Avec It's A Free World, Ken Loach porte un regard critique et accusateur sur l'Angleterre, à travers des sujets aussi forts que l'immigration, le chômage, la maternité. Toute l'efficacité du maestro Loach tient dans l'habileté qu'il met à nous impliquer dans le scénario, car ici chacun assiste et se crée sa propre opinion sur le parcours de Angie (brillamment interprétée par une nouvelle venue sur grand écran : la prometteuse Kierston Wareing) qui se met dans l'illégalité pour ne pas tomber dans la pauvreté. Le film, avec ce personnage, met l'accent sur une Angleterre pauvre, sans travail, tiraillée par des entrepreneurs véreux et sans scrupules. Malheureusement, ce constat alarmant n'est pas pour s'améliorer puisque Angie finira par devenir aussi pourris qu'eux, si ce n'est pire. Qu'a bien pu vouloir dire Ken Loach ici? Que l'Homme, lorsqu'il s'agit de servir ses propres intérêts, est le pire des prédateurs? Qu'il est naturellement mauvais et avide de pouvoir? Le titre en lui-même (It's A Free World) résume parfaitement la situation : chacun dans son coin est libre de faire ses propres magouilles même si cela nuit à son entourage. Ken Loach, comme à l'accoutumée, apparaît comme un moralisateur qui nous livre ici une leçon de vie très noire et entièrement pessimiste.
Film très engagé, It's a free world appartient à un cinéma qui présente une réalité sociale à partir d'un cas précis. Dénonçant avec férocité le système capitaliste dans ce qu'il a de plus oppresseur, il fait la part belle à l'interprétation de Kierston Wiering, qui pâtit cependant d'un doublage français très médiocre. Maîtrisant son sujet de bout en bout, très précis dans ses critiques, Ken Loach nous offre là l'un de ses meilleurs films.
Un drame plutôt convaincant et pessimiste sur le thème du travail et de la libre entreprise. Le recours au travail illégal est assez finement décrit (la déchéance de l'héroïne se veut progressive et logique). Le personnage principal part avec tout notre soutien, puis finit par se mettre à dos le public par plusieurs choix extrêmement contestables, reflet d'une certaine forme d'égoïsme. Gros bémol, la fin du film, qui n'en est pas une à mon goût.
On n'est jamais vraiment déçus avec un film de Ken Loach. Pourtant, celui-ci manque peut-être d'un peu d'émotion. L'héroïne, sympathique au début du film, devient peu à peu semblable à ceux qu'elle pourfendait au début. Mais, le réalisateur britannique reste toujours au bord de l'émotion, comme s'il ne voulait pas trop "se mouiller"... Cela reste néanmoins un film plus que recommandable.
Un bon film de Ken Loach où le réalisateur continue son exploration de la misère sociale qui frappe une Grande-Bretagne en pleine crise économique. Sur un scénario simple, Ken Loach nous parle avec un réalisme dur de chômage, de précarité et d’immigration clandestine. L’histoire est portée par une formidable comédienne, Kierston Wareing, à la fois énergique et pleine de charme. Evitant tout manichéisme, Ken Loach nous livre ici un drame social sans concession ni édulcoration, tout simplement le reflet pervers d’une réalité économique vouée à un libéralisme privé d'humanité.
