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dougray
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3,5
Publiée le 18 janvier 2012
Un film au look énooorme (le costume des Juges, leur motos...) et au casting impeccable avec un Stalonne géniallissime, un Armand Assante monstrueux de charisme et des 2nds rôles parfaits(seul Rob Shneider, en comique de service, fait un peu tâche). D'accord, c'est pas du film d'auteur (encore que la reflexion sur la loi toute puissante, le clonage ou les exclus de la société peut amener à reflechir). Mais putain, quel pied de voir le Juge Dredd commander vocalement son arme, se castagner contre les "exclus" de la civilisation (dont Moche, un monstre mi-homme, mi-robot mémorable), criait à tout va "La loi, c'est moi!"... Et que dire des dialogues tellement typiques de ce genre de productions qu'ils en deviennent géniaux ("cette pièce est pacifié")!
Alors que mes souvenirs me soufflaient que ce film était terriblement mauvais, j'ai quand même décidé de laisser une seconde chance à ce Judge Dredd. Et bien, je n'ai pas eu tord. Ce n'est pas le film de science-fiction le plus sérieux et palpitant, mais il se laisse regarder. L'histoire est bien sympa et les décors et l'ambiance sont réussis. Certains effets spéciaux ont certes vieillis, mais cela reste très correct. Bon ok, il y a toujours quelques séquences ridicules, qui prêtent à sourire, mais globalement on passe un moment divertissant. Attention, je ne dis pas que le film est bien, seulement qu'on peut le regarder sans avoir spécialement envie de changer de chaîne.
Ce n’est pas toujours que l’adaptation de comics au cinéma se fait dans une telle adéquation du budget avec l’ambition. En ça, mon avis rejoint celui de John Wagner, le créateur du comic, mais aussi sur le fait que le film essaye d’en faire trop.
Il ne faut pas en blâmer trop vite Cannon : les choses ne sont pas si simples quand on a Stallone en tête d’affiche, car Rocky a du caractère et il aime bien mettre son grain de sel. Il n’est pas juste le costaud et la machine à punchlines (I knew you would say that), il est quasiment co-réalisateur officieux.
Stallone a certainement causé du tort au film, ne serait-ce qu’en faisant ployer la créativité à son ego, mais c’est aussi à lui qu’on doit le ton entre deux eaux de Judge Dredd, voire son originalité toute entière. Sans lui, qui sait si tout ne se serait pas noyé de pire manière encore dans un bain d’expressions surjouées, dans des certitudes trop vite acquises et des décisions prises sans états d’âme. Qui sait si la Loi elle-même aurait eu du sens s’il s’était contenté de sa position de Louis XIV robocopien : « la loi, c’est moi ! ». La loi, il l’a faite sur le plateau, et ce n’était pas mal vu.
Judge Dredd est issu d’une myriade d’influences mais bénéficie d’un sens du design qui a extraordinairement peu vieilli, avec des effets presque sans tache même pour un œil moderne. Il a sa propre personnalité, quoique la brutalité chiche des séquences violentes, les passages du coq à l’âne et un côté kitsch à peine trop prononcé l’affectent des symptômes d’un navetisme bénin.
Le casting est inégal et rapidement trié par redondances : on aura son content de sauvetages de dernière minute par coups de feu dans le dos, dont sera victime Von Sydow de sorte qu’il pût jouer une mort à l’américaine, avec dernier soubresaut et tout et tout.
Judge Dredd est une œuvre bariolée, beaucoup plus que ce qu’on peut attendre de l’adaptation d’un comic, mais beaucoup moins, par certains aspects, que ce que la base de la mise en scène nous enseigne. Pourtant, il a des éclairs de génie et un goût de soupe-au-lait instillé avec un brin de folie par Stallone. Il était important, je crois, que le budget serve de résistance face aux réécritures. C’est n’importe quoi, mais largement plus jouissif que malaisant.
Je trouve les critiques plutôt dures avec Judge Dredd. Or je trouve ce film visuellement proche du comic d'origine. Haut en couleurs, l'impression que tout est massif et démesuré, sale, décadent et désespéré. Évidemment c'est bourrin, pas fin du tout, mais est-ce que Total Recall (Verhoeven) ou Demolition Man le sont ? Judge Dredd appartient à la même catégorie de films denses, tout en testostérone, à l'humour peu fin mais efficace (moins d'humour dans Judge Dredd que les autres, il est vrai). Très divertissant.
