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Nitquen57
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4,0
Publiée le 20 juin 2016
N'ayant jamais joué aux jeux Warcraft, mais ayant passé des journées et des nuits sur World of Warcraft pendant plus de 8 ans, et connaissant le potentiel addictif comme le potentiel de dégoût que peut apporter ce jeu, je me suis demandé pourquoi faire ce film maintenant, après plus de 10 ans, après avoir été tant de fois annoncé... juste pourquoi ?
Il y a tout de même une certaine logique vu que la prochaine extension du fameux MMORPG sort bientôt, mais je suis tout de même entré dans la salle à reculons, légèrement calmé par les premiers retours positifs.
Et je me suis fait avoir, comme un bleu, par Blizzard, encore une fois. Le film marche très bien et on retrouve les personnages que l'on a découvert dans cet univers, même si les non-adeptes de l'univers ou les uniques joueurs de WoW s'y perdront un peu. On sait que le studio a un talent très certain pour faire les cinématiques, on sait aussi maintenant qu'il ne se moque pas de nous non plus pour les films.
Graphiquement, tout marche très bien et est plutôt crédible. Il n'y a pas grand chose à juger en fait. Les acteurs ne sont pas exceptionnels, je mets tout de même une mention particulière à Ben Foster qui interprète un Medivh absolument génial, mais tout le reste, la musique, l'ambiance, le côté épique (même s'il aurait pu être un peu plus présent) marche très bien.
Je dois avouer que j'ai été bluffé par le design des créatures, certes, mais surtout des villes qui est incroyablement proche de tout ce que l'on a pu voir dans l'univers interactif que nous a présenté le géant du jeu vidéo depuis plus d'une décennie. C'est juste incroyable.
On peut certes un peu déplorer le petit manque de combats épiques par rapport à la place de l'histoire, qui perdra peut-être encore plus les non-initiés qui voulaient juste se détendre, mais au niveau fantasy et "épopée", vous en aurez clairement pour votre argent.
C'est Duncan Jones, fils du défunt David Bowie, réalisateur de l'excellent Source Code, qui réalise ce long-métrage, et qui prouve une fois de plus son talent.
C'est certain, comparé au Seigneur des Anneaux, le film fait pâle figure. Des armures en plastique, des décors en carton et une intensité qui manque d'ampleur. Cependant, le film suit religieusement les codes du genre, il y a un vrai effort pour écrire une histoire qui tienne la route et des personnages intéressants. Sans nous éblouir, le film parvient au moins à divertir.
La mode de l'Heroïc Fantasy pousse le jeux video ultra populaire Warcraft à passer sur le petit écran. Et c'est une réussite. L'action, le suspense sont présentes entre les Orcs, Les humains et les magiciens. Cependant les personnages ne sont pas suffisamment travaillés tel que l'on a pu le voir sur le seigneur des anneaux par exemple et le scénario est au final simpliste. Reste à voir la suite .... Ce premier reste un bon divertissement.
Warcraft- le commencement est une adaptation cinématographique du jeu vidéo en ligne world of warcraft, on y retrouve notamment des éléments de la dernière extension « warlords of draenor ». C’est une adaptation attendue par les gamers, que je suis, car c’est l’occasion de voir en « réel » l’univers cartoon du jeu. Réel entre guillemets car on se rend bien compte que les décors et l’aspect des orcs sont en image de synthèse. J’ai d’ailleurs eu un peu de mal au début du film sur ce point, ayant l’impression de visualiser une cinématique. Mais, par la suite, je m’y suis fait et j’ai pu rentrer dans le film. Je ne m’attarderai pas sur la fidélité du film à l’histoire de Warcraft et de ses personnages majeurs. Si je suis joueur du mmorpg, je ne me suis jamais attaché à ces détails. Il semble d’ailleurs que Duncan Jones, le réalisateur, ait pris quelques libertés sur ce point. Cependant, il est resté fidèle à l’univers. J’ai en effet trouvé un certain plaisir à voir le monde de Warcraft reconstitué (comme les deux capitales de l’Alliance, Hurlevent et Forgefer) ainsi que les clins d’œil au jeu (un murloch en train de pêcher, la transformation en mouton d’un garde qui amusera surtout les amateurs du jeu car il s’agit d’un sort de mage utilisé pour neutraliser l’adversaire). Pour le reste, le scénario reste assez basique mais intéressant. J’ai apprécié le fait de ne pas être tombé dans le manichéisme, avec les gentils humains d’un côté et les méchants orcs de l’autre, les personnalités sont un peu plus complexes. Warcraft est donc une bonne adaptation de l’univers du jeu, c’est un film d’héroic-fantasy divertissant d’une réalisation supérieure à la plupart des productions du genre, mais en deçà de la trilogie du seigneur des anneaux.
