Pourquoi? Pourquoi avoir fait cela? Ô rage! ô désespoir! ô vieillesse ennemie! N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie? Quitte à faire une sequel à The Descent (qui est peut-être le meilleur film d’horreur du cinéma britannique), autant en faire une qui ait de la gueule! Ici, on passe d’un -16 à un -12. Dès le départ, ça aurait du nous mettre la puce à l’oreille. Et dès que le film commence, oh malheur! Il démarre là où s’achevait le happy-end hollywoodien du premier film, c’est-à-dire la fin qui n’avait aucun intérêt. L’héroine est bien évidemment totalement traumatisée, c’est pourquoi le shérif qui enquête sur l’affaire va s’empresser de la faire redescendre. Elémentaire, mon cher Watson! (ok, j’arrête là avec la littérature…). D’ailleurs, les scénaristes se sont bien amusés, car ils veulent également nous faire croire que Juno a survécu. Qu’à cela ne tienne, c’est l’occasion pour cette suite d’aller plus loin que le film original en nous montrant la confrontation entre Sarah et son ancienne amie, qu’elles se disent enfin leurs quatre vérités et…que nenni! L’affrontement n’aura pas lieu! En fait, la psychologie des personnages est réduite à néant: ils ne sont là que pour mourir! The Descent part 2 (notez au passage la sobriété du titre) obéit à la logique la plus primaire: tout le monde descend, personne ne remonte. Il y en a une qui a essayé, elle a eu des problèmes! Pour vous donner une idée du niveau de cette suite, le lac de sang est ici remplacé par une fosse à merde. The Descent jouait sur les angoisses les plus primaires de l’être humain, cette suite ne les aborde même pas. Les personnages sont presque toujours en pleine lumière (je rappelle que l’action est pourtant censée se dérouler sous terre, hein!) et le réalisateur semble toujours hésiter entre jouer sur les effets de surprise (ratés) où montrer sans arrêt la tronche des tueurs humanoïdes. Dans les deux cas, les frissons sont inexistants, surtout en y ajoutant le gore racoleur qui ne choquera que les néophytes (et encore). Le dénouement est donc parfaitement dans la logique du reste du film: «-Eh Barnabé, j’ai pas d’idée pour la fin!
-On s’en fout Augustin, fais-les tous crever! Comme cliffhanger on dira que c’est le vieux qui nourrit les bestioles, t’façon les spectateurs sont trop cons pour savoir que ça a déjà été fait dans La Colline a des yeux…
-Ah ouais pas mal! T’es trop intelligent toi!
-Pas du tout, c’est de la merde mais c’est pas grave on a un titre qui nous garantit de bonnes recettes».
S’il est encore besoin de le préciser, The Descent part 2 est une suite à ne pas voir absolument. A bon entendeur.