Je tiens d'abord à préciser que je n'ai jamais lu le comic book dont ce film est une adaptation. En 2139, la violence est telle que les juges occupent le terrain en lieu et place de la police, prononcent et appliquent la condamnation (le plus souvent la peine de mort) au moment de l'arrestation. Dredd est le meilleur des juges et croit en la loi. Mais le jour où le système se retourne contre lui et qu'il est lui-même accusé d'un crime qu'il n'a pas commis, Dredd va devoir affronter ce système dans lequel il croyait jusqu'ici et découvrir la vérité sur ses origines. S'il y a une chose que l'on peut regretter, c'est que le film n'approfondisse pas assez sa réflexion sur les sujets qu'il traite (Doit-on désobéir à la loi si elle est mauvaise ? Quand un Etat répressif devient-il fasciste ?) pour y préférer l'action pure et dure. Ainsi, ce Judge Dredd est un divertissement très honnête mais l'on ne peut s'empêcher de penser que l'on est passé d'un grand film qui aurait pu être à la fois divertissement bien mené et oeuvre réflexive politique. Sylvester Stallone confond impassibilité et inexpressivité et ne donne pas au personnage tout le charisme qu'il est censé dégager. Un film sympathique mais qui aurait mérité d'être plus exigeant avec lui-même, notamment en n'ayant pas peur du traitement de fond.
Danny Cannon nous a offert en 1995 avec "Judge Dredd", un bon nanar de science-fiction : cumulant clichés, caricatures, incohérences et j'en passe…Sylverster Stallone livre ici l'une des pires - si ce n'est la pire - interprétation de sa carrière - j'opte pour la version française bien sur, car je trouve même le doublage meilleur que sa propre voix, elle a au moins le mérite d'être drôle -, ne parvenant jamais à faire naitre une crédibilité à son personnage. Tout est "too much" dans ce film, à commencer par le jeu des acteurs ; personne ne parvient à rendre une bonne copie, le scénario est tellement capillotracté que l'on suit le film avec le cerveau à moitié en veille. Seules les effets relèvent un peu le tout - sans être époustouflants, loin de là. En tout cas, "Judge Dredd" à défaut d'être un film réussi, a le mérite de faire rire, et de se regarder sans peine.
C'est pas du nanar mais presque quand même. C'est du futur donc ça me captive mais les effets visuels sont pas top. Heureusement, tout est second degré et offre de la réplique culte. Les 90's quoi !
On passe un bon moment, dans ce monde futuriste, avec de bonnes scènes d’action. Sylvester Stallone est géniale dans le rôle du Judge Dredd (avec ses fameuses répliques : La Loi c’est Moi ou encore j’était sur que vous dirait sa), Armand Assante fait un bon méchant, Rob Schneider dans un rôle sympa, Diane Lane joue bien son rôle et sans oublier les excellents Jürgen Prochnow et Max von Sydow dans leurs rôles de Juges suprêmes. Un bon divertissement, adapté de la BD.
Nous somme en 2139, la planète a été ravagée par de terribles guerres atomiques. La vie subsiste dans des cités tentaculaires dont la capitale et Mega City One, megalopole construite sur plusieurs niveaux. Pour assurer l'ordre, des officiers froids et terriblement efficaces crées lors d'une expérience sur l'ADN. L'un d'entre eux, le juge Dredd a un double, Rico, clone né de la même chaine d'ADN.
Un action movie SF bien loin de l'univers du comics de base même s'il en reprend les personnage. Sly bien que toujours au top physiquement est loin du personnage de base !
Les oubliettes font ressortir ce film, effectivement pas si terrible, je ne retiendrais que la phrase du Juge Dredd prônant la justice sans pitié, avec de l’humour pour atténuer la virulence. La mise en scène fait pyrotechnique en forme de squelette métallisé, pas très beau visuel, un scénario à jeter à la poubelle.
