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Nicolas S.
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4,5
Publiée le 9 novembre 2020
Sur un scénario écrit en 2007 par Aaron Sorkin, le formidable scénariste de "The Social Network" et "Le Stratège", ce film devait avoir à l'origine un tout autre visage.
Réalisé par Spielberg, il aurait eu Seth Rogen, Heath Ledger et Will Smith dans son casting. Finalement, après moult péripéties, on en est arrivé à nommer le scénariste réalisateur du film et à caster d'autres acteurs, pour un film plus ambitieux.
Malheureusement, la pandémie est passée par là et la sortie en salles ne verra jamais le jour. Le film est passé directement sur Netflix.
Pourtant "Les Sept de Chicago" est le genre de grand drame judiciaire, capable de faire vibrer une salle et de concourir aux Oscars.
Tant pis. Cela ne doit pas empêcher de regarder ce pan de l'histoire américaine assez méconnu en France. Un procès gigantesque (plus de 150 jours !), qui a réuni de grandes figures de la contestation contre la guerre au Vietnam et les discriminations et qui s'est révélé être un désastre.
Un procès transformé en arêne politique, où l'éloquence a toute sa place et les coups donnés sont rudes.
Le film est ciselé pour nous faire sentir cela : un montage dynamique, une pression constante, des répliques au cordeau et des acteurs vraiment impliqués. Que dire de Sacha Baron Cohen qui incarne à la perfection Abbie Hoffman ?
Je n'ai littéralement pas vu passer les 2 heures tellement j'ai été embarqué par le scénario et les dialogues. L'un des meilleurs films de 2020 ? Assurément !
Aaron Sorkin, le brillant scénariste ayant notamment écrit "The Social Network", réalise "Les Sept de Chicago" pour Netflix, film racontant le procès de sept personnages ayant participé à des émeutes contre la guerre du Vietnam en 1968 à Chicago. Porté par un casting cinq étoiles, où on retrouve notamment Eddie Redmayne, Mark Rylance, Joseph Gordon-Levitt, Sacha Baron Cohen et Michael Keaton pour un petit rôle. Le récit est plutôt bien construit, centré sur le procès avec quelques flash-backs sur les émeutes. Quelques scènes sont fortes en émotions, notamment la séquence finale, particulièrement bien écrite, mais qui n'est malheureusement pas exactement conforme à ce qui s'est réellement passé. On pourra donc reprocher au film de prendre quelques libertés avec les faits, rendant quelques personnages un peu caricaturaux. Aaron Sorkin, probablement meilleur scénariste que réalisateur, propose un film souffrant un peu du classicisme de sa réalisation. "Les Sept de Chicago" reste un film très intéressant, qui réussit à interpeller le spectateur.
a la limite du chef d'œuvre. je ne connaissais pas cette histoire avant de voir ce film. bien sûr je suis choqué par ce qui s'est passé dans ce tribunal. l'histoire est parfaitement bien narrée et mise en scène. les acteurs aussi parfaits les uns que les autres même si j'ai eu une préférence pour Frank Langella qui campe magnifiquement le juge Hoffman. je croyais que j'allais m'ennuyer en regardant un film politique, mais c'est bien plus que cela. il y a de la dramaturgie, de l'humour, de l'action, du suspens etc... les deux heures sont passées comme une lettre à la poste. merci à Netflix d'avoir acheté ce film à dreamworks et nous permettre de le voir en toute sécurité à la maison.
