John Woo ayant abandonné le projet pour aller tourner Une balle dans la tête, la réalisation du troisième épisode de la franchise Le syndicat du crime revint tout naturellement au scénariste des deux précédents, Tsui Hark. Le seul personnage à réapparaitre est Mark, le gangster mythique incarné par Chow-Yun Fat dans le premier, pour qui le scénario sert de prétexte de raconter ses aventures antérieures, en en faisant, comme Tsui Hark d’ailleurs, un vietnamien expatrié. La différence entre les deux cinéastes se ressent, d’une part, dans la vision ici très idéalisé du héros et, d’autre part, dans la qualité des scènes de fusillades. Dans cet épisode, la noirceur des milieux mafieux et le drame familial font place à la romance et à un contexte militaire propice à des scènes d’action plus explosives mais bien moins chorégraphiés. Malheureusement cette situation de guerre est mal exploitée par un scénario trop peu captivant.
Moins virtuose quant aux scènes d'action (normal on perd John Woo), Tsui Hark se débrouille bien afin de boucler une très bonne trilogie. On retrouve avec plaisir le génial Chow Yun Fat mais aussi Tony Leung et la belle Anita Mui disparue trop tôt. Plongée dans un contexte historique, le film s'apparente plus au film de guerre qu'au film de mafia. Si il y a quelques longueurs (notammment au début), le film se met bien en place ensuite pour finir dans une excellente dernière demi heure où l'on retrouve une bonne gunfight scene.
Légère déception concernant ce 3 ème opus. D'abord ce n'est pas le géniallissime John Woo qui dirige le film mais Tsui Hark (réalisateur des excellents "Il était une fois en chine"), et n'a, contrairement aux 2 précédents volets, quasiment plus aucun rapport avec les triades. Reste des scènes d'actions sympathiques, qui n'ont cependant pas l'efficacité de John Woo, une romance touchante entre Chow Yun-Fat et Anita Mui, la présence bienvenue de Tony Leung; le tout sur une histoire qui situe son action vers la fin de la guerre du Vietnam, soit une dizaine d'années avant les évènements du 1. Ce choix scénaristique qui fait de cet opus un prequel est peut-être l'une des principales raisons expliquant sa faiblesse par rapport aux 2 premiers films de la trilogie: on reconnaît difficilement son lien avec la saga, si ce n'est que Chow Yun-Fat reprend son rôle de Mark, le héros du premier volet; une décision qui s'avère néanmoins plus judicieuse que celui de donner vie à son frère jumeau Ken dans le 2...
Tsui Hark a fait ce qu'il a pu avec cette préquelle. Il parvient à nous mettre dans un contexte politique intéressant et suit les règles du style "John Woodien" pourtant.... Malgré la présence du grand Chow Yun Fat et des musiques originales. Malgré l'originalité de mettre une femme (la regrettée Anita Mui) haut placé, l'élève de John Woo ne parvient pas à nous tenir en haleine comme son maître. Trop long? Rythme inégal? Parfois brouillon. Cette préquelle clos la trilogie mythique du cinéma de Kollywood. Pas aussi superbe que les 2 premiers volets donc mais bien au-dessus de productions du genre quand même!!!
A part le titre ce film ce 3ème Syndicat du crime n'a rien à voir avec les 2 précédents films de John Woo, Tsui Hark reprend la barre pour nous livrer un bon film mélangeant romance, drame et gunfights (le final est très explosif et jouissif) on pourrait juste regretter que le contexte historique (la chute de Saïgon) ne soit pas plus exploité mais Le Syndicat du crime 3 reste un film solide et réussi avec une scène finale assez émouvante.
Film mal aimé par les fans, Le Syndicat du crime 3 est avant tout le film qui marqua la rupture entre John Woo et Tsui Hark 2 fréres devenus enemis par la force des chose puisque le premier etait parti tourner le mythique Une balle dans la tête. Pour en revenir à ce troisième volet , la rupture est consommé, on s'éloigne du style chevalresque pour s'approcher d'un style romantique matiné d'action et d'experimentation propre à son génial réalisateur. Alors oui il est infèrieur aux 2 premiers mais il s'avère obligatoire pour tous les aficionados du réalisateur de "The blade".
Euh ouais non là faut pas déconner non plus,autant j'ai été indulgent avec le premier,un peu moins avec le second que là j'en peut vraiment plus.Ce troisième opus de la saga phare de John Woo (qu'il ne fait même pas d'ailleurs ) est vraiment très mauvais.Déjà malgré toute ma bonne volonté je n'ai pas réussi à m'intéresser à l'histoire,c'était vraiment ......fastidieux ( pour rester poli ).Un moment c'est gros gunfight,un autre c'est love story bidon et encore un autre c'est histoire de vengeance,toujours dans ce même rythme mollasson à en crever.Coté acteur c'est pas la joie non plus à part Chow Yun Fat et encore,il a fait mieux.Même les gunfight ne sont plus digne d'intérêt tellement le contexte est inintéressant,d'ailleurs ces derniers sont très mal faits et une fois encore je suis tombé sur de la Vf,pas la peine de vous raconter à quel point c'est douloureux pour les esgourdes.Donc pas la peine de vous attarder sur ce film,regardez plutôt le premier et encore à condition d'être un gros gros fan de John Woo.
Tsui Hark a beaucoup plus avantagé le côté sentimentale que le côté action plaisant des précédents volets.Il n'a pas bien su reprendre en main le grand film de John Woo.Par-contre les scènes d'action de la fin sont superbes.Chow Yun Fat a su resté bon même avec un film de moins bon niveau.
Tsui hark reprend le bébé, et comme il se dit qu'il sera difficile de passer après John Woo, il passera donc avant en réalisant ce préquel. Tsui hark emprunte à son homologue ses gunfights et ses ralentis (alors qu'il les a souvent critiqués). Mais au-delà des petits différents entre réalisateurs, il nous livre un film magnifique avec d'excellentes scènes d'action et auquel il apporte la poésie qu'il manquait aux opus précédents. Il se réapproprie l'histoire et les personnages et donne un rôle important à de nouveaux personnages. Tony leung est tr&ès bon, mais c'est Anita Mui qui crève l'écran dans ce rôle de trafiquante et de tueuse magnifique : un ange du gunfight. C'est elle qui créera le mythe du personnage de Chow Yun Fat en lui offrant son imper et ses lunettes, et en lui apprenant à tirer, avant de le laisser désemparé et détruit, faisant de lui ce tueur désabusé... Une sorte d'ultime pied de nez à John Woo ! Sans cette compétition entre les deux meilleurs ennemis du cinéma chinois, nous serions peut-être passés à côté de quelques uns des plus grands chefs d'oeuvre du septième art... Merci !