John Woo cède sa place à Tsui Hark pour ce préquel. Si on y retrouve de l’emphase dans des fusillades dantesques, à l’image des deux premiers volets, le scénario est un peu moins précis et limpide dans ses enjeux. Il amène par contre un personnage féminin fort dont la saga, très masculine, avait bien besoin.
Le film de la brouille entre Tsui Hark et John Woo qui fera de son côté « une balle dans la tête » avec une trame très semblable. Mais le film de John Woo s avère bien plus personnel, politique, romantique et plus flamboyant que ce troisième opus du syndicat du crime. Ce film repose avant tout sur les épaules de Chow Yun Fat que le public avait plébiscité dans le deux premiers et tout de même le savoir faire de Tsui Hark et de sa caméra moins romantique que celle de John Woo mais ultra dynamique tout de même.
C'est une histoire bien connue : initialement alliés et amis, John Woo et Tsui Hark se sont brouillés lors du tournage du deuxième volet de la franchise A Better Tomorrow / Le Syndicat du crime. Les deux hommes avaient prévu ensemble un troisième volet sous forme de préquel durant la guerre du Vietnam, mais chacun repartira finalement avec ses idées. John Woo les refondra pour écrire et tourner "A Bullet in the Head". Tsui Hark filmera donc ce fameux préquel. D'abord, il faut avaler que la notion de préquel est ici très poussive. On ne retrouve que le personnage de Mark, toutefois il n'y aura pas grand rapport entre ce qui se passe ici et ce qu'il adviendra dans le premier volet. Allez, il sort vite fait un imperméable et des lunettes de soleil histoire de, mais c'est tout. On sent l'argument bien marketing pour vendre un polar d'action classique. Ensuite, quand on a vu "A Bullet in the Head", ce film ne peut que souffrir de la comparaison. Car on nombres d'ingrédients sont identiques : enfer de la guerre du Vietnam, critique des forces sud-vietnamiennes corrompues et violentes, intrigues avec une chanteuse et magouilles entre gangsters. Sauf que c'est mené ici sans subtilité, et pas très rigoureusement. A part Chow Yun-fat qui assure, le reste des acteurs a tendance à être fade ou à en faire des tonnes. Les dialogues volent bas. Le scénario se résume finalement à quelque chose de très simple, avec beaucoup d'allers-retours et des situations idiotes. Je note la charge politique contre la guerre, mais elle est vraiment moins fine et moins acérée que celle du film de Woo. Néanmoins les scènes d'action sont sympathiques. Là encore il y a un effet de comparaison : je préfère largement le style de John Woo, sur les deux volets précédents... et j'ai généralement du mal avec Tsui Hark. Mais je reconnais le dynamisme des affrontements, dont une fusillade finale réussie, avec au passage un duel avec un tank (!).
Ressortie en salle de ce troisième opus de la saga " le syndicat du crime" (1989).
Le Hong Kongais Tsui Hark est cette fois au commande, après les deux premiers opus réalisés par son compatriote John Woo.
A spoiler: mes yeux c'est le plus réussi des trois. Plus fin et introspectif que les deux premiers volets, Tsui Hark est aussi ( à mon goût ) un metteur en scène souvent plus intéressant que John Woo.
C'est toujours du cinéma grand public, efficace et distrayant mais Tsui Hark remplit le contenu avec des émotions qui font mouche. On notera que le rôle féminin est écrit à la différence des deux premiers volets.
Ce troisième volet adopte un ton plus posé et narratif, marqué par le changement de réalisateur. Tsui Hark inscrit l’histoire dans un contexte géopolitique plus large et gagne en maturité scénaristique, mais au prix d’une vraie rupture avec l’identité des deux premiers films de John Woo. Le résultat est intéressant, parfois élégant, mais moins organique et moins cohérent avec la continuité émotionnelle de la saga.