2016 est une année qui pourrait réhabiliter les adaptations de jeux vidéos au cinéma. Outre le très attendu "Assassin's Creed", voici donc "Warcraft : Le Commencement". Notez bien l'utilisation du verbe pouvoir car si "Warcraft" a du potentiel, on est loin du film épique que l'on attendait et que Duncan Jones souhaitait nous livrer. Le réalisateur fait pourtant de son mieux, abordant un univers totalement inédit au cinéma, devant ainsi adapter toute la mythologie des jeux Warcraft et en absorber une partie pour la retranscrire à l'écran dans une histoire qui tient la route. Comme son nom l'indique, "Warcraft : Le Commencement" se concentre donc sur les débuts de cet univers, celui qui verra les humains et les Orcs cohabiter alors que ces derniers, menés par le puissant Gul'dan, débarquent dans le monde d'Azeroth pour en faire le leur. C'est donc un joyeux conflit qui nous attend, conflit dans lequel l'humain Lothar, l'Orc Durotan ou encore la métisse Garona vont être impliqués pour de tragiques conséquences... Ce qu'il ne faut surtout pas reprocher à "Warcraft", c'est son ambition. Dès le début, Duncan Jones affirme son envie d'être fidèle aux jeux vidéos et de nous transporter dans un monde visuellement époustouflant où le sens du détail frappe jusque dans les costumes ou les accessoires. Il est d'ailleurs extrêmement plaisant, après ces mois chargés de super-héros ("Batman v Superman", "Captain America : Civil War", "X-Men : Apocalypse") de se retrouver en terrain inconnu, dans un nouvel univers qui semble familier (la magie, les humains, les Orcs et tout le tralala) mais dont nous découvrons les bases et les personnages. Le problème est que tout ça peine à tenir sur un film de deux heures, impliquant forcément une suite à l'heure où on aurait bien voulu se contenter d'une histoire tenant la route le temps du film sans nous laisser sur notre faim. Préambule d'une saga qui s'annonce ambitieuse, "Warcraft : Le Commencement" a pourtant du mal à convaincre. Malgré quelques belles surprises scénaristiques (essentiellement dues au fait que nous sommes complètement néophytes à l'univers des jeux vidéos), le film manque de profondeur. Cela s'applique aussi bien au niveau des personnages que des rebondissements même si il faut bien reconnaître qu'on se laisse tout de même prendre au jeu, curieux du dénouement que cela donnera. Un dénouement d'autant plus frustrant qu'il appelle une suite immédiate pour boucler des arcs narratifs lancés et surtout qui manque de souffle. Le manque de souffle. Voilà ce qui caractérise le mieux "Warcraft". Nous avons là un film se plaçant dans la directe lignée du "Seigneur des Anneaux" avec un réalisateur qui ne parvient pas à maintenir la barre. Duncan Jones est loin d'être un manche ("Moon" est brillant) mais il ne parvient jamais à rendre les scènes de batailles épiques. Sur le papier, on a des scènes qui fonctionnent mais qui se retrouvent totalement fades à l'écran, presque figées sans que Jones donne l'impression de savoir quoi faire pour rythmer le tout, offrant même plusieurs actions totalement illisibles. Jones, souhaitant visiblement se frotter à l'héritage de Peter Jackson, n'a pas les capacités pour donner à son film tout le souffle et toute la splendeur que pourrait lui apporter des scènes d'action et nous fait réaliser combien il est dur de trouver un cinéaste aussi épique de nos jours. Sans être complètement raté, "Warcraft : Le Commencement" paraît très vite comme une œuvre fragile reposant sur un équilibre précaire. Un équilibre qui donne plus de consistance à ses personnages Orcs qu'à ses humains, sacrifiant au passage des acteurs comme Travis Fimmel, Ben Foster ou Dominic Cooper dans des rôles manquant de charme (même si l'on reconnaît à Fimmel qu'il a toujours du charme quoiqu'il fasse). C'est donc un film ambitieux que nous avons-là mais en demi-teinte, trop simple dans son scénario, trop plat dans sa réalisation (même s'il est très beau visuellement avec Orcs qui ont de la gueule) et un peu trop laborieux. Cela dit, il y a là suffisamment de matière pour que l'on se décide à aller voir la suite si jamais elle voit le jour. C'est finalement la première volonté de ce "Commencement"...
