La Cérémonie
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152 critiques spectateurs

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Ricco92
Ricco92

293 abonnés 2 347 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 décembre 2020
Adaptation du roman L’Analphabète de Ruth Rendell, La Cérémonie est clairement un des meilleurs films de Claude Chabrol. Ce dernier, habitué à filmer la bourgeoisie, le décrivait pour rire comme un film marxiste. Cette boutade n’est néanmoins pas infondée car la lutte des classes est en plein centre de ce récit et le film aborde même un thème très rarement traité au cinéma : celui de l’analphabétisme. Chabrol réussit parfaitement sa peinture de deux classes sociales ne pouvant jamais communiquer réellement spoiler: (même lorsqu’un personnage, comme celui de Mélinda interprétée par une excellente Virginie Ledoyen, cherche à dépasser ces barrières)
. Le scénario est passionnant de bout en bout et l’interprétation de haute volée : si c’est Isabelle Huppert qui fut récompensée du César de la meilleure actrice pour ce film, on aurait pu préférer que ce soit Sandrine Bonnaire, qui faisait également partie des nominations pour ce prix (Jean-Pierre Cassel et Jacqueline Bisset le furent aussi pour ceux des rôles secondaires), qui soit sacrée tant elle arrive parfaitement à retranscrire la frustration et le sentiment d’infériorité ressentis par son personnage. La Cérémonie (qui concourait également pour les César du meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur scénario) est donc une œuvre passionnante prouvant qu’après trente-sept de carrière de réalisateur et de très nombreux films, Claude Chabrol était encore capable de livrer de grands morceaux de cinéma.
Roub E.

1 325 abonnés 5 428 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 décembre 2020
Un excellent Chabrol, tout en nuance tout en maîtrise. Avec la cérémonie j’ai eu l’impression d’être devant une étude de cas, comme si j’étais au procès du personnage de Sandrine Bonaire qu’on me relatait les faits et qu’à la fin on me demande de la juger. Et c’est impossible. Impossible car justement le film montre qu’il y a des faits indiscutables, des circonstances atténuantes, mais aussi une part d’inexplicable dans ce qui se déroule devant nos yeux. La situation dégénère tellement par petites choses, par d’infimes pichenettes qu’on se pose la question de quand a t’on réellement dépasser le point de non retour. Effrayant aussi parce qu’il montre deux univers qui se télescopent deux groupes d’individus qui ne se comprennent pas et dont l’incompréhension va virer à l’opposition :violente. Extrêmement froid, clinique Chabrol dirige ses acteurs avec maestria et fait avec la cérémonie un film dérangeant car très poil à gratter.
Bernard D.
Bernard D.

131 abonnés 613 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 décembre 2020
« La cérémonie » est pour moi un des meilleurs films de Claude Chabrol (1995). On se retrouve bien sûr dans le milieu de la petite bourgeoisie de province et – comme souvent chez ce réalisateur – dans une famille recomposée. Sandrine Bonnaire est Sophie, la nouvelle bonne engagée par les Lelièvre (Jean-Pierre Cassel et Jacqueline Bisset) qui « ne manquent de rien », et Isabelle Huppert, Jeanne, la postière du bourg curieuse de nature et hostile aux Lelièvre. Toutes les 2 ont des antécédents et par un mécanisme d’auto-entrainement suite au fait que la fille de la maison a découvert que Sophie était analphabète, la tension va aller crescendo de façon mécanique et implacable jusqu’au drame final sur la musique du Don Juan de Mozart.
Un excellent film maniant l'humiliation, le mépris, la perversité avec en apothéose le générique de fin qui laisse entendre l’enregistrement du drame !
serpicofrank78
serpicofrank78

41 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 août 2020
Un chef-d’œuvre de Chabrol ( pléonasme) le scénario est adapté d un célèbre fait divers qui a défrayé la chronique dans les années 30 : celui des sœurs Papin. Tout est magistralement orchestré, rien n est laissé au hasard par le maître. On en ressort grandi !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 26 avril 2020
J’en avais gardé un souvenir terrifiant à sa sortie ! C’était pour moi un véritable film d’horreur car le récit s’inscrit dans la réalité, dans ce qu’on appelle « les faits divers ». Un crime crapuleux qui m’avait dérangé. Isabelle Huppert, l’extravertie et Sandrine Bonnaire l’introvertie ; deux jeunes femmes Jeanne et Sophie au passé très troublant se révèlent au fil du récit venimeuses. Deux compositions remarquables. Le rôle de Sandrine Bonnaire m’a paru moins évident que celui d’Isabelle Huppert. La grande majorité du travail de Sandrine Bonnaire passait par son visage, ses yeux, des esquisses de sourire, ses silences. Une belle composition d’acteur. La scène où Melinda (Virginie Ledoyen) découvre avec compassion spoiler: l’analphabétisme
de Sophie est brutale d’ingratitude, de méchanceté. A ce moment du récit, le spectateur connaissait le handicap de Sophie mais avec l’arrivée de Jeanne, je percevais Sophie, pour qui j’avais dès le départ une certaine compassion, comme une ennemie de la famille Lelièvre. C’est de loin le Chabrol que je préfère parce qu’il a su installer une ambiance pernicieuse assez rapidement avec son personnage Sophie.
Marie Depuydt
Marie Depuydt

