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Un visiteur
4,5
Publiée le 11 novembre 2020
J'ai vraiment apprécié regarder ce film avec de très bons acteurs un vrai chef-d'œuvre cinématographique je ne me suis pas ennuyé une seconde l'histoire nous plonge réellement dans ces faits historiques on arrive à se projeter à la place des accusés et à ressentir les émotions
J'étais habitué à ce genre de remake des faits historiques, puis je me lançais tout en essayant de croire en une certaine particularité qui retiendrait mon intérêt. Et c'est fut le cas, le casting: des acteurs dans leurs rôles, communiquant une sincérité dans le jeu et qui vous plonge dans la fiction avec passion.
Le procès commence en 1968. Un grand nombre d'activistes anti-guerre, de hippies et de gauchistes s'entrecroisent sur diverses questions politiques, de genre et culturelles, culminant dans une campagne contre la guerre du Viêt Nam, et beaucoup décident d'organiser une manifestation de masse lors de la convention du parti démocrate à Chicago fin août.
Les manifestants et la police se sont affrontés dans les rues de Chicago pendant huit jours, aboutissant à une série d'affrontements sanglants au cours desquels plus de 500 manifestants, 100 civils et 150 policiers ont été blessés.
Le film montre les poursuites engagées par des procureurs fédéraux, à la demande de l'administration Nixon, contre sept militants anti-guerre du Viêt Nam d'origines diverses qui avaient mené une manifestation devant la convention présidentielle démocrate à Chicago.
Les 7 sont:
Abbie Hoffman et Jerry Rubin, cofondateurs du Parti international de la jeunesse (Yippies) ; Tom Hayden, cofondateur des Étudiants pour une société démocratique (SDS) ;- les militants anti-guerre; David Dellinger et Rennie Davis du Comité national de mobilisation pour mettre fin à la guerre du Viêt Nam (NMC); John Froines et Lee Weiner du Parti international des jeunes.
Et le huitième: Bobby Seale, Militant noir pour l'égalité raciale, le président du Black Panther Party, qui est jugé séparément à la moitié du film (d'où l'affaire des "Chicago Eight" au début).Il a été muselé pendant plusieurs jours et non pas une seule journée comme dans le film.
Avec Les Sept de Chicago, Aaron Sorkin offre un film de procès rythmé, porté par des dialogues incisifs et une mécanique narrative efficace. Le casting choral, notamment Sacha Baron Cohen et Eddie Redmayne, donne vie à des figures emblématiques mais parfois un peu schématiques. Sorkin privilégie l’impact dramatique et la clarté du propos, quitte à simplifier les zones d’ombre historiques. Le film captive par son énergie, mais tend à appuyer ses effets émotionnels et politiques. Reste une œuvre engagée et accessible, mais dont le didactisme peut atténuer la complexité.