En 2016, je suis passé à côté de ce film car je n'ai jamais joué à World of Warcraft donc cet univers ne me parlait pas. A l'occasion de sa sortie sur Netflix France, je lui ai laissé une chance. Et j'ai été agréablement surpris.
Certes, je n'ai pas saisi toutes les références au jeu et à son univers qui semble bien riche (en tout cas, suffisamment pour faire des lore sur YouTube, je pense) mais j'ai pu rentrer dans l'histoire et la suivre sans difficulté.
Car tout est fait pour prendre le spectateur par la main et l'inciter à rester : les personnages sont attachants, le film vante des valeurs universelles (le courage, la bonté, la fidélité ...) et fait vibrer quelques cordes émotives.
Rajoutez à cela des effets spéciaux très crédibles et vous aurez de quoi passer une bonne soirée.
Bien sûr, vous n'aurez pas un chef-d'oeuvre puisque le scénario ne fait pas dans l'originalité et certains personnages sont un peu lisses mais vous n'aurez pas de mal à plonger dans cet univers heroïc fantasy et à vouloir voir une suite à ce "Commencement" (suite qui semble compromise au regard du très faible succès au box-office, heureusement rattrapé par le marché chinois).
Agréablement surpris par cette adaptation du mastodonte du jeu vidéo sur PC : l'histoire tient bien la route, et il n'y a pas besoin de connaissances particulières pour assister à ce face-à-face entre humains et orcs. Le principal grief vient davantage de l'aspect très digitalisé du film : si globalement les effets sont très bien faits (mention spéciale à la force du Fléau) et que les amateurs seront ravis de retrouver les lieux les plus connus de la saga, le tout-numérique rend l'ensemble un poil aseptisé malgré les efforts évidents des créateurs pour insuffler une touche d'humanité et des morceaux de bravoure. Bref, voilà un blockbuster d'héroic-fantasy qui fait le boulot et qui devrait plaire à son public (et aux autres aussi).
Alors que j'avais mis un certain temps pour entrer dans le "Seigneur des anneaux", là, j'étais en pilotage automatique. Le film va droit au but. Il est concis, sans scènes d'explications ni bavardages inutiles. Du coup, les dialogues sont succincts. Moi, ça me va. Ignorant tout du jeu vidéo, je ne vais pas jouer les puristes. Le sujet est intemporel, le scénario limpide (amour et traîtrise entre belligérants, ici d'espèces différentes). Visuellement, le rendu des images de synthèse, omniprésentes dans le film, est magnifique, mixte d'"Avatar" et du "Seigneur des anneaux". Pour une fois, la clarté de la photographie permet d'admirer les effets spéciaux. La bonne surprise vient de l'émotion que distille le film. Même les monstres ont des sentiments. Comment ne pas craquer pour spoiler: le couple d'orcs (et leur bébé tout mignon) tiraillé entre leurs semblables et les humains ? Durotan et Garona sont émouvants, et même sexy pour cette dernière (bravo la motion capture). Si les comédiens sont inconnus pour moi et pas des plus charismatiques, j'ai fini par m'intéresser à eux au fil du film. Enfin cerise sur le gâteau, la BO puissante reste en tête bien après la projection. Je rassure les personnes effrayées par les sagas ; ce premier film peut se suffire à lui-même. Bien sûr, il est réservé aux amateurs d'univers fantastiques. Les autres peuvent passer leur chemin. Vivement la suite !
