La maison jaune
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "La maison jaune" et de son tournage !

Les intentions du cinéaste

La parole à Amor Hakkar : "La Maison Jaune évoque l'histoire d'un homme, qui va sur son tricycle, chercher le corps de son fils. Il m'a fallu à moi aussi, depuis la France et jusqu'à son douar des Aurés, conduire le corps de mon père. Durant ces quelques jours, j'ai été confronté aux lourdeurs administratives, aux douleurs d'hommes et de femmes dont j'ignorais tout. J'ai été porté par des regards de compassion, et soutenu par des mains tendues et anonymes. J'ai aimé ces hommes et ces femmes, qui en définitive me ressemblaient. J'avais presque oublié que j'étais un enfant des Aurés. De toute ces rencontres, des promenades à travers cette région hostile et belle à la fois, est née mon envie très profonde et intime d'y réaliser un film".

Qu'est-ce que le chaoui ?

Amor Hakkar a souhaité que son film soit intégralement tourné dans le dialecte chaoui, pour une question d'authenticité. Le chaoui -ou chawi- est une langue berbère parlée par les chaouis / chawis, habitants des Aurès en Algérie. Les Chaouis des villages ont conservé la langue. Ceux des villes sont en revanche majoritairement arabophones. Ceci étant dû notamment au découpage administratif et régional qui a divisé la région des Aurès et les Chaouis qui y habitaient. Une partie des arabophones utilise l'arabe en deuxième langue, réservant parfois le chaoui aux domaines familial et commercial.

Un film plusieurs fois primé

Outre le fait d'avoir été sélectionné dans de nombreux festivals à travers le monde (Namur, Montpellier, Stuttgart, Pusan en Corée, Montréal, Le Caire...), La maison jaune a été récompensé à trois reprises au 60e Festival International du film de Locarno, dont le Prix Oecuménique et le Prix du Jury des Jeunes. Il a également remporté la Palme d'or en novembre 2007 au 28e Festival du film de Valence, en Espagne.

A propos du réalisateur

Après des études scientifiques, Amor Hakkar réalise en 1990 son premier court métrage, Sale temps pour un voyou. En 2001, il écrit un roman intitulé "La cité des fausses-notes" qui lui vaudra le prix du livre Marcel Aymé 2001. Une année plus tard, il réalise le documentaire Timgad, la vie au coeur des Aurès, présenté au festival du film amazigh de Annaba, en 2004, et qui recevra le prix TV5 du Festival Vues d'Afrique, à Montréal. La même année, il commence à écrire le scénario de La maison jaune. Pour son prochain film, Quelques jours de répit, le cinéaste a prévu de tourner en Franche-Comté, où il a grandit, et en langue française.

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