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Chucky.
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4,5
Publiée le 12 novembre 2012
Ah on n’est pas loin du chef d’œuvre. Le duo FREEMAN / DAMON fonctionne parfaitement grâce au génie de Mr EASTWOOD qui avait mis la barre très haut GRAN TORINO !
Clint Eastwood ne nous offre pas un grand cru avec ce "Invictus". Un biopic honnête mais légèrement mou du genou avec son "suspens" dispensable. Loin d'être le long-métrage inoubliable de la carrière de cet excellent réalisateur.
JOUE LA COMME MANDELA. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Eastwood tourne de plus en plus vite, et son cinéma devient académique, prévisible et sans originalité.
J'ai moins accroché à ce film qu'au deux dernières réalisations de clint eastwood pas à cause de la réalisation et de l'interprétation qui est excellentes mais dut à l'histoire qui en fait un film regardable qu'une seul fois.
L'avènement de Pixar au début du vingtième siècle a eu pour conséquence la mort de Disney. Heureusement, Clint Eastwood ressuscite l'entreprise de Mickey avec Invictus, film mièvre, assez effrayant après un Gran Torino qui avait amorcé un désolant changement de cap chez le Maître américain.
Comparer le dernier film d'Eastwood à Disney est cependant plutôt injuste pour Disney, qui avait au moins la délicatesse d'offrir un méchant dans chacun de ses films. Dans Invictus au contraire, il y a une cruelle absence de polarité négative, le sentiment que chaque personnage est inoffensif, trop gentillet même si ce personnage s'oppose à la figure centrale de Nelson Mandela. Le film est empreint d'une naïveté telle qu'on en vient à penser que Clint est mort en 2008 - juste après avoir réalisé son dernier chef d'oeuvre, L'Echange - et que la nouvelle serait tellement dure à encaisser qu'on ne nous dit rien, et qu'un réalisateur remplaçant a pris la relève. Tout ce qui fait la beauté d'oeuvres comme Million Dollar Baby ou Un Monde Parfait, c'est leur simplicité. Mais ici le simple se laisse dévorer par le simpliste.
La structure plate du film en est un exemple, et son déroulement linéaire et sans véritables pics d'intensité vient renforcer l'impression d'un manque aberrant de complexité. On pourrait cependant penser que Clint est plus rusé qu'il n'en a l'air, et que son admiration pour Mandela est telle qu'elle contamine l'aspect formel du film. Soit, que la figure de sagesse, d'amour et d'humanité que représente le président sud-africain est tellement au-dessus des autres - et même du film, après tout c'est une histoire vraie - qu'il n'y de la place dans Invictus que pour son héros si parfait. La conséquence serait donc que la structure du film - au niveau narratif comme formel - se calque sur Mandela, absorbant tout de lui et en premier sa sagesse. Mais justement, le film est bien trop sage, ne provoque que très rarement le spectateur. Un autre président avait fait de la force tranquille son slogan. Ici il n'y a que de la tranquilité, un côté paisible et bisounours pas forcément gênant finalement ( le film se suit sans ennui pendant plus de 2H ), mais qui étonne quand on connaît l'habituelle complexité qu'Eastwood injecte dans son oeuvre.
Il faut quand même saluer l'interprétation remarquable de Morgan Freeman ( qui joue donc Dieu pour la seconde fois de sa carrière ), malgré le côté casse-gueule de son personnage trop parfait pour être honnête. Mais on ne peut lui reprocher le côté manichéen du film. Le talent du comédien américain force un respect profond pour un homme au destin et à la personnalités remarquables, mais dont l'absence de nuances peut gêner. Finalement le dernier Eastwood est sympathique sans être inoubliable, à cause d'un excès d'humanisme qui ne fait qu'amoindrir l'impact du film. La subtilité ordinaire d'Eastwood s'est ici laissée piéger par les sirènes du mélodrame. Espérons que le réalisateur se bouche les oreilles la prochaine fois.
Pas le grand chef d'oeuvre auquel je m'attendais, ce film n'en demeure pas moins un film très bien réalisé et construit avec des acteurs très justes. A voir.
Invictus est un film dans un pur style Clint Eastwood. Normal me direz-vous. Puissant, émouvant, et prenant. Invictus, c'est avant tout, une histoire vraie contée par un réalisateur virtuose, qui sait mieux qui quiconque raconter les histoires. Il retrace l’ascension d'un homme on ne peut plus respectable qui tente d'unifier un pays déchiré par l'intermédiaire de son équipe de Rugby. On découvre donc avec ce film l'intelligence et la bienveillance de Mandela et l'abnégation du capitaine des Springboks. Crescendo comme à l'habitude de son réalisateur, le film gagne en intensité à chaque minute qui passe, avant le lancement de la coupe du marque l'apothéose du film. Il n'y a pas à s'évertuer à vanter les qualités d'un film qui en est largement pourvu ! Toutefois, on garde l'impression d'un petit manque de nuance, où on dénote les blancs comme des racistes secs et les noirs comme des victimes. Si l'état d'esprit de lors était effectivement semblable à ça, un peu plus de nuance aurait été appréciable. Quoi qu'il soit, Invictus reste un film porteur de grandes valeurs, qui se densifient lorsqu'on prend conscience qu'elles ne sont pas fiction. Un Morgan Freeman excellent, un Matt Damon toujours aussi bon, et un Clint Eastwood qui multiplie les film de qualité. Bref, la recette est là, Invictus est un film à voir.
Honnête, sans plus. De bonnes intentions, mais traduites à l'écran avec beaucoup de lourdeurs, d'effets appuyés, de naïvetés et de clichés en tout genre (le sport fédérateur etc...). Cela reste cependant très regardable, mais film à oublier dans la si riche filmographie de Clint Eastwood ! Côté "têtes d'affiche", si Freeman fait un Mandela convenable, Damon, pas du tout à l'aise, est quasi transparent.
Un film totalement ridicule qui traite de fantômes et de papys gâteux quand bien même le sujet principal est Mandela lui même ! Sans aucun doute le plus mauvais film de Clint Eastwood qui se transforme ici en réalisateur pour enfants à coups de floues et de plans fondus. On en finit par être persuadé que le film se terminera sur un baiser Damon-Freeman devant un coucher de soleil...
Clint Eastwood fait encore de l'excellent boulot, les acteurs ont assuré une belle performance, la mise en scène est très bien ficelé et les images au générique de fin sont une très bonne idée.