Enorme claque dans la figure ni plus ni moins. Si on peut peut-être reprocher à ce film d'être un peu trop manichéin on ne peut lui enlever cette force la. Je ne peux peux rès objectivement ps dire si ce film est bien ou pas, avec un film traitant d'un tel sujet il s'agit de savoir si le message passe ou non. Et dieu c'est qu'il est passé pour moi. Ken Loach film une réalité totalement dramatique, sans espoir, d'une Londres très éloigné du Londres carte-postale qu'on voit si souvent. On sort de ce film avec un gout amer, un abscence totale de confiance en l'avenir et de foi en l'humanité, et avec un dégout profond pour notre société. Voila mes impressions, je me suis sentie mal en sortant. Kierston Wareing incarne avec brio le personnage principale d'Angie, cette fille qui a toujours galéré dans la vie et qui est prête à tout pour s'en sortir même des pires actes. Le comprement d'Angie est en tout point intolérable, on la comprend on la deteste mais on ne peut la blâmer de vouloir à tout prix changer de vie et s'en sortir car tel est malheureusement la volonté de beaucoup de gens aujourd'hui. Ce film nous force à voir une vérité en face qu'on ignore souvent, on peut prétendre être touché par cette misère humaine, pour ma part j'en ai été complètement retournée, il y critique fortement le système libérale de l'Angleterre On est parfois Bref un sujet grave très bien traité par Loach, qui nous laisse un forte impression mais qui laisse très peu d'espoir puisqu'à la fin l'histoire termine comme elle a commancé.
Un excellent film, dont la force réside dans son personnage principal, la belle et fragile Angie, mais qui est prête à tout pour réussir ; pour elle, la fin justifie les moyens, et ne jouons pas les outrés, elle nous ressemble tous terriblement. Son combat de tous les jours est d’ailleurs interprété très brillamment par Kierston Wareing, qui joue de manière très juste et très réaliste. Un film qui s’avère assez cru, sombre et défaitiste, et qui dépeint une réalité sociale délicate ; dommage qu’il soit un peu maladroit et que certaines longueurs pèsent sur le film, car le manque d’action (notamment durant la première heure) ennuie quelque peu.
C'est le premier film de Ken Loach que je vois, eh bien j'ai hâte de voir les autres! J'ai beaucoup aimé ce film,qui depeint la société et ce que l'argent peut pousser à faire. Quelques moments touchants et un coup de coeur pour Kierston Wareing!
Un film bien porté par la dynamique Kierston Wareing qui montre toute la faux culterie anglaise sur le plan de l'immigration et du marché du travail. Le film se finit un peu en queue de poisson mais c'est un peu une habitude pour le réalisateur.
It's a (fucking crazy) free world! Ken Loach signe encore un film très intéressant, très instructif, très ... essentiel! Un propos très engagé mais pas ultra politisé! Des personnages subtils, et des acteurs admirablement impliqués! Une histoire dépeinte avec beaucoup de réalisme, un sens quasi documentaire, que l'on vit de gré ou de force aux cotés de l'actrice principale! Intéressant et enrichissant!
Avec It's a free World Ken Loach étudie d'une magnifique habilité deux sujets différents: Jusqu'où l'humain est capable pour son propre intérêt et le problème des travailleurs clandestins et c'est se dernier sujet qui rend le film original porté par des acteurs touchant. Un film essentiel qui nous mène à une réflexion importante.
La dialogue est succinct: l'affirmation d'une main aux fesses puis la réponse appropriée pour le goujat: gifle et jet d'eau. Angie est virée du jour au lendemain.
Elle monte alors, à l'ombre, sa propre combine, profite de ses relations et de son expérience pour devenir la nouvelle force d'exploitation des immigrés.
Si le scénario, aux revirements parfois trop abrupts pour être crédibles, tient la route, la manichéisme loanchien persiste. Le réalisateur avait pourtant tenté d'éviter cet écueil en déplaçant le centre de gravité du mauvais côté: en insistant sur les justifications que se donne le salaud d'occidental capitaliste: ici la mi garçe/ mi sainte Angie.
On retiendra de cette oeuvre un message clair et sans ambages, une morale assénée sur la fin. Une vision quelque peu naïve de l'être humain. Mais un film bien documenté et un drame touchant.
Un excellent film qui place le spectateur à une place désagréable. Très bien réalisé, l'actrice principale est une vraie révélation. Un film qui fait réfléchir sur le monde actuel, en abordant l'épineux thème de l'esclavage moderne et de ses limites (ou de son absence de limites, en l'occurence). A ne pas manquer.