J’avais entendu beaucoup de choses positives sur La Proposition, souvent cité comme une comédie romantique culte des années 2000. Alors forcément, je m’attendais à passer un bon moment, léger et drôle. Au final, le film ne m’a ni totalement déplu, ni vraiment convaincu. Disons que je suis resté un peu sur ma faim.
Sandra Bullock et Ryan Reynolds forment un duo qui fonctionne bien à l’écran, c’est indéniable. Leur complicité et leur timing comique sauvent beaucoup de scènes. Bullock, en patronne tyrannique contrainte de feindre un mariage avec son assistant pour éviter l’expulsion, joue le registre de la transformation avec efficacité. Reynolds, plus en retenue, apporte une touche de charme sarcastique. Leurs échanges font parfois mouche, mais j’ai trouvé que le film tirait trop sur des ficelles déjà vues mille fois ailleurs.
L’histoire suit une structure très classique du genre : ennemis forcés de coopérer, tensions, révélations, puis romance. Rien de surprenant, mais ce n’est pas forcément un défaut… sauf quand ça manque de fraîcheur, comme ici. Certains passages m’ont semblé un peu longs ou trop prévisibles. Les moments censés être touchants m’ont paru forcés, et j’aurais aimé que le film ose un peu plus dans le ton ou dans les situations.
Cela dit, tout n’est pas à jeter. La photographie est jolie, surtout les scènes en Alaska (même si on devine que tout n’a pas été tourné sur place), et quelques seconds rôles comme Betty White apportent un vrai vent de folie bienvenue. Au final, La Proposition est une comédie romantique qui se laisse regarder sans déplaisir, mais qui ne m’aura pas marqué. Un film “plaisir coupable” peut-être pour certains, mais pour moi, juste un moment sympa, sans plus.