Né sous forme d’un parrainage mexicain à la mode Inarritu (Amores perros, Babel), Guillermo Arriaga officie enfin en tant que réalisateur. Oublions l’accroche du film (qui gâche un peu le plaisir même si le twist final n’est pas d’une originalité sans commune mesure) et portons plus notre regard sur le sujet du film, un parcours de femmes. Arriaga décide alors de traiter les tumultes d’une vie, de vies. Femme enfant, femme adulte, femme mère, femme adultère…tout est mise en scène comme un chemin parcouru. Il laisse son style narratif de côté (destins croisés) pour ne pas le mettre forcément de côté mais en jouer une autre partition, celle de choix et de décisions qui influent sur nos vies. La mise en scène racée et rude fait hélas parfois place à des facilités hollywoodienne : montage final, insistance de choses suggérées « resoulignées » par des dialogues lourds, opposés à la finesse du reste. Hormis quelques maladresses de mise en scène et de montage (rythme et choix de chronologie) le film réussit à nous prendre. Ce fait est également du aux prestations parfaites de justesse de Basinger, hélas boderline de Theron qui émeut tout de même et de découverte (volant presque la vedette) de la jeune Sylvia jouée par Jennifer Lawrence qui fait naître une émotion de vraie comédienne en devenir par ses silences et son occupation de l’espace plus que par les mots. L’ensemble est souligné par une musique de relief, présente et en filigrane, en apport léger et non en ajout lourd d’une mise en scène suffisante à elle même. Avec une perfection de la narration Arriaga aurait presque réussit là où souvent Almodovar a parfois échoué, un film de femmes pour tous.
Je suis allé voir ce film un peu par hasard, je n'avais pas été particulièrement emballé par la bande annonce. Cependant, et ce dès le début de "Loin de la terre brûlée", j'ai été captivé par l'histoire et le personnage très tourmenté de Charlize Theron, pleine de sensibilité et d'émotion. Ce n'est certainement pas l'un de mes films préférés, loin de là, mais ce dernier vaut largement le détour.
J'étais assez désemparée à la sortie du film. Qu'en dire? Le scénario qui nous perd un peu au début est très vite démêlé. Je n'ai pas accroché. Le personnage Charlize Theron qui semble se punir du passé est assez détestable. L'actrice a fait de meilleures performances, elle est assez mono expressive. Jennifer Lawrence est très jolie mais assez inexpressive. Kim Basinger est ravissante et joue très bien. Les rôles masculins sont sous-exploités malgré de bons acteurs. L'opposition passé (désert arride) et présent (ville en bord de mer par une saison pluvieuse et grise) est bien rendue mais la musique est trop discrète. Le film est trop lent, ça n'avance pas, les dialogues ne sont pas top, assez plats. Le message véhiculé par le film est peu clair (culpabilité et ? quoi?). Déconcertant. Ma note : 6,5/10
J'ai adoré. Même si l'intrigue est rapidement assez prévisible, je me suis laissée porter par ces pièces du puzzle dévoilées petit à petit en passant de l'hiver froid et pluvieux (le présent) au désert lumineux voire éblouissant mais sec, brûlant, aride et rocailleux (le passé). Ces 2 histoires d'amour interdépendantes et centrées sur les personnages féminins nous sont présentées à un rythme lent qui sied à la narration et à l'atmosphère. Remarquable interprétation du trio d'actrices : Kim Basinger en mère rescapée du cancer et dont la cicatrice marque sa victoire sur la mort, Charlize Theron en femme pleine de culpabilité qui s'interdit de connaître le bonheur pour épier sa faute et se punit en s'auto-mutilant et la jeune Jennifer Laurence en adolescente tourmentée, jalouse et "protectrice" de sa mère. 3 beaux portaits de femmes qui rencontrent la passion à 3 étapes de leur vie. A voir absolument si vous avez déjà aimé Babel et 21 grammes.
Un passage à la réalisation plutôt réussi pour le multi-talents Arriaga. Ce(mélo)drame à l'écriture soignée permet à Charlize Theron (bien entourée) d'incarner avec sensibilité le personnage tourmenté de Mariana, pivot d'une lourde histoire de famille (s) dont la narration porte sur des événements séparés par douze années, sans qu'il soit nécessaire pour autant d'annoncer à l'écran les flashbacks, tant présent et passé s'avèrent être à effet de miroir.
Le procédé narratif a déjà servi et tend désormais à l'exercice de style. Mais Guillermo Arriaga a le talent, de plus en plus rare, de nous peindre des personnages ayant une vraie épaisseur, incarnés par des actrices formidables.
Magnifique film, Guillermo Arriaga est décidément un des meilleurs scénariste à défaut d'être aussi bon en tant que réalisateur. La force du film est bien dans ce savoureux mélanger entre les personnages et un montage parfait qui évite les effets habituels du flashback. Les actrices sont toutes superbes, Charlize Theron est aussi sublime que talentueuse et Kim Basinger trouve un de ses meilleurs rôles depuis longtemps. Jennifer Lawrence promet... La fin nous laisse un peu sur notre fin...
Film très émouvant, malgré des critiques peu élogieuses. Kim basinger est bouleversante, ça fait plaisir de la revoir ainsi. Histoire dramatique qui nous emmène en voyage ou on ne peut s'empêcher de faire don d'empathie.
Excellent film plein d'émotions, le jeu des actrices est parfait et sonne vrai, deux femmes paumées au destin tragique dont l'une va se retrouver. A voir, même si certaines scènes sont un peu longues mais c'est je pense pour mieux comprendre la psychologie des personnages, et puis revoir kim Basinger quel bonheur
excellent film, une histoire juste et simple d'une vie pas banale. une vision de l'Amérique très loin du bling bling trop souvent montré; des acteurs parfaitement à leur place. une belle réalisation et de belles images. j'ai aimé et je conseille.
La vie dans toute son appreté. Ni fioritures ni artifices. Une autre facette des Etats Unis, à l'opposé des stéréotypes habituels. La réalisation donne au film toute sa saveur. Quant à la distribution, elle est excellente, ce qui parait être une évidence quand on a comme têtes d'affiche Kim Basinger et Charlize Theron!
...je suis allé voir ce film uniquement sur le nom du metteur en scène, sans rien en savoir que ce qu'il avait sur l'affiche. Et pour une fois sans la bande-annonce. Je l'ai vu après coup et c'est une chance. Car tout y est dit et dévoilé, c'est une catastrophe. Cela commence à être vraiment gênant de tout mettre dans les B.A. Il n'y a plus de surprise et cela gâche le plaisir du spectateur de découvrir une histoire. L'effet n'aurait sans doute pas été le même si je l'avais vu avant. Pour le coup j'ai adoré. Pour son premier film en tant que réalisateur Guillermo Arriaga fait preuve d'une belle maîtrise. Il est le digne disciple de Inarritu. Cela promet pour l'avenir. Un récit dur, touchant et poignant. Deux histoires d'amours impossibles et magnifiques, très justement écrites, transcendées par une mise en scène à la fois sobre et virtuose, et des actrices inspirées. Une excellente surprise et un grand coup de cœur.
Il est difficile d'établir un lien entre le romancier mexicain, plutôt frontal (Les bisons de la nuit, à lire absolument), et le scénariste complice d'Inarritu, spécialiste des récits à tiroirs alambiqués. Pourtant, c'est bien du même homme qu'il s'agit, Guillermo Arriaga, qui, avec Loin de la terre brûlée, passe pour la première fois à la réalisation. La construction du film, en divers étages chronologiques, ne déboussolera pas les amoureux de 21 grammes, elle est juste un peu moins convaincante, le talent de metteur en images de Arriaga restant à prouver. L'histoire est belle (un peu trop) mais ses ficelles sont bien voyantes dans un dénouement à émotion, très prévisible. Restent les portraits de deux femmes blessées, au coeur en cendres, admirablement interprétées par Charlize Theron et Kim Basinger. Rien que pour elles, et leurs intimes vibrations, le film vaut largement d'être vu.
Meme si très rapidement on comprend les causes à effets de l'histoire, il n'en reste pas moins que ce film est extaordinairement bien joué par tous les acteurs si proche de "vrai gens".un bel hymne à l'amour. ALLEZ Y, à deux c'est mieux.