Tsui hark reprend le bébé, et comme il se dit qu'il sera difficile de passer après John Woo, il passera donc avant en réalisant ce préquel. Tsui hark emprunte à son homologue ses gunfights et ses ralentis (alors qu'il les a souvent critiqués). Mais au-delà des petits différents entre réalisateurs, il nous livre un film magnifique avec d'excellentes scènes d'action et auquel il apporte la poésie qu'il manquait aux opus précédents. Il se réapproprie l'histoire et les personnages et donne un rôle important à de nouveaux personnages. Tony leung est tr&ès bon, mais c'est Anita Mui qui crève l'écran dans ce rôle de trafiquante et de tueuse magnifique : un ange du gunfight. C'est elle qui créera le mythe du personnage de Chow Yun Fat en lui offrant son imper et ses lunettes, et en lui apprenant à tirer, avant de le laisser désemparé et détruit, faisant de lui ce tueur désabusé... Une sorte d'ultime pied de nez à John Woo ! Sans cette compétition entre les deux meilleurs ennemis du cinéma chinois, nous serions peut-être passés à côté de quelques uns des plus grands chefs d'oeuvre du septième art... Merci !
Alors...La jeunesse de Mark (l'ami de Ho dans le 1er film, qui meurt à la fin) au Viêt Nam.
Changement de réalisateur, suite à une petite brouille entre Tsui Hark et John Woo.Tsui Hark récupère la saga et ça se sent.Il pique les ralentis à John Woo pour les gunfights, mais traite l'amour et l'amitié à sa façon:tragique.
Bon petit film d'action qui lève le voile sur un très bon perso (c'est là qu'il récupère ses lunettes et son imper)
Seul bémol, l'absence de Ti Lung (Sun Tse Ho), qui aurait dû être là...Le personnage de Mun ne l'éclipse pas vraiment (et puis, on ne le revoit jamais dans les évènements des 2 premiers films, et Mark ne parle même pas de lui...).
A part le titre ce film ce 3ème Syndicat du crime n'a rien à voir avec les 2 précédents films de John Woo, Tsui Hark reprend la barre pour nous livrer un bon film mélangeant romance, drame et gunfights (le final est très explosif et jouissif) on pourrait juste regretter que le contexte historique (la chute de Saïgon) ne soit pas plus exploité mais Le Syndicat du crime 3 reste un film solide et réussi avec une scène finale assez émouvante.
Tsui Hark a fait ce qu'il a pu avec cette préquelle. Il parvient à nous mettre dans un contexte politique intéressant et suit les règles du style "John Woodien" pourtant.... Malgré la présence du grand Chow Yun Fat et des musiques originales. Malgré l'originalité de mettre une femme (la regrettée Anita Mui) haut placé, l'élève de John Woo ne parvient pas à nous tenir en haleine comme son maître. Trop long? Rythme inégal? Parfois brouillon. Cette préquelle clos la trilogie mythique du cinéma de Kollywood. Pas aussi superbe que les 2 premiers volets donc mais bien au-dessus de productions du genre quand même!!!
Tsui Hark est un digne disciple de John Woo. Il sait utiliser une caméra et les scènes de "flingue" ressemblent plus à un ballet qu'à un combat. C'est vraiment un très bon film d'action...
Au début on retrouve bien l'ambiance de la trilogie, mais plus le film avance, plus on s'en éloigne. Si bien que l'on fini un peu par trouver le temps long.
Tsui Hark s'attaque au 3e opus de cette saga, en reprenant les fameux gunfights de Woo mais en introduisant toute sa démesure et sa poésie (il faut voir cette scène où les 3 protagonistes tirent sur des bouteilles de bières sur une plage. Une scène magnifiquement filmé par Hark, qui rend ce moment magique). Ici, nous avons affaire à un préquel par rapport aux 2 premiers opus. Nous apprenons comment le personnage de Chow Yun Fat (celui du 1er opus, pas son jumeau) va prendre chemin des magouilles et des trafics en tout genre. Certes, l'esprit de la série en prend un coup, mais cela n'altère en rien la qualité du film et clos même la saga en beauté.
