On le craignait, ce défilé d'acteurs "made in France", et ce même si c'est le talentueux Bruno Podalydès derrière la caméra. L'illusion n'aura duré qu'une vingtaine de minutes, le temps d'une première partie plutôt réussie et même assez mordante se déroulant dans les bureaux. Le reste est un long chemin de croix pour le spectateur, dont le seul moyen de rester éveillé est de s'accrocher aux rares sourires que le film réussit à nous arracher de temps à autre. Il finit même par être assez impressionnant d'observer la manière dont Bruno Podalydès brasse le vide pendant près d'une heure, qui plus est avec une régularité qui imposerait presque le respect. Il est donc peu dire que le film est creux et ennuyeux, et ce même si on pourra c'est vrai être vaguement satisfait par cette première partie et d'une fin plutôt réussie. C'est toutefois bien peu, et c'est donc sans regrets que l'on pourra manquer ce "Bancs publics (Versailles rive droite) fort limité.
Les frères Podalydpes reviennent à Versailles, qui a vu leur naissance en tant que cinéaste et acteur… Et décident de réaliser une sorte de film-somme, faisant le point sur les absurdités et les malaises (existentiels, oserons-nous dire) de notre vie : au travail (les mesquineries), dans un parc (les tourments de l'amour ou de la solitude), dans un magasin, etc. Les saynètes, habitées par nombre d'acteurs prestigieux qui viennent faire un petit tour et puis s'en vont, sont forcément inégales, et le film s'enlise même franchement à force de trop embrasser sans rien étreindre. La meilleure raison d'adhérer à ce projet farfelu et sans doute trop ambitieux reste alors son côté ludique, et le film n'est jamais meilleur que lorsqu'il louche franchement vers le gag absurde, ou lorsque - trop rarement - il retourne le couteau dans une plaie vraiment douloureuse (beau personnage de SDF incarné par un Elmosnino intense). Pour le reste, trop de scènes "Klapischiennes" (beurk) poussives plombent notre enthousiasme...
Bancs Publics (Versailles Rive Droite) est un film pas mal. Seulement pas mal car cette comédie écrite un peu de façon pièce de théâtre s'essouffle malheureusement bien trop vite. Doté d'une réalisation très sympa, l'ensemble nous donne un style original pas si bien exploité au final. Avec pourtant un démarrage très bon le film se perd en cours de route en laissant de côté ce qui fonctionnait très bien au début pour laisser place à d'autres éléments qui eux ne fonctionneront pas. La première demie heure fonctionne très bien car y est montré une bonne mise en situation, avec de bons dialogues et quelques rires puis l'enchaînement est décevant car cela devient long, fade et pas drôle. La bande son se marie très bien au film ainsi qu'à la réalisation avec des morceaux bien choisis et agréables. Fort d'un énorme casting avec de très bons acteurs et actrices françaises, cela ne suffira pas malgré leurs très bonnes implications et jeux d'acteurs à sauver le tout. Je cite que quelques noms comme ça en pagaille car il y en a vraiment un paquet : Bruno Podalydès, Denis Podalydès, Samir Guesmi, Olivier Gourmet, Chantal Lauby, Hippolyte Girardot, Josiane Balasko, Elie Semoun, Thierry Lhermitte, Didier Bourdon, Pierre Arditi... Une comédie qui aurait mérité mieux si elle était restée sur l'élément qui fonctionne très bien au début. Un film moyen et pas mal à la fois sauvé par le gros casting et la première partie. Ma note : 5.5/10 !
Vu le casting, je m'attendais à quelque chose de plus passionnant que ça. Pas de scénario, juste le plaisir de voir jouer de bons acteurs à la vie de tous les jours du Français moyen. Et surprise, ça fonctionne! C'est un bonheur de voir ces scénettes qui n'ont pourtant aucun liens entre elles. Mais il est vrai qu'un bon scénario accrocherait un peu plus le spectateur qui du coup peu trouver le temps long et sans intérêt.
C'est dans un tourbillon de personnages comme l'on peut en croiser chaque jour que nous entraîne Bruno Podalydès. Et pourtant ce film subtil et original nous trace des portraits où le burlesque flirte avec le réalisme et le rire avec l'émotion. Au travers de cette galerie de photos, au travers des attitudes, des catastrophes, du bonheur qu'un petit rien peut provoquer, on croit percevoir l'influence du grand Jacques Tati. Le sujet est tout simple. La caméra se balade au gré des évènements journaliers d'un bureau chamboulé par la banderole ou dans les dédales d'un magasin de bricolage pour observer les réactions de vendeurs incompétents face à des clients perdus dans ce milieu hostile. C'est également l'exploration d'un square rempli d'habitués où, mine de rien, à chaque instant il se passe un petit évènement. Eh oui, cette plongée dans l'intimité de ce quartier nous scotche malgré sa simplicité. Nous avons tous vécu ces situations sans nous rendre forcément compte de leurs effets. Il est très difficile de faire ressortir une scène en particulier tant celles-ci s'enchaînent à un rythme élevé sans pour autant avoir de rapport entre elles.
