De la guerre
Note moyenne
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maxime ...

309 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 août 2022
spoiler: De la Guerre de Bertrand Bonello débute par un postulat loufoque, celui d'un type, réalisateur approchant la quarantaine, qui focalise sur la mort et les cercueils ! Déjà, rien que ça ... Mais là ou Bonello pousse le délire, c'est qu'il entrouvre une porte sur on l'imagine un épisode bien perso, ne serait-ce que de par le nom de son personnage, sa profession, même Tiresia est invoqué à quelques reprises. Alors, il y va, il s'enferme dans l'objet de désir et en ressort encore plus chtarbé ! S'en suit un récital expérimental jouissif et corrosive, entre pathétisme et drôlerie acerbe distillé par la clique de cinglés devant et derrière la caméra. Guillaume Depardieu dont c'est l'un des derniers longs-métrages trouve un espace dingue pour exprimer son talent, sa démonstration oratoire sur l'époque est perché et illuminé par son impression bizarre qu'il inspire. Je m'étais déjà fait la remarque lorsque je l'avais vu dans le film de Rivette il y'a de cela quelques années, quel acteur ! Mathieu Amalric lui aussi regorge de folie dans son genre bien à lui. " - Faire quelque chose de beau, c'est faire quelque chose d'étonnant et puisque l'on ne fait jamais rien d'étonnant car ce serait prendre un risque, rien n'est beau. " Je paraphrase un peu, mais je respecte la folie passagère qui lui fais dire cela ( un pique est atteint question bonne tranche de rire ). Son, " - Mais si c'est grave, c'est très grave " après sa déclaration d'amour à sa copine ( Clotilde Hesme génial au passage ) sur fond de supermarché à aussi de quoi rivalisé. La guerre final dans laquelle il prend une part considérable m'a aussi pas mal amusé. De l'escargot à sa nage, son initiation à l'absurde par l'absurde est un symbole de farce unique. Le voir sur son banc, les bras en croix à accepter qu'il ne chantera jamais comme Bob Dylan reste tout de même son summum. Asia Argento elle aussi démontre de réelle appétence dans ce personnage de gourou incitatrice de transe. Uma refuse et récuse le monde actuel et s'enivre de spiritualité dans ces lectures, pour elle seule ou partagé au plus grand nombre ... Une d'entre elle est particulièrement savoureuse, je suis en fou rire rien que d'écrire ça ici ! A contre courant ou non, cette secte du bonheur est habité par son envie d'un communautarisme d'ordre élégiaque. Je pleure, donc je suis heureux. Oui, tout est fou ... De la Guerre à bien des égards se rapproche des premiers films de Bertrand Bonello mais annonce aussi sa mue en ce qui concerne la suite de sa filmographie avec des Œuvres de plus grandes ampleurs. On y retrouve un amour pour la langue française, tout comme de ses silences qui la sublime, une exubérance variable dans ce domaine. L'ambiance de fin du monde et d'abandon de la société est un conflit qui est intérieur à ce réalisateur qui ressort avec technique les morceaux les mieux taillés. Il choisit l'alternative, Nocturama m'a aussi fait ce genre d'impression par rapport à son impossibilité à communiquer de ses motivations / émotions, que seul la fin se doit d'être une option. Ce film traite néanmoins avec une façon plus " joyeuse " le problème. La place de la singularité dans le groupe, l'identité au sens large, l'appartenance au culte est vue comme une dérive accueillante, barge mais simple et accessible. Un film monstre. Un petit totem à reprendre en cours un de ces quatre ...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 octobre 2008
Film très étonnant, je suis un peu passé par quasiment tous les sentiments possibles pendant la séance, pour au final en conclure que c'était génial!
Mathieu Amalric jour le role d'un cinéaste qui s'appelle Bertrand Bonello. Bon. Il ne semblerait pas pour autant qu'il s'agisse d'une autobiographie, mais c'est un parti pris tout de même assez fort pour qu'on ne puisse pas l'occulter.
A travers trois chapitres, Bonello raconte l'entrée de son personnage principal dans une secte plutot glauque sensée apporter de la joie. Faut croire que ça marche, parce qu'il en devient vite accro.
Les deux premiers chapitres sont excellents. La montée en puissance de la dépendance d'Amalric envers ce "Royaume" est aussi passionnante que crédible. Tout en étant focalisé sur le point de vue du héros, le film fait en sorte que le masque de la secte tombe doucement. Le troisième chapitre arrive en toute logique pour conclure en apothéose!
Sauf que non... La fin ne va pas du tout là où je l'attendais. Sur le moment j'ai trouvé ça mou du genou, voire honteux! (pour des raisons que je ne peux évoquer sans spoilers, donc comprendra qui veut...) Mais en y repensant, c'est pas du tout ça. Finalement, cette fin, c'est le constat tragique, et non évident pour ses personnages dénués de leur rationnalité, que l'utopie qu'ils ont voulu créé ne pourra jamais exister sur le long terme. Et ça donne au film une subtilité plus ambigu que je n'avais pas vu venir, et c'est tant mieux.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 15 octobre 2008
Bonello mégallo, tu filmes mal pendant des heures pour ne rien dire d'intéressant. Tu as de la chance d'avoir des amis dans le milieu du cinéma.
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

161 abonnés 2 383 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 avril 2022
LES CENDRES DE LA GUERRE. Le royaume de la stratégie et de la théorie. Ca s'existe, ça peine, ça balbutie et l'attaque se fait dans le brouillard. Des fragments d'une belle intelligence et des secrets sans gloire. Tout l'art de mélanger la structure et ses failles.
dardar341
dardar341