Ni surpris, ni déçu. J'attendais ce film sans grande conviction et si il y a une chose que je regrette malgré tout, c'est l'absence de connaissances personnelles envers ce vaste univers, ce qui m'empêche donc pour le moment de pouvoir juger de son adaptation. Mais il s'avère que d'après les bruits autour de ce film, celui-ci reste très fidèle. Incroyable visuellement, ce dernier m'a laissé perplexe sur quelques détails, notamment le scénario très fade et son casting quelque peu décevant avec sa succession d'acteurs à la limite du teenager, tous aussi beaux les uns aux autres. Heureusement que Travis Fimmel, alias Ragnar Lothbrok dans Vikings, est là pour adoucir ce côté dérangeant. On notera donc de beaux effets spéciaux et une magnifique chorégraphie de combat au menu, ce qui laisse place à un divertissement d'excellente qualité ! C'est déjà le principal.
Pour un Commencement, ce Warcraft met la barre haute! Difficile de s'ennuyer avec autant d'actions et de suspens. On a tout de même droit à un apprentissage accéléré, car le film pose les bases notamment pour les novices ne connaissant par le jeu (les fans y verront un simple rappel et des clins d’œil). La qualité d'image est aussi au rendez-vous : des effets spéciaux maîtrisés, ainsi que le motion capture pour donner vie aux orques. Vivement la suite (même si le plus dur est à venir pour le réalisateur...).
Agréablement surpris par cette adaptation et notamment par la capacité de Duncan Jones à rendre son bébé accessible au plus grand nombre. En l'occurrence je connais bien évidemment le jeu "Warcraft" de nom et vois à peu près de quoi il en retourne, par contre je suis totalement novice au point de vue scénario et environnement, et pour le coup l'ensemble du métrage s'est avéré clair de l'eau de roche. Au delà de ça, l'aspect visuel est tout à fait étonnant, les décors sont superbes et la CGI est parfaitement maîtrisée, à aucun moment elle n'agresse la rétine. L'humour est également assez présent et la violence est montrée de telle manière que quasi toute la famille peut en profiter. On retrouve des personnages plutôt attachants et campés par des acteurs peu connus mais concernés, en outre, le réalisateur n'use d'aucun manichéisme et l'intrigue s'avère rapidement intéressante, d'ailleurs c'est tout le métrage qui devient extrêmement prenant, je n'aurais pas misé lourd là dessus avant la projection pourtant. Au final, c'est clairement une réussite et j'avoue attendre assez impatiemment sa suite ...
« Warcraft » un très bon film fantastique, disposant d’une histoire intéressante et d’un scénario bien écrit, évitant de se limiter à un simple affrontement entre Orcs et humains. En outre, l’ensemble des effets spéciaux, modélisation des monstres, combats, batailles, décors sont très impressionnants de qualité et de réalisme. Le jeu d’acteur est en partie tronqué dans la mesure où ceux qui interprètent des Orcs apparaissaient différemment à l’écran. On ne peut donc que juger ceux qui ont endossé les personnages humains. Mais globalement le casting est à la hauteur du projet. Une petite préférence pour Paula Patton qui interprète un personnage intéressant, partagé entre l’Alliance et la Horde, car elle-même mi-humaine, mi-orc. Un film qui se laisse regarder même sans être fan du genre …
Connaissant l'univers Blizzard uniquement via Hearthstone, je peux affirmer ne rien connaître à l'histoire de Wow. J'ai pourtant été agréablement surpris par le fait que ce film est accessible à tous et ça envoie du lourd au niveau visuel, C'est pour moi un bon film fantastique avec une histoire qui comme son titre l'indique, commence et d'une belle manière pour moi. N'ayant joué qu'à Hearthstone j'ai déjà pu remarquer pleins de clins d’œils très plaisants donc je ne doute pas que les fans vont s'y retrouver directement, Les héros sont très bien et surtout Travis Fimmel que je trouvais déjà excellent dans Vikings. Il y a certes quelques longueurs apparentes mais ça ne m'a pas dérangé du tout car l'histoire m'a pas mal emballé et ça ne manque pas d'action Je le recommande même à ceux qui ne connaissent rien à cet univers, ne serait ce que pour le coté visuel et la bande son, c'est aussi l'occasion de découvrir un nouveau monde fantastique. Je suis curieux de voir la suite et sachant que l'histoire de Warcraft est immense, la pression va être sur les épaules de Ducan Jones qui lui, m'avait déjà pas mal emporté avec "Moon" et ensuite emballé avec "Source Code", je pense qu'il est à la hauteur de l'événement et que l'on n'est pas au bout de nos surprises. En bref, un bon divertissement qui nous en met pleins les yeux et qui nous met en haleine pour la suite des événements. A voir.
