d'exprimer ses voeux de bonheur à de jeunes mariés à travers une fenêtre qui ne veut pas s'ouvrir... et tout est à l'avenant, profondément ennuyeux, désespérément pataud. Mon esprit était si peu impliqué dans ce que je regardais que j'ai pu imaginé plusieurs Copies conformes, même histoire, mais tournés par Lynch, Cronenberg, Kieslowski, Bergman ou Sirk. Des cinéastes. D'autres billets sur Christoblog : http://chris666.blogs.allocine.fr/