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3,5
Publiée le 24 juillet 2010
Rèalisè en 2007, le film de Ken Loach aborde les dèrives de la sociètè libèrale en dressant, non pas les portraits des exploitès, mais ceux d'une exploiteuse! Car "It's a Free World" est avant tout un formidable portrait de femme qu'interprète admirablement Kierston Wareing! C'est une plongèe au coeur d'un système à la dèrive, un système dans lequel les rôles peuvent rapidement s'inverser! il suffit d'un rien pour que l'oppresseur ne devienne victime à son tour! il n'y a plus de règles, plus de frontières entre le bien et le mal, chacun ne pense qu'à son fric et à sa peau! Angie est en fait le pur produit des annèes Thatcher! Une individualiste forcenèe et cynique mais Loach se garde bien de porter le moindre jugement sur son personnage, se contentant de les regarder se dèbattre! Seulement le mal court, il galope, même...
Si certains aspects du problème qui est traité ne sont pas suffisamment évoqués en profondeur comme les menaces qui pesent sur ceux qui utilisent des clandestins, "It's A Free World" est du très bon Ken Loach. Dans le style hyperréaliste du cinéaste, le film dresse le portrait fort d'une femme qui doit se montrer immorale dans une société qui l'est déjà et finit par commettre des actes odieux. Mais le réalisateur a l'intelligence de ne pas se poser en juge et de nous laisser le faire à sa place. Le style est nerveux, la photographie est belle et l'interprétation de Kierston Wareing est prodigieuse (j'espère sincérement que ce n'est pas la dernière fois que je vois cette comédienne). En bref, une belle réussite dans la carrière de Loach.
Une performance que cette étude des dérives du capitalisme sauvage doublé d’un magnifique portrait de femme, qui permet la révélation d’un réel talent, l’impeccable Kierston Wareing, à la fois forte et fragile, méprisable puis adorable.
La force du film et du personnage centrale a une conséquence immédiate : on y croit ! Oscillant entre amour et désamour, compréhension et incompréhension, le spectateur est constamment avec Angie puis, la minute d'après, contre elle. Du grand Ken Loach !
Un drame plutôt convaincant et pessimiste sur le thème du travail et de la libre entreprise. Le recours au travail illégal est assez finement décrit (la déchéance de l'héroïne se veut progressive et logique). Le personnage principal part avec tout notre soutien, puis finit par se mettre à dos le public par plusieurs choix extrêmement contestables, reflet d'une certaine forme d'égoïsme. Gros bémol, la fin du film, qui n'en est pas une à mon goût.
Ken Loach reste dans sa veine favorite : le film social. Et signe au passage un magnifique portrait de femme (Kierston Wareing) qui bascule peu à peu du mauvais côté. On peut être parfois un peu perdu dans le fonctionnement des agences de recrutement mais l'ensemble reste passionnant.
Un film classique ? Un Loach de plus ? Oui, à un détail près : cette fois, son héroïne est antipathique. Un monstre parmi les autres...En fait, Angie (formidable Kierston Wareing) a commencé par se faire entuber, comme les autres. Mais tout plutôt que devenir une victime sanglotant et désarmée... Angie décide, avec sa copine Rose, d'ouvrir sa petite entreprise. Toutes deux sont mignonnes. Et pas connes. Juste décevantes, aux yeux de Loach. Et inquiétantes. Un film qui dénonce sur le fond mais qui est ennuyant sur la forme...
Ken Loach dresse avec ce film le portrait de l’esclavage moderne et de la triste réalité du travail. Un cercle vicieux dans lequel les plus démunis sont légalement exploités par un système fait pour être utilisé comme un commerce, l’intérim. Après s’être faite virée, obligée de gagner sa vie comme tout le monde et malgré ses convictions humaine, Angie se voie prisonnière de la propre société d’intérim qu’elle a créée. Ainsi, pour pouvoir vivre décemment elle sacrifie tout, sa vie de famille mais aussi un peu de sont humanité. Devenue esclave d’un système, elle monétise le désespoir des pauvres gens en leur faisant miroiter l’espoir d’une vie meilleure par le travail. Malheureusement, prise à son propre piège elle finira comme elle à commencée. It’s A Free World est un film militant très bien traité au même titre que « Le Couperet » dans un autre genre. Ken Loach nous offre là la réalité brute dans son plus simple appareil. Une belle réalisation qui malheureusement ne dépassera jamais le stade du confidentiel. Dommage.