Entreprise ambitieuse et également très risquée, le projet d'adaptation de la licence Warcraft se concrétise, une bonne dizaine d'années après avoir été annoncée, en cette belle année cinématographique 2016. Basé sur la série de jeux vidéos, adulée par une grande communauté de fans, "Warcraft : Le Commencement" n’est ici pas vraiment une adaptation de jeu vidéo, mais plutôt un film à part entière avec son univers propre. Reprenant un à un les thèmes spécifiques à l'héroic fantasy avec une quête de pouvoir, une bataille sanglante entre les Orcs et les humains et des décors grandioses, le long-métrage pose des bases intéressantes pour une nouvelle saga qui rappelle énormément celle du "Seigneur des Anneaux" de Peter Jackson (en beaucoup moins bien je vous l'accorde). Confié à Duncan Jones, dont l'expérience ne se résumait qu'à deux petits thrillers de science-fiction, dirigés d'une main de maître à chaque fois, on ne pouvait déterminer s'il allait assurer ou pas tant le registre est différent de ses productions. Et bien il faut croire que toute sa passion pour la saga a payé, il parvient à livrer de belles séquences titanesques de combats dans un univers d'héroic fantasy qui fait plaisir à revoir au grand écran tant les productions de ce registre sont rares. Les images laissent suggérer un film ambitieux, avec des décors en image de synthèse démesurées et des orcs en motion capture qui tiennent toutes leurs promesses. Toutefois, certains combats jouent un peu trop la surenchère au niveau des effets numériques, et cela devient brouillon avec des airs de pâté numérique. L'intrigue se montre assez basique et ne sert de support qu'au déluge d'effets spéciaux, on regrettera toutefois une introduction des personnages quelque peu laborieuse et un manque de clarté dans la narration pour présenter clairement les enjeux du film au début. Quoi qu'il en soit, "Warcraft" reste une belle production qui malgré ses indéniables défauts propose un spectacle plaisant.
Warcraft : Le Commencement revendique tous les symptômes de l’adaptation d’un jeu vidéo populaire, ne trouvant d’autres raisons à son existence que sa dimension marketing et financière. Car ce type de production établit une ségrégation de son public entre initiés et non-initiés, et offre aux uns ce qu’il ravit aux autres : l’immersion ludique. Nous sommes bombardés de références à un univers pourtant extérieur au film, et les pôles spatiaux et temporels censés guider le spectateur novice échouent à se constituer en repères tant l’ensemble s’avère brouillon et désincarné. L’intrigue saute d’un lieu à un autre, traverse des passages verts, enchaîne les dialogues inertes et les combats d’une franche laideur. Seul le compositeur Ramin Djawadi semble s’amuser un peu ici, délivrant au passage un très beau thème principal qui excite bien davantage que cette bouillie numérique indigeste. Le cinéma, comme l’art en général, peut se montrer hermétique, certes. Mais cet hermétisme se doit d’être intrinsèque à l’œuvre concernée, dans l’idée que celle-ci possède ses propres clefs de compréhension qu’un spectateur tenace gagnera au prix d’un certain effort de lecture. Or, Warcraft représente le versant médiocre de l’hermétisme, ce versant qui délaisse tout mystère pour ne parler qu’à un public présélectionné. Nous aimerions jouer. Mais la production que nous avons sous les yeux nous l’interdit. Au terme du film, les initiés rentreront jouer sur leurs écrans, soucieux de se purger de la longue cinématique qu’ils viennent de subir ; les non-initiés n’auront guère envie de découvrir le jeu vidéo originel. Dans les deux cas, Warcraft : Le Commencement aura fait preuve d’une inutilité congénitale assez consternante.