Tsui Hark a beaucoup plus avantagé le côté sentimentale que le côté action plaisant des précédents volets.Il n'a pas bien su reprendre en main le grand film de John Woo.Par-contre les scènes d'action de la fin sont superbes.Chow Yun Fat a su resté bon même avec un film de moins bon niveau.
Le dernier volet de la trilogie est clairement le plus dispensable. Après la brouille entre John Woo et Tsui Hark ce dernier reprend les reines de la mise en scène, on ressent tout de suite un manque de virtuosité coté gunfight. Le gros problème reste l'intrigue qui ne captive vraiment jamais, on a même l'impression que le retour de Mark et le nom du film n'est qu'un prétexte pour surfer sur le succès de la saga. On se demande pourquoi le personnage de Ho Tse Sung n'apparait pas alors qu'il est censé être un ami de longue date de Mark. Et on se demande ce que fout Cheung Chi Mun ici alors que son nom n'est même pas cité dans les deux premiers opus.
C’est le réalisateur Tsui Hark qui se retrouve aux commandes de cette suite qui est en fait consacré au passé de l’un des personnages phares des précédents opus mais la recette reste la même, à savoir une intrigue lacunaire parsemée de scènes de fusillades spectaculaires mais faisant même preuve d’une pointe d’émotion dans son histoire. Un épisode divertissant et efficace en dépit de baisse de régime.
Ressortie en salle de ce troisième opus de la saga " le syndicat du crime" (1989).
Le Hong Kongais Tsui Hark est cette fois au commande, après les deux premiers opus réalisés par son compatriote John Woo.
A spoiler: mes yeux c'est le plus réussi des trois. Plus fin et introspectif que les deux premiers volets, Tsui Hark est aussi ( à mon goût ) un metteur en scène souvent plus intéressant que John Woo.
C'est toujours du cinéma grand public, efficace et distrayant mais Tsui Hark remplit le contenu avec des émotions qui font mouche. On notera que le rôle féminin est écrit à la différence des deux premiers volets.
John Woo ayant abandonné le projet pour aller tourner Une balle dans la tête, la réalisation du troisième épisode de la franchise Le syndicat du crime revint tout naturellement au scénariste des deux précédents, Tsui Hark. Le seul personnage à réapparaitre est Mark, le gangster mythique incarné par Chow-Yun Fat dans le premier, pour qui le scénario sert de prétexte de raconter ses aventures antérieures, en en faisant, comme Tsui Hark d’ailleurs, un vietnamien expatrié. La différence entre les deux cinéastes se ressent, d’une part, dans la vision ici très idéalisé du héros et, d’autre part, dans la qualité des scènes de fusillades. Dans cet épisode, la noirceur des milieux mafieux et le drame familial font place à la romance et à un contexte militaire propice à des scènes d’action plus explosives mais bien moins chorégraphiés. Malheureusement cette situation de guerre est mal exploitée par un scénario trop peu captivant.
Moins virtuose quant aux scènes d'action (normal on perd John Woo), Tsui Hark se débrouille bien afin de boucler une très bonne trilogie. On retrouve avec plaisir le génial Chow Yun Fat mais aussi Tony Leung et la belle Anita Mui disparue trop tôt. Plongée dans un contexte historique, le film s'apparente plus au film de guerre qu'au film de mafia. Si il y a quelques longueurs (notammment au début), le film se met bien en place ensuite pour finir dans une excellente dernière demi heure où l'on retrouve une bonne gunfight scene.
Changement d'environnement complet pour le 3e volet de la saga, avec Tsui Hark aux manettes: la qualité des traditionnelles scènes d'action et des gun-fights en prend un coup (par rapport à John Woo), mais le réalisateur apporte une plus-value notable en terme de narration et de décors, avec un véritable contexte historique (l'action se déroule en partie au Vietnam), et une ambition plus marquée. Le film manque néanmoins de constance et de qualité pour valoir le détour.