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lograt
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4,5
Publiée le 18 mars 2021
Très bien écrit, les acteurs sont excellents. Et ils ont réussi à ne pas tout miser sur des images d'émeutes tout en montrant la violence de la répression. A voir même aujourd'hui même s'il s'agit de la protestation d'une guerre du Vietnam aujourd'hui terminée.
Rien de tel qu’un ping-pong verbale lors d’un procès pour les férus de joute élocutoire. Nul doute sur le domaine de prédilection d’Aaron Sorkin, l’écriture est bien son atout premier. Toutefois, le scénariste oscarisé nous prouve qu'il a plus d'une corde à son arc et qu'il s'est aussi s'entourer. Outre la performance notable de l'avocat engagé, celle de l'humoriste loufoque qui aime rappeler qu'il peut être plus qu'un Kazakh éxubérant, le casting cinq étoile campe avec justesse des rôles divers et variés. À l'exception, peut-être, d'Eddie Redmayne que l'on retrouve encore et toujours dans sa fragilité perpetuelle, à l'inverse de Joseph Gordon-Levitt qui sait souvent se renouveler.
Je me suis pris une vraie claque devant "Les Sept de Chicago", sûrement l'un des meilleurs films que j'ai vu depuis des mois. Tout d'abord, il faut souligner que ce film est réalisé par Aaron Sorkin, qui est plus célèbre pour écrire les dialogues de nombreux autres films à succès comme The Social Network et bien d'autres films de Fincher si je me trompe pas. Et effectivement, ça se sent totalement dans le film : à voir l'affiche et le résumé du film, on pourrait penser à tort que ça va encore être un film qui se contente de raconter un événement historique (certes intéressant) mais qui ne deviendra jamais passionnant car dénué de réelles qualités cinématographiques. Ici, ce n'est pas du tout le cas, et il faut surmonter le préjugé comme quoi Les 7 de Chicago serait un long film politique ennuyant car c'est totalement faux. Aaron Sorkin écrit toujours aussi bien des dialogues, ce qui rend chaque joute verbale passionnante et aussi percutante qu'un combat de boxe. C'est d'ailleurs ce que j'aime dans les dialogues de ce film : ils sont au final tournés comme des scènes d'action ! Ils servent à faire avancer l'intrigue, mais aussi à galvaniser complètement le spectateur devant l'injustice du jugement rendu en 1968. C'est vraiment difficile de rester de marbre devant Les 7 de Chicago tant le message qu'il véhicule est puissant. Des individus qui se battent pour leurs droits et un jugement équitable devant un tribunal pourri jusqu'à l'os, comment ne pas se mettre à la place de ces personnages et ne pas les soutenir ? C'est impossible car Aaron Sorkin réalise ici un film d'une précision chirurgicale au niveau du message politique qu'il transmet. Cela rend les scènes de procès bien plus galvanisantes que n'importe quelles scènes d'action de blockbuster. De plus, Sorkin rythme son film avec une mise en scène simple mais efficace avec beaucoup de changements de plans et d'ellipses temporelles, ce qui donne encore plus de dynamisme aux dialogues. Les ellipses temporelles sont d'ailleurs très bien utilisées et intégrées au montage, on ne ressent pas du tout l'effet du flashback un peu ringard et cliché pour raconter ce qui s'est passé. Mélangés aux dialogues, ces flashbacks se mélangent juste parfaitement au reste du film et ça rend les 7 de Chicago d'autant plus savoureux. Enfin, il faut saluer le travail de tous les acteurs du film qui livrent ici une prestation excellentes et très justes. Bref, Les Sept de Chicago a été une réelle claque pour moi et son intrigue a été prenante de bout en bout, l'un des meilleurs films de cette année 2020 selon moi (à mes yeux c'est même le meilleur).
1968, Chicago, la convention démocrate doit se tenir dans l'Illinois mais une manifestation en marge de celle-ci va dégénérer en tournant à la bataille rangée avec les forces de l'ordre.
Les organisateurs doivent répondre de la situation devant le tribunal pour conspiration et incitation à la violence.
Histoire vraie, les sept de Chicago est un grand film sur une parodie de procès, un procès purement politique duquel l'Amérique ne sort pas grandie.
La réalisation très classique permet à chaque acteur de s'exprimer et de développer un point de vue comme autant de vérités autour d'un même évènement.