Un troisième épisode a vu le jour en 1989, signé Tsui Hark, John Woo était contre le fait de donner une suite au n°2 car pour lui la saga s'était achevée après ce dernier. Mais Tsui Hark qui était producteur des deux premiers ne voyait pas les choses sous cet angle, lorsque John Woo s'attela à un autre métrage, il en profita pour réaliser ce troisième épisode et c'est après celà que les deux réalisateurs se brouilla. L'histoire du film est une préquelle sur le passé du personnage qu'interprêta Chow Yun Fat dans le permier Syndicat du Crime. Le Syndicat du Crime 3 ne rencontre pas vraiment son public et aujourd'hui encore très peu de personnes le connaisse car outre le fait de narrer le passé d'un des personnages, le film perd toute l'essence qui faisait le charme des deux précédents épisodes pour nous délivrer un tout autre travail, un film plus dramatique, sans trame policière, un film à visionner sans s'attendre au même traitement que les oeuvres de Woo, à voir tout de même.
C’est le réalisateur Tsui Hark qui se retrouve aux commandes de cette suite qui est en fait consacré au passé de l’un des personnages phares des précédents opus mais la recette reste la même, à savoir une intrigue lacunaire parsemée de scènes de fusillades spectaculaires mais faisant même preuve d’une pointe d’émotion dans son histoire. Un épisode divertissant et efficace en dépit de baisse de régime.
Le dernier volet de la trilogie est clairement le plus dispensable. Après la brouille entre John Woo et Tsui Hark ce dernier reprend les reines de la mise en scène, on ressent tout de suite un manque de virtuosité coté gunfight. Le gros problème reste l'intrigue qui ne captive vraiment jamais, on a même l'impression que le retour de Mark et le nom du film n'est qu'un prétexte pour surfer sur le succès de la saga. On se demande pourquoi le personnage de Ho Tse Sung n'apparait pas alors qu'il est censé être un ami de longue date de Mark. Et on se demande ce que fout Cheung Chi Mun ici alors que son nom n'est même pas cité dans les deux premiers opus.
C'est surement ce qu'à du se dire Tsui Hark lorsqu'il a mis en scène le troisième opus du Syndicat du Crime, alors qu'ils devaient travailler ensemble dessus, avant qu'une brouille ne les éloigne.
Pendant que John Woo se concentrait sur le génial Une Balle dans la Tête, Tsui Hark en a profité pour reprendre quelques idées de celui-ci pour faire Le Syndicat du Crime 3, et on ressent assez vite une ressemblance entre les deux œuvres. Il décide donc de faire un prequel, se concentrant sur le passage au Vietnam du personnage de Chow Yun-fat pendant que le pays est en guerre, mettant en scène par la suite trois amis qui vont devoir prendre les armes et être unis par de très forts liens.
Et là où l'oeuvre est surprenante, c'est qu'elle n'est pas si mauvaise que sa production aurait pu laisser le penser. Tout cela reste plutôt bien ficelé, avec des personnages intéressants et surtout un mélange des genres audacieux, peut être un peu trop ambitieux tant Tsui Hark peine à bien tout ordonner, et un contexte qui reste intéressant et bien exploité. Là où les séquences d'actions ne se montrent pas forcément transcendantes, celles axées sur l'émotion marchent mieux, et donnent une certaine dimension romanesque au film.
C'est sur l'aspect romance que Tsui Hark s'en sort, bénéficiant d'un trio de personnages intéressants, surtout celui de la jolie Anita Mui, que ce soit eux ou les liens qu'ils ont. Parfois maladroit, à l'image des références musicales aux deux premiers opus, il arrive à compenser cela par un certain savoir-faire dans la mise en image, arrivant à enflammer la pellicule lorsqu'il le souhaite, mais aussi une mise en avant de la bêtise humaine plutôt intéressante. Devant la caméra, les comédiens sont très bons, en particulier Chow Yun-fat et donc Anita Mui.
Avec ce troisième opus du Syndicat du Crime, Tsui Hark livre une oeuvre maladroite et inutile, mais pas forcément mauvaise, bénéficiant d'une ambition certaine, d'un romantisme fort et de personnages intéressants, tous bien joués par des comédiens à la hauteur.
Au début on retrouve bien l'ambiance de la trilogie, mais plus le film avance, plus on s'en éloigne. Si bien que l'on fini un peu par trouver le temps long.