2 abonnés 31 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 novembre 2019
Avant « merci pour le chocolat », Claude Chabrol nous avait surpris en 1995 avec « la cérémonie ». Sophie est embauchée en tant que bonne dans une famille bourgeoise de Saint-Malo. Étant très dévouée, elle est malheureusement analphabète et tente tant bien que mal de cacher cet handicape à ses employeurs . Son amitié avec la postière, curieuse et envieuse, va déclencher une série de drames. Ce film avait reçu le prix de meilleur actrice pour Isabelle Huppert et avait été nominé à 6 reprises à l’édition 21 des oscars. effectivement, nous retrouvons Isabelle Huppert dans un rôle qui lui est inhabituelle, celui d’une vulgaire postière, voleuse et menteuse. Tandis que Sandrine Bonaire est encore une fois impressionnante dans son rôle de jeune femme distante et mystérieuse comme dans sans toit ni loi de Agnes Varda. Un film intrigant qui mérite d’être regardé !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 27 juin 2019
"La Cérémonie" de Claude Chabrol s'inspire librement de l'affaire Papin ( même période que l'affaire Violette Nozière) .
Nous retrouvons ici Isabelle Huppert ( excellente) dans un rôle étrange et mystérieux : une postière au passé trouble . Et une bonne , Sandrine Bonnaire (parfaite), introvertie et hors du monde .
Je pense que ce film est une critique de la société , d'un coté les bourgeois , de l'autre la classe ouvrière .
Frustration , jalousie , mystères , drame .
Très bon film ! Coupe Volpi de la meilleure actrice pour Sandrine Bonnaire et Isabelle Huppert . César 1996 : Meilleure actrice pour Isabelle Huppert.
dan d.
dan d.

8 abonnés 137 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mai 2019
mon prefere de chabrol
une histoire poignante !
tout les second role sont excellents ledoyen en particulier
Uchroniqueur
Uchroniqueur

222 abonnés 2 578 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mars 2019
Superbe film de Claude Chabrol. Un film de classes, avec le formidable duo Bonnaire / Huppert.
Bisset, Castel, la toute jeune Virginie Ladoyen. Adapté du roman L'Analphabète de Ruth Rendell, l'équilibre de classe est fragile, la cohabitation semble possible avant que tout ne bascule. Une musique, une ambiance, des personnages bien construits et un décor formidablement conçu. 1995 n'est pas si loin, et pourtant, ce film à déjà le grain d'un film des années 80. La patine du temps, un bon cru qui n'a pas vieilli. Le propos reste actuel.
Un excellent casting, un scénario en béton, une réalisation impeccable. Un classique du cinéma français.
Nicolas L.
Nicolas L.

121 abonnés 2 110 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 mars 2019
Film déroutant. Au départ on a l'impression de regarder un petit film français mal foutu, pas très bien joué et pas très bien réalisé. Et puis au fur et à mesure le malaise s'installe et le film éclore littéralement. La symbiose et la complicité excessive des deux héroïnes angoissent pour finir dans l'absurdité et l'horreur. Le pire et c'est la que le film est intéressant c'est que l'on a de la sympathie pour ces criminels. Sans doute grâce aux talents des deux comédiennes... Du Chabrol comme j'aime.
SociN
SociN

15 abonnés 637 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mars 2019
Chabrol avait dit dans une interview que pour avoir un grand méchant, il suffisait de créer une situation attendue du spectateur et inéluctable, mais d'en retarder le moment le plus possible. C'est ce qu'il fait ici avec maestria. Plus que son habituelle lutte des classes, Chabrol oppose ici (mais est-ce vraiment différent ?) une lutte des cultures ; opposant l’analphabétisme et la bêtise (la folie) à la grande culture bourgeoise. Les acteurs (et surtout Bonnaire et Huppert) sont excellents.
soniadidierkmurgia

