282 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
33 critiques spectateurs
5
6 critiques
4
11 critiques
3
6 critiques
2
4 critiques
1
5 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 mai 2008
Premier janvier 01, 15 h. Le mot d’ordre a fait le tour du pays, et même de l’Europe : « on arrête tout ». Tout le bazar, les machins énormes qu’on a inventés pour se faciliter la vie — et ça a marché, voyez : on a tellement bien simplifié ce monde qu’il faut quinze ans d’études pour apprendre à y survivre (réflexion tirée de Les dieux sont tombés sur la tête, mais qui s’insère assez bien dans la conversation). On a lancé plusieurs mots d’ordre d’arrêt temporaire, pour que les gens s’habituent à l’idée : pendant cinq minutes, ici ou là, on s’arrête de rouler, de bosser, de courir et on discute.
Mais maintenant, c’est la vraie affaire, enfin : on arrête pour de bon. Objectif : prendre le temps de réfléchir. « Depuis des siècles, on nous dit : “le bonheur, c’est le progrès, faisons un pas en avant” ; le progrès est bien là, mais le bonheur est toujours pour demain. Alors, faisons un pas de côté. » On arrête toute activité et on discute.
Bien entendu, on n’est pas des irresponsables. On arrête tout mais on entretient soigneusement tout le bazar, des fois qu’il s’avèrerait qu’on en ait besoin. D’ailleurs, on sait déjà qu’après un temps d’arrêt total, les machins dont le manque se révélera trop cruel seront redémarrés — à commencer par les usines de nouilles, parce que le premier problème quand on arrête tout et qu’on réfléchit, c’est de manger quand même.
Et puis, on relancera rapidement la presse et la radio. Parce que quand 60 millions de personnes se mettent à réfléchir, les idées fusent et il ne faut pas les laisser perdre. D’ailleurs, on écrit ses idées sur les murs au cas où ça inspirerait quelqu’un. [... marre de la limite à 2000 car] Cinématographiquement, c’est une large comédie de mœurs à la construction bizarre, à l’image médiocre (tourné en 16 mm, ça se voit) et au jeu d’acteurs inégal. Sociologiquement, c’est un document indispensable. Humainement, c’est une heure et demie de bonne rigolade qui, quelque part, fait peut-être quand même un peu réf
De la modernité cafouilleuse qui commençait d'émaner des années 1970, est sorti l'An 01. Un titre révolutionnaire pour un thème qui ne l'est pas moins ; d'ailleurs, filmer en noir et blanc ne tenait pas encore de la seule revendication artistique. Et si le fond de l'histoire construit une utopie sur des échafaudages de naïveté, il le cache pas mal avec les réflexions qu'il offre et sa qualité un peu visionnaire. Le scénario ne s'attarde sur aucun de ses détails, ce qui lui évite de tomber dans la faute.
Sur le coup, on peut difficilement ranger les diverses facettes de son ressenti, porté malgré soi par l'immensité d'un casting qui ne se prend même pas au sérieux et où se perdent des stars comme dans une foule. On apprécie aussi de voir la politique abordée sur des aspects aussi banalement concrets, comme si le pays s'était réduit à une surface ridiculement petite pour que sa population devienne une grande famille où chacun aurait son rôle à jouer. Oui, l'utopie, on la vit. Mais il faut faire attention à ne pas décrocher de ce film qu'ils ont "voulu faire ensemble", et qu'ils ont finalement "fait à beaucoup", une fois que la fin arrive. Car d'une part elle arrive brutalement, et d'autre part on en ressort avec un sentiment de vacuité vis-à-vis de ce système aberrant qui marche si bien. On a envie de savoir la suite, ce en quoi l'oeuvre a trop bien marché ; car qu'est-ce qui succède à une utopie fonctionnelle si ce n'est un retour au moins partiel à l'ancien système ? Moyennant quoi, qu'est-ce qui justifie d'en faire un film dessus ? C'est du coup une sorte d'îlot extraterrestre sur le flots des fondamentaux, difficile à relier à quoi que ce soit.
Un film utopiste, complétement fou sur une societé différente "l'An 01". Cela part un peut trop dans tout les sens et ne convainc pas. On peut malgré tout s'amuser de reconnaître de jeunes "grands acteur en devenir" et de quelques bons sketchs.
