628 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
157 critiques spectateurs
5
14 critiques
4
36 critiques
3
34 critiques
2
44 critiques
1
17 critiques
0
12 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
2,0
Publiée le 11 juillet 2012
Toujours ou bien dans l'excès ou bien dans le manque, ce film est trop académique pour être authentique. On ne gardera que les faces à faces entre Marina Hands et le magnifique André Dussolier, qui nous montre qu'il sait absolument tout jouer.
A voir surtout pour la composition bluffante d'André Dussollier en Staline, peu incarné au cinéma jusqu'alors, pour ce qui restera l'une de ses plus grandes prestations au cinéma; En choisissant Dussollier, Marc Dugain a certainement voulu choisir un acteur qui transpire naturellement la bonhomie et le calme pour mieux nous faire ressortir la perversité et la paranoïa du personnage, jouant ainsi avec nos nerfs dans le sens où l'on se demande si Staline pouvait manifester de l'empathie pour autrui et son interlocutrice Anna... La réussite de ce film c'est donc les confrontations entre Staline et Anna, jeune talentueuse urologue, dotée de dons de magnétiseuse, qui se retrouve contrainte, dénoncée par des collègues jaloux, de "soulager" le tyran dont l'état se dégrade peu à peu. Face à Dussollier, Marina Hands est surprenante d'émotions et de force, ce que demandait la composition de son personnage. Si Anna tient la "dragée haute" face à Staline malgré la terreur que se dernier instaure, Marina Hands tient la barre face à la prestation d'André Dussollier. Cependant, il est regrettable que ce qui retient surtout notre attention dans ce film soit ces quelques scènes, véritables colonne vertébrales du film. Finalement, ce qui tourne autour, ne nous procure pas vraiment d'émotions comme l'histoire entre Anna et son époux Vassili (Edouard Baer, sobre), qui semble accessoire ou prétexte pour nous introduire auprès de Staline. Sinon, intéressante retranscription de l'atmosphère de suspicion et de délation de la société soviétique où tout le monde surveille tout le monde. A cet égard les scènes de l'hopital, lieu de travail d'Anna, sont réussies via la description réussie de psychologie de ses collègues, qu'il soit de son côté (le directeur joué par un Tom Novembre touchant) ou alors qui sont prêt à tout pour l'écraser (son chef de service libidineux joué par un remarquable Grégory Gadebois). Dans l'ensemble, la mise en scène de Marc Dugain s'avère ultra-classique. Il prend peu de risques et, par moments, on a l'impression d'asphyxier, tant on a une sensation de lenteur et de lourdeur; procuré également par les choix techniques et esthétiques (photo et image à la tonalité marron-grise, décors ternes...). Au final, peut-être que ce choix de mise en scène et en image est voulu par Dugain pour mieux faire ressortir le sentiment d'oppression, de blocage et de malaise et d'angoisse généralisé de la société russe sous Staline en fin de règne. Peut-être aurait-il pu, alors, développer une vision plus critique de la politique du régime stalinien, adopter un style qui fait moins huis-clos et moins littéraire dans ses dialogues (adaptation d'un de ses romans à succès) en accélèrant le rythme et en s'autorisant plus d'audace dans les cadrages. Malgré les défauts inhérents à toutes première oeuvres, film à découvrir, si ce n'est pas fait !
Dire que le réalisateur s'est perdu dans les méandres et complexités du personnage qu'était staline n'est pas faux.André DUSSOLIER défend pourtant bien ce staline de cinéma, mais malheureusement il n'arrive pas à faire ressortir l'ampleur du vrai.Alors que reste t-il une histoire fade, terne sombre sur fond d'histoire d'amour.Même le médecin magnétiseur devient vite rédicule.L'ambiance ce veut rigide et terrifiante mais le scénario ne va pas au bout ce ses prétentions.Une grande décéption car on aurait voulu en voir plus sur la vie de staline
Le style de Marc Dugain cinéaste passerait pour brillant dans un feuilleton télé. Pour son premier film, il se garde d'erreurs et de défauts trop fréquents ; mais un excès de précautions et un défaut d'inspiration le conduisent à l'académisme. Le résultat est une exécution effectivement ordinaire, une pâle illustration qui n'atteint jamais la densité et la profondeur de son modèle, malgré un bon Dussolier.