Le casting prestigieux (Sacha Baron Cohen, Joseph Gordon Levitt entre autres) et l'interprétation sont fantastiques et mettent bien en lumière le simulacre de justice et l'ignominie du juge qu'on ne peut qualifier « d'honorable » !
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Cet imbroglio cinématographique mêle humour et émotion en revenant sur une page sombre de l'Histoire des États-Unis où racisme et intolérance frayent avec ingérence et hoquets juridique (plus d'infos : https://pamolico.wordpress.com/2021/02/19/les-sept-de-chicago-aaron-sorkin/)
Aaron Sorkin filme le procès de sept leaders des manifestations ayant eu lieu en marge de la convention démocrate de 1968. Dans un genre balisé, le cinéaste évite plusieurs écueils, d'abord en mettant en scène un nombre important de prévenus, puis en divisant ceux-ci à cause de leurs diverses sensibilités politiques, enfin en ne créant aucun suspense puisque le procès en question est joué d'avance. Ce qui intéresse Sorkin, c'est de filmer la batailles des égos, de rendre progressivement compte de la nature des différences entre les personnages qui, s'ils ne sont pas jugés pour ce qu'ils sont vraiment, ne sont pas exempts de reproches. Si le personnage de Tom Hayden se dit pacifique, il incite tout de même ses partisans à affronter les policiers et souhaite prendre tôt ou tard le pouvoir ; en revanche, Abbie Hoffman n'associe pas la politique aux mesures prises par un gouvernement, mais la considère avant tout comme un acte révolutionnaire. Quant au personnage de Bobby Seale, leader des Black Panther, son cas est isolé et donne lieu à un procès dans le procès : la volonté de le juger avec les autres prévenus est donc tout à fait arbitraire, fondée dans le seul but de condamner des modèles contestataires violents qui s'attaqueraient aux droits civiques. Ces tensions politiques sont représentées avec une mise en scène sobre et limpide, qui procure au spectateur une jubilation aussi inhérente à la virtuosité de l'écriture que du rythme. En somme, c'est du très beau travail d'artisan, prenant et attaché à retranscrire avec justesse un contexte politique électrique. Servi par une bande d'acteurs exceptionnels, "Les sept de Chicago" propose le trajet de personnages qui passent le temps du procès à se demander ce qui les différencie, avant de comprendre au final que ce qui compte est ce qui les rassemble : mettre fin à la guerre du Vietnam, et se souvenir de tous ces hommes sacrifiés, c'est le projet commun de ces manifestants.
Chef d'œuvre. Tout simplement. Une histoire inspiré de faits réels, une réalisation et un montage parfait alternant toutes sortes d'émotions, des acteurs incroyables, le film fera sortir de ses gonds votre esprit révolutionnaire et votre côté anti-système.
Sans rien connaître de cette affaire, il est bien regrettable que malgré les images d'archives on ne comprenne strictement rien de ce qu'il se passe dès l'amorce. Pourtant, le revirement est énorme. Un casting de dingue et un récit qu'on ne pouvait que mettre en scène pour révéler l'injustice et le crime d'État. Un très sérieux projet, une habile contestation bien que tardive.
Un vrai film de cinéma...qui ne profitera pas des salles obscures faute de Covid19. Il y a un très beau casting, une photographie travaillée, c'est du travail sérieux...un peu trop sérieux en fin de compte. Inspirébde faits réel n'implique pas histoire passionnante.
parfait tant au niveau du casting, de l'histoire et du scénario une page de l'histoire américaine a découvrir et à mettre en relation avec notre actualité
Deuxième film réalisé par Aaron Sorkin (talentueux scénariste) après Le grand jeu. De nouveau un film très solide, très maitrisé, que ce soit sur les plans de la mise en scène, du scénario ou de la technique. Jamais entendu parlé de ces évènements (années 60), le suspens est donc complet jusqu'au bout. Certes un nouveau film de procès comme en raffolent les américains mais c'est prenant, instructif, intéressant voir passionnant. On ne voit pas le temps passer une seule seconde, aucun temps mort. Et puis quelle distribution, personne ne tire la couverture à soi (mais Franck Langella est génial en juge partial et à moitié gâteux) sans doute l'une des plus prestigieuses de l'année. Un thriller historique parfaitement huilé, une réussite pour un excellent film.