Ce film est largement en retrait par rapport aux deux premiers opus. Trop de mièvrerie, de sentimentalisme nuise à ce film. Les quelques combats sont assez remarquables mais sont bien moins intenses. J'ai franchement eu l'impression de perdre mon temps devant ce film. A éviter peut-être?
Clairement le Syndicat de trop, l'épisode "qui se passe avant" les autres mais dont l'utilité laisse songeur tant le scénario s'avère bâclé et peu vraisemblable. Malgré évidemment le grand Chow toujours au top et Tony Leung (non pas lui mais l'autre -mais c'est pas grave !-), malgré l'étonnante Anita Mui en femme fatale qui joue du flingue comme les gars (la parité, c'est maintenant) et malgré la réalisation de Tsui Hark...!
Sa réalisation est en effet loin d'être mauvaise mais obséquieusement trop proche de ce qu'a fait John Woo lors des deux précédents Syndicats mais sans parvenir pour autant à l'égaler non plus... On aurait préféré que Tsui Hark fasse du Tsui Hark, pas du John Woo ! l'imitation n'est pas l'original, réclamez toujours l'oeuvre originale et les pièces de rechange d'origine pour votre cinéma chinois... (un comble au pays de la contrefaçon !).
Cela étant dit et précisé, les scènes d'action restent fort agréables mais n'empêchent pas le film de se noyer dans son histoire générique et sans envergure ; les bavardages se révèlent insipides et les sentiments si exacerbés des films précédents sont ici fadasses, convenus et prévisibles. On s'habitue vite aux excès wooiens, il faut dire.
En conséquence de quoi, on décroche assez rapidement... et on reste incrédule durant une bonne partie du film, un film qui multiplie par ailleurs les lenteurs sur une musique moins tartignole qu'auparavant -une mince consolation !
Changement d'environnement complet pour le 3e volet de la saga, avec Tsui Hark aux manettes: la qualité des traditionnelles scènes d'action et des gun-fights en prend un coup (par rapport à John Woo), mais le réalisateur apporte une plus-value notable en terme de narration et de décors, avec un véritable contexte historique (l'action se déroule en partie au Vietnam), et une ambition plus marquée. Le film manque néanmoins de constance et de qualité pour valoir le détour.
Suite à l'embrouille entre TSui Hark et John Woo, c'est Tsui Hark, le producteur de la saga qui passe derrière la caméra alors qu'il n'avait pas tourné de films depuis 3 ans, trop occuppé à son métier de producteur. Pendant que Woo est parti tourner sa version du "Syndicat du crime 3" avec son chef d'oeuvre "Une Balle dans la tête", Tsui Hark traite du même sujet: la guerre du vietnam. Hélàs trois fois hélàs, Tsui Hark est bon quand il fait du Tsui Hark pas quand il fait du John Woo. Il ne fait que singer ce dernier au lieu d'offrir son identité propre au film. Si le scénario se suit, il est tout de même meilleur que celui du 2. Au final cette prequel se regarde sans déplaisir mais sans plus.
malheureusement le moins bon de la trilogie, au depart c'etait john woo qui devait etre le directeur ( comme les precedents) , mais suite a une embrouille avec tsui hark, ce dernier lui laissait tout le projet. au final meme si il reste agreable a regarder il n'arrive pas a la cheville des deux premiers, car au niveaux du scenario on nage en pleine guerre du vietnam 1974!! ( faut il comprendre qu'en faite ce 3 eme opus est en faite tout le commencement du pourquoi), les gun fight evidement ressemble beaucoup a john woo ,tsui hark se debrouille mais n'est pas john woo!!! mais la star ici n'est pas chow yun fat mais belle est bien la charmante anita mui qui casse la baraque ( elle n'a rien a envier a chow yun fat lors des scenes de gun fight). donc ce syndicat du crime 3 n'est plus dans la meme ambiance que les precedent et nettement inferieur aux autres mais reserve quelques bon passages a retenir!!! bref un peu deçu de la fin de cette merveilleuse trilogie!!!