Une pléiade d’acteurs (à la manière de Jean Michel Ribes) pour un puzzle d’histoires à la fois dramatiques et drolatiques, émouvantes, irréelles/réalistes, et qui semble si (excusez du terme bateau)…humain ! Des fragments de vies que l’on suit le temps d’une scène (ou d’un peu plus), auxquelles on s’attache sans effort tant tout sonne juste, sans fausse note. On peut reprocher un petit coup de mou en milieu de parcours, quelques ratés côté mise en scène qui couac un peu l’ambiance. Mais les acteurs rendent le film plus humain, plus beau, plus juste et place chaque spectateur dans une situation qu’il a connu, qu’il connaît et qu’il reconnaîtra dans la vie courante. Devant tant de simplicités, d’élégance, de joie, de poésie surtout, on applaudit.
Ça m a rappelé les œuvres de François Ozon par son côté blabla où en permanence scènes de ménages et insolites s entremêlent. Rigolo et court Avec un casting à la française de luxe pour couronner le tout. Je le déconseille aux moins de 7 ans. 4/5
Après un 1er visionnage du film décevant dans une version non définitive il y a 6 mois, j'ai quand même voulu voir le résultat final. Mon sentiment est moins mitigé et même assez positif, le côté burlesque bien mené en 1ere partie s'essoufle en milieu de film, mais c'est le propre des films de B.Podalydes qui je pense ne devrait pas mettre en scène ses films, car il est patant que sa mise en scène manque de rythme. Dommage car ce Mr a du talent de scénariste et n'arrive pas à mettre en scène de façon optimale ses idées. A voir quand même pour tous ces acteurs magnifiques et au scénario incongru et franchement original.
Même si le fil conducteur n’est pas toujours visible, cette succession de sketchs fait très plaisir. On est, en effet, en présence d’une vraie comédie. La plupart des gags marchent. Trois espaces dans lesquels les personnages, pas moins de 86, défilent, une entreprise, un square et un magasin de bricolage. Il est amusant de voir des acteurs dont la renommée n’est plus a faire dans des actes de tous les jours et très banals comme faire les courses par exemple. Le casting très impressionnant pouvait laisser présager un certain vide scénaristique et une sorte de pub en amassant des acteurs banckables, et effectivement, il est impossible de raconter cette fable. Le scénario est inexistant si ce n’est que l’on suit plus ou moins certains personnages durant une journée. Certains acteurs apparaissent que très rapidement, parfois juste le temps d’une courte scène comme Thierry Lhermitte ou Emmanuelle Devos. Un casting qui réunit des acteurs très hétéroclites. Tous les personnages ont, néanmoins, un point commun celui d’être seul malgré les apparences et finalement c’est ce qu’est l’Homme. Un être seul qui le cache et en a honte. « Bancs Publics » est une comédie légère qui aborde sans complaisance et sans aucun détour le thème de la solitude. Les films comme cela, ça me plait.
Un très beau et grand plateau d’acteurs et actrices pour ce dernier volé sur Versailles réalisé par les frères Podalydès. Trois lieux (bureau, square, magasin de bricolage) pour traiter de la solitude, de nos vies de plus en plus absurdes, de nos angoisses et de nos rêves. Une comédie élégante, un comique de l’absurde, et un fil rouge, le message déroulé sur une banderole « homme seul » à l’origine de cette folle journée au cœur de nos drôles d’existences … Un film drôle, frais, enlevé, à voir !
Bonne idée de Polydalès que de faire un film à sketchs, chose de plus en plus rare au cinéma. Hélas le propos bien qu'intéressant reste trop creux: les personnages sont vraiment attachants et authentiques, mais leurs aventures trop anodines pour marquer le téléspectateur. De plus le film est long, ce qui ne convient pas à un film qui manque de profondeur. L'ensemble reste sympathique et distrayant, notamment le passage de Benoit Poelvoorde.
Yes! Voila enfin l'exemple d'une bonne transplantation d'une pièce de théâtre mise en film! Certe, l'intrigue est assez sommaire et puis l'intérêt de ce film réside surtout dans son casting très béton armé, mais les dialogues et situations, cocasses, sont vraiment très biens centrées et par ailleurs, l'environnement ou évolue le film est très classe et moderne, ce qui change du pitoyable "Musée-haut, musée-bas".
Après deux premiers films à Versailles, Bruno Podalydès clôt l'étude ethnographique de Versailles avec un casting de 86 comédiens et un humour sans presque aucune faille. Brillant, envoûtant et savoureux, malgré quelques longueurs, mais qui arrivent à s'oublier assez vite. Un film frais et sympathique à aller voir!