J'ai beaucoup aimé ce film poignant et délicat. Un Grand bravo à Sandrine Bonnaire et Catherine Frot, elles sont splendides de beauté et d'émotion. Un film à voir vraiment.
Après Le Cou de la girafe, conte moderne drôle et émouvant, L'Empreinte de l'ange reste sur l'image de son prédécesseur, abordant avec finesse la complexité de la généalogie et de son origine maternelle. Néanmoins, alors que le premier long-métrage de Safy Nebbou cherchait une légèreté dans sa narration pour la rendre accessible et visible à tout son public, en particulier les tout-petits, cette deuxième réalisation prend cette fois le chemin plus sombre du drame. Moins drôle et poétique, la dimension du film trouve sa force dans la tragédie qu'elle incarne. Cette comparaison semble nécessaire, évidente. Entre-autre, elles se complètent différemment de part leurs constructions, s'harmonisent de leurs idées avec maestria. Tout d'abord, le personnage de Catherine Frot. Excellente et bouleversante, l'actrice change radicalement de registre pour décrocher avec l'ambivalence de son personnage l'un des meilleurs rôles de sa carrière. Sa rivale, une Sandrine Bonnaire en pleine forme, froide et opaque, attise le mystère et le doute. Ce duel psychologique de haute volée est remarquable. Celui-ci devient liaison avec Lola, personnage clé de l'intrigue et du suspense, avec la performance de la très jeune et brillante Héloïse Cunin. En outre, le film repose sur un masque de deux facettes. La première, le cavenas d'une trame inquiétante, palpitante, étouffante, suffoquante. Des questions se posent, des doutes s'imposent. Mais qui est la mère de Lola ? Puis arrive le final, pour un grand retournement de situation. Et de ce fait, le titre trouve ses racines, questionne sur ce que Le Cou de la girafe suggérait à plusieurs reprises. On y retrouve le message de l'origine de la généalogie, de la perte de certains branches familiales. L'Empreinte de l'ange nous interroge sur notre identité et celles des autres. Ainsi, le film devient une compassion du drame familial et de la douleur, pour une hymne fraternelle sur l'origine de la création et de sa reconnaissance. Du très bon cinéma.
Comme toujours les films à l'ambiance un peu malsain me mette mal à l'aise et me laisse un souvenir mitigé. Néanmoins l'empreinte de l'ange est captivant et surprenant. Les deux actrices principales tiennent très bien leurs rôles.
Basée sur une histoire vraie, ce film laisse songeur. D'un côté une famille déchirée à cause d'une femme qui a mentie à son mari pendant des années.. de l'autre une famille qui se recompose après s'être rendue compte que leur fille n'y était pas restée dans un incendie. Malgré quelques questions que l'on peut se poser pendant le film (comme notamment se demander si effectivement on peut reconnaitre son enfant en ne l'ayant vu qu'une dizaine de jours à la naissance et après sans l'avoir vu pendant des années), ce film est touchant et fait réflechir sur des sujets comme la famille avec ses déchirements
Le scénario se réduit à un fil d'intrigue auquel se greffe un univers très classique et convenu. Sandrine Bonnaire et Catherine Frot (excellente comme à son habitude) doivent faire bien des efforts car le film repose essentiellement sur leur jeu.
Catherine Frot ET Sandrine Bonnaire dans un film typiquement français mettant en valeur le développement psychologique de personnages confrontés à une situation de crise personnelle ou familiale ? Aucun doute que je sois allé au cinéma dès la sortie, tous ces aspects avaient de quoi allécher les cinéphiles ! Et en effet, les actrices sont parfaites, pas de doute là-dessus. Cependant, je déplore un manque de dynamisme dans le scénario : non pas que j'attende de l'action, bien sûr, mais peut-être une description moins feutrée des sentiments forcément à fleur de peau dans telle situation. Disons que la lenteur du film confère aux personnages une sorte de nonchalance qui ne me semble pas convenir à l'expérience qu'ils vivent. Un film bien agréable à regarder mais dont je ne garderai pas un souvenir impérissable. Pour finir sur une touche positive, les échanges de regards entre les parents inquiets du personnage de C. Frot sont très justes, très touchants. On ne le dira jamais assez, merci aux seconds voire aux "petits" rôles !
Ca se regarde, sans plus. L'ensemble est mièvre et l'histoire bourrée d'invraissemblances. Les actrices ne m'ont pas semblé particulièrement convaincantes, C.Frot joue C.Frot et S.Bonnaire nous sert un sourire de star ! J'ai par contre apprécié de revoir M.Aumont, trop rarement à l'écran. Bref, un film que l'on peut éviter.
C'est vraiment regrettable car ce film avait du potentiel. Une réel ambiance s'installe, une sorte de noirceur, tout le long du film ; aidée il faut bien le dire par les nombreuses (trop) longueurs. Finalement le scénario est très inconsistant et au bout d'une demi-heure on sait très bien où le film va nous emmener, mais on n'y va toujours pas. La seule chose qui nous fait tenir finalement c'est la prestation de Catherine Frot et de Wladimir Yordanoff, souvent juste pour la première, tout le temps pour le second malgré peu d'apparition. Sandrine Bonnaire quant à elle devrait vivement songer à reprendre des cours de comédie, car là, on est vraiment loin du compte. Bref de bons acteurs sont là et nous font avaler la pilule d'un film trop long vis à vis de son scénario. La transposition en un moyen-métrage aurait probablement abouti à un petit bijou. Ensuite la mise en scène est parfois poussive au possible. Quelle idée par exemple de faire un traveling vertical à un des moments clé du film lorsque, à la fin du film, Bonnaire parle à son mari dans la piscine. C'est bien simple, c'est du grand n'importe quoi ! Quant à l'histoire en elle-même, cousue d'invraisemblances, on a peine à y adhérer, et je pense que le pauvre réal, lui aussi ! En effet Nebbou, visiblement pas à l'aise à la fin de son montage (et on n'y serrait à moins) se sent obligé d'incruster à la fin de son film "inspiré d'une histoire vraie" comme pour nous dire : "sisi, vous n'y croyez pas, moi non plus, mais c'est possible". Bref, ne nous moquons pas du monde.
Excellent film, avec une mention spéciale pour les deux actrices principales. Le scénario tient jusqu'au bout, et la chute, qui pouvait s'avérer délicate, est crédible. On en oublierait presque le réalisateur, dont la "patte" est présente avec subtilité sur la maîtrise de cette oeuvre. De la belle facture française.
C'est bien joué mais ennuyeux; très ennuyeux... et les détails révélant le pot aux roses peu crédibles : on ne s'y trompe pas quand on est soi-même parent. Evidemment je ne peux dire pourquoi sans tout révéler... Dommage !
Décidément, Catherine Frot parcourt et creuse des constantes dans les rôles qu'elle endosse. On retrouve des similitudes avec "la Tourneuse de Pages" de Denis Dercourt, avec une quasi distance à la vie chez son personnage. Dépression, désespoir, folie : quels que soient les termes qu'on emploie, ils se couplent souvent d'incompréhension pour ceux et celles qui partagent l'existence des êtres profondément blessés et extraits de leur socle. Et qui, à un moment ou l'autre de son existence, ne se re-trouve pas de l'autre côté de la Norme? Ce ce dont parle le film et que les deux femmes expriment et interprètent de concert. Deux volets en somme d'une personnalité approchante où ce qui fait certitude et foi en un temps vacille brusquement en un autre. Sandrine Bonnaire, que nous n'avions pas vue pour notre part à l'écran depuis un moment, donne le change, avec le doute qui s'insinue en elle, insidieusement, jusqu'au cri.