1 455 abonnés 4 360 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 février 2019
Claude Chabrol disait que "La cérémonie" (1995) était le dernier film marxiste de l'histoire du cinéma. Revoir le film diffusé sur une grande chaîne de télévision nationale alors que la France se trouve engluée dans l'une des pires crises sociales de son histoire récente ne lasse d'interroger sur le sens du message envoyé par le réalisateur chafouin mais aussi terriblement lucide qu'était Claude Chabrol. Inspiré d'un roman de Ruth Rendell publié en 1977 ("L'analphabète"), le film développe en premier lieu un formidable suspense comme le réalisateur de "La femme infidèle" (1969) et du "Boucher" (1970) savait en concocter. On comprend très vite que l'arrivée de la très austère Sophie (Sandrine Bonnaire) dans une famille bourgeoise de la campagne bretonne à la recherche d'une employée de maison en urgence n'augure rien de bon. Tout à son affaire, Chabrol diffuse immédiatement et à petite dose le venin. La jeune femme comme cadenassée de l'intérieur renferme à l'évidence un lourd secret qui lui interdit d'entrer en empathie avec les Lelièvre souhaitant visiblement favoriser son intégration. Le spectateur bercé par la petite musique de Claude et de son fils Matthieu (compositeur de la bande originale) est très rapidement mal à l'aise face aux maladresses des maîtres de maison dont la gentillesse paternaliste consubstantielle à la classe bourgeoise qaund elle se veut bienveillante, semble parfaitement contre-productive. Cette manière insidieuse de vouloir prendre possession du libre-arbitre de la jeune femme à coups de conseils très directifs est vécue comme une humiliation par Sophie dont le regard noir devrait alerter leurs auteurs naïfs sur la haine qui s'installe. Si l'on applique un sous texte social au film, Chabrol indique clairement que ces deux mondes s'ils peuvent cohabiter, le plus souvent dans un rapport de dominants à dominés, ne pourront jamais se comprendre. Pendant un premier tiers du métrage particulièrement brillant, Chabrol dispose patiemment bûches et papier journal dans l'âtre de la cheminée. L'allumette qui servira à l'embrasement puis à l'explosion finale, il la place dans les mains de son actrice fétiche de cette période en la personne d'Isabelle Huppert. L'actrice qui sera récompensée aux Césars 1996, campe avec jubilation Jeanne, une harpie aux saillies hystériques de moins en moins contrôlées qui va trouver en Sophie l'âme sœur capable de lui permettre de concrétiser sa haine de ceux qui ont et sont tout ce qu'elle ne sera jamais. Ces deux là qui n'auraient jamais dû se rencontrer se nourrissent l'une de l'autre jusqu'à ne faire plus qu'une comme plusieurs plans nous le laissent comprendre. Le train est sur les rails et c'est avec une bonne dose d'effroi que le spectateur suit les deux jeunes femmes sur le toboggan qui les mène jusqu'à l'indicible. Les deux actrices formidablement convaincantes sont d'une complémentarité parfaite. Jacqueline Bisset incarne au plus haut point la beauté sûre d'elle-même que la jalousie féminine maladive de Jeanne ne peut supporter que souillée et détruite. Livrant sans doute là son dernier grand film, Chabrol ouvre la voie au plus direct et radical Michael Haneke qui deux ans plus tard livrera son terrible "Funny Games".
Romaric44
Romaric44

28 abonnés 325 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2019
Depuis le temps que je voulais voir ce film!
Je ne suis vraiment pas déçu, Claude Chabrol sait choisir ses acteurs et les diriger à merveilles.
Le scénario est captivant on reste toujours accroché au fil de l'histoire.
Sandrine Bonnaire est tout simplement impressionnante dans ce rôle de femme sombre, j'ai trouvé Isabelle Huppert un ton en dessous j'avoue.
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

5 abonnés 673 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 février 2019
Le film met mal à l'aise et laisse planer une zone d'ombre sur la personnalité du personnage principal (Sophie). Il n'est pas manichéen. Les acteurs sont très bons, avec une manière de filmer extrêmement naturelle qui captive le spectateur sans artifices.
Mention spéciale à Virginie Ledoyen et Isabelle Hupert.
samuel h
samuel h

4 abonnés 52 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 février 2019
La meilleure rencontre Isabelle Huppert / Claude Chabrol.
Pour moi, la meilleure actrice française dans le meilleur film de Chabrol.
Et en plus, en fond sonore, du Mozart : un monument du cinéma.
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