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Un visiteur
3,5
Publiée le 27 octobre 2015
Si l'histoire n'était pas tirée d'un fait divers on aurait du mal à y croire, mais le jeu des actrices est impeccable et convainquant, reste que l'on se demande bien comment la pauvre gamine va pouvoir vivre avec cette "double identité".
Excellent film. Ce que j'ai aimé, c'est le fait de se porter davantage sur le coté psychologique de la question, du point de vue de Catherine Frot (magistrale) et de celui de Sandrine Bonnaire (excellentissime également). La vérité n'est finalement trait qu'en toute fin et de manière assez secondaire. Le scénario est solide et on se laisse facilement entraîner dans cette histoire incroyable mais vraie.
Un excellent thriller français qui part d'une idée de départ originale et inrtiguante. Le grand mérite du film est de ne jamais déborder dans l'exagération en restant sobre et pesant, apportant ainsi un réalisme considérable à ce drame étonnant. Il peut ainsi privilégier la confrontation entre Catherine Frot déstabilisante et incroyablement expressive sans trop en faire et Sandrine Bonnaire d'une justesse remarquable. Le film prend sa véritable ampleur sur la fin, quand la situation se retourne complètement, avec Sandrine Bonnaire qui fait évoluer son jeu de manière dramatique pour que le spectateur se demande qui est la plus déranger des deux, et enfin arriver à un dénouement attendu mais remarquablement aménagé en amont par la mise en scène. Un beau film.
Catherine Frot est l'interprète idéale pour le rôle principal, malgré quelques années de trop (imaginer que Michel Aumont puisse jouer son père est déjà assez coquace). En dehors de sa prestation et de la psychologie de son personnage, qu'y a t-il ? Pas grand chose, on a affaire à un drame parfois franchement maladroit dans ses choix de mise en scène et dans ses dialogues, et l'aspect général qui se dégage du film est assez superficiel. Ni bon ni mauvais, très anecdotique, le film ne vaut vraiment que par la présence de Catherine Frot (et dire qu'on la catégorise toujours d'actrice comique ! ). On pourra aussi noter la présence de la lumineuse Sophie Quinton, si rare au cinéma, dans un petit rôle bien trop court, alors qu'elle pourrait prétendre à bien mieux...
C'est très bien écrit, très bien joué, très bien réalisé, angoissant du début à la fin, surprenant, et en plus c'est français. Rien que ça, ça vaut presque 5 étoiles.
Je pose ma critique sur ce film, mais elle risque d’être quelque peu fossé, puisque cela fait très longtemps que j’ai vu le film. De plus, nous n’avons pas la même exigence avec ce genre de film (assez lent, psychologique) qu’on les voient chez soi ou au ciné. Pour ma part ce fut chez moi ! Au final, on a un assez bon film. Catherine Frot est épatante et rien qu’a son jeu, on oublie certaines longueurs. Le film se base sur beaucoup de scène en triangle, se qui pose beaucoup de tension, à défaut du reste. La réalisation est excellente et même si ce film n’est pas celui du siècle, il est à voir.
L’histoire est touchante. Le duel Catherine Frot - Sandrine Bonnaire est impressionnant. Mais les procédés narratifs déployés par Safy Nebbou sont extrêmement lancinants. Ils produisent un effet de langueur qui alourdit le suspense et parfois font naître l’ennui, surtout durant la première heure.
Très beau film tiré d'une histoire vraie, ça donne la chair de poule quand on le sait.......duo d'actrices époustouflants avec une tension et un suspens jusqu'au bout du film. Une fin comme beaucoup disent dérangeante, mais qui pose la question de comment est-ce possible??Les rôles joués par les enfants des 2 familles sont aussi très touchants, on s'y croirait vraiment. Un très beau film recommandé par une amie et que je recommenderai à mon tour à mon entourage.
L'Empreinte de l'Ange est un joli film, touchant, sensible et délicat qui parvient souvent à nous émouvoir grâce à un scénario peu manichéen et à un duel d'actrices très justes et impliquées. L'ensemble est cependant un peu prévisible et parfois un peu oppressant dans son atmosphère.
Je vais encore passer pour la grosse excitée du coin mais les mots me manquent, à la sortie de l’avant-première de L’Empreinte de l’ange, deuxième film de Safy Nebbou, pour exprimer tout ce que j’ai ressenti devant l’immense talent de ces deux grandes actrices que sont Catherine Frot et Sandrine Bonnaire.
Mais commençons par parler du film qui est lui-même une vraie réussite.
Elsa (Catherine Frot), femme visiblement fragile psychologiquement, fraîchement divorcée, va un jour chercher son fils Thomas à une fête d’anniversaire. Parmi les enfants déguisés, son regard tombe par hasard sur une petite fille qui la bouleverse. Elsa sent, Elsa sait, viscéralement, qu’il s’agit de sa petite fille. Rongée de douleur, frôlant la folie, elle s’immisce de façon de plus en plus inquiétante dans la vie de Claire, la maman de Lola qui finit par prendre peur. Deux instincts maternels, deux inquiétudes, deux douleurs s’affrontent alors au fur et à mesure que surgissent les interrogations et les zones d’ombres. Elsa est-elle folle ? Claire a-t-elle quelque chose à dissimuler ? Que s’est-il passé sept ans plus tôt ?
L’Empreinte de l’ange est, dans sa forme, un vrai bon thriller psychologique français, dans la veine de la Tourneuse de pages (déjà remarquablement interprété par Catherine Frot et malheureusement mésestimé à sa sortie) qui distille habilement une tension de plus en plus angoissante. Suivant le parcours obsessionnel d’Elsa, fait de filatures et d’attentes - en cela, le film m’a curieusement évoqué Vertigo, particulièrement dans l’utilisation des couleurs rouge et verte lors du “climax” du gala de danse -, le réalisateur n’a pas peur de prendre son temps, de laisser le spectateur s’interroger sur la folie éventuelle d’Elsa ou le comportement de Claire. Ce dernier assiste, fasciné et bouleversé, à l’affrontement violent (psychologiquement ET physiquement), poignant et désespéré de deux lionnes autou