Ken Loach ne prend pas parti, il met juste en scène des faits sur les clandestins et sur le monde du travail dans une Angleterre actuelle. Film social mais quasiment documentaire, ce film est prenant du début à la fin (dans la pure veine Loach).
Probablement un des films les plus choquants de Ken Loach, même s'il ne restera pas comme le meilleur. "L'héroïne" prouve une fois de plus, si besoin était, ce que l'économie de marché peut engendrer de plus sordide dans l'exploitation de l'homme par l'homme. Certes, on y apprend rien qu'on ne sache déjà, et l'aspect documentaire peut ennuyer, mais le fait que cette besogne soit effectuée par une belle jeune femme, prise elle-même dans l'engrenage des créances, ramène l'histoire à un niveau plus humain, auquel le spectateur peut s'identifier. Ce que manifestement, certains n'ont toujours pas saisi, c'est qu'il s'agit, non pas d'une dénonciation de l'exploitation de la main d'oeuvre immigrée, connue depuis des lustres, mais d'une analyse du mécanisme par lequel le capitalisme pousse l'individu à ne penser qu'à sa propre existence, son propre profit, quitte à marcher sur la tête des plus faibles pour en tirer un peu d'oseille. Malgré un engagement politique certain, inséparable du cinéma de Ken Loach, le film démontre cependant avec brio, et sans manichéisme que, plongé dans un tel système, n'importe qui peut franchir la ligne qui sépare l'exploité de l'exploiteur, et devenir à son tour un instrument d'oppression. Il convient d'ailleurs de citer la remarquable prestation de Kierston Wareing, en mère inconséquente mais fonceuse, tiraillée entre son devoir parental et sa besogne de quasi marchande d'esclaves sans états d'âme, justifiant tant bien que mal ses actes par le nombre de claques dans la gueule que la vie lui a donnée. Ce qui rend cette "Vampirella" si crédible, c'est que bien que ses combines lui reviennent fatalement en plein figure, tel le joueur invétéré ou l'alcoolique notoire, rien ne l'empêchera de retomber dans ses travers, dans l'éternel cercle vicieux, à savoir exploiter pour ne pas être exploité soi-même. Un film coup de poing, dont la seule conclusion logique pour le spectateur, c'est qu'il est plus que temps que ça change, radicalement..
Avec It's A Free World, Ken Loach porte un regard critique et accusateur sur l'Angleterre, à travers des sujets aussi forts que l'immigration, le chômage, la maternité. Toute l'efficacité du maestro Loach tient dans l'habileté qu'il met à nous impliquer dans le scénario, car ici chacun assiste et se crée sa propre opinion sur le parcours de Angie (brillamment interprétée par une nouvelle venue sur grand écran : la prometteuse Kierston Wareing) qui se met dans l'illégalité pour ne pas tomber dans la pauvreté. Le film, avec ce personnage, met l'accent sur une Angleterre pauvre, sans travail, tiraillée par des entrepreneurs véreux et sans scrupules. Malheureusement, ce constat alarmant n'est pas pour s'améliorer puisque Angie finira par devenir aussi pourris qu'eux, si ce n'est pire. Qu'a bien pu vouloir dire Ken Loach ici? Que l'Homme, lorsqu'il s'agit de servir ses propres intérêts, est le pire des prédateurs? Qu'il est naturellement mauvais et avide de pouvoir? Le titre en lui-même (It's A Free World) résume parfaitement la situation : chacun dans son coin est libre de faire ses propres magouilles même si cela nuit à son entourage. Ken Loach, comme à l'accoutumée, apparaît comme un moralisateur qui nous livre ici une leçon de vie très noire et entièrement pessimiste.
Le manque de profondeur des personnages et du scénario, la vision manichéenne et trop réductrice donnée par Ken Loach, ainsi que l'absence de nuance dans son propos, font que l'on regarde ce film sans s'y sentir vraiment impliqué, principalement donc à cause d'un certain manque de crédibilité. Cela est en partie dû à l'actrice principale qui est en total décalage avec son personnage. Hormis ces défauts, It's a free world est dans l'ensemble intéressant et je ne regrette pas de l'avoir vu.