Après un « Chrysalis » de sinistre mémoire, vla ti pas que Julien Leclercq est de retour. Cela dit, attention, cette fois on fait dans le réaliste : le sauvetage d'une prise d'otages par les Superman du GIGN. Je n'ai pas l'habitude de tels propos, mais cet « Assaut » est simplement honteux. Comment en 2012 peut-on se montrer aussi caricatural, basique, tout simplement stupide? Car l'ami Julien a beau nous marteler : « Cela s'est passé comme tel, je n'ai pas cherché à exprimer quoi que ce soit d'autre », on a bien du mal à le croire. Pour vous donner une idée, les terroristes de « 24 heures chrono » passeraient presque pour des partisans du Mahatma Gandhi face à ces salauds d'Arabes ayant pris en otage les passagers de l'Airbus A-300, contrairement aux gars du GIGN, des hommes, des vrais, avec de grosses couilles et tout le reste. Mais encore Leclercq proposerait une oeuvre efficace, cela pourrait vaguement passer... Pensez-vous! A ce titre, rarement j'ai vu dans ma vie une esthétique aussi lourdingue et peu inspirée, ces images grossières finissant même par filer un mal de tête des plus désagréables. Et si je mets tout de même une étoile très généreuse grâce à une toute petite montée en puissance de-ci de-là, ne vous y trompez pas : « L'Assaut » est un vrai navet, ce genre de films qui nous fâcheraient presque avec le 7ème art... En tout cas, pour ceux qui pensaient que le cinéma « engagé de droite » n'existait pas, détrompez-vous : à voir les images d'un Balladur triomphant à la fin de l'opération, Julien Leclercq vient de le créer.
Jeune réal ambitieux qui fait partie d'une nouvelle génération de geeks gavés au film de genre US, J. Leclercq concentre toutes les tares de ses copains : des références qui datent mais qui sont insurmontables malgré les moyens modernes, un attrait pour l'image mais pas trop pour le contenu de celle-ci et des moyens limités (là, c'est pas de leur faute). La séquence d'intro met direct dans l'ambiance et se révèle brillante. On s'attache par la suite à différents persos et la reconstitution de la prise d'otages est appliquée mais ne surpasse jamais sa référence "Vol 93". Ensuite, il y a la scène de l'assaut, qui arrive un peu comme un cheveu sur la soupe (maîtrise de la narration défaillante) et l'idée de coller les images de fiction et celles de la réalité se révèle être une très mauvaise idée, créant quantité de faux raccords (trois échelles chargent et on n'en voit qu'une sur les images d'archives, etc...) et la fusillade ne surpasse jamais, là encore, son modèle la scène du débarquement dans "Il faut sauver le soldat Ryan", elle se révèle même assez molle. Leclercq, mix de M. Mann, P. Greengrass et S. Spielberg ? Il est loin d'en avoir le niveau mais ses aptitudes techniques sont impressionnantes. Acteurs impliqués et assez crédibles, scénario intéressant mais trop superficiel par instants, rythme défaillant, un semi-échec décevant. D'autres critiques sur
Ce film, réalisé par Julien Leclercq et sorti en 2011, n'est pas mal mais sans plus. Le film est adapté du livre homonyme, écrit par Roland Môntins et Jean-Michel Caradec'h, lui-même adapté d'une histoire vraie. Le film nous retrace donc l'otage des passagers du vol 8969 à Alger survenu fin décembre 1994. J'ai tout d'abord beaucoup aimé le film, il est assez précis et nous raconte les évènements avec une précision affolante. Nous sommes en effet plongé dans ce récit qui nous place directement avec les passagers dans l'avion (même si je précise que je ne met pas à place des otages, n’ayant pas ressenti leur terreur évidemment). J'avais donc hâte de découvrir le film pour pouvoir mettre des images sur des noms et sur les évènements. J'en suis au final assez déçu car la reconstitution n'est pas à la hauteur de mes attentes et le livre en est finalement beaucoup plus marquant (je le conseille vraiment pour avoir de nombreuses précisions sur ce tragique évènement). Tout d'abord, le film résume ces évènements en à peine une heure vingt, ce qui est assez court vu la richesse du livre, mais il a au moins le mérite d'aller droit au but. C'est-à-dire qu'ici, nous ne perdons pas de temps, nous allons directement au 24 décombre 1994 dans la prise d'otage. C'est du coup très prenant, nous sommes directement projeté dans l'horreur des choses mais le film s'avère être plus difficile à suivre pour tout ce qui se passe en dehors de l'avion car c'est beaucoup moins exploré. En revanche, en ce qui concerne la reconstitution dans l'avion, c'est assez fidèle et très bien fait. La réalisation appuie d'ailleurs sur la reconstitution avec un effet caméra à l'épaule qui nous plonge constamment dans le stress et dans l'action. De plus, l'étalonnage nous donne des couleurs très sombres (nous sommes presque en noir et blanc) qui augmentent l'effet faux documentaire. En ce qui concerne les acteurs, nous retiendrons surtout Vincent Elbaz et Aymen Saïdi qui jouent très bien. "L'Assaut" est donc un bon film, mais le livre est beaucoup plus précis et intéressant.