Cet imbroglio cinématographique mêle humour et émotion en revenant sur une page sombre de l'Histoire des États-Unis où racisme et intolérance frayent avec ingérence et hoquets juridique (plus d'infos : https://pamolico.wordpress.com/2021/02/19/les-sept-de-chicago-aaron-sorkin/)
Quand la justice n'est que parodie, quand les accusés ne sont que des exemples dissuasifs que l’État veut donner, quand la liberté d'expression (le fondement même d'une démocratie) est bafouée : voici Les Sept de Chicago. Ce film sous forme de procès qui a pour héros les sept "chefs" des associations de refus d'engagement dans la guerre du Vietnam (les étudiants, les yippies...) nous met vite dans sa poche : casting alléchant (Mark Rylance, Eddie Redmayne, Sacha Baron Cohen, Joseph Gordon-Levitt...) mêlé à un procès totalement inégalitaire, truqué et fondamentalement injuste. Si le film a du mal à démarrer, il faut attendre la dernière demi-heure où les tricheries du Juge sont odieuses et nous donnent des envies de fracasser son marteau ailleurs que sur son bureau... Et le film appuie singulièrement sur l'acharnement écœurant du FBI à condamner ces pacifistes, afin que les jeunes continuent de s'engager (tirés au hasard comme des lots à gagner) dans une guerre ignoble. On voit clairement que le film est fait pour plaire, quitte à donner dans le bon sentiment (le discours final, les épilogues) ou quelques entorses à la réalité, mais cela ne gêne pas vraiment le visionnage, on aurait même préféré qu'il aille plus loin dans le drama, car c'est parfois trop propre (le démarrage laborieux et le personnage Black Panther dont on ne fait rien), car les acteurs sont bons sans pouvoir tirer leur épingle du jeu (peut-être Sacha Baron Cohen, qui s'amuse bien dans son rôle, étant le plus intéressant des sept accusés), et l'on se questionne carrément sur le titre "film à Oscars" que l'on voit fleurir un peu partout. Malgré la bonne mouture et le grand plaisir éprouvé à découvrir ce fait important (méconnu en France), on ne voit pas bien en quelle catégorie ce film pourrait concourir : tout est absolument académique, aucune prise de risque quelle qu'elle soit. Ceci étant dit, parvenir à faire un nouveau film américain sur la guerre du Vietnam qui ne soit pas du multi-déjà-vu, c'est un exploit en soi. Un beau casting (Cohen en grande forme), une intrigue plaisante à découvrir, et un Juge qu'on adore détester.
Excellente reconstitution du procès et belle introduction à la diversité des résistances ! On comprend combien il était difficile de garder son sang froid face à un tel juge et combien l'Amérique a pu être raciste. Avec bien sûr la question de savoir si les choses ont vraiment changé ! Les manifestations "Black Lives Matter" mettent du baume au coeur, mais le racisme systémique n'est pas brisé pour autant.
J’ai pris une baffe en découvrant cette histoire que je ne connaissais pas. Aaron Sorkin est un scénariste hors pair et signe une reconstruction engagée et percutante autour des « Chicago Seven ». En marge de son humour, je suis resté coï, la bouche ouverte plus d’une fois, par la forme et surtout la tournure ahurissante qu’a pris leur procès. Ouvertement politique, la date de mise en ligne du film sur Netflix n’est pas si innocente, le message pro-démocrate ainsi que le parallèle avec certains événements récents étant on ne peut plus clairs. Et pour couronner le tout, la distribution des rôles est royale.
Avec « Les sept de Chicago » sorti en 2020 pour la plate-forme Netflix, Aaron Sorkin revient sur les évènements historiques du procès de sept individus accusés d’avoir participé à des émeutes contre la politique du gouvernement américain en 1968. Pour éviter l’académisme de sa mise en scène, le réalisateur a intégré plusieurs images d’archives. Malgré tout, le scénario reste classique, et ce sont surtout les joutes verbales entre accusés, avocats et juges qui nous tiennent en haleine. La démonstration d’un pouvoir juridique dominé par les hommes blancs conservateurs est tout de même édifiante. Bref, une œuvre de mémoire souffrant d’un trop grand académisme.
Choquant, incroyablement bien joué. Cet événement est trop peu connu et ce film le présente de façon génial, et il est très réaliste et pas idéalisé sur certains points comme l'a pu l'être le film sur Queens.
