Une très belle adaptation du manga de Taniguchi, emprunt de douceur, tristesse et nostalgie. Certes la délocalisation en France est dommage mais c'est une vraie réussite malgré tout. A découvrir pour relire ensuite le manga.
un manga live tourné par des gars de chez nous , rien que pour ça ca vallait le detour! l' histoire est intrigante c'est assez bien joué ca tient en haleine pendant la premiere heure et ça s'essouffle lentement mais surement jusqu'au final qui se revele des plus frustrant ! dommage ! le film à tout de même un charme particulier !
Ce film est pudique et truffé de poésie et de mélancolie. LEs acteurs sont grandioses, seule la fin reste un peu incohérente à mon gout. On parvient même à trouver du suspense, on rit, on pleure, on comprend. Magique. un film tiré d'une histoire asiatique et cela ne m'étonne pas du tout dans la sensualité des personnages et leurs expressions.
J'ai trouvé ce film vraiment très émouvant, car le retour vers le passé de Pascal Greggory est vraiment bien fait, car Léo Legrand a essayé et a plutôt bien réussi à reproduire les gestes de son personnage adulte. Sinon, comme il l'a déjà été dit, il y a eu quelques anachronismes, mais pas très flagrants à mon goût. De plus, je trouve que la fin est triste, mais que pour une fois que ce n'est pas un "happy end", j'ai vraiment bien aimé. Le seul problème était qu'il y ait un publique très restreint (seulement 4 dans la salle de ciné où je suis allé). Cependant, ce genres de film a son propre publique, qui serait triste ou fâché sans ces superbes films.
La réussite de « quartier lointain » tient d’abord à son formidable scénario, adaptation d’un manga japonais. L’ étrangeté de la situation sauve le film de son travers, une reconstitution trop appliquée des années 50.
Jusqu'ici j'ai adoré tous les Garbarski, je ne pouvais louper celui là. Un manga à la française par l'un des plus sensible réalisateur de l'hexagone. Lent mais magnifique.
Adaptation et transposition dans la France des années 50 du manga japonais éponyme de Jirô Taniguchi, Quartier lointain est à la fois une adaptation fidèle et une catastrophe cinématographique. Si la transposition est assez réussie du point de vue de l'intrigue, toute le charme et la poésie en ont complètement disparu. Même le moment le plus important du film (la scène du départ du père) a été dépossédée de son essence-même : le fait que cet homme qui a grandi sans père n'est, au final, pas capable de le retenir. Sans parler de sa relation avec sa propre femme et ses filles, rapidement expédiée dans une fin peu compréhensible. Après si l'on essaye de juger le film en tant que tel et sans le comparer au manga originel, le film reste incroyablement mou, les acteurs sans charisme ni émotion. Le père est tellement absent qu'on se demande ce qu'il fait encore là. En bref, un film prometteur qui retombe comme un soufflé.
Le charme du manga de Taniguchi tenait en grande partie à son ancrage dans un Japon d'hier et, par conséquent, au côté étrange et "exotique" que l'on pouvait y trouver. Du coup, une transposition, plutôt qu'adaptation, dans la France de l'après-guerre, semblait pour le moins incongrue (blasphématoire ?). C'était le sentiment au départ, avec la curiosité de savoir ce que cela pourrait bien donner. L'erreur étant d'oublier l'essentiel, le thème de Quartier lointain est intemporel : revivre sa pré-adolescence, aborder la fille dont on était secrètement amoureux, empêcher son père de disparaître à jamais, bref, changer l'histoire, sa propre histoire et celle de ses proches. Le film est étonnamment fidèle à Taniguchi, dans son déroulé comme dans son esprit, il évoque la nostalgie du passé, ces années des possibles, avec une réelle sensibilité. C'est un joli film assez doux, poétique sans mièvrerie, qui ne cherche pas à impressionner la galerie. Les jeunes acteurs sont parfaits, les adultes moins convaincants, Pascal Greggory, notamment, à côté du rôle, trop âgé et statique.
ce film est tiré d'un livre d'un auteur japonais jiro taniguchi et celui ci n'est même pas mentionner, ceci est un peu scandaleux les livres sont vraiment des chef d'oeuvre, l'auteur parvient vraiment a nous transporter dans son univer
Une reussite.Scenario qui aurait pu etre ridicule mais la justesse des acteurs , la musique , la nostalgie du temps passe, des non dits,les regrets , tout est reussi et donne donc un tres beau fim.
Taniguchi, chantre du manga d'auteur japonais adulé des francophones, voit peut être comme une consécration l'adaptation d'une de ses œuvres phares par un réalisateur français (ou belge, éventuellement?). C'est tout au moins que son apparition fantôche peut laisser penser. Fantoche, un peu comme ce film baignant dans une étrange ambiance mystique, B.O à l'appui. Pour ce qui est de l'histoire, on part d'un pitch réjouissant et toujours efficace (si jamais on pouvait revivre notre passé, que changerait-on?) traité avec la nostalgie propre à Taniguchi, la nostalgie du vieux Japon rural étant ici parfaitement transposé dans la France d'après-guerre. Pour le reste, c'est les liens familiaux qui sont décortiqués plus que de raison: impossibilité du dialogue avec le père, compassion par rapport à la situation de la mère/femme au foyer... On regrettera tout juste une direction d'acteur un peu plate, ces dialogues déclamés plutôt que proclamés, là où l'effet bulle fait, dans le cadre du manga, forcément mouche.