Un bon film qui n'en fait pas tonnes comme on en voit peu. On est loin des productions hollywoodiennes même avec ce genre de scénario et du déjà vu... Un côté docu / go pro pourrait presque se faire sentir par moment. LA mise en scène et la réalisation est donc remarquable. PAs d'excès, si ce n'est peut être la caméra à l'épaule qui par moment un peu dans "l'excessif" (comme si elle en faisait un peu trop^^) , mais ce mode de "filmage" aide quand même pour une immersion un peu plus profonde (et la là ou certains films utilisant ce mode, provoque parfois la nausée ; celui-ci joue dans le réalisme tel le ferait un reportage en temps réel^^). LEs acteurs ne surjouent absolument pas. On est donc loin des grandes productions US, et pour une fois ; cela nous change des films du genre. CElui-ci paraissant deja plus unique, original et surtout réalisme. On sent la tension montée au fur et à mesure que le film avance (l'action s'étant posé assez vite et permettant aux psectateurs de vite se mettre dans le coeur de l'action). On ne ressort donc pas indemne. On ressent un peu plus, la tragédie qu'eut lieu cette année là. Et l'on comprend un peu mieux tout les moyens qui ont été déployé et contrairement à ce que nous montre les médias. On nous parcelle pas de petits morceaux chois pour faire le buzz... On nous montre l'intégralité de l'intervention, ou même les moments plus "calme" , s'avère tout aussi interessant (dans le sens ou le public est toujours dans l'attente. Une attente accentuée par le fait que chacun de nous connait la fin de l'histoire... MAis comment est on parvenu à cette fin?). C'est donc une production unique en son genre, comme on voit peu et ou les acteurs sont tous remarquable (n'en faisant jamais trop). On est donc à la fois surpris par tant de réalisme, est en même complètement ravi par ce "montage", cette retranscription ; qui a été faite plutot habilement. Un film à voir, ne serait pour sa mise en scène et son réalisme ; qui nous met loin de tout ses blockbusters... On reste scotché, bluffé ; du début à la fin. Une réussite dans l'ensemble!
"L'assaut" est adapté d'un fait réel; celui du détournement d'un avion à Alger en direction de Paris. Passé au Noël 1994, on ne peut que penser aux évènements du 11 septembre 2001 (prémisse historique mais "copiage" cinématographique de "Vol 93"...) dont la cruauté est plus destructrice. Ce fait a aussi marqué les mémoires et les télévisions, les français suivaient en direct la prise d'otage et l'intervention des GIGN. Le point fort du film, c'est la tension créée par cette caméra tremblotante et par cette photographie particulière aux nuances froides et sombres. Le rythme est soutenu lorsqu'on suit l'action de l'intérieur, et çà prend aux tripes. Malheureusement, les coupures avec les négociations externes, et le destin du héros GIGN (Vincent Elbaz qui passe à la trappe!) et sa famille coupent cet effet tenace et prenant. C'est vrai, quelle idée de suivre l'un des GIGN, peut-être est-ce pour humaniser ces êtres qu'on n'aperçoit seulement vêtus de leur lourde combinaison et sans humanité car ils répondent à la violence par la violence. Mais les plans de sa femme en sanglot face à la télé viennent malheureusement casser la tension de l’évènement. Les larmes de l'une des otages saisissent davantage l'horreur du moment. Quant aux personnages externes et négociateurs, on aurait pu mieux faire car ce sont pas des passages qui sont véritablement nécessaires, c'est de la parlotte. Et surtout qu'à sa tête on retrouve une femme-enfant, Mélanie Bernier, dans le rôle fort et courageux d'une fonctionnaire aux Affaires Etrangères. C'est juste pas plausible. La réalisation de Julien Leclercq se démarque tout de même par une tension et une image propres.
Après le raté mais pas intéressant Chrysalis, Julien Leclerq revient avec un long-métrage ambitieux sensé raconter la prise d'Otage d'un vol Air France en 1994. Pour cela il ré-utilise la même photographie et s'essaye au thriller à la fois politique et intimiste tout en rendant hommage au GIGN. Plutôt intéressant dans sa description du Gign ou de la prise d'otage, il se plante sur le reste. L'ecart est trop grand pour lui, les moments intimistes se relève involontairement drôle vu l'énormité des pathos tandis que la scène d'action finale se montre très mal filmé. Il ne reste qu'un casting qui y croit malgré un budget limité assez voyant par moment.