Seconde réalisation pour le réalisateur de Souviens-toi... l'été dernier 2 (1999) et spécialiste en matière de séries télévisées (on lui doit plusieurs saisons des Experts). Avec Judge Dredd (1995), il adapte le comic book éponyme et retranscrit un film d’anticipation burné dans lequel n’importe quel acteur dopé à la testostérone peut endosser le rôle principal. Entre Arnold Schwarzenegger & Sylvester Stallone, c’est le second qui remporte haut la main le rôle titre de cette Série B au budget conséquent, tourné intégralement en studios et gavé de SFX (devenus assez vieillots depuis), le film reste cependant agréable à voir, avec ce petit côté kitch : des costumes grotesques, des armes surdimensionnées (turbo sulfateuse, double dérouillée, perforatrice, lance grenade, fusée éclairante, etc). Les répliques toutes plus risibles les unes que les autres s’enchaînent, les situations absurdes aussi (mais au second degré, elles en deviennent drôles). Seul Sylvester Stallone, sa carrure et son faciès, était apte à endosser le rôle de « justicier » (dans cet accoutrement ridicule avec des épaulettes gigantesques). Un film d’action bien évidemment à voir au second degré !
Des dialogues hautement philosophiques (sarcasme), des effets spéciaux dignes d'une série B ou à la limite d'un bon gros nanar, et des acteurs en sous-régime qui sont maquillés et grimés grossièrement (mais d'où sortent ces lentilles bleues immondes que porte Stallone ?! Horrible...), vous tenez Judge Dredd. Une intrigue dystopique qui aurait pu être intéressante, mais est gâchée par un amateurisme (ou un "j'en fiche", selon) constant jusqu'à la dernière minute de film. Les dialogues sont tordants car ridicules et prévisibles (pourtant cela n'était pas leur fonction première), et que dire des costumes qui sont simplement de la récupération semblant être du carton-pâte... La romance est vue et revue, le mentor poignardé en plein discours sur le héros, cela sent les fonds de tiroir de milles autres films... Très ennuyeux, tape-à-l'oeil dans sa mise en scène de grand film d'action, mais qui se révèle un maigrelet film d'anticipation catastrophique qui n'intéresse pas à cause d'acteurs semblant se débattre dans un Mardi Gras du futur...
Dans la lignée de la plupart des longs-métrages de science-fiction des années 90 à mi-chemin entre "Demolition man" et "Total recall", un film d'action extrêmement classique dans son écriture bourrée de clichés, sa mise en scène minimaliste ou son rythme truffé de longueurs. Une adaptation sans saveur d'un comics hormis quelques ficelles bien pensées, un rôle sur mesure et vraiment pas mémorable pour Sylvester Stallone en dehors de ses quelques punchlines habituelles. Vaguement distractif, vraiment pas une référence en la matière.
On peut pas vraiment dire que ce film est un navet, c'est faux. Mais il ne casse pas trois pattes à un canard ça c'est sûr ! C'est vraiment ultra-stéréotypé, cliché et trop coloré à mon goût. Alors ouais les films de ce genre marchaient bien à l'époque, mais bon sang aujourd'hui ça à quand même sacrément mal vieillit. Autre chose qui m'a dérangé, c'est le héros. Il ne dégage strictement aucun charisme, aucune émotion et donc pour moi impossible de me dire que j'ai envie de savoir ce qui va lui arriver pendant 1h30. Autant j'aime bien Stallone, autant là il m'a déçu. Et le côté "j'essaie de sortir une phrase culte et badass toutes les cinq minutes" n'est pas là pour arranger le tout. Bref sinon du côté de la réalisation on va dire que c'est pas trop mauvais, mais si on compare avec par exemple Total Recall dont le budget est bien inférieur, et bien ça fait peur de voir à quel point ça manque d'ambition et de fantaisies. L'univers n'est pas du tout exploité, mais alors rien de rien, et l'histoire est expédiée en moins de deux à coup de rebondissements douteux (sisi je fais des rimes). Bref vu sa courte durée le moins que l'on puisse dire c'est que ça se laisse regarder facilement, mais c'est le genre de film qu'on a oublié dès que le générique de fin apparaît.
Le film commence bien avec une bonne scène d'intro volontiers exagérée, pour finir dans le n'importe quoi. On ne sait pas trop quoi en penser, dans les mains d'un meilleur réalisateur ça aurait pû être moins gâché...