Bien sûr, ils n’y croyaient pas vraiment , et un demi-siècle plus tard on rêve tout simplement à ce que furent ces années post soixante-huitardes où l’on réinventait l’amour et l’économie de marché. Schématiquement ça donnait deux péquins sur le quai d’une gare qui décident de ne pas monter dans le wagon, de ne pas se rendre au travail. « On arrête tout », leitmotiv révolutionnaire des ouvriers, des artistes, des conscrits, des chômeurs, des ménagères … C’est bien simple, on supprime tout, on regarde ce qui se passe et on rétablit uniquement « les services et les productions dont le manque se révélera intolérable ». Ce monde basé sur la productivité est absurde, entend-on dans la cour des usines, et celle des écoles … il lui faut se soumettre à l’utopie anarchiste et foutraque de quelques libertaires en goguette. Parmi eux, les membres l’équipe de Charlie-Hebdo qui participe activement à la discussion. Ne serait-elle pas complice du mouvement ? Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Cette Comédie, réalisée en N&B en 1973 par Alain Resnais, Jacques Doillon et Jean Rouch, nous propose l'évocation parodique d'une révolution sociétale avec tout ce qu'elle comporte comme idées géniales mais aussi ses absurdités et contradictions. Demain (Mardi à 15 heures), On arrête TOUT afin d'essayer AUTRE CHOSE; c'est la démobilisation générale. Le film nous offre une multitude de scènes et de dialogues très drôles. Il nous montre également des séquences émouvantes où les gens retrouvent les choses simples, comme marcher pieds nus dans l'herbe, ou les vélos envahissant les Champs Élysées ... En plus de bons sujets de réflexion, cette comédie nous offre un superbe casting collégial avec Depardieu en voyageur, Gotlib en gardien de prison, Jacques Higelin en musicien, Romain Bouteille en collectionneur de billets, Cavanna, Wolinski, Cabu et Le professeur Choron en conspirateurs, Jugnot, Coluche et beaucoup d'autres.
Lorsqu'on nous parle de cinéma, il y a le classique, puis la nouvelle vague, avec les Truffaut, les Godard et autre. Et on parlait de cinéma révolutionnaire! Et bien, que nenni! Le cinéma révolutionnaire c'est ce film "L'An 01"! On part d'une idée qui tiendrait sur la tête d'une punaise et on filme dans un chaos indescriptible pour énoncer tout un tas d'idées complètement révolutionnaires. C'est, malgré ce chaos apparent, très habilement mené et monté. Tout s'enchaîne avec une espèce de suite logique. Ce n'est pas hilarant, mais cette expérience est tout a fait intéressante, et très originale. En plus on y retrouve une "collection" d'acteurs, tous à leur début, que je vous invite à tenter d'identifier au fur et à mesure du film. Certains, je dois l'avouer, ne sont pas facile à reconnaitre physiquement mais le sont beaucoup plus quand ils parlent. un très grand moment de cinéma pour ceux qui sont nés avec ces acteurs, et qui les ont vus grandir. Nostalgie quand tu nous tiens! A voir par tous ceux qui aiment le cinéma
Idée géniale, qui fait même rêver... Des scènes hilarantes, un casting impressionnant qui voit les débuts d'une flopée d'acteurs. C'est d'ailleurs amusant de les remarquer au fur et à mesure que les scènes s'enchaînent. Mais le problème c'est que les scènes il y en a beaucoup, trop même et que finalement elles ne font pas évoluer le scénario. C'est drôle, malin et plein de charme mais peut-on parler d'un film de cinéma ?
L'an 01 marque un nouveau départ pour la société française. Aux velléités soixante-huitardes succède le rejet, abouti et définitif, par le peuple du mode capitaliste production-consommation. La propriété est abolie, l'état-civile renié, le matérialisme dénigré au profit d'une fraternité redécouvrant le dialogue et la simplicité (la virginité?) Moins révolutionnaire qu'utopiste dans l'esprit, cette remise en cause ou à plat, aux accents nécessairement gauchistes, n'a rien du discours militant "responsable" tant sont nombreuses, voire rhédibitoires, les limites philosophiques et économiques de ce mode de vie libertaire. C'est une comédie sympathique dans laquelle Jacques Doillon expose avec humour les arguments en faveur des conceptions humanistes fondant la nouvelle société; elle a la forme du reportage sur le terrain et évoque parfois le théatre de rue. Des personnages fugitifs (beaucoup de têtes connues) construisent à tour de rôle une réflexion qui semble improvisée. De propositions insolites sur l'organisation du travail en idées saugrenues sur la société en général, le film est une succession de courtes scènes dont l'agglomération constitue l'originalité de la mise en scène, sa liberté mais pas toujours son efficacité.
L’an 01 est l’année où les gens font un pas de côté et la France bascule dans l’utopie. Le film réalisé en 1972, inspirée par l’idéologie post-soixante-huitarde est aux antipodes du cinéma militant de l’époque. La lutte des classes n’est pas le moteur de l’histoire sauf dans une séquence où la Bourse de New-York s’effondre et une autre où des ouvriers se confrontent à un contremaître. Les personnages du film ne cherchent pas à prendre le pouvoir, ils veulent changer leurs vies et leurs modes de consommation qui les aliènent .Il n’est pas nécessaire de produire plus que les besoins de base et les individus ressentent le besoin de développer les relations interpersonnelles. Les pratiques amoureuses doivent se libérer. Le long métrage est une suite de saynètes. L’équipe d’Harakiri participe au film : le professeur Choron, François Cavanna, le scénario est de Gébé. Cette équipe est rejointe par des acteurs de café-théâtre du Café de la Gare : Miou-Miou, Romain Bouteille, Coluche, etc… Le long métrage a été réalisé en noir et blanc avec peu de moyens mais le film fonctionne toujours. Les rires fusaient dans la salle.