Le film s'éparpille inutilement par moment. Si les trois récits différents permettent de confronter trois visions de l'évènement, on pourra regretter l'accumulation de scènes inutiles et de lieux communs qui alourdissent inutilement le film. Les scènes répétées sur la femme de Vincent Elbaz, le coup de téléphone etc. Comme si l'idée de faire un film simplement centré sur son sujet - l'assaut - terrifiait le réalisateur. Et c'est dommage, car quand le film retourne sur son thème principal il se révèle être plutôt bien foutu, malgré quelques maladresses et un manque d'inspiration par moment.
Pour tout avouer j'avais moins de 10 ans lorsque cette tentative d'attentat a eu lieu. Tout cela pour dire que je ne me souviens guère du direct de cet évènement. Ce n'est que quelques années plus tard que j'ai pu comprendre cet acte de terrorisme suivi de celui du RER B dans la station Saint-Michel. C'était donc avec un réel engouement que je me suis apprêté à voir "L'Assaut". Globalement je n'ai pas du tout été déçu. Tout est présent pour que le téléspectateur passe un bon moment : les couleurs froides virant au noir et blanc, l'attachement aux personnages (et même aux terroristes !), ces mêmes personnages qui ont chacun leurs convictions. Il faut dire que l'heure et demie est parfaitement choisie. Mais c'est à se demander si Julien Leclercq savait ce qu'il voulait mettre dans son film car la première heure est entièrement dédiée aux personnages. Ne vous attendez donc pas à un film d'action. En effet, celle-ci se trouve dans la dernière demie-heure et, pour tout avouer, elle est superbement réalisée. Même si on sait commence cela finit, le stress ne peut s'empêcher de monter. Je ne sais pas comment les familles, les victimes et les membres du GIGN ont accueilli ce film mais il semble coller à la réalité et, donc, ne manque pas de crédibilité.
C’est un très bon film d’action français. C’est un film très rythmé, très soutenu, et très intéressant. Certes il reste néanmoins plusieurs zones d’ombre, des personnes qui servent de pot de fleurs au cadre, dont le rôle de Marie Guillard. Par contre l’acteur Aymen Saïdi jour à la perfection. Et quant au rôle de Mélanie Bernier, c’est redondant, le rôle de la dépressive de service qui voit tout avant les autres, c’est même très chiant.
Une retranscription très fidèle des évènements de 1994 à l'aéroport de Marseille. Le film s'intéresse des trois côtés de l'affaire : le point de vue des gendarmes, des terroristes et du gouvernement. Probablement romancé par certains aspects, L'assaut nous immerge quand même dans cette prise d'otage qui a fait référence en France. Quand on voit la reconnaissance de l'Etat, on se dit que celui-ci a sûrement été puni de son dédain par la réussite malheureuse des attentats qui ont suivi.
Le déroulement étant connu à l'avance il était assez difficile d'offrir un très bon film sans sortir des faits à moins d'une réalisation exceptionnelle ou avec un gros travail en amont. La réalisation reste moyenne voir faible pour les scènes périphériques et on frise par moments l'accident quand la caméra se met à bouger frénétiquement. Conforme à l'idée que je m'en faisais.
Pour tout dire . C'est normal que ce film soit court... Sans critiquer le réalisme de ce film , et les excellentes prises du réalisateur, le film est vraiment intéressant. Mais, voilà , les acteurs suivent pas ; pire ils déjouent tous le film.Loin d'être spectaculaire , L'assaut a surtout manqué d'argent pour en faire un film avec une grosse promotion. Mais, franchement , c'est pas un mauvais film ; mais bien loin de se que demande le public français ... Une histoire bien reprise , mais un peu trop éphèmére pour épater le spectateur
Le soucis, avec les films qui sont très proches des faits historiques, c'est que le spectateur connaît déjà l'intrigue ainsi que le dénouement. Tout l’intérêt du film se porte alors du côté de sa réalisation. Or, L'Assaut ne brille pas particulièrement. Souvent d'une narration très lente, le tout manque de dynamisme et d'adrénaline. Si les quelques secondes précédents l'assaut sont particulièrement intense, la longueur des scènes suivantes vient immanquablement tout gâcher. D'autant plus que la publicité fait au GIGN agace au bout d'un moment.
Très bon rendu qui colle aux faits, très instructif. 2 points noirs cependant : une caméra épaule type Parkinson et les grimaces de Marie Guillard dans la phase finale qui cassent franchement l'ambiance...
Dans la ligné de Vol 93, L'Assaut est une bonne réussite de là part de Julien Leclerq. Si la psychologie et le montage n'est pas une réussite, la réalisation et la photo sauve le tous par une originalité très plaisante. Le sujet très fort de l'histoire aide pour beaucoup à nous tenir en haleine. La musique n'est pas marquante pas plus que le jeux d'acteur peux convaincant de Vincent Elbaz. Le film ne prend pas partie et reste très neutres ce qui est un bon choix pour le film. Bref, L'Assaut est un bon thriller politique pour ceux qui aime ce genre de film, les autres seront certainement déçu par le manque de rythme et d'action.