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alexandre75
14 abonnés
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4,0
Publiée le 2 avril 2008
Lorsque j'ai demandé son avis à la caissière du cinéma où j'allais, elle a semblé assez mitigée en me disant "c'est ce qui nous attend dans quelque temps". Donc, j'y suis allée, pensant voir un film moyen. Pas du tout. J'ai tout de suite été captivée et bien que le début soit un peu longuet à mon goût, la partie finale rattrape largement et je comprends parfaitement le prix obtenu par "la zona". J'en suis sortie remuée.... Impact certain. Un excellent film qui fait froid dans le dos. Allez le voir, vous ne serez pas déçu....
Un film qui fait mal, un film qui frappe là où cela peut être très sensible... Plutôt que la lettre de Guy Moquet, voilà un film qui devrait être montré dans toutes les écoles privées de France. Rien que le mot "privées" est abject... Réflechissez bien avant de mettre votre enfant dans une école "privée"...
Sorte de pamphlet intellectuel dénonciateur du totalitarisme de la société actuelle avec la peur du terrorisme et de l'autre de façon plus générale. Une réussite dérangeante avec une bonne interprétation des acteurs.
Tout simplement excellent. De plus, j'ai eu le plaisir de le voir en VO ce qui rend l'ambiance du film encore plus réaliste et pesante. A ne pas manquer.
Le film partait sur une très très bonne idée ! Tout le long du film, l' on reste attentif au déroulement du scénario. Au final, ca se termine de façon plus que simpliste, et la je me dis qu' il y a du gachi dans ce film. Ca aurait pu être un très bon film, mais la fin décoit vraiment trop. Côté acteurs, y' a rien d' extraordinaire, mais c' est pas mauvais non plus. Niveau ambiance, peut mieux faire aussi. C' est le genre de film que l' on ne regardera qu' une seule et unique fois, dommage ...
On a d'abord du mal a rentré dans ce film mais cette Zona totalement moderne et une satire sensationnel, les 30 dernières minutes sont d'une émotion incroyable.
Un portrait plutot désesperant de notre beau monde.Une histoire qui va réunir différentes sortes de classes sociales toutes aussi mauvaises les unes que les autres car finalement personne n'est totalement blanc ou noir, tout au long du film on découvre des facettes mauvaises ou bonnes dans chaque individu et c'est là que réside tout le pouvoir du film.Au final,quelques lenteurs et un message final alarmant(accompagné d'images assez choquantes)
Dans un futur proche, quand l'insécurité contraint la petite bourgeoisie à imiter les plus nantis et à donc s'enfermer derrière de hauts murs : ainsi se forme "la zona", en plein Mexico misérable. Un soir de tempête, trois de ces miséreux profitent d'une panne d'électricité et d'un trou dans l'enceinte pour pénétrer dans "la zona". Et c'est le drame... Plà nous raconte une histoire haletante et tragique avec beaucoup d'humanité (grâce surtout à ses deux jeunes héros, qui se sont reconnus au-delà des différences sociales), et dit beaucoup, sans démonstration pesante et sans manichéisme.
Les riches contre les pauvres, l'insécurité et ses fantasmes, le repliement sur soi, l'auto-justice, la peur du nanti et la peur du défavorisé. Les thèmes véhiculés sont prégnants et le film ne laisse pas indifférent. La tension est palpable et permanente. Belle réussite mexicaine !
Le libéralisme, comme tous les totalitarismes, érige des règles que ses plus ardents défenseurs ne s’appliquent pas à eux-mêmes. La loi du marché, donc du plus fort, c’est bon pour la populace. Les nantis, ceux qui ont « réussi », se regroupent, se protègent, dussent-ils pour cela construire des murs autour d’eux. La grande force du film de Rodrigo Pla est de nous plonger au cœur de cette zona. Mais l’image est sombre et la tension nous prend aussitôt pour ne pas nous lâcher. La peur est au centre du film. La peur de l’autre, de l’invasion, de la souillure, mais aussi la peur de mourir du jeune Miguel, littéralement coincé dans la zona, petit animal traqué par une horde de chasseurs. Car le désir de sur-protection rend fou. Le désir de sécurité démultiplie le sentiment d’insécurité. On finit par tout craindre, on tire sur un vigile, on organise des battues, les jeunes gens traquent l’intrus comme ils le feraient dans un jeu de rôles. Quand la police s’en mêle, on lui offre de l’argent, persuadé que ce langage est universel. Il ne doit rien se passer dans la zona, sinon c’est la perte des privilèges. La mise en scène est sobre et efficace. Pas de discours, mais un rythme prenant, des scènes qui glacent le sang. Pas de manichéisme mais une histoire à hauteur d’homme, que l’homme soit un salaud ou une victime, il reste un homme. La zona est aussi un récit initiatique, celui du jeune Alejandro qui, au contact de Miguel, va changer de regard, se rebeller, réagir. Le plus terrible là-dedans c’est de savoir que La zona n’est pas un film d’anticipation. De tels quartiers existent, au Mexique ou ailleurs. Ce premier film brillant, vif, efficace et poignant, à l’interprétation parfaite et la morale terrible, a le mérite et le courage de regarder notre société en face et de lui prédire l’avenir : elle va droit dans le mur.
Excellent film sur la terreur des autres qui font que certains préfèrent les prisons dorées à la liberté.Ce film mexicain aurait pu être tourné dans n'importe quel pays puisque le slogan des gouvernements mondiaux sont tous les mêmes "attention aux autres, ceux qui ne sont pas comme vous sont dangereux" et pour vous protéger nous sommes là, nous vous écoutons,nous vous filmons, nous vous vérifions mais attention c'est pour votre sécurité et votre quiétude. Ce film est terrifiant par son discours très moderne et totalement d'actualité en France comme ailleurs. Bravo
Film coup de poing sur ce que pourrait devenir la vie à la lisière de nos grandes métropoles. On connaît en ces temps de surpopulation qui juxtaposent de manière parfois brutale les différentes couches sociales la tentation du repli sur soi. Juste à la bordure d’une favela une communauté vit retranchée derrière un mur. Quand un panneau publicitaire tombe sur un pylône privant d’électricité la forteresse, l’occasion est trop belle pour trois jeunes affamés d’aller se servir en grimpant à ce mât de cocagne providentiel. L’expédition va très vite tourner court laissant deux des voleurs sur le carreau et un troisième en fuite. C’est alors que s’engage vraiment le film nous montrant comment fonctionne la petite communauté avec sa hiérarchie et ses lois autoproclamées. Il s’agit en fait d’une véritable dictature qui régit cette enclave qui croît pouvoir résister face à des milliers de crève-la-faim flanqués à ses portes. La corruption sert à acheter la police locale quand les crimes punitifs sont trop voyants. Cette vision d’une société en décomposition où le lien social a disparu peut nous paraître lointaine et réservée aux pays émergents mais nous avons nous aussi nos ghettos avec les banlieues abandonnées. La vie réglée au sein de la communauté ne réussit pas à tout le monde et le vigile chargé de nettoyer la « Zona » a bien du mal à contenir l’indignation de sa femme et de son fils. Rodrigo Pla nous montre par les dissensions au sein de la famille qu’il ne faut pas perdre espoir, sachant que tout système autoritaire génère sa propre perte par une contestation interne. Film à montrer à tous ceux qui sont des partisans de l’autoritarisme à tout crin.