Bon film ! Quelques longueurs cependant ! André Dussolier est magistral dans le rôle de Staline, et Marina Hands joue tout aussi bien le rôle de ce docteur qui doit renoncer à sa vie conjugale pour devenir le médecin personnel de ce dernier ! Edouard Baer se débrouille pas mal non plus, cependant on a tellement l'habitude de le voir dans des rôles comiques qu'il faut un certain temps d'adaptation. On notera également la présence de Denis Polydadés en concierge un peu collant ! A voir une fois !
Pourquoi Marc Dugain a t-il gardé le titre de son roman, Une exécution ordinaire, d'une densité, d'une complexité et d'une intensité remarquables, de l'URSS de Staline à la Russie de Poutine ? Le film n'est qu'une l'adaptation d'une période, certes marquante, de ce livre terrible et magnifique. En comparaison, le film, malgré d'indéniables qualités, semble bien... ordinaire. La mise en scène, plate, ne rend pas son thème attrayant et les acteurs semblent parfois à peine dirigés (Baer et Podalydès, lesquels s'en sortent par leur métier). Une exécution ordinaire vaut avant tout pour les scènes entre le dictateur et la magnétiseuse, soit un plaisir plus théâtral que cinématographique. Dussolier est gigantesque mais il ne faudrait pas oublier le jeu subtil de Marina Hands dont tous les sentiments passent dans ses silences. La reconstitution de l'époque, d'une grisaille absolue, est également réussie, mais toutes les "péripéties" périphériques aux confrontations des deux personnages principaux ne font pas le poids. C'est ce déséquilibre qui empêche d'être totalement conquis.
1952 à Moscou, une jeune médecin, pratiquant le magnétisme contre la volonté du régime, est appelé à son insu au chevet de Staline mourrant. Ce dernier vient de se débarrasser de ses médecins personnels, craint le complot et s’en remet à cette jeune femme qui doit garder cette collaboration secrète. En sous main, Staline la manipule et s’immisce dans sa vie de couple jusqu’à la rupture conjugale. Ce film , par la petite histoire, met le doigt sur les mécanismes de terreur et de destruction psychologique des régimes totalitaires. Effroyable de constater comment l’individu n’est rien dans la main du monstre : aucune liberté de choix n’est possible pour cette jeune médecin qui doit se contenter de subir afin de sauver sa vie et celle de son mari. Dussolier campe un Staline froid et manipulateur avec beaucoup de finesse ; sa composition seule mérite de voir le film. Le jeune couple est déjà moins crédible. On a beaucoup de difficultés à ressentir de l’empathie.
Le célèbre romancier Marc Dugain adapte son roman éponyme « Une exécution ordinaire » et signe alors son premier film. Il met en scène dans une Russie d'après guerre toujours sous la coupe de Staline une histoire dramatique qui questionne sur la fin de la vie du régime stalinien. En effet, une jeune médecin et magnétiseur, Anna, est approchée par le petit père du peuple pour soulager ses intolérables douleurs. Elle est alors tiraillée entre son mari et sa patrie ou plutôt la peur de l'exécution. On plonge alors dans la psychologie d'un Staline vieillissant et proche de sa mort. La Russie est alors moins aveugle avec une population obéissante mais en proie au doute. Dugain montre également la dureté continuelle du régime qui dure même dans les années 50. La direction d'acteurs est excellente et semble vouloir être intimiste en privilégiant les duos ou la solitude, André Dussolier est magistral et méconnaissable en tyran stalinien mais il est mis au second plan par la performance sublime de Marina Hands qui amplifie la tension et le doute qui entoure le film. De plus, Marc Dugain choisit une sorte de caméra-spectateur, c'est à dire que la caméra bouge comme un homme et laisse alors croire au spectateur qu'il est un acteur impuissant du récit. Ce drame fin et subtil bien que romancer et pas historique s'inscrit dans un profond réalisme, les paysages d'une Russie hivernal son sublimé par une photographie un peu terne et sombre renforçant l'idée de cloisonnement nécessaire à la montée du trouble qui connaît une apothéose lors de la scène d'attente de Hands. Marc Dugain signe un admirable premier film qui ne subit que une lenteur calculée mais sensible pour le spectateur. Mais le récit gomme tout les petits défauts et permet au film de prendre un ampleur presque historique et permet de mieux comprendre une partie sombre de l'histoire de la Russie. Une réussite qui suscite le regard !
