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Deroo Blar
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4,0
Publiée le 13 mai 2026
Vu pour la première fois, le film est plaisant à voir. Comédie de boulevard avec un Gabin en forme. Je ne connaissais pas Liselotte Pulver qui est géniale, Mireille Darc dans ses débuts et Noiret déjà père dans le début des années 60.
Tout les ingrédients de la comédie sont réunis, rebondissements, quiproquo, ... Le film n'est pas lourd, d'ailleurs léger, c'est vraiment un bon moment à passer...
Alors, s'il vous est encore possible de le voir en famille, n'hésitez pas.
Comédie réjouissante aux allures de théâtre filmé et de vaudeville, qui conserve un charme désuet de par ses dialogues, remarquables, sa mise en scène, sobre mais efficace, son noir et blanc et surtout son casting ; en effet la distribution est formidable, Jean Gabin en tête, que l'on voit sous un autre angle et qui semble très à l'aise avec la nouvelle génération de l'époque (Mireille Darc, Philippe Noiret...).
Un très bon rythme, des répliques savoureuse et des silences qui en disent long. Une bonne comédie qui fleure bon les années soixante avec une Mireille Darc rayonnante et charmante, un Noiret tout en bonhomie et un Gabin juste, simple et efficace. Sympa de le voir dans un rôle où se n'est pas lui le dominant.
Formidable comédie de boulevard. C’est un peu de la même verve qu’Oscar. Gabin y est majestueux dans son rôle de maître d’hôtel et les dialogues sont savoureux. Du niveau d’Audiard je trouve. Excellent et vraiment peu connu pour un film aussi réussi et drôle.
Sous ses aires d'affaires de fesses ce film est en fait une critique marxiste de la bourgeoisie et des conflits de classe. Le Chanois est resté communiste au fond.
Renonçant au suicide grâce à l'intervention de son ancienne domestique (Mireille Darc), le banquier Duchêne passe néanmoins pour mort. L'occasion pour lui de changer de vie en même temps que d'identité. Après quelques péripéties, au cour desquelles on peut s'étonner de voir comment le banquier et notable des beaux quartiers maitrise l'argot de Paname (c'est évidemment du cinéma pour Gabin)...Duchêne-Gabin se fait engager en tant que majordome au domicile d'un industriel et de son originale famille. C'est le sujet de la comédie, où comment un grand bourgeois se mue sans difficulté en domestiques docile. L'emploi de Jean Gabin n'est pas sans rappeler, le tour d'esprit en moins, le Désiré, serviteur zélé et confident de ces dames, de Sacha Guitry. Le film de Jean-Paul le Chanois est plaisant en dépit d'un scénario sans finesse et pas vraimant abouti. Les dialogues de Pascal Jardin sont plutôt bien écrits tandis que les seconds rôles, autour de Gabin, (les Crémieux, Gaby Morlay et autre Gabrielle Dorziat) incarnent savoureusement le cinéma populaire de jadis, en même temps qu'ils rencontrent la nouvelle génération (Noiret, Darc).
Jean Gabin peu adepte du changement aimait par dessus tout s’entourer d’équipes de tournage au sein desquelles il se sentait en territoire connu. Certains diront que c’était pour l’acteur embourgeoisé et devenu un peu paresseux, une manière d’éviter toute remise en question alors que ceux qui l’ont bien connu rappellent que Jean Gabin Alexis Moncorgé était avant tout un homme extrêmement timide et pudique. Le réalisateur est tout naturellement celui qui est en charge de mettre l’acteur en confiance. Jean-Paul Le Chanois avec quatre films est l’un de ceux avec Gilles Grangier, Henri Verneuil, Julien Duvivier, Denys de La Patellière, Jean Delannoy, Geroges Lacombe, Jean Renoir ou Marcel Carné qui auront le plus cotoyé Jean Gabin sur les plateaux. Malheureusement pour Le Chanois, il est sans doute celui avec lequel la collaboration aura été la moins prestigieuse. “Les Misérables” (1957) pourtant le plus gros succès de la carrière d’après-guerre de Jean Gabin confirme que celui-ci n’était pas à l’aise avec les films en costumes, n’étant que moyennement convaincant en Jean Valjean, notamment dans la première partie du film. “Le cas du docteur Laurent” (1957), film militant et plutôt manichéen s’avère assez peu crédible tandis que “Le jardinier d’Argentueil” (1966), le dernier de la liste est sans doute l’un