1 abonné 39 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 mai 2009
De la guerre : ou comment transformer 2h10 en une éternité. Acteur excellent mais film mal fabriqué, faible, ennuyeux et parfois pompeux.
Passez votre chemin
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 octobre 2008
A voir,

Voila du cinema contemporain et engage, du cinema vraiment utile a mon avis meme si cela n'empeche pas des longueurs (un peu le dernier acte quoique...).
Je le trouve tout de meme tres reussi et c'est original.
Des scenes sortent vraiment du lot et la musique marche tres bien avec l'image.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 30 octobre 2008
Malgré quelques belles propositions, des cadres tenus, une photo très réussies (bravo J.D), le film de Bonello ne me convainc pas et finit par s'enliser.
Car la singularité recherchée du propos s'empêtre dans une rhétorique affichée, dite et redite (toutes ces phrases-programmes des dialogues alourdies par le jeu des protagonistes).
L'expérience se veut originale et pourtant les multiples emprunts à l'art contemporain, au cinéma (de façon explicites (Coppola, Cronenberg etc) ou implicites comme les clins d'oeil à Gus Van Sant, ou à "Tropical Malady") finissent par vider le film de toute pertinence.
Si le film avait été joué par des acteurs inconnus peut-être aurait-il trouvé une autre vérité mais finalement Amalric (bon Amalric, on le connait, il est parfait et en même temps pourrait un peu devenir le Luchini du cinéma d'auteur, son jeu est tellement balisé, on l'a vu tant de fois maintenant dans ce rôle de grand trentenaire déboussolé, mis à distance par lui-même et pourtant à cran), Asia Argento, Piccoli, Depardieu, finissent par faire du film un objet mode, bien confortable dans le système...
A partir d'un moment, on regarde cela avec une indifférence réelle. Après les deux films précédents assez passionnants, je ne m'attendais pas à être aussi peu requis. De guerre las (facile, désolé)
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 octobre 2008
Le film de Bonnello est raconté du point de vue unique du narrateur. Je comprends les références à la psychanalyse, tout ici est centré sur le personnage (un double de Bonnello, il fait le même métier, il a le même prénom, sans doute la même compagne...) : le passage dans la "secte" est stupéfiant, quand Amalric y retourne, le spectateur est plongé dans un délire collectif (ils jouent avec des armes à feu, "rêvent" d'assaillants, mais il y a bien un mort (accident?) : le réel résiste). Amalric est un superbe acteur, nous le savions tous. L'humour et le ton décalé permet au spectateur d'accrocher. Et moi, j'ai bien suivi son personnage, ses errances, et en tout cas, une certaine journaliste me semble particulièrement étriquée et dangereuse. Vouloir tuer un cinéaste et traiter les cinéphiles de "connards" : voilà bien la France de Notre Président qui glisse peu à peu vers une Italie Berlusconienne (qui a tué son cinéma vous savez!).
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 janvier 2009
Très beau film, les acteurs sont magnifiques, l'errance et les questionnement en font un film expérience ... C'est un peu un manifeste je pense ...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 6 février 2010
40 mn et j'ai fini par jeter l'eponge.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 17 décembre 2008
Je n'ai tout simplement pas été convaincue par ce film. Il me semble bien creux et beaucoup trop long pour étayer une thèse peu originale.
A peine trois dialogues de 40s, trop peu pour explorer le talent d'Amalric, les scènes de trans collective sans émotion....bref, évitez-vous cette peine.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 27 juillet 2010
Prétentieux. Long. Ennuyeux. Insipide.

Les adjectifs pour qualifier ce naufrage cinématographique ne manquent pas. De la bande son ridicule aux dialogues sans queue ni tête, de l'intrigue décousue et inintéressante aux acteurs qui jouent comme des pieds, tout ici semble fait pour, au choix, pouffer de rire ou partir en courant de la séance.

Ce qui frappe par dessus tout c'est la prétention derrière chaque scène. Du film d'auteur "à la française" bien ronflant dans toute sa splendeur.

N'espérez pas dormir pendant la séance, la bande-son imprévisible et ridicule vous empêcherait de tomber dans un sommeil salutaire.

J'ai bien du mal à trouver la moindre qualité à ce long-métrage. L'exaspération à la fin de la séance n'a d'égal que le soulagement que l'on ressent lorsque, enfin, le générique apparaît.

Je vous déconseille à tout prix ce film, qui restera comme ma pire expérience cinématographique.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 14 juillet 2009
L'unique étoile attribuée vient de ce que je m'interroge encore après l'avoir vu sur un possible second degré dans un film parfaitement ridicule et constamment risible (je n'arrive pas à trancher si le comique de la scène ou apparait Laurent Lucas est involontaire ou pas) par sa prétention et ses poses. Par ailleurs, si l'on considère que Mathieu Amalric (que j'ai pu apprécié autrefois dans "Comment je me suis disputé..." un des premiers films très honorables de Depleshin avant qu'il ne sombre) est une sorte d'égérie au masculin du cinéma d'auteur contemporain à l'instar de Jean-Pierre Léaud pour la dite Nouvelle Vague, on mesure la médiocrité de notre époque. Quand on pense à l'étrangeté et au charme du second, à son jeu stylisé si singulier, ses moments de folie inspirée, on est un peu accablé devant l'absence totale de charisme du premier ...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 7 octobre 2008
que dire de plus que gahrsim
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 5 novembre 2008
je n'ai pas réussi à entrer dans le film
la seule performance d'acteur de mathieu amalric n'a pas suffi
je me suis profondément ennuyée, seule la musique ...est belle au fait c'est mozart ???? pouvez vous me repondre
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