Je viens juste de visionner le film et il me restera sans doute longtemps en mémoire. Le côté anarchiste que prône l'oeuvre est singulière, autant que son montage, qui met bien en valeur l'idéologie du film par sa totale décohérence, on passe du tout au rien, même si l'ordre chronologique est lui bien en ordre. Le casting est énorme, citons Gérard Jugnot, Coluche, Gérard Depardieu et le tout se visionne très facilement. Il fait réfléchir autant qu'il est divertissant. Si vous ne l'avez pas encore vu, foncez, vous serez peut-être aussi surpris que moi !
Film à voir même si cinématographiquement parlant ce n'est pas spécialement bon, on peut y voir de l'utopie, si si et un nombre d'acteur en devenir impressionnant. Bref un cauchemar pour les néocons.
Un film utopique avec des passages plutôt drôles et une belle brochette d'acteurs. Les réalisateurs se font plaisir et jouent à fond leur idée originale de tout redémarrer à zéro. Cependant l'histoire est assez creuse et du coup, au bout d'un moment, on s'ennuit un peu.
6 209 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
1,5
Publiée le 27 avril 2021
Estimant que la technologie le travail et la direction que prend le pays vont trop loin la population décide de tout ramener à l'année 01 en quittant leur emploi et en laissant les machines modernes prendre la poussière. Faisant un pas de côté vers une nouvelle philosophie de la vie la société 01 commence à réfléchir à la direction que devrait prendre le pays. Tourné dans un style de faux documentaire en noir et blanc le réalisateur Jacques Doillon confère au film une atmosphère brute sur le vif qui se prolonge par le fait que Doillon suit le mouvement de retour à 01 dans des rues. Tout en prenant le message au sérieux Doillon fait preuve d'un humour ironique en montrant la fin des machines. Avec un regard du satiriste Gébé vise une structure d'anthologie lâche qui donne au titre une humeur grâce à chaque mini-récit qui n'a pas l'occasion de s'éterniser. Inspirés par les troubles civils de mai 1968,Doillon et Gébé semblent offrir un manifeste sérieux sur la façon dont la population peut revenir à ses racines de l'an 01. Bien que certaines parties soient bien intentionnées le titre reste incroyablement vague sur des aspects qui auraient contribué à donner au film la profondeur qu'il devrait avoir. Il évite complètement d'examiner des choses comme la santé, l'éducation, le gaz, l'électricité et la plupart des commerces alimentaires qui seraient laissés en ruine lorsque la société passerait à l'an 01 et c'est bien décevant...
Une flopée d’acteurs connus, un peu moins connus ou qui vont pas tarder à l’être… Farce ou attrape, utopie ou mise en réalité, la fable révolutionnaire qui réuni ces trois réalisateurs de renom n’a rien de farfelu et part du principe de grève générale totale et illimitée. « Et si on arrêtait…, demain on arrête tout, on s’en fout des patrons » en réconciliera plus d’un avec les conflits qu’il entretient avec le pouvoir. Bonne phase critique à la table de presse des professeurs Choron, Cabu et Cavanna où peut se saisir une certaine distance entre le vécu des ouvriers et la dictature des possédants tandis qu’en salle de rédaction les employés ne répondent plus au téléphone et se passent la pommade ! Hilarité générale d’une cohue au bas d’immeubles lorsque chacun éructe à plein gosier son prénom, d’abord l’un après l’autre puis tous ensemble et il y a encore du monde qui arrive… Phase : « et si on apprenait à se connaître ? » Tout le monde jette les clefs par les fenêtres et il n’y a guère que ce personnage à l’exception de sa prévoyance qui songe, sous des prétextes de collectionneurs, à ramasser le maximum de billets de banque chez les gens qui auraient l’idée de s’en priver…
Ce film est un Ovni. Basé sur la décision quasi à l’unanimité mondiale d’instaurer partout en même temps l’anarchie globale (économique, sociale, culturelle) il se décompose en une multitude de scènettes. Il est interprété en grande partie par des amateurs mais des jeunes acteurs en devenir (Depardieu, Miou Miou, Jugnot, Lhermitte, Coluche) Le procédé est parfois lassant mais force est de reconnaître que certaines réflexions font encore mouche de nos jours.