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dujean2
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4,0
Publiée le 6 août 2009
"Joueuse" est un très joli film d'atmosphère. Une situation simple qui évolue comme la vie et rappelle qu'il y a quelque chose de remarquable en chacun de nous. Le moment de chance est celui qui permet de révéler ce quelque chose. Sandrine Bonnaire est magistrale dans son interprétation tout en finesse et en expressivité. Les personnages qui gravitent autour d'elle sont justes et vrais. La photographie est soignée et nous réserve de beaux portraits. Un moment tendre bien fait pour nous convaincre qu'une femme de ménage n'est pas une femme de ménage mais une femme (idem pour d'autres métiers!!).
Quand on aime les échecs, ce film est un bonheur. Quand on n'y joue pas, il donne envie d'apprendre. Quand on n'y joue plus, il donne envie de s'y remettre. Pour mémoire, une petite phrase de Bobby Fisher : "Les échecs, c'est la vie"... çà n'a l'air de rien, mais c'est ce qui a jamais été dit de plus juste sur les échecs. Après, que le film se passe en Corse n'apporte rien. Je dirais même qu'il aurait eu encore plus de poids et d'effet dans des paysages tristes et lourds.
L'ECHIQUIER BELLE. Le grand roque pour Caroline Bottaro. S'entourer de la charmante Sandrine Bonnaire et de Kevin Kline pour commencer, difficile de faire mieux. Grace à tout ça, on suit cette partie avec plaisir et réflexion.
Une belle leçon sur l'espoir et la confiance en soi, malgré une réalisation un peu médiocre. La métaphore sur les échecs à propos de la réussite dans la vie est originale.
Malgré un scénario plat et extrêmement naïf, le film qu’en tire Caroline Bottaro en guise de coup d’essai est une étonnante source de motivation pour ses spectateurs craintifs d’écouter les désirs, et pas uniquement ceux voulant se mettre à jouer aux échecs. Si elle parvient à être aussi émouvante malgré sa mise en scène académique, c’est parce que cette fable passionnée dispose d’un casting talentueux. En effet, Sandrine Bonnaire est ici plus sensuelle que jamais tandis que Kevin Kline, dans son rôle d'expert antipathique, est, comme à son habitude, excellent. Les décors de la Corse sont mal exploités et aurait pu accentuer le romantisme de cette relation sous-jacente et la beauté esthétique de cette quête initiatique.
C'est une sorte de conte de fées qui se revendique comme tel et qu'il serait malséant de repousser pour quelques invraisemblances de ci, de là. Joueuse surfe sur un thème déjà largement exploré au cinéma, le désir de se réaliser en vivant sa passion, en dépit de tout, et notamment des autres. La réussite par les échecs, pour une femme de ménage, rien de moins ! La mise en scène est fluette mais l'écriture est limpide et, surtout, Sandrine Bonnaire irradie toutes les scènes, jusqu'à devenir prédatrice dans le tournoi final. Kevin Kline joue le mentor au lourd passé avec délectation mais c'est l'environnement social, très présent, qui constitue l'une des forces de ce premier film de Caroline Bottaro, lisible à plusieurs niveaux. Quant aux paysages de Corse, ils ont aussi du talent mais cela n'est pas une découverte. Malgré un scénario somme toute convenu et prévisible, ce film pudique dévoile ses atours sur la longueur, au rythme de l'épanouissement du personnage de Bonnaire. Même si elle est jouée d'avance, la partie est donc loin d'être nulle. Elle se regarde avec une émotion toute simple, venue de la région du coeur.
Joli film un brin surestimé. Une femme de ménage (Sandrine Bonnaire parfaite sans être transcendante) qui se passionne tout d'un coup pour les échecs (jeu plutôt bourgeois) et qui apprend seul le jeu avant de se perfectionner avec son patron (Kevin Kline charismatique mais en fait peu présent). La relation qu'elle tient avec son mari (Francis Renaud superbe !) reste le plus intéressant du film, lui ouvrier a des doutes après les rumeurs qu'entretiennent les petites gens de leur petit coin... D'ailleurs le problème du film est bien le cliché énorme que les pauvres ouvriers sont incultes, sans passion et que les bourgeois sont incompris mais à la vie intime plus profonde... Les dialogues banals n'aident pas vraiment... Cependant il est vrai qu'on prend plaisir à voir évoluer le personnage même si on a bien du mal à croire à son ascension si rapide... Bref beaucoup de défauts malgré un univers qui reste attirant.
L'histoire d'une prolétaire qui va se mettre à rêver d'une vie meilleure en accédant au jeu cérébral des échecs. « Déjà vu » est la lancinante litanie de son esprit quand on voit ce film fait par une femme pour des femmes. Ce n'est pas une critique, mais le sujet permettait sans doute quelque chose de plus épique ou plus démonstratif. La psychologie est sans doute bien tournée avec une sensibilité délicate, mais c'est tellement téléphoné et lent que ça ne passe pas pour une réussite. On laisse les longueurs vous endormir, on salue le très bon jeu des acteurs, et on oublie vite ce film pour ménagère de moins de cinquante ans typique (mais un peu plus classe) des jeudi après midi à la TV.
L'idée maîtresse est intéressante, la mise en scène n'est pas mauvaise, le jeu des acteurs est bon, notamment les deux acteurs masculins partenaires de Sandrine Bonnaire. Mais tout ça reste très convenu, avec un peu trop de bons sentiments et de pathos de pacotille (le coup de l'américain qui crache ses poumons par exemple). C'est un film tout à fait regardable mais qui ne décolle ni ne passionne vraiment.
On voit que la réalisatrice a du beaucoup voir des films de Jean Becker, mais par rapport à lui l'émotion n'est pas très visible, Bonnaire reste fidèle à elle même, on est sans cesse dans la retenu . Joueuse c'est jolie mais simple.
Sortir de son quotidien,essayer de changer sa vie même si cette dernière n'est pas malheureuse, trouver un sens a son existence et exister par soi même,c'est ce que j'ai ressenti en voyant ce film. Sandrine Bonnaire excellente dans ce rôle nous entraîne dans une aventure remplie de pudeur, d'émotion, d'amour et réapprends a sourire en découvrant sa passion pour les échecs.Encore une fois la vie de gens simples est décrite avec beaucoup d'authenticité. Film a voir en cette période estivale.
Heureusement que Kevin Kline était au générique, attirant ainsi mon attention sur ce film charmant, sinon, jamais je m'y serais intéressée, bien à tort. Les échecs exercent du jour au lendemain une fascination obsessionnelle chez une femme de ménage, lui révélant du même coup l'attrait d'un monde extérieur jusque là étranger à sa morne existence. Et, coup classique, l'entourage n'apprécie pas qu'on veuille s'élever au dessus d'eux...Une leçon de vie à retenir: aller au bout de ses rêves, envers et contre tous! Sandrine Bonnaire nous livre une interprétation magistrale. Le genre de film qui nous fait du bien.