des rares films de l’acteur dont on peut dire qu’il est franchement mauvais, comédie poussive sans aucun souffle. “Monsieur” tourné en 1964, comédie enjouée et sans prétention mais joliment troussée s’avère finalement le petit joyau de l’attelage un peu baroque que formaient Jean-Paul Le Chanois le résistant et militant communiste endurci associé à Jean Gabin que l’on a souvent qualifié d’anar de droite. Alors que Gabin est encore dans sa brouille avec Michel Audiard c’est Pascal Jardin qui se charge des dialogues. Veuf depuis seulement huit jours, le célèbre banquier René Duchêne (Jean Gabin) s’apprête à se suicider quand il rencontre une de ses anciennes femmes de chambre (Mireille Darc) devenue prostituée. Devinant les intentions de son ancien patron, la jeune femme lui annonce qu’en fait il avait été moult fois “cocu”. Coup de fouet instantané qui va embarquer les deux nouveaux complices dans l’aventure d’un emploi de maître de maison chez un riche industriel (Philippe Noiret). Pendant ce temps et alors que tout le monde le croit mort, sa belle-mère (Gabrielle Dorziat) tente de faire main basse sur l’héritage. L’intrigue est certes hautement improbable mais le couple que forme Gabin et Mireille Darc donne parfaitement le change lors de retournements de situations judicieusement amenés pour que Gabin puisse donner toute sa mesure face à Liselotte Pulver, Gabrielle Dorziat , Philippe Noiret, Jean-Pierre Darras, Jean-Paul Moulinot ou Andrex. Ce qu’il ne se prive pas de faire pour le plus grand plaisir du spectateur qui pourra se réjouir de cette situation qui a dû ravir Jean-Paul Le Chanois, voyant un grand bourgeois goûter quelques semaines le dur labeur de ceux qu’il employait avant d’être déclaré “mort”. Son personnage redevenu le banquier René Duchène reconnaitra que “Banquier est certes compliqué mais mille fois moins éreintant que maître d’hôtel!”. Nous ne sommes pas chez Luis Bunuel, mais tout de même l’honneur est sauf !
"Monsieur", comédie franco-germano-italienne réalisée par Jean-Paul Le Chanois, sortie en 1964. Un bon vieux film français en noir et blanc, un bon Gabin, avec aussi la jeune Mireille Darc, en plein début de carrière, Philippe Noiret, Jean Pierre Darras, Jean Lefebvre et Gaby Morlay, dont ce sera le dernier rôle. Un vaudeville mondain orchestré par le charisme de Jean Gabin, en maître d’hôtel le parfait. Quel plaisir de découvrir ce "Gabin", qui n'est pas le plus connu de ses films.
Un bon film, mis a par Nathalie Bernadac qui a 17 ans, joue encore à la marelle (?). Gabin est impérial comme à son habitude. Du bon théâtre filmé pour toute la famille. Je n'entrerai pas dans les détails tous et expliqué dans d'autre critique.
L'histoire improbable et le scénario tenant sur un mouchoir de poche tiennent surtout par le talent de Jean-Gabin. Cela fait trop peu pour en faire un film inoubliable.
Monsieur ou l'histoire d'un riche banquier perdu à la mort de sa femme dont il apprend qu'elle le trompait à tout va.... C'est la rencontre de Gabin, Darc et Noiret et sans être d'une originalité folle c'est un film qui se suit avec plaisir et avec le sourire au lèvres durant 1h40. Des bons sentiments, des bons dialogues, des bonnes situations et de bons acteurs, tout est réuni pour passer un excellent moment.
Jean Gabin en maître-d'hôtel-valet-de-chambre, même banquier incognito sous couverture, c'était assez osé en 1964. Et pourtant on y croit sans problème. Un acteur capable de jouer un réparateur de vélo, un baron, un président du conseil, un truand ou deux, un commissaire de police, tout ça en l'espace de quatre ans et huit films, avec Grangier, Delannoy, Verneuil et autres Le Channoy, c'est tout de même étonnant. On croit un peu moins au rôle de Mireille Darc en prostituée reconvertie adoptée jeune fille à marier. Mais elle est si belle, si pimpante qu'on finit par se laisser prendre. En tout cas, j'ai bien aimé. Mais je me demande si j'aurais accepté ce scénario -- de Claude Sautet, excusez du peu et si allociné ne se trompe pas -- avec d'autres acteurs...Parce que, quelle distribution ! Outre Gabin et Darc : Philippe Noiret, Gaby Morlay (morte cette même année 1964), Henri Crémieux, Jean-Pierre Darras et un Jean Lefebvre tout en sobriété.