un film surprenant , qui peut paraitre long et lent pour certain , mais dont l'histoire de manipulation nous tient a cran avec un jeu d'acteurs a la hauteur (tous) je n'avais meme pas reconnu dussolier en staline...
"Une exécution ordinaire" vaut surtout pour l’interprétation de Dussolier en un Joseph Staline cruel et froid, mais aussi profondément humain. Le casting est impeccable et la réalisation un peu poussiéreuse. Le film est au final plutôt réussi malgré un sujet casse-gueule.
Une exécution ordinaire, c’est l’histoire de la manipulation mentale d’un « monstre »(Staline) sur une jeune médecin durant la fin du règne du dictateur (d’ailleurs l’ambiance russe pesante est bien retranscrite). Dussolier est bluffant en Staline pervers, physiquement très ressemblant et très juste jusqu’à la démarche(le César n’est peut-être pas loin) et Marina Hands remarquable en urologue juive condamnée. Podalydès, Segal, Novembre et Baer complètent une distribution très réussie. Et plus que l’interprétation c’est la justesse des dialogues dans les rapports de terreur entre les 2 personnages principaux tout du long qui est réussi. Si le scénar est bien écrit, ce n’est pas étonnant puisque c’est un écrivain qui réalise (Marc Dugain). Malheureusement l’histoire n’aurait du rester qu’un roman car justement ce coté romanesque donne un côté ultra chiant au film, voire soporifique (j’ai lutté pour ne pas m’endormir plusieurs fois), le côté austère de l’époque prend hélas l’ascendant sur le rythme du film ce qui le rend inefficace. Dommage…
'' Une exécution ordinaire '' narre les derniers mois de Joseph Staline au travers du regard d'une jeune urologue, Anna. Porté par une distribution exemplaire, le film retrace la liaison complexe (et fictive) qui unit la jeune femme au vieux tyran. André Dussollier est impressionnant dans la peau d'un Staline vieillissant rongé par la douleur, la mélancolie et le sadisme. Quant à Marina Hands, elle se révèle émouvante dans celle d'Anna, une jeune femme entrainée malgré elle dans l'univers impitoyable du Vodj. Mention également à Édouard Baer, très convaincant en époux torturé par la tristesse et la résignation, victime lui aussi du système stalinien. Marc Dugain se révèle aussi efficace en écrivain qu'en réalisateur. Injustement lynché par le public, le film méritait assurément plus d'éloges. Je le conseille.
Il y a deux incohérences dans ce film. La première intervient dès l'ouverture, où la version proposée de l'hymne soviétique date de 1977 alors que nous sommes en 1953. Cette année-là va rester dans l'esprit d'une femme-médecin (pas le Dr Quinn) également magnétiseuse, appelée pour ce dernier talent par un Staline sentant son heure approcher. Scénario béton, pas spécialement complexe, mais d'une indéniable finesse et surtout original. Les deux protagonistes principaux sont excellemment mis en valeur et interprétés, Dussollier est juste parfait dans la peau du sanguinaire leader soviétique. Le film souffre, comme à peu près toutes les productions françaises, d'un gros manque de rythme, surement voulu, mais par trop latent. L'atmosphère est sombre, glauque, étouffante, comme devait l'être Moscou en 1953. Historiquement crédible. Mais historiquement faux. Il s'agit d'une réinvention de l'Histoire très prenante, très bien écrite. C'est là que survient la seconde incohérence. On a frôlé le chef d'oeuvre, mais juste frôlé. La faute à qui ? A un cinéma national noyé dans le politiquement correct et la prudence à outrance, qui s'il avait alloué plus de crédits à ce film, en aurait fait sans doute une référence en la matière...