Le film de tribunal, qui est un genre à part entière, est ici représenté par un bon exemple. Le contexte est le procès forcé par le FBI de membres de la gauche étasunienne au début des années 70: pacifistes, hippies, militants anti-guerre, extrême gauche. Nous sommes en pleine guerre du Vietnam et en pleine contestation. Lors d'une manifestation, la police est agressée et fonce sur la foule. Le procès accuse sept de ces manifestants, dont un activiste noir qui n'a rien à voir avec les manifestations. Le film est passionnant, principalement par la diversité des personnes inculpées, chacun avec un parcours et représentant un type d'étatsunien. Dans un procès où le juge (Frank Langella, parfait) n'est visiblement pas impartial. La narration articule le procès avec des retours en arrière et présentations des évènements et les stratégies associées, par les inculpés et par l'équipe du procureur. Les personnages les plus marquants étant ceux de Eddie Redmayne et Sacha Baron Cohen pour les accusés, et Mark Rylance dans le rôle de leur avocat. De la belle ouvrage pour un film à charge contre le FBI (période J. Edgar Hoover) et la justice étatsunienne.
Le film débute pourtant après les manifestations en question pour se focaliser essentiellement sur le procès des "7" pour un film purement judiciaire. Sorkin est assurément un scénariste talentueux. Il passe en revue les différents courants qui étaient présent des Black Panthers aux Hippies en passant par les pacifistes anti-Viêtnam même si c'est très survolé afin de se focaliser sur les luttes intestines d'un petit groupe. Là-dessus on peut être un frustré sur le personnage de Bobby Seale (Black Panther) qui est délaissé au profit des autres alors que sa présence est sans aucun doute le point fort de ce procès. Dommage... On oscille donc, devant le film, constamment entre le manque de punch et d'audace, de force et d'émotion, puis entre l'incroyable théâtre ubuesque qui nous scotche de par ces procédures insensées. Sorkin signe une fresque passionnante sur un petit pan d'Histoire, riche de complexité à différents niveaux de lecture qui pêche surtout par une mise en scène académique et par un manque de puissance émotionnel. Ca reste un très bon moment et un film à conseiller. Site : Selenie
Deuxième film réalisé par Aaron Sorkin (talentueux scénariste) après Le grand jeu. De nouveau un film très solide, très maitrisé, que ce soit sur les plans de la mise en scène, du scénario ou de la technique. Jamais entendu parlé de ces évènements (années 60), le suspens est donc complet jusqu'au bout. Certes un nouveau film de procès comme en raffolent les américains mais c'est prenant, instructif, intéressant voir passionnant. On ne voit pas le temps passer une seule seconde, aucun temps mort. Et puis quelle distribution, personne ne tire la couverture à soi (mais Franck Langella est génial en juge partial et à moitié gâteux) sans doute l'une des plus prestigieuses de l'année. Un thriller historique parfaitement huilé, une réussite pour un excellent film.
Les sept de Chicago est l'expression parfaite du génie d'Aaron Sorkin. Si tout est bon dans ce film, ce sont le scénario, la construction et les dialogues qui le portent véritablement vers les sommets.
Commençons par le sujet, tout à fait intéressant. Je ne connaissais pas cette histoire des émeutes en marge du Congrès démocrate de 1968. Au-delà de l'aspect anecdotique de la situation, il est absolument passionnant de considérer Les sept de Chicago à l'aune de la situation américaine actuelle.
Le casting du film est lui aussi impressionnant. Il ne repose pas sur quelques stars comme c'est parfois le cas, mais sur la qualité globale d'une vingtaine de personnes, et sur une complémentarité formidable entre les différents protagonistes.
Les péripéties et les dialogues, comme je l'ai dit plus haut, sont captivants. On connaît les qualités immenses d'Aaron Sorkin sur ce point (The west wing, Steve Jobs, The social network, Le grand jeu), mais il atteint ici un point d'incandescence parfait, parvenant à équilibrer le légendaire aspect "mitraillette" de ses dialogues et des scènes plus posées, voire lentes.
Enfin, et ce n'est pas la moindre surprise de ce film, la réalisation au sens large, bien que sobre, est de grande qualité.
Je ne peux donc que vous conseiller cet excellent film de procès, modèle du genre. Pour moi la meilleure exclusivité Netflix vue à ce jour.
Un très bon film historique judiciaire sous la présidence Nixon. Mise en scène linéaire d'un déroulé des plus classiques dans le genre mais le sujet est tellement ahurissant et sidérant que l'intérêt arrive dès les premières minutes. Le plus "fou" est : comment le cours du procès n'a pas créé d'indignation populaire considérable